Antiterrorisme: Trump préfère prévenir que guérir | Causeur

Antiterrorisme: Trump préfère prévenir que guérir

Washington n’a plus les moyens de sa charité

Auteur

Roland Jaccard

Roland Jaccard
Psychologue, écrivain, journaliste, critique littéraire, essayiste et éditeur suisse.

Publié le 30 janvier 2017 / Monde

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Afin de lutter contre le terrorisme, le nouveau président américain Donald Trump a interdit par décret l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants d'un certain nombre de pays musulmans. Plutôt que l'indignation, c'est la raison d'Etat qui devrait prévaloir.
donald trump usa avion islam

Manifestation anti-Trump, Michigan, janvier 2017. Sipa. Numéro de reportage : AP22007063_000004.

Les islamistes ne tolèrent ni les athées, ni les juifs, ni les chrétiens. À titre individuel, il va de soi que chaque musulman mérite d’être respecté : après tout chacun d’entre nous a droit à ses croyances, voire à ses délires. Mais dès lors, qu’il n’y a pas réciprocité, il est normal, voire même plutôt sain, que des mesures de rétorsion soient prises. Il n’a échappé à personne, tout au moins je l’espère, que l’islam est peut-être une religion, mais aujourd’hui avant tout un instrument de conquête. Je ne nie pas non plus qu’il peut y avoir dans cet esprit de conquête, outre une violence plutôt jouissive, une forme d’idéal que chacun est libre de partager, mais aussi de combattre. C’est ce que fait Donald Trump en prenant des mesures qui permettent, pour un temps au moins, de ne pas laisser le champ libre à celles et ceux qui menacent la démocratie américaine. Les Européens, certainement beaucoup plus menacés, auraient tort de ne pas s’inspirer de ses méthodes, voire de celles des Chinois ou des Japonais.

Trump envoie un signal clair

Certes, on peut le déplorer,  mais il n’y a guère que deux possibilités dans l’existence : terroriser ou être terrorisé. Donald Trump a compris, tout comme Reagan avant lui et W. Bush, que les États-Unis ne sont forts que dans la mesure où ils sont haïs. Il va l’être. Il l’est déjà. Il n’aura ni prix Nobel de la Paix, ni ne figurera au Panthéon des grands hommes qui s’illustrèrent par leur amour de l’Humanité. L’avantage qu’il a sur tous ceux qui n’ont de cesse de baver sur sa vulgarité et sa brutalité, se décernant ainsi à bon marché des brevets de bonne conscience, c’est qu’il ne doit rien à personne. Et qu’il en sait sans doute un peu plus long sur l’humanité que ceux qui le critiquent. C’est un lonesome cow-boy qui fait le job, quoi qu’il doive lui en coûter. Et le job aujourd’hui consiste à dire stop à ces islamistes  qui, profitant et de leurs pétrodollars et de notre mauvaise conscience,  tentent d’imposer à un Occident tantôt sidéré, tantôt lâche, leur religion, leur forme de vie et leur pouvoir. Donald Trump a donné, contrairement à Obama, un signal clair : nous ne voulons pas de vous. Ce n’est sans doute ni très poli, ni très charitable, mais sommes-nous encore en mesure de l’être ? Et pourquoi se mettre au service de ceux qui ont juré notre perte ?  À force de compromis, l’Europe a perdu toutes ses défenses immunitaires et nous offre comme ultime spectacle ses convulsions d’agonisants. Donald Trump a choisi de dégainer. Pour les lâches que nous sommes, c’est intolérable.

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    • 4 Février 2017 à 14h20

      ERVEFEL dit

      Si l’islam est pratiqué comme une religion par la plus grande majorité des musulmans, il n’en reste pas moins que c’est un système politico religieux totalitaire de part le contenu de ses textes fondateurs (coran, hadiths et autres).
      Si les textes fondateurs de cette “religion” étaient déposés comme statuts pour l’enregistrement d’une association, celle ci serait déclarée sectaire par la miviludes et interdite par les pouvoirs publics.
      Comme d’habitude, les politiques manquent de courage face à la presse gaucho-islamiste bien pensante et n’osent pas lancer le débat de la compatibilité de l’islam avec la république, la constitution et les droits de l’homme.
      Tant que l’islam n’aura pas fait son aggiornamento pour extirper des ses textes ces incompatibilités avec les lois qui régissent nos sociétés occidentales, il restera un virus inactif mais potentiellement mortel pour tous les musulmans qui pratiquent cette “religion”, mortel aussi par voie de conséquences pour les sociétés qui les ont accueillis. 

    • 2 Février 2017 à 17h34

      IslamologyTeacher dit

      A laicité d’intelligence, religion d’intelligence (suite)
      Certes, il est peut-être difficile d’avoir à désigner la réalité musulmane à partir des catégories de pensée de la société occidentale. Peut-être les débats qui sont propres à la sociologie du christianisme ne conviennent-ils pas à l’islam européen contemporain, ne sont pas pertinents, c’est-à-dire généralisables à cette religion particulière. Cependant, n’aurions-nous pas tort de nous référer à l’islam pour analyser le fait social musulman européen ? C’est dans ce sens que nous parlerons d’invention sociale et culturelle de l’Islam Européen. Pour être plus clair, une approche purement européenne du fait social musulman est indispensable. L’Europe est consciente de ses carences en matière de formation des cadres d’éducation religieuse et d’enseignement du fait religieux islamique. Le besoin est d’autant plus pressant qu’il s’agit de former des imams de souche européenne, férus d’islamologie classique, et ouverts à des débats de société fondamentaux.

    • 2 Février 2017 à 17h27

      IslamologyTeacher dit

      A laicité d’intelligence, religion d’intelligence (suite)
      C’est ainsi qu’abandonnés par une pensée islamique qui ne sait plus à quel saint se vouer, livrés davantage à eux-mêmes face à l’image médiatique en fonction de laquelle ils forgent et modifient leurs actions, et à un modèle d’organisation sociale islamique qu’ils essaient de recréer, les musulmans se retrouvent devant une double difficulté : il n’existe pas de modèle initial, et la médiatisation qui est occidentale, européenne et laïque ne peut avoir que l’effet d’un miroir déformant du fait social islamique transplanté. C’est dire combien la sauvegarde de l’islam devient le tonneau des Danaïdes. Il n’est pas étonnant non plus que la profondeur de l’effet du miroir déformant, gagne l’authenticité du fait européen, son universalité et accentue par là-même, et l’attitude réticente face aux principes de la modernité, et l’erreur d’appréciation à l’origine d’un islam en contrepoint de l’Europe et de l’Occident. En ne reconnaissant pas l’Europe matricielle qui a engendré cet islam, en luttant contre les institutions qui la fondent, en s’opposant à ses structures sociales potentiellement salvatrices, les musulmans ne font que répéter par le haut, le scénario politique de blocage de leur émancipation dans le pays d’origine, mais cette fois-ci par le bas. Cette non-reconnaissance à laquelle s’ajoute le refus ferme de considérer l’islam comme natif d’Europe, est une manière de porter atteinte à une spécificité des religions monothéistes qui fait leur force : s’adapter à toute forme d’organisation sociale. C’est aussi la manière d’arrimer la modernité aux incertitudes, aux silences et aux contradictions qui caractérisent l’image que les musulmans réfléchissent. (A suivre)

    • 2 Février 2017 à 16h24

      IslamologyTeacher dit

      Pour comprendre les croyances religieuses, il faut adopter une attitude syncrétique entre compréhension et évaluation du fait religieux, il faut combiner fidélité de la description de la croyance et de la pratique religieuse et distance critique sans laquelle l’évaluation positive ou négative n’est pas possible. A supposer que l’on considère les croyances religieuses comme extraordinaires, une certaine fonctionnalité sociale s’en dégagera toujours car la traduction d’une partie de leur contenu est toujours possible, et l’examen de ce qui est affirmé voire asserté, n’est pas dénué de sens.
      L’étude de la fonctionnalité sociale de l’islam représente un double apport : celui d’issue de secours à l’islam transplanté et celui de bouée de sauvetage à une pensée islamique mise en échec par sa fixation sur une relecture des Textes Fondateurs mal définie, qui se cherche, étouffée par le manque de savoir-lire qui s’en dégage. La pensée islamique a le mérite du renouveau qui réside dans le travail de déconstruction en vue d’un réexamen des Textes Fondateurs, des interprétations qui ont pu être faites ainsi que des instruments utilisés à cet effet. Pour une meilleure adaptation de l’islam aux exigences de la vie moderne, les approches sont très diverses, allant de la négation des fondements à la remise en question des instruments de l’exégèse, en passant par un travail de réflexion sur une sharīʿa devenue obsolète. Le mérite revient aux penseurs de vouloir étudier le Coran, la Tradition, et l’Islam en général selon un académisme universitaire et des méthodes exactes, afin de lever la censure qui a été appliquée à l’histoire de la pensée islamique, censure qui est source de stagnation et de détérioration du discours religieux. Il n’en demeure pas moins qu’un travail plutôt centré sur la théorie loin de tout champ d’application et négligeant certaines spécificités de l’imaginaire croyant, dévalorise cette visée émancipatrice, et fait plus grave, dénature l’islam transplanté.

    • 2 Février 2017 à 16h20

      IslamologyTeacher dit

      A laicité d’intelligence, religion d’intelligence.
      De cette symétrie; naît ce que l’on pourrait appeler le pari de laïcité qui semble être une forme de réponse possible aux interrogations initiales, mais qui est en fait une réponse corollaire. Ma recherche est fondée sur une problématique très simple : l’islam peut-il s’insérer dans le cadre social général offert par la laïcité en France ? (Si je prends la France comme repère, c’est parce qu’elle est le pays le plus à cheval sur les principes de la laïcité). Pour répondre à cette question, j’ai examiné les solutions proposées par les penseurs qui ont procédé à la déconstruction du legs islamique et à partir des résultats obtenus, j’ai établi le cadre de mon propre point de vue fondé sur l’analyse de la fonctionnalité de l’islam en Europe. Pourquoi ? Car l’acte de croire a sa spécificité, c’est l’engagement du croyant pour une vision du monde qu’il n’est pas possible de réduire à une série de propositions dont on pourrait vérifier la véracité indépendamment de cet engagement. Quand bien même la recherche sur l’islam disposerait de sources littéraires et historiographiques fiables, à l’instar du christianisme et du judaïsme – ce qui n’est pas le cas, – l’étude et la compréhension de l’énoncé religieux ne peut se faire séparément de l’usage qu’en fait le croyant. Pour bien saisir la spécificité de l’acte de croire, il faut soustraire les croyances religieuses à une approche trop théorique. Une croyance religieuse n’est pas une hypothèse susceptible d’être testée quant à sa vérité mais elle est bien ce en quoi un engagement religieux se vit, ce avec quoi une forme de vie est adaptée. Il s’agit d’une autre façon de poser le problème, représentation vs réalité, à fortiori si le but de la recherche est de montrer que, des sources scripturaires se dégage une fonctionnalité sociale. (A suivre)

    • 1 Février 2017 à 18h30

      IslamologyTeacher dit

      A travers la discussion, il s’agit de surmonter les résistances pour traduire en langage public ce qui est systématiquement déformé par l’usage privé et ne peut donc être accessible à la conscience solitaire. Incontestablement, grâce au concept de déconstruction (DERRIDA) et celui d’herméneutique (GEFFRE), qui serviront de marqueurs qu’il faudra doser à chaque fois dans des structures à explorer aussi complexes que l’islamisme, la mise en regard de la pensée islamique, qui jusqu’à présent a été tenu en échec, et du diagnostic des conditions pathologiques à l’intérieur desquelles se meut l’existence sociale des musulmans, à travers une analyse objective de la société, sera fructueuse. Car consciente de l’injustice et de l’aliénation et des conditions dans lesquelles les musulmans se trouvent privés de leurs possibilités d’autodétermination et livrés à des intérêts particuliers et contradictoires, la pensée islamique ne dit pas comment transformer la société ; elle a seulement une visée émancipatrice. Or toute visée émancipatrice, toute connaissance réflexive du contexte social de notre existence n’a de valeur que dans la perspective capable en retour d’orienter la pratique. La pensée islamique se contente de l’utilité négative de la critique : elle montre les limites inaperçues à une pratique sociale autonome. Elle n’agit pas à la place des hommes, elle ne peut pas décider à leur place de s’émanciper, elle est elle-même assurée uniquement par l’intérêt qu’ont les hommes à vouloir transformer la société.

      • 2 Février 2017 à 10h16

        Hannibal-lecteur dit

        Ouaip, Prof, si vous acceptiez de descendre du piédestal où l’on rencontre la “reconnaissance intersubjective” par exemple pour causer ordinaire à des gens ordinaires, on pourrait peut-être trouver dans votre prose une conclusion claire, un mode d’emploi de l’islamisme chez soi, bref, quelque chose …là où on ne trouve rien qu’un beau discours bien creux.
        Parler comme vous faites de l’Islam sans prononcer une seule fois le mot religion relève de l’autisme.
        Merci pour le cours d’autisme. 

        • 4 Février 2017 à 14h16

          ERVEFEL dit

          Si l’islam est pratiqué comme une religion par la plus grande majorité des musulmans, il n’en reste pas moins que c’est un système politico religieux totalitaire de part le contenu de ses textes fondateurs (coran, hadiths et autres).
          Si les textes fondateurs de cette “religion” étaient déposés comme statuts pour l’enregistrement d’une association, celle ci serait déclarée sectaire par la miviludes et interdite par les pouvoirs publics.
          Comme d’habitude, les politiques manquent de courage face à la presse gaucho-islamiste bien pensante et n’osent pas lancer le débat de la compatibilité de l’islam avec la république, la constitution et les droits de l’homme.
          Tant que l’islam n’aura pas fait son aggiornamento pour extirper des ses textes ces incompatibilités avec les lois qui régissent nos sociétés occidentales, il restera un virus inactif mais potentiellement mortel pour tous les musulmans qui pratiquent cette “religion”, mortel aussi par voie de conséquences pour les sociétés qui les ont accueillis.

    • 1 Février 2017 à 18h08

      IslamologyTeacher dit

      Quel que soit le type d’approche, socio-anthropologique ou autre, mis en œuvre, il n’est pas possible à mon humble avis d’aborder cette problématique sans avoir au préalable fixé le cadre social général européen dans lequel l’islam est appelé à évoluer. Ce sera donc celui dans lequel se développera une philosophie sociale inséparable d’une visée émancipatrice affichant, dans un premier temps, le refus de la séparation traditionnelle entre théorie et pratique mais aussi entre sujet et objet de la connaissance. Car il faut rappeler au sujet connaissant qu’il est lui-même intégralement inséré dans la société qu’il prend pour objet. L’indépendance du regard scientifique est une illusion idéologique, un effet social des conditions matérielles de production de l’intellect. Le simple fait que le social puisse être considéré comme un objet ou un système séparé des sujets qui le composent, est l’indice d’une aliénation des hommes, dépossédés qu’ils sont de leur puissance d’agir dans le monde et contraints de voir leur propre existence historique et sociale prendre « la figure de puissance naturelle immuable de destin transcendant l’humanité ». Au delà de toute vision irénique faisant fi de ce qui nous éloigne pour se focaliser sur ce qui nous unit, nous rapproche et où prime la recherche du consensus à travers les interactions langagières rompant avec toute visée émancipatrice, il s’agit de repenser avec précision le lien entre théorie et pratique en ressaisissant à travers les ressources de la communication langagière, le pouvoir dont peuvent disposer les acteurs dans les sociétés modernes et laïques pour accéder à l’autonomie. Dans ce cadre la reconnaissance intersubjective devient la condition incontournable d’un état social émancipé qui ne trouve vraiment à s’exprimer qu’à travers les espaces publics délibératifs des Etats de droit démocratiques. La théorie critique de la société se fait théorie normative de la discussion.(A suivre)

    • 1 Février 2017 à 17h46

      IslamologyTeacher dit

      Une chose est sûre : il n’est pas dans l’intérêt de l’islam de tenter d’adopter l’Europe à sa présence car cela accentuera les divergences, les hostilités et le privera de sa liberté, liberté sans laquelle une nouvelle récession verra le jour. On a déjà imputé la situation actuelle du monde musulman, son sous-développement à la colonisation. A supposer que cela soit vrai, qu’en serait-il si l’islam et les ex-colonisateurs coexistent à nouveau dans un seul et même espace, toujours sous le même rapport de dominant à dominé, aggravé par une présence minoritaire ? Du côté occidental, la mise en place d’un mode de gestion des différences culturelles, faciliterait la tâche a priori. Néanmoins, pour quelle raison le résultat de la présence de l’islam en Europe serait celui d’un bousculement qui n’est pas insignifiant ? Pourquoi l’image d’une sorte d’Etat idéal, équilibré, dans lequel s’intègrent les musulmans, est mal adaptée pour cerner la réalité sociale en général et encore moins pour circonscrire ce moment de changement et d’innovation engendré et vécu par ces populations qui activent leur référence à l’islam ? Pourquoi le discours musulman entend-il se situer en contrepoint ou en opposition avec les tendances fortes des sociétés occidentales ? Pourquoi l’islam véhicule-t-il un contre-discours ? Pourquoi l’islam et l’occident semblent-ils se percevoir respectivement comme inconciliables ? Pourquoi l’image collective des musulmans, même dans ses formes les plus anodines, suscite-t-elle sur la scène publique, des attitudes de crainte ou d’hostilité auprès d’une partie importante des populations non-musulmanes ? Ne serait-ce pas vraisemblablement, par manquement au devoir d’alignement par la non-adhésion aux principes de la sécularisation autour desquels s’érige la société d’accueil ? Ou encore, fait plus grave, par négligence de certains aspects fondamentaux de la religion de laquelle ils se réclament, en matière de cohabitation, de vivre-ensemble? (A suivre)

    • 1 Février 2017 à 17h37

      IslamologyTeacher dit

      Je ne pense pas que les mesures prises par le gouvernement américain à l’encontre de quelques pays musulmans soient les meilleurs. L’Iran a déjà répliqué. Imaginez un mouvement des autres pays musulmans qui sont tous membres de L’O.C.I et donc tenus par des engagements dont le premier est de consolider la solidarité. Je ne pense pas non plus que les pays européens soient moins intelligents pour adopter et défendre une attitude inconditionnelle d’équilibre pour éviter de sombrer dans l’amalgame tout en luttant efficacement contre toute forme d’extrémisme. Certes, cette religion n’est pas en continuité naturelle avec l’espace public de sorte que les éventuels conflits ne peuvent pas apparaître comme des disputes de famille. La présence des musulmans en Occident crée des enjeux, des questions, de nouveaux problèmes qui nourrissent des débats que n’a pas connus la présence d’immigrés originaires d’autres espaces, en tout cas pas avec une telle acuité, référence faite aux migrations de l’entre-deux-guerres (polonais), ou d’après-guerre (italiens du sud). La raison est que l’islam obéit à une dynamique culturelle et sociale qui suit un cheminement spécifique. A la différence des autres migrations, les musulmans n’acceptent pas dans les pratiques et dans le quotidien ainsi que dans les discours l’inclusion pure et simple. D’où la question de l’intégrabilité. Bien plus que cela, le problème qui a trait aux populations qui activent leur référence à l’islam, se situe en deçà d’un éventuel processus d’intégration, d’assimilation ou d’absorption progressive, bien avant l’inclusion de l’islam dans l’espace européen o ; il se situe dans la mentalité des musulmans. L’opposition de civilisations, de discours – occidental et islamique – les différences culturelles, sociales ne sont pas un fait nouveau. Déjà vécues lors de la colonisation dans d’autres proportions, elles réapparaissent telle une hydre sociale, sous un autre visage, avec de nouvelles donnes. (A suivre)

    • 31 Janvier 2017 à 15h50

      QUIDAM II dit

      Il est factuellement faux – parfaitement faux – de prétendre que certains pays  ont été visés en raison de leur religion majoritaire et officielle, l’islam, puisque les Tunisiens, les Marocains, les Algériens, les Arabes d’Arabie saoudite, l’Egypte, les Jordaniens, les citoyens de Djibouti, du Bahrein, du Qatar et des autres émirats… ne sont pas interdits d’entrée aux USA.
      A moins que la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Jordanie, etc… ne soient pas à majorité musulmane.
      En revanche, les chrétiens et les juifs sont très officiellement ostracisés de certains pays (ou de certaines régions) à majorité musulmane… sans que cela n’ébouriffe qui que ce soit. 

    • 31 Janvier 2017 à 13h20

      Schlemihl dit

      La décision de M Trump me paraît critiquable en effet 

      Mais une chose me surprend . L’ entrée des israéliens , ou tout simplement des juifs , est interdite en Algérie Bengale oriental Brunei Iran Koweit Liban Libye Malaisie Pakistan Oman Arabie Saoudite Soudan Syrie Yemen , et ceci depuis longtemps .

      Tout le monde a l’air de s’en foutre , juifs y compris d’ailleurs . Le gouvernement palestinien de Cisjordanie a déjà prévenu que les juifs seraient interdits de séjour dans l’ état palestinien .

      Ou bien les juifs sont des gens très dangereux et partout ou ils sont ils sèment la terreur et la désolation . Mais je ne l’avais pas remarqué .

      Ou bien on accorde une justice différente , un traitement différent , peut être aussi une estime différente , aux USA d’ une part , à Algérie Bengale orientale Brunei Iran Koweit Libye Malaisie Oman Pakistan Arabie saoudite Syrie Yemen d’autre part .

      Cette seconde hypothèse est évidemment absurde . D’ailleurs la Libye a présidé la Commission des Droits de l’ homme aux Nations Unies .

      Toute explication serait la bienvenue . Merci . 

      • 31 Janvier 2017 à 13h48

        steed59 dit

        en même temps qui veulent visiter ces pays cités ?

      • 31 Janvier 2017 à 19h26

        galeas dit

        Merci et bravo Schlemihl.
        Voilà qui est  dit avec force et humour. Je suis curieux moi aussi d’une explication. Mais je ne crois guère que ces remarques pertinentes intéresseront nos médias. Il est plus consensuel de déglinguer
        un islamophobe
          

      • 1 Février 2017 à 9h21

        Flo dit

        Une explication ?
        Vous discriminez des pays musulmans.  
        Vous êtes pris en flagrant délit d’islamophobie mon cher !  

        • 1 Février 2017 à 19h25

          Schlemihl dit

          Mon Dieu , non , je n’ai même pas d’ opinions politiques . Je m’ étonne que la xénophobie soit soutenue là et dénoncée ailleurs , que ce qui est condamné chez les Français soit admis chez les Sentinelles des Andamans , que ce qui est un crime pour Israël soit une niaiserie pour Gaza …

          Ou bien les lois sont les mêmes pour tout le monde . Mais il semble que ce ne soit pas vrai .

          Ou bien les lois varient selon les lieux . Infanticide , torture , piraterie , viol , esclavagisme , peuvent parfaitement être des actions parfaitement honorables . Dans ces conditions à quoi sert l’ ONU , à quoi servent les Tribunaux internationaux ?

          Si l’ ONU sert à gagner de l’ argent , ce qui est la plus honorable des occupations dans le monde entier , vive l’ ONU ! mais pourquoi prendre MON argent , que je préfère garder pour moi ? Ne serait il pas convenant de retenir prisonniers les onusiens vivant en France et de les rançonner , en envoyant aux familles tantôt un doigt tantôt une oreille ? la chose serait lucrative et divertissante .

          Cette idée serait à approfondir .

        • 2 Février 2017 à 0h20

          Flo dit

          Mais mon cher, il faut nous culpabiliser pour mieux nous soumettre.  Rien d’autre.  

      • 2 Février 2017 à 10h25

        Hannibal-lecteur dit

        L’explication est simple : on critique Trump parce qu’il est supposé représenter un pays exemplaire.
        On ne critique pas ceux que vous citez car on les tient pour secondaires, retardés, barbares, etc etc et cette absence de critique démontre à soi toute seule le mépris – non proclamé – dans lequel on les tient, en effet. Votre seconde hypothèse est la bonne …surtout côté estime.   !! 

        • 2 Février 2017 à 13h15

          Schlemihl dit

          Dans un bouquin SAS avec l’ increvable Prince Malko , un personnage classait les pays d’ une façon bien simple : les pays bougnoules et les pays pas bougnoules . C’ est l’ opinion de presque tout le monde et tout particulièrement de la Gauche .

          C’ était visible avec le maoïsme ou on a passé par pertes et profit la mort de 50 millions de chinetoques . c’ est toujours visible avec la palestinolâtrie , ou on se sert des palestiniens comme d’ une trique pour cogner les juifs sans se soucier le moins du monde des victimes palestiniennes en Libye Egypte Liban Syrie Irak Koweit etc .

          Je préfère les barbouzes des romans d’ espionnage . Ils sont plus honnêtes que nos intellectuels .

    • 31 Janvier 2017 à 13h13

      joke ka dit

      la gauche sectaire n’a pas toujours digéré la défaite de sa candidate favorite …même corrompue, même financée par les monarchies du Golfe et par un financier douteux adepte du mondialisme avec son Open society qui d’ailleurs continue de financer des petits groupuscules et des lobbies pour manifester à chaque décret de Trump…

    • 31 Janvier 2017 à 12h53

      mogul dit

      Manif anti Trump au Trocadéro, organisée par, je vous le donne en mille, SOS Racisme.
      Trump va en trembler dans son slip…

    • 31 Janvier 2017 à 12h19

      Ganzo dit

      L’interdiction, qui plus est momentanée, de l’entrée des ressortissants des principaux pays zélateurset fournisseurs d’armes des terroristes me semble un acte de raison et de sagesse.
      Les Bobos peuvent s’agiter (du bocal) le peuple américain n’est pas leur dupe.

    • 31 Janvier 2017 à 7h33

      Renaud42 dit

      “mais il n’y a guère que deux possibilités dans l’existence : terroriser ou être terrorisé.”
      On se calme !
      D’abord ce n’est pas une loi universelle de l’existence et pour ce qui concerne un Etat il vaudrait mieux dire qu’un Etat se doit d’être craint plutôt que de terroriser.

    • 31 Janvier 2017 à 6h22

      Dark Horse dit

      On rêgarde la photo, et on voit une islamiste, car c’est bien de cela qu’on parle, quand une femme porte le tchador, faire du drapeau américain, un voile islamiste. Et on se remémore les vidéos des islamistes qui œuvrent dans le monde, annonçant que le drapeau de l’islam flottera sur la Maison Blanche. Mais cela, pas un journal eux n’en parle, pas un politicien de France n’en parle. Non, en France nous accueillons, nous érigeons mosquées, minarets, écoles coraniques, centres “de culture musulmane”. Quand des islamistes frappent la France, nous préférons nous lamenter sur les musulmans que sur les vraies victimes des attentats, les vraies cibles, c’est à dire nous et nos enfants. Nous nous auto-flagellons, en préférant dire que c’est de notre faute, car nous avons colonisé. Sans voir l’invasion active que nous subissons.
      Alors oui, quand on laisse notre pays entre des journalistes complaisants et des miliciens collaborateurs, nous ne sommes que des lâches. Car nous réitérons nos erreurs de 39-45. Et quand les islamistes accèderont aux fonctions suprêmes de l’Etat, et que les musulmans seront majoritaires, que croyez vous qu’il se passera ? Rien de moins, et voir pire, que quand hitler était au pouvoir. Car juifs, chrétiens et tout ce qui n’est pas musulman seront les cibles. Telle est la volonté du coran, tel est le but de l’islam. 

      • 1 Février 2017 à 11h04

        Aladdinsane dit

        Bravo, vous avez tout dit. Les Munichois à la Lanterne !

    • 31 Janvier 2017 à 5h28

      Naif dit

      argumentation fausse ce qu’a fait Trump, Obama l’avait fait avant lui. par contre ce qui est vrai c’est que les islamo-gauchistes veulent interdire toute velléités de rebellions face à leur tyrannie.

    • 31 Janvier 2017 à 1h17

      Voty dit

      Ce qui saute d’abord aux yeux ici c’est quand même un défaut majeur dans l’argumentation.
      Le titre parle des mesures de Trump contre les “ressortissants de pays musulmans”. Ensuite nous lisons, je cite: “Les islamistes ne tolèrent ni les athées, ni les juifs, ni les chrétiens. À titre individuel, il va de soi que chaque musulman mérite d’être respecté (…) Mais dès lors, qu’il n’y a pas réciprocité”. Voilà, une petite pirouette et l’amalgame est fait, en douce. Après nul besoin de s’encombrer de ces finesses: musulmans islam, islamistes, terroristes, ce sont juste des synonymes. Sinon que dire? en gros la même diatribe: appelle à la haine, qui “choisi de dégainer” etc. on connait la rengaine c’est surtout tellement ennuyeux à lire.
      Sinon a la fin, en tant qu’européen je me fais donc aussi traiter de “lâche”, parlant aussi nos “convulsions d’agonisants”. Tout cela, soit disant parce que nous accueillons quelques centaines de milliers de réfugiés. Rappelons que les Etats Unis, cette grande nation, est née de l’afflux d’immigrés européens fuyant les persécutions religieuse, politiques mais aussi la pauvreté et la famine dans leur pays d’origine. L’humanisme est ce qui est supposé être un pilier la civilisation occidentale, en tout cas depuis l’époque moderne.
      Nous savons aussi que la vraie menace pour la paix sont les guerres économiques que nous, enfin nos gouvernements, provoquons, finançons, armons. Nous savons par expérience que la violence entraînera toujours plus de violence. Il est là et pas ailleurs “l’ultime spectacle de nos convulsions d’agonisants”, celles de notre civilisation…
      voilà, oui je “dénigre” un peu l’article, mes propos sont peu être un peu “nuisibles” envers l’auteur, enfin on verra si je suis publié…

      • 31 Janvier 2017 à 7h34

        maxou dit

        AAvez voys lu le coran ? tout le coran ?

      • 31 Janvier 2017 à 7h34

        maxou dit

        Avez vous lu le coran ? tout le coran ?

        • 31 Janvier 2017 à 7h50

          maxou dit

          Les colonies n’ont pas été “colonisées” sans raisons, renseignez vous sur les razzias dont été victimes les villages du bord de mer, sur le nombre d’enlèvements par les pirates (plutôt corsaires puisque soutenus par leur gouvernement de l’époque) afin d’alimenter en esclaves blancs et échanger en rançon les personnages important, et ces pirates devaient sans aucun doute prendre tout ce qu’ils trouvaient là où il razziaient. sans parler des attaques de navires marchands. Il y a eu des raisons aux évènements du passé. Les gouvernants actuels oublient volontiers ce qui les gênent et ne retiennent du passé que ce qui peut leur être utile pour leur propagande.

      • 31 Janvier 2017 à 7h49

        durru dit

        “Nous savons aussi que la vraie menace pour la paix sont les guerres économiques que nous, enfin nos gouvernements, provoquons, finançons, armons.”
        “Nous”: Vous et votre ombre, c’est ça? Demandez à des victimes des attentats, s’ils sont du même avis…
        “Nous savons par expérience que la violence entraînera toujours plus de violence.”
        Et ceux qui la pratiquent, ils le savent, eux?

        • 2 Février 2017 à 10h37

          Hannibal-lecteur dit

          Ah, Durru, le voilà le problème, les Voty ils SAVENT. 
          Et moi je SAIS que Voty est un con. Égalité, la balle au centre. 
          On rigole…. 

      • 31 Janvier 2017 à 8h15

        Bataille de France dit

        Ma définition de lâche:
        C’est quelqu’un qui sait mais qui ne fait rien.
        Apparement vous réfléchissez sur ce qui se passe, bravo vous savez un peu plus….mais qui ne fait rien…est-ce votre cas…? Voyez :)
        Maintenant l’humanisme, (donc les pays humanistes) ce n’est pas un supermarché dans lequel chacun vient et se sert. Cela m’a l’air d’être un peu votre cas. L’Humanisme(entre autre choses) c’est un projet que vous devez saisir et transmettre à vos enfants et petits enfants. Alors lancez vous sans hypocrisie aucune!

      • 31 Janvier 2017 à 8h21

        Bataille de France dit

        ‘Nous savons aussi que la vraie menace pour la paix sont les guerres économiques’

        La vraie menace ce sont ceux qui fonce avec un camion dans la foule, et ceux qui sont avec lui, il y en a beaucoup vous savez Voty qui trouve cela bien. Mais peut être que je ne vous surprend pas, vous le saviez déjà.

      • 31 Janvier 2017 à 13h45

        Schlemihl dit

        Les USA ont en effet accueilli des irlandais allemands scandinaves italiens juifs grecs polonais ukrainiens finlandais russes etc …. beaucoup moins d’africains d’asiatiques et de musulmans . Il a existé des quotas d’ immigration et il n’ étaient pas là pour rire . D’autre part les nouveaux arrivés étaient priés d’adopter les lois et les moeurs américaines . Et quand les USA se sentent agressés ils réagissent avec plus de brutalité qu’en France . Faut il rappeler le sort cruel des Nisei en 1942 , la peine de mort , le système pénitentiaire et d’autres choses , dont les expulsions ?

        Les vraies menaces sur la paix sont les guerres économiques ? je n’en suis pas sur du tout . La première et la deuxième guerre mondiale , la guerre de Corée , la guerre du Vietnam , la guerre Iran Irak ( plus de huit ans de guerre et près d’ un million de morts ) la guerre israélo arabe , la guerre en Syrie , la guerre au Soudan au Yemen , entre autres , n’ ont pas été des guerres économiques sauf dans la littérature marxiste . Je serai moins affirmatif pour la Guerre du Chaco et la guerre d’ Irak , encore qu’elle dure pour des motifs qui ne tiennent pas à l’ économie  . On fait rarement la guerre pour le profit , c’est un prétexte rationnel inventé après coup . 

        La violence entraîne plus de violence ? ça peut arriver . Mais ce qui entraîne surement l’ agression , c’est la faiblesse .Une minorité désarmée , un peuple ayant perdu la volonté de se battre , sont beaucoup plus en danger qu’un agresseur . Cela dit , celui qui ne maitrise pas sa propre violence sera détruit par elle , ce qui arrivera aux islamistes sans que nous ayons à nous donner la peine de provoquer ou de financer . Peut être faudra t il fournir des armes , comme les USA et Britanniques on envoyé des armes à Mourmansk .

        M Trump me déplaît et m’ inquiète . Face à des criminels et des dingues il est peut être préférable à M Hollande , au gouvernement de l’ UE et à M le Président de la République Albert Lebrun .