Tuer la mère ?

L’affaire Badinter

Publié le 19 mars 2010 à 7:00 dans Société

Damien Hirst, The Virgin Mother.

Damien Hirst, The Virgin Mother.

“Les gens qui ont des enfants ne savent pas ce qu’est le bonheur de ne pas en avoir.” J’ai opportunément oublié à qui j’ai piqué cette formule – que son auteur se manifeste s’il lit ces lignes. En tout cas, je l’ai immédiatement faite mienne. À quoi il faudrait ajouter que les gens qui n’ont pas d’enfants sont très heureux que la plupart de leurs contemporains aient fait le choix inverse, et pas seulement parce que leurs chers bambins financent leurs retraites, mais parce que personne n’a envie de vivre dans un monde suicidaire. De ce point de vue, la France dispose peut-être d’une main invisible qui permet de concilier la liberté de chacun et l’intérêt de la collectivité.

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  • 20 March 2010 à 17h43

    Impat1 dit

    Peut-être serait-il opportun de rappeler, à moitié hors sujet, que l’envie d’enfant n’est pas l’apanage des femmes. Un homme bien souvent désire avoir un ou des enfants, filles ou garçons, et si dans ce cas l’éventuelle mère n’en veut pas, quel drame !

  • 19 March 2010 à 17h36

    Partage2Midi dit

    “En se délivrant de son surmoi divin, l’humanité s’est débarrassée de la toute-puissance du père. ”
    Même phrase avec une majuscule à Père . Là est précisément le pire péché d’orgueil, luxe que s’offre notre monde et qui n’est pas sans rapport avec ce que nous faisons vivre à nos pères, maris, compagnons ou fils. Peut-être, parce que ce monde en est-il justement, à son adolescence, au refus du Père, pour s’émanciper, se perdre dans les expériences autodestructrices, se confronter aux limites de sa supposée auto création, souffrir, croire qu’il ne dépend de personne et ne vient surtout d’aucune volonté et surtout pas de l’Amour?!
    Pour que tout s’arrange, il faudrait évidemment que les pères s’efforcent de ressembler au Père et donc de le reconnaître!
    Tout cela est bien normal, pour toute création, il faut que jeunesse se passe et qu’après les excès d’une crise banale de croissance, les rapports s’assainissent pour continuer à vivre ensemble dans une altérité féconde à tous les points de vue.
    Que la mère Badinter ne s’inquiète pas, les femmes ne sont pas si “cruches” !
    Nous n’avons pas besoin de ses “réflexions” de salon pour savoir quoi faire de nos utérus, avec ou sans mouflets, de savoir si on veut allaiter ou non, travailler ou pas. …et la majorité d’entre nous n’a que faire des idéologies ou prescriptions des viragos ridicules qui veulent nous ré agenouiller au lavoir pour laver les couches réutilisables!

  • 19 March 2010 à 13h24

    L’Ours dit

    ” C’est-à-dire un monde sans hommes peuplé de femmes des deux sexes. On ne saurait en imaginer de plus effroyable.”

    Excellente formule, bravo!

    Souvent, s’adressant aux hommes on leur dit “c’est bien tu ne fuis pas ce qu’il y a de féminin en toi, la tendresse, la sensibilité, etc.” Ah! Bon? Je croyais que c’étaient des sentiments qui n’avaient pas de sexe. J’espère avoir ces deux qualités et je ne me sens pas une fille pour autant! Alors ne me parlez pas de devenir une fille avec un organe sexuel masculin, la “partouzenogénèse”, c’est pas mon truc. ;o)