De Trump à Sarkozy: la dictature du “politainment” | Causeur

De Trump à Sarkozy: la dictature du “politainment”

Aux frontières de la politique…

Auteur

Eloïse Lenesley
est journaliste.

Publié le 11 novembre 2016 / Médias Politique Société

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NKM dans le métro, mars 2014. SIPA. 00665143_000014

Les médias auront eu beau l’éreinter, dénoncer son histrionisme, sa misogynie, son homophobie, sa xénophobie,… Donald Trump a été élu 45e président des États-Unis par des électeurs rétifs à toute forme de chantage médiatique : classes moyennes laminées, laissés-pour-compte de la mondialisation, contempteurs du « système ». Beaucoup se réjouissent du triomphe de la démocratie sur les faiseurs de rois. Mais les rois se font parfois bouffons. Et rendent les choses imprévisibles.

Surtout dans notre Hexagone qui cède de plus en plus au folklore du show « à l’américaine ». Le deuxième débat de la primaire des Républicains en a encore témoigné. Rigidifiés derrière leur pupitre, les candidats sont jetés en pâture à des millions d’électeurs blasés qui, tels des entomologistes, scrutent l’esquisse d’une mimique qui trahirait leurs véritables intentions. Dans un futur qu’on espère lointain, peut-être pianoteront-ils 1, 2 ou 3 sur leur « dumbphone » pour éliminer le moins persuasif du lot. Les primaires, merveilleuse invention moderne vouée à grappiller du temps d’antenne en palabres lyophilisées ; trois heures de grand oral pour tenter de convaincre ceux qui y croient encore. Après l’ère de l’ « infotainment », bienvenue dans l’aire du « politainment », cette arène du pouvoir d’où l’on peine à discerner monarques et ménestrels. Au fil de ses échecs, de ses inaptitudes à réformer et à relancer la machine, la politique s’est faite spectacle, tant pour masquer son absence de vision que pour reconquérir les troupeaux d’abstentionnistes égarés. Ainsi, ses représentants se sont-ils crus obligés d’écumer talk-shows télévisés et émissions de divertissement, pour y prêcher les bonnes paroles qu’ils sont, le plus souvent, insoucieux de tenir.

Lionel Jospin, en 2002, avait fait de la résistance: le premier ministre envoyait son ex-ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènemenent, se faire autopsier à sa place chez l’auguste Michel Drucker. D’aucuns affirment que ses excès de pudeur lui coûtèrent en partie la victoire à la présidentielle. Peu de personnalités politiques se sont dérobées à l’exercice, consentant même, à l’occasion, à des confidences polissonnes. Sur le plateau de Thierry Ardisson, par exemple. « Sucer, c’est tromper ? », lançait l’homme en noir, il y a 15 ans, à un certain Michel Rocard. Casse-tête « strauss-kahnien » s’il en est, auquel l’ancien Premier ministre avait répondu, de bon cœur, par la négative. L’obscénité de la question est longtemps restée en travers de la gorge des vigies de la bienséance. Mais en définitive, l’authentique indécence n’eût-elle pas été de demander à un homme politique : « promettre, c’est tromper ? »

François Fillon contraint d’expliquer à Karine Le Marchand pourquoi il ne s’épile pas les sourcils.

À force de trop chercher à sur-jouer une humanité qu’ils ont perdue à mesure qu’ils gravissaient les hautes sphères, et de vouloir façonner une proximité – voire une promiscuité – artificielle avec la populace, les politiques ont fini par se vautrer avec une docilité de gourgandine dans un barnum médiatique régi par le sensationnalisme et les humoristes. Même les émissions politiques se doivent de balancer leur séquence de grosse poilade pour être tendance. Ainsi sur le service public, à la fin de « L’émission politique » de France 2, assiste-t-on, médusés, aux facéties d’une donzelle remontée comme une pendule qui, en quelques vannes aussi raffinées qu’un meeting de Donald Trump, vient réduire à néant deux heures de débat sur la crise, le chômage ou le djihadisme. Comme si tout ça, au fond, n’était pas bien grave. Comme si ces interminables minutes de déconnade adipeuse n’eussent pas été mieux employées à traiter des vraies préoccupations des Français. Seul François Fillon, qui peinait à cacher son exaspération, a eu le courage d’asséner une évidence que partageaient bon nombre de téléspectateurs : ce genre de chronique « humoristique » n’a strictement rien à faire là. Les deux présentateurs, David Pujadas et Léa Salamé, n’ont pas apprécié sa remarque. L’an passé, il avait déjà déclaré qu’il ne participerait jamais à l’émission de Laurent Ruquier, « faite de caricature, d’agressivité », s’attirant les foudres de l’animateur. Et le voilà qui se plie aux indiscrétions de l’un des programmes les plus pipolitiques du moment, « Une ambition intime », où il se voit contraint d’expliquer à Karine Le Marchand pourquoi il ne s’épile pas les sourcils. La probité s’arrête là où l’avidité électoraliste commence.

Qu’on se le dise : on n’a pas le droit de critiquer la télévision, et encore moins de la répudier. « Au XVIIIe siècle, on décapitait les gens qui ne se décoiffaient pas quand passait le Saint Sacrement. Aujourd’hui, le Saint Sacrement, c’est la télévision », s’agace Michel Onfray, accusé par Eric Zemmour de faire des caprices de star parce qu’il avait eu l’outrecuidance, le mois dernier, de quitter le plateau de « Z&N » avant l’enregistrement de son intervention, au motif qu’il avait des rendez-vous à honorer et que le planning avait accumulé une heure de retard (ce que dément la production). Mal lui en a pris, il s’est fait éreinter par les « réseaux asociaux ». Michel Onfray avait pourtant une bonne raison de partir. Tout comme Eric Zemmour peut avoir une bonne raison de faire décaler le tournage de son émission quand il tombe à une date qui ne lui convient pas. « À la télévision, la ponctualité n’existe plus, la morale non plus », conclut le philosophe.

En acceptant de se soumettre aux diktats de médias trop heureux de les déloger de leur piédestal pour doper l’Audimat, les politiques ont obtenu l’inverse de ce qu’ils escomptaient : ils ont désacralisé leur fonction et discrédité leur discours, s’aliénant encore davantage un électorat passablement désabusé. Et il suffira parfois d’une question innocente pour carboniser leurs tentatives maladroites de paraître proches du bon peuple. Demandez donc au maire de Meaux, Jean-François Copé, le prix du pain au chocolat ; à l’ancienne ministre de l’Ecologie, NKM, le prix du ticket de métro où elle a connu tant de moments de grâce ; à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, le nombre de CDD renouvelables ; à l’ancienne ministre de la Culture, Fleur Pellerin, son livre préféré de Modiano ; à la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, ce qu’est une hypoténuse. Ils n’en mèneront pas large. À un certain stade, on ne sait plus très bien si on se trouve devant un jeu télévisé, un tribunal ou une cour de récréation. Le buzz supplante les priorités : la « double ration de frites » et « les Gaulois » de Nicolas Sarkozy, vampirisent l’actualité : ces répliques décomplexées lui réussiront-elles autant qu’à Trump face à un Juppé propre sur lui, indolent et consensuel ?

Quand Najat Vallaud-Belkacem sèche sur une… par info24fr

Confusion des genres, affadissement de la parole politique noyée dans un maelström d’inepties, suprématie du divertissement et du pathos sur la réflexion : la scène politico-médiatique devient un gigantesque déversoir d’émotions au sein duquel il faut rire, pleurer, s’engueuler ou s’indigner sur commande et où même un chef d’État enclin aux petites blagues finit par se confondre avec les saltimbanques du Paf. Prétendre combattre le populisme, c’est peut-être d’abord prendre de la hauteur, refuser la dictature du politainment et ne pas chercher à se faire passer pour ce qu’on ne sera jamais. Simuler, c’est tromper.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 14 Novembre 2016 à 11h27

      Hannibal-lecteur dit

      Éloïse, gentille Éloïse, c’est bien de critiquer mais …vous proposez quoi pour – je ne dis pas remplacer  - améliorer cette télé? Il ne faut pas compter sur la bienséance des journalistes : ils sont shootés au scoop et rien d’autre ne les motive autant.
      Le spectacle va devenir de plus en plus ordinaire sinon obligatoire pour nos candidats dirigeants qui ne sont rien d’autre que des bateleurs de la politique comme les comėdiens ceux du théâtre ou du cinéma : regardez-moi, voyez comme je suis bon.
      Ce n’est pas tout mauvais : le peuple trouvera moyen de faire son tri, au-delà des apparences: gare à l’image qui sera perçue à travers celle qu’on veut donner…
      L’art de la politique commence par l’art du clown. 

    • 13 Novembre 2016 à 17h21

      maxou dit

      Il y a longtemps que la télévision ne m’émeut plus, on peut y voir tout et son contraire, de même qu’on peut y entendre tout et son contraire sortir de la bouche des soi-disant journalistes. Ce que les médias étrangers montrent de ce qui se passe en France, et que la censure (volontaire -car les médias français se censurent eux mêmes- il ne faut pas décevoir le pouvoir donneur de subvention) ont sans doute plus fait pour l’élection de Trump que tous ses discours. Et je félicite le peuple américain de ne pas s’être laissé manipulé même si je n’ai aucun avis sur les élection d’outre amérique, mais la petite dame ressemblait trop à une marionnette.

    • 13 Novembre 2016 à 17h03

      jph dit

      Merci ,Madame, pour votre article.
      Vous avez raison: ‘prendre de la hauteur’ au lieu de se laisser entraîner, y compris par les radios et chaînes de service public, sur les chemins du rire vulgaire et du ricanement nihiliste perpétuel – ‘avec cet horrible clignement d’oeil’, si abhorré par Nietzsche.

    • 13 Novembre 2016 à 15h23

      QUIDAM II dit

      Il est vrai que le spectacle des politiques qui viennent montrer leurs fesses dans des émissions dont l’enjeu réel est de faire rigoler à leurs dépens, contribue puissamment à leur discrédit.
      Il est vrai que d’authentiques hommes (et femmes) d’Etat ne se prêteraient en aucun cas à ces mascarades ridicules et pitoyables.

    • 12 Novembre 2016 à 20h41

      JC17 dit

      Très court message simplement pour souligner que ce papier est rédigé par une main de Maître dont la plume & la verve sont littéralement exceptionnelles ! Bravo, chapeau, tant pour le fond que la forme, la structure & l’envergure, ce fut un vrai régal sans égal…
      Merci Eloïse Lenesley #1

    • 12 Novembre 2016 à 19h59

      Letchetchene dit

      @KEG
      Vous dites je vais voter blanc au moins « pour ne pas être complice de ce qui sera » !
      Mais qui sera quoi, ou qui, Le vieux Ali JUJU, l’affreux JOJO « Flamby de CORRÈZE » et si vous ne votez pas peut-être que ce peut être (un) de ces affreux-là qui serons au Rdv !!
      Alors prenez votre courage à deux mains et allez voter pour celle qui peux nous sortir de ce merdier !
      Vous n’êtes pas d’accord, alors je regrette, l’on reste chez soi et l’on se contente de voir venir…
      Et si cela ne vous plait pas, tant pis pour vous, il fallait voter et surtout pas « blanc » car, le vote, encore plus qu’il y a 50 ou 80 ans est un devoir car aujourd’hui l’on sait tout ce qu’on l’on doit savoir à partir de blog, le vôtre ou d’autres. Ne pas voter en 2017 je crois que c’est « non-assistance à pays en danger ».
      Dans vos tchats, vous nous renvoyez constamment sur votre blog ou j’y apprends beaucoup d’infos comme sur causeur ou d’autres, que j’aime moins.
      Voyez les USA, même TRUMP a réveillé beaucoup d’Américains est ils ont « mouillé la chemise en votant » alors que sûrement ils n’avaient jamais votés avant. L’avenir leur dira si ils se sont trompés ou pas, mais pour certains qu’ont-ils à perdre dans ce pays ou la magouille (voir H.CLINTON et son mari) est élevé en institution. Au moins lui on ne pourra pas dire que c’est pour le fric !
      Oui Marine n’est peut-être pas votre tasse de thé (ou café) mais voyez-vous une seule personnalité aujourd’hui capable de nous sortir de ce « merdier » ?
      Car voté « blanc » ce n’est pas s’opposer, c’est laisser aux autres la responsabilité de faire « un choix pour vous » ce qui n’est pas des plus courageux !

    • 12 Novembre 2016 à 18h16

      André Plougardel dit

      Le mal français est quand une vieille pourriture pourrait en chasser une autre.C’est souvent le cas en politique.Ce sera d’autant plus vrai que des signes tangibles nous font craindre le pire.Chaque quinquennat, c’est le même scénario qui s’écrit et,bien sûr, avec les mêmes acteurs.D’emblée, on a une idée du prochain film.Des signes forts,des signes avant coureur augurent du pire .Une vieille pourriture qui invite le diable au petit déjeuner.En l’occurrence un arabe antisémite,le meilleur dans le genre paraît il.Le mal français est quand des vieillards se disputent la succession pour le pouvoir.Ce pouvoir a une apparence:un quarteron de bons à rien en retraite.Il a une réalité:un groupe,partisans,ambitieux et fanatiques.Une caste de vieillards s’est arrogé tous les pouvoirs en France et a verrouillé toutes les portes,tous les postes,toutes les issues.Un vieillard de 76 ans a été désigné pour être “le défonceur des droits”.Un autre à peine plus âgé se présente en candidat pour 2017.Un Giscard de substitution pour diriger ce pays avec pour tout horizon un retour vers les années 70, l’islamisme bougnoule en plus.La France est devenue une gigantesque maison de retraite à ciel ouvert,un repaire de vieillards.Le mal de ce pays est sa gérontocratie.Ce pays pue le vieux.Ce pays sue le vieux.Les jeunes étouffent,n’en peuvent plus de respirer cet air fétide qu’exhale cette population qui s’accroche au pouvoir,à leurs privilèges.Pays de rentiers s’il en est,il est enchaîné,muselé par des chiens de garde jaloux de leurs prérogatives.Le cas pitoyable d’un Raffarin ou d’un Gérard Larcher en sont les exemples criants.

      • 12 Novembre 2016 à 18h18

        André Plougardel dit

        Prenez ce Larcher,il symbolise à la perfection ce qu’est devenu le pays.La première impression quand je vois ce type c’est la sudation du personnage.Il sue.Comme sue ce pays,non de ses efforts mais de ses parasites.La France est hélas une vielle rosse suante et trébuchante.Une vieille rosse bouffée par des parasites.Ces parasites s’appellent syndicats, corporatisme,régimes spéciaux,castes,coteries de tous genres institutions ringardes.

        André Plougardel militant FN

    • 12 Novembre 2016 à 16h13

      Perplexe dit

      Expression directe , contre-pensée unique , éviter la vulgarité mais parler vrai, ce manque qui a noyé l’expression politique
      en transformant les mots pour effaroucher les bonnes âmes et transformer en posture et raccourcis les opinions n’entrant pas dans le moule de la Claste , et bien sûr la télévision a son personnel bien en place pour le réquisitoire……

    • 12 Novembre 2016 à 14h17

      morsang dit

      L’analyse contenue dans ce texte est d’une telle justesse qu’on ne saurait rien ajouter qui ne paraisse dérisoire.

    • 12 Novembre 2016 à 12h28

      persee dit

      Mais oui Philpat
      Dans les bras de la gauche
      la vie est une romance
      tous les jours c’est dimanche
      dans les bras de la gauche ! Pom pom
      j’écoutais sur la 5 un sachant déclarer doctement -”Trump est un conservateur , car il est pour la famille et le travail
      AH ! ces progressistes ….

    • 12 Novembre 2016 à 10h46

      philpat dit

      ils ont élu un bouffon, un clown, un misogyne, un raciste etc. mais les français qui vont élire un repris de justice, le cerveau du vol de 2 millions d’euros à la mairie de Paris (il y a 30 ans, certes) un gars qui va les faire travailler 3 ou 5 ans de plus, augmenter de 1% le taux de l’impot le plus inégalitaire la tva, devraient au moins fermer leurs gueule

      • 12 Novembre 2016 à 11h32

        JLT dit

        Heureusement pour les lecteurs que la violence de vos propos en tue la portée. Les imbéciles ne comprendrons donc jamais qu’un jugement doit être ni trop faible ni trop fort pour pour être efficace…Ça s’appelle “la justesse”. Blaise Pascal

      • 12 Novembre 2016 à 17h28

        Hannibal-lecteur dit

        Quant à la TVA, contrairement à l’opinion reçue, c’est l’impôt le plus égalitaire qui soit, la même cotisation pour tous pour la même consommation, le seul qui permette en outre de gérer les dépenses que l’on veut faire pour l’état : en faisant des choix de consommation.
        Cette tare française de déclarer égalitaire un impôt comme celui sur le revenu quand il est variable selon les revenus est une fiction déplorable. Qu’on ait l’honnêteté de nommer égalitaire une recherche d’égalité de revenus par redistribution inégalitaire des recettes de l’impôt , d’accord, mais pas l’imôt lui-même!

    • 12 Novembre 2016 à 9h49

      cachalotm dit

      Il ne faudrait pas inverser l’ordre des facteurs. Le cirque médiatique est d’abord de la responsabilité des médias: Directeurs de rédaction, actionnaires, journalistes…Puis de l’opinion publique si tant est qu’elle est son mot à dire. Enfin des politiques qui ne peuvent agir que par véto et non par action.
      Autrement dit le pb ce sont les médias: voir le très bel article de votre Directrice paru hier où elle secoue sérieusement le Main Stream (expression de votre confrère Régis de Castelnau.

    • 12 Novembre 2016 à 9h45

      keg dit

      Trump a bousculé le jeu politique.
      Qui sera notre Trump en 2017….. ?
      Tout devient possible…. Malheureusement. C’est pourquoi je maintiens mon vote blanc pour ne pas être complice de ce qui sera. Je serai fier de dire que je m’y suis opposé (alors que celui qui s’abstiendra de choix, se fera complice silencieux…. “qui ne dit mot consent”)

      http://wp.me/p4Im0Q-1nc

      • 12 Novembre 2016 à 17h32

        Hannibal-lecteur dit

        …et qui vote blanc …ne dit mot, ou presque ( en fait il dit “je préfère me taire” ).

    • 12 Novembre 2016 à 8h15

      Alp dit

      La vraie question que devraient se poser les politiques et les médias, au-delà des égos assez ridicules des uns et des autres, est l’influence réelle de tout ce cirque sur ceux qui le subissent, c’est à dire nous. Je suis d’accord avec la réaction de Fillon à la fin de l’émission politique sur France 2. Cette pauvre comique qui l’était finalement peu (curieux choix de France Télévisions), avec ses nattes de gamine était assez ridicule en cette fin d’émission. J’avais honte pour elle et presque de la peine à la voir ainsi en costume de clown, débiter une  prose mal fagotée et assez vulgaire (n’est pas Coluche ou Desprosges qui veux) pour exister et toucher son cachet. Bon, c’est ça le cirque télévisuel actuel. Les médias en sont fiers. Et bien…

    • 11 Novembre 2016 à 23h32

      ZOBOFISC dit

      Dans les gaspards de Pierre Tchernia,Charles Denner joue le rôle du ministre des travaux publics qui visite des galeries souterraines avec une équipe d’experts. Soudain ils débouchent sur un quai de métro. “Qu’est-ce-que c’est ?” s’interroge le ministre
      “Mais c’est le métro” répond quelqu’un.
      ” ah ! c’est donc ça le métro” s’étonne le ministre.
      A ce moment là, une rame débouche du tunnel. Le ministre la hèle comme un taxi : ” Hep ! métro !”

      C’était en 1974. Aujourd’hui ce n’est plus un gag, c’est la tiste réalité !  

    • 11 Novembre 2016 à 22h05

      Orwell dit

      suite : « pour doper l’Audimat, les politiques ont obtenu l’inverse de ce qu’ils escomptaient : ils ont désacralisé leur fonction et discrédité leur discours, s’aliénant encore davantage un électorat passablement désabusé » ( bien qu’ils aient baissé leur culotte au nom de la concurrence, vous n’empêcherez pas le spectateur que vous désignez comme « désabusé », mais en réalité con comme ses pieds, s’il avait deux sous d’intelligence critique).
      « Le buzz supplante les priorités » (l’essentiel pour les chaines tv, ce n’est pas d’informer, mais d’attirer l’audience. Nos pseudo-chaine d’informations sont de devenues « Sous le plus grand chapiteau du monde » !

    • 11 Novembre 2016 à 22h03

      Orwell dit

      « la politique s’est faite spectacle, tant pour masquer son absence de vision que pour reconquérir les troupeaux d’abstentionnistes égarés. »
      (bravo, la démocratie ! Oui, les troupeaux, pas seulement d’abstentionnistes, mais aussi tous ceux qui changent de crémerie à chaque élection… les politiciens sont –ils donc incapables de comprendre que cet électorat volatile (et c’est vrai, par manque de personnalité propre et par courage) choisiss le candidat le plus photogénique)
      « l’authentique indécence n’eût-elle pas été de demander à un homme politique : « promettre, c’est tromper ? » ( nous le savons depuis la mort de De Gaulle. Mais est-ce une question que l’on puisse encore poser à un politicien actuel ?
      « Même les émissions politiques se doivent de balancer leur séquence de grosse poilade pour être tendance. Ainsi sur le service public, à la fin de « L’émission politique » de France 2 » (ben oui, l’humour mal placé doit compenser l’inanité des débats politiques sur les chaines publique !)
      « Seul François Fillon, qui peinait à cacher son exaspération, a eu le courage d’asséner une évidence que partageaient bon nombre de téléspectateurs : ce genre de chronique « humoristique » n’a strictement rien à faire là. Les deux présentateurs, David Pujadas et Léa Salamé, n’ont pas apprécié sa remarque » (mais qu’attendiez-vous d’autre de 2 journaleux incompétents ?)
      « on n’a pas le droit de critiquer la télévision, et encore moins de la répudier. » (La télévision sont les évangiles pour les attardés mentaux que sont devenus le beau et la beaufette accros devant leur petite lucarne ?)
      « pour doper l’Audimat, les politiques ont obtenu l’inverse de ce qu’ils escomptaient : ils ont désacralisé leur fonction et discrédité leur discours, s’aliénant encore davantage un électorat passablement désabusé » ( bien qu’ils aient baissé leur culotte au nom de la concurrence, vous n’empêcherez pas le spectateur que vous désignez comme « désabusé », mais en réalité con comme ses pieds,

    • 11 Novembre 2016 à 18h01

      Pyrrhon dit

      Je me satisfais d’admirer les hommes politiques qui résistent à ces pressions diverses. Elles ne cesseront pas, car elles expriment ce Quatrième pouvoir, désigné ainsi par Françoise Giroud.