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Trump, Sissi, H&M, burqa, etc.

Les brèves du numéro d’octobre

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La rédaction

Publié le 09 octobre 2016 / Monde Société

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Al-Sissi vote Trump

Par Gil Mihaely

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a été récemment invité par l’une des stars de CNN, Erin Burnett. Dans un tête-à tête fascinant sur le plateau de l’émission OutFront, al-Sissi a passé en revue les candidats à la présidentielle américaine, et il n’a pas vraiment caché ses préférences.

Quand son hôte lui a demandé ce qu’il pensait des déclarations de Donald Trump sur la limitation voire l’interdiction d’entrée des musulmans aux États-Unis, Sissi, qui a déjà rencontré le candidat républicain, s’est montré extrêmement compréhensif : « Pendant les campagnes électorales, beaucoup de déclarations sont faites, beaucoup de choses sont dites. Mais gouverner le pays est une tout autre affaire. » Et comme Erin Burnett insistait lourdement sur la xénophobie de Trump, Sissi a lui aussi remis le couvert : « Pendant une campagne, on peut avoir une certaine vision des choses, puis cette vision évolue grâce à l’expérience, à la lecture de rapports et aux conseils des experts. »

Pour que ses préférences soient encore mieux comprises, le taquin président égyptien en a rajouté une couche quand son intervieweur lui a demandé s’il pensait qu’« Hillary Clinton ferait une bonne présidente ». Réponse d’al-Sissi : « Les partis politiques aux États-Unis ne laisseront jamais un candidat inapte à diriger un État de cette importance arriver à ce niveau. » En clair, cela signifie qu’Hillary a les compétences requises pour le job – ce que peu de gens remettent en cause, mais qu’elle n’est ni plus ni moins qualifiée que son concurrent, ce qui aux USA est une opinion beaucoup plus « controversial ».

Pour expliquer cette pique, on a l’embarras du choix. L’ancien chef d’état-major égyptien devenu chef d’État a pu être blessé par les propos de Mme Clinton qualifiant l’Égypte de « dictature militaire ». À moins qu’il ait gardé une dent contre celle qui, quand elle était secrétaire d’État, a laissé choir sans états d’âme son fidèle allié Hosni Moubarak. Deux sujets qu’Erin Burnett n’a sans doute pas eu le temps d’aborder…

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    publié dans le Magazine Causeur n° 98 - Octobre 2016

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