Trump a les pétromonarchies et l’Iran dans le viseur | Causeur

Trump a les pétromonarchies et l’Iran dans le viseur

Entretien avec Fabrice Balanche

Auteur

Daoud Boughezala

Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 09 novembre 2016 / Monde

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D'après le spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche, le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump va certes se rapprocher de la Russie et prôner une politique "réaliste" au Moyen-Orient mais aura à la fois l'Iran et les pétromonarchies sunnites dans le viseur. Cela devrait rassurer Israël et l'Arabie saoudite, qui a perdu pied en Syrie au profit des forces favorables à Bachar Al-Assad...
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Donald Trump, élu président des Etats-Unis, arrive pour faire une déclaration, le 9 novembre 2016 à New York © AFP SAUL LOEB

Daoud Boughezala. Vous qui officiez désormais à Washington D.C., quelles conséquences sur la politique américaine au Moyen-Orient voyez-vous dans la victoire surprise de Donald Trump à la présidentielle américaine ?

Fabrice Balanche1. La victoire de Donald Trump va provoquer une inflexion majeure de la politique américaine. Le nouveau président est isolationniste sur le plan international, sa principale préoccupation est l’économie du pays et ses cibles sont par conséquent le Mexique et la Chine. L’auteur de  Art of the deal est un pragmatique sensible aux dynamiques de terrain plus qu’aux idéologies. Avec lui plus de « regime change », mais du réalisme en fonction des intérêts américains.

Vis-à-vis de la Russie, on peut s’attendre à un rapprochement contre le terrorisme islamique, qui est la seconde priorité de Donald Trump. Les pétromonarchies du Golfe sont dans son viseur car considérées comme les promoteurs de l’Islam radical. Mais paradoxalement, l’Iran aussi est ciblé par le nouveau Président américain qui le considère également comme un acteur du terrorisme international. Il condamne d’ailleurs fermement l’accord sur le nucléaire iranien conclu par Barack Obama. Ce qui peut rassurer à la fois l’Arabie Saoudite et Israël sur l’avenir de la politique américaine au Moyen-Orient.

Autre élection, celle de Michel Aoun à la Présidence de la République libanaise la semaine dernière. Est-ce une victoire de Damas et de l’axe iranien ?

C’est clairement une victoire de l’Iran, parce que l’Arabie saoudite avait mis son véto à l’élection d’un président pro-Hezbollah. Aoun étant l’allié du Hezbollah depuis 2006, il n’était pas question pour les Saoudiens qu’il arrive au pouvoir au Liban. Son élection a été permise parce que le camp pro-Assad est en train de l’emporter en Syrie. Ce rapport de force influence les politiques libanais, en particulier Walid Joumblatt, l’inamovible chef druze du Parti socialiste progressiste, que beaucoup qualifient de girouette, car c’est quelqu’un qui sent les événements et dont les revirements sont très révélateurs.

Mais Saad Hariri, lié à l’Arabie Saoudite, a été de nouveau nommé Premier ministre. Signe que Ryad n’a pas renoncé au Liban…

Il est normal que Saad Hariri soit Premier ministre, car le chef du gouvernement doit obligatoirement appartenir à la communauté sunnite. Il n’y avait pas d’autre candidat sérieux à la fonction. Même Achraf Rifi, pourtant vainqueur d’une élection municipale à Tripoli, ne pouvait réellement concourir car il n’est pas issu des anciennes familles qui contrôlent le Liban et ne possède pas une fortune et un réseau politique comparable à ceux d’Hariri, même si ce dernier est déclinant.

Mais la désignation de Saad Hariri ne change rien à la lassitude qu’éprouvent les Saoudiens à l’égard du Liban. Ce pays leur coûte cher, d’autant qu’ils n’ont plus assez de levier pour peser sur la politique libanaise. Et ce rapport qualité-prix négatif a incité l’Arabie à abdiquer au Liban au profit de l’Iran.

A quelques kilomètres de la frontière libanaise, la guerre civile syrienne fait rage. Là-bas également, l’Arabie saoudite a-t-elle plié face aux pro-Assad ?

Le régime Assad est clairement sauvé en Syrie, alors qu’il était fort mis à mal à l’été 2015.  Sans l’intervention russe, qui a eu une influence décisive, le territoire contrôlé par Damas se serait considérablement restreint et peut-être limité aux zones alaouites. Le régime aurait perdu Alep, Hama, etc. Les Russes ont mis en place une dynamique de reconquête, a fortiori depuis leur arrangement avec la Turquie. Auparavant, l’essentiel des armes et du matériel des rebelles passaient par la Turquie, ce qui posait un grand problème à Damas. Or, en contrepartie de l’autorisation accordée à la Turquie d’intervenir en Syrie contre les Kurdes, la Russie a obtenu d’Ankara qu’elle restreigne son soutien à l’opposition syrienne.

Malgré l’hostilité turque, les Kurdes syriens ont annoncé leur participation à la bataille de Raqqa…

Les Kurdes ont fait cette déclaration pour obtenir la protection américaine contre la Turquie. En réalité, ils n’ont aucune envie ni aucun intérêt d’aller à Raqqa, une ville arabe dans un territoire arabe. Ce que veulent les Kurdes de Syrie, c’est faire la jonction entre leurs territoires d’Arfin et de Kobané, projet qu’a contrecarré l’intervention de l’armée turque en Syrie. Mais les Kurdes savent que la prise de Raqqa tient à cœur aux Occidentaux, puisque c’est de là que sont partis les attentats européens. Ils jouent donc une partie de poker menteur, s’engageant à marcher sur Raqqa de façon à ce que la Turquie ne les gêne pas car ils craignent une offensive militaire turque. Au printemps, les Kurdes syriens ont perdu mille combattants à Manbij, localité dans laquelle ils avaient accepté de combattre parce que les Américains leur avaient promis l’unification de leur territoire en Syrie. Cette promesse est restée vaine. Aussi les Kurdes ne prendront-ils plus un tel risque. Pourquoi conquérir Raqqa, si bien défendue par l’Etat islamique, et perdre des milliers d’hommes pour ensuite être abandonnés par les Américains et poignardés par les Turcs ? Le plus probable est que les Kurdes se contentent de donner quelques gages aux Américains, lançant des offensives pour la forme, prenant quelques villages au nord de Raqqa, sans s’attaquer frontalement à la capitale de Daech.

Plus à l’Ouest, Bachar Al-Assad paraît bien parti pour remporter la mise face à la rébellion. Pour autant, même en cas de règlement négocié du conflit, en sera-t-il fini des Etats-nations syrien et irakien ?

Les nations syriennes et irakiennes n’ont jamais existé ! L’Irak et la Syrie étaient des Etats-territoires, cadres d’une illusion de nation donnée par le régime. Mais les Irakiens et les Syriens se sentaient avant toute chose des membres de communautés (alaouite, chrétien, druze, sunnite, etc.). Toute la question est aujourd’hui de savoir si les frontières vont changer. Ce n’est pas le scénario le plus probable car la communauté internationale va tout faire pour éviter de crée un nouveau Soudan (la partition du Sud a été une catastrophe !). La Turquie et l’Iran multi-ethniques n’ont aucune envie de toucher aux frontières. En revanche, on risque de voir se constituer au milieu d’Etat officiels des territoires autonomes comme le Kurdistan d’Irak.

Dans cette hypothèse, Bachar Al-Assad gouvernerait à Damas pendant que des pouvoirs locaux tenus par des seigneurs de la guerre règneraient dans certaines provinces en sauvant les apparences, comme Poutine le fit en Tchetchénie. Assad cherche-t-il ses Kadyrov ?

C’est en effet le scénario que les officiels de Damas m’ont expliqué. Ils savent très bien qu’il sera impossible de réinstaurer une puissance centralisatrice comme auparavant. Et c’est donc tout naturellement qu’ils vont se tourner vers des potentats locaux, en particulier des chefs rebelles qui sont parmi les plus facilement corruptibles. Ceux-ci ont envie de profiter paisiblement de l’argent amassé pendant le conflit, quitte à faire allégeance à Assad pour tenir leur territoire. Ce schéma était prévu pour Zahran Allouche, le chef de Jaych-al-Islam, un puissant groupe rebelle de la banlieue de Damas, mais il est allé prêter allégeance aux Saoudiens en décembre 2015. S’agissait d’une absence de vision d’avenir ou d’un moyen de faire monter les enchères entre Ryad et Damas. Résultat : lorsqu’il est rentré dans son fief, il s’est pris un missile dans les dents ! De même, en attendant la libération de Raqqa, beaucoup de chefs tribaux résident à Damas depuis la chute de la ville en 2013. Ils espèrent bien récupérer le pouvoir une fois l’Etat islamique vaincu.

  1. Agrégé et docteur en Géographie, Fabrice Balanche est maître de conférences à l’Université Lyon-2 et chercheur invité au Washington Institute.

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    • 10 Novembre 2016 à 7h56

      Pol&Mic dit

      jouez les “surpris” , les “scandalisés”, les “offusqués” maintenant !!!!!!
      ce n’est que le résultat des attitudes des politiciens (nes)….(de tous bords)
      tant va la cruche à l’eau !….. etc….

    • 9 Novembre 2016 à 18h13

      Max dit

      @joke ka dit : “médias gauchistes”. Clinton a perdu a cause de son côté va-t-en guerre justement que les médias de droite cherchent également à faire passer. Les gens ont refusé ce diktat de la presse tout court. Trump est un peu comme Chirac ou Tapie. Quelqu’un “de droite” mais proche du peuple, en tout cas c’est ce qui est ressorti de sa campagne. Trump est à l’opposé des Bush et du neo-conservatisme. Clinton elle semblait s’en rapprocher contrairement à Obama mais qui devait faire avec. Les Américain ont élu deux fois Obama et ce n’est pas son bilan qui est en cause mais bien la campagne de Clinton qu’Obama à eu du mal à soutenir également.

    • 9 Novembre 2016 à 16h38

      QUIDAM II dit

      Ce papier semble très intéressant parce qu’il montre la complexité réellement inextricable de la situation du Proche-Orient, sans même omettre ses dimensions crapuleuses, ce qui ne fait généralement l’objet d’aucune mention chez les analystes : « les officiels de Damas (…) vont se tourner vers des potentats locaux, en particulier des chefs rebelles qui sont parmi les plus facilement corruptibles. »
      Et : « Les nations syriennes et irakiennes n’ont jamais existé »… de même que la Jordanie, le Liban, la Palestine, la Libye.
      Quant à la future politique étrangère de Trump, il est fort à parier que ce qui guidera son action sera un pur pragmatisme lié en aucune façon à ses déclarations de campagne. 

      • 11 Novembre 2016 à 18h17

        philgold dit

        Vous avez raison. Le président égyptien Anouar el Sadate pour caractériser les pays arabes autres que l’Egypte dénonçait le côté illusoire des nationalismes de ces soi-disant pays arabes qu’il appelait des tribus avec un drapeau.

    • 9 Novembre 2016 à 14h22

      joke ka dit

      Le peuple américain a refusé la candidate que voulait lui imposer les médias gauchistes et la pseudo élite intello bien pensante.. cette élite et tous ces “zintéligents supérieurs” people compris qui sont tellement persuadés d’avoir raison n’avaient pas prévu ce résultat contraire aux multiples sondages…

    • 9 Novembre 2016 à 13h34

      Sancho Pensum dit

      “Cela devrait rassurer Israël et l’Arabie saoudite”
      Pour l’Arabie saoudite, j’ai comme un doute…
      “Si Barack Obama avait quelque peu froissé la pétromonarchie en raison de la conclusion de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, grand rival des Saoud, le nouveau pensionnaire de la Maison-Blanche n’y est pas allé de main morte pour dénoncer ouvertement l’accord historique pétrole contre sécurité en vigueur depuis sept décennies entre les États-Unis et l’Arabie saoudite. « La raison principale expliquant pourquoi nous soutenons l’Arabie saoudite est que nous avions besoin du pétrole », déclarait-il sur la chaîne américaine NBC en août 2015. « Mais, actuellement, nous n’en avons plus vraiment besoin. » Une référence aux gisements de gaz de schiste américains qui garantissent désormais aux États-Unis l’indépendance énergétique, et leur permettent de prendre quelque peu leurs distances avec leur turbulent allié du Golfe.”
      http://www.lepoint.fr/monde/moyen-orient-donald-trump-un-elephant-dans-un-magasin-de-porcelaine-09-11-2016-2081941_24.php

    • 9 Novembre 2016 à 12h49

      persee dit

      Quand on a lu les interventions de François sur la gente féminine
      , on ne peut qu’éclater de rire. Macho-mysogine ? Vous avez vu la femme de Donald Trump, Cette beauté, sa classe , son sourire, sa distinction. Il y a vraiment des gens qui ne comprenant rien à la vie , ne comprennent rien à la politique. On change de monde.

      • 9 Novembre 2016 à 15h52

        IMHO dit

        Cette beauté, sa classe , son sourire, sa distinction ???
        Cette pute, voulez-vous dire .

        • 9 Novembre 2016 à 16h24

          maxou dit

          Toutes les ex femmes de Trump étaient des beautés qui lui ont donné de beaux enfants, et sa femme actuelle est elle aussi très belle. Insulter une personne que vous n’avez jamais cotoyé et que vous ne connaissez que par les médias-menteurs est particulièrement bas.

    • 9 Novembre 2016 à 12h20

      François dit

      Un Macho-misogyne élu à la tête des States. Ça me fait de la peine…

      • 9 Novembre 2016 à 12h23

        Zinho dit

        Moi je préfère ça à une politicienne affairiste féministe frigide et chiante comme la mort.

      • 9 Novembre 2016 à 13h29

        steed59 dit

        que je sache trump n’a pas été condamné pour tout ce qu’on lui reproche

        • 9 Novembre 2016 à 14h00

          Bibi dit

          Hillaria non plus.

        • 9 Novembre 2016 à 15h39

          ZOBOFISC dit

          Pour Hilary, ça va peut être venir. En tous cas, Trump lui a promis. On va voir s’il tient ses promesses !

    • 9 Novembre 2016 à 12h03

      Tonio dit

      Je ne doute pas des bonnes sources de M. Fabrice Balanche; mais j’ai l’impression que les plus déçus par cette élection surprenante sont les Israéliens. (Il ne faut pas perdre de vue que Soros, comme toute la finance de Wall Street, sans oublier la FED, étaient les plus puissants soutiens de Clinton.)

      Depuis longtemps, les Israéliens voyaient autour d’eux leurs ennemis se déchirer, ils assistaient au spectacle en attendant, peut-être, le dépeçage de la Syrie et le partage de ses ressources avec la Turquie: terres, eau, pétrole, gaz, bref le Grand Eretz Isarel, promis (Sam. 1,13:19) par l’Eternel à Abraham et à toute sa descendance jusqu’à la fin des temps.

      Mais ça, c’est quand on confond “reale Politik” et prophéties bibliques…

      • 9 Novembre 2016 à 13h24

        Bibi dit

        Difficile de battre Soros en matière d’activité ($$$) anti-sioniste, anti-israélienne.
        Il est temps de vous rafraîchir les connaissances en matière de souhaits israéliens.

        • 9 Novembre 2016 à 13h30

          steed59 dit

          c’est surtout en matière anti-russe pour lequel il est très fort

      • 9 Novembre 2016 à 13h25

        steed59 dit

        moi par contre je doute fortement de vos sources. Comme l’a cité kravi trump est plutôt bien vu du coté de Tel-Aviv/jérusalem

      • 9 Novembre 2016 à 13h26

        philgold dit

        Le délire paranoïaque de la volonté d’expansion (née de la volonté de domination du monde) pour atteindre une hégémonie d’Israël dans la région et plus si possible.

        La reapolitik : restitution du Sinaï contre la paix avec l’Egypte, retrait unilatéral du Sud Liban par Ehoud Barak, retrait unilatéral de Gaza par Ariel Sharon (investit un an plus tard par le mouvement terroriste Hamas).
        Multiples offres de paix avec la Syrie du père el Hassad contre restitution d’un Golan démilitarisé. Dernière en date celle de Barak sous l’égide de Clinton.

        Le principe de la validité d’échange des territoires contre la paix proclamé par les autorités religieuses (sionistes religieux comme les ultra-orthodoxes) juives depuis plus de 40 ans.
        Le plan de restitution dit de Londres de la Cisjordanie à la Jordanie entre shimon Pérez et le roi de 1987 qui a échoué devant l’opposition des pays arabes.
        Last but not least le plan Clinton de paix de 2000 accepté par Ehoud Barak et rejeté par Arafat et qui a mené à la seconde intifada.

        La propagation de mensonges haineux montre comment on confond nécessairement réalité et propagande antisioniste-antisémite.

        • 9 Novembre 2016 à 13h31

          steed59 dit

          et puis après je en vois pas Israël vouloir annexer la moitié de la Syrie après s’être désengagé de gaza. Les frontières du “grand israël” (sic) se joue maintenant que sur quelques localités.

      • 9 Novembre 2016 à 13h52

        philgold dit

        Vous avez gagné le prix Goebbels de la propagande antisémite pour votre citation bidon “Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit …”
        1 Samuel traite de la détresse face à la stérilité et des prières de Anne faites à Dieu en présence du prophète Elie.
        2 Samuel traite des affrontement entre David et Saül premier roi d’Israël;
        Nul part d’Avraham ni de promesse d’un Grand Israël.

      • 9 Novembre 2016 à 16h30

        maxou dit

        sur rtr les juifs suivaient l’élection avec les russes ; la protection russe, vu les résultats en Syrie, semble plus efficace que la protection américaine.

    • 9 Novembre 2016 à 11h35

      AZALAÏS dit

      Merci Monsieur  Boughezala de nous faire partager vos informations à la source, par la voix de Fabrice Balanche : Washington D.C , peu relayées par notre “médiacratie ” .
         Car j’avoue , qu’après avoir écouté le discours, ce matin , du nouveau président des U.S.A, l’ombre qui planait sur sa politique , ses projets, s’est encore épaissie ! Il dit vouloir “s’entendre avec “Tous les pays ” (?) 
         On pourrait penser vues les congratulations d’usage … exagérées, qu’il va gouverner avec Hilary Clinton ! A moins qu’il n’ait une révélation et qu’il y préfère un Sanders qui eut été un si bon choix pour le pays ? 
          On peut rêver ! Rêver encore un peu … ( en ce qui concerné Sanders … Évidemment!) 
         Dans cette grande famille qui occupait la scène , il va bien y avoir quelqu’un qui va lui souffler d’avoir une politique cohérente pour ce Moyen orient préoccupant ? 
         Sera-ce l’analyse de Fabrice Balanche ?
        La voie … la voix de l’Amerique ?
          Et nous dans tout ça ? Où en sont nos ” experts analystes ” ?  … ce matin ! 

    • 9 Novembre 2016 à 11h08

      Bibi dit

      Que signifient les mots “effacés”?

    • 9 Novembre 2016 à 11h05

      Zinho dit

      Les bobos suffoquent : le peuple a voté !!!

      • 9 Novembre 2016 à 11h42

        IMpro dit

        Je ne suis pas bobo, je suis plutôt de droite (je soutiens Fillon) et je ne suffoque pas, car j’avais pensé qu’il gagnerait, mais quand je vois le peroxydé et sa brochette de trumpettes (femmes gaulées comme des top-models, enfants à l’air débile, surtout le petit Trump miniature qui a l’air d’un zombie dans son costume sur mesure, etc., se présenter devant leurs fans électrisés, je me dis que le peuple a élu quelqu’un qui lui ressemble! Si Antoine Pinay avait la tête d’un électeur, je doute que Trump ait celle de son électeur moyen. Si Trump applique son programme, on sait bien que ce sont ses électeurs qui en seront les premières victimes. Quand le peuple est désespéré, il se jette dans les bras du premier venu, ce ne sera pas la première fois dans l’histoire. Hillary Clinton était une très mauvaise candidate et ce sont les élus républicains qui doivent maintenant suffoquer d’avoir permis l’élection d’un type qui a autant les compétences d’un président que j’ai celles d’un pape. Cette élection va rebattre les cartes, il n’est pas impossible que les Américains se réveillent de leur cauchemar. Mais peut-être cela donnera-t-il aux Européens l’occasion de se désengager de l’emprise US? Si les USA ne financent plus l’OTAN par exemple on sera certainement obligés de se reparler pour construire quelque chose par delà les institutions européennes moribondes. J’ai entendu des réflexions encourageantes dans ce sens de la bouche du président CDU de la commission des affaires étrangères du Bundestag. Si l’on n’a pas les bonnes réponses, les leaders incompétents à la Trump sont à l’affût partout en Europe.Mais c’est peut-être ce que souhaitent certains. Ah Dieu, que la guerre est jolie!

        • 9 Novembre 2016 à 12h17

          Zinho dit

          Evidemment cela ne vaut pas la Fondation Clinton à but humanitaire, le réchauffement climatique et toute la moraline qu’on nous enfonce par tous les orifices…

        • 9 Novembre 2016 à 12h24

          Zinho dit

          Au fait, Mme Clinton, elle, elle ne va jamais se faire colorer les cheveux ?

        • 9 Novembre 2016 à 12h35

          AZALAÏS dit

          Le petit Trump dormait debout ! 
           Si le réveil de l’Amerique est prévisible .  La probable sortie de l’OTAN devrait nous réjouir .
           Enfin un projet européen d’indépendance !
            Un boulevard pour ces politiques qui dormaient comme le petit Trump . Envisager la fin des pourparlers de l’entrée de la Turquie dans l’Europe , cela deviendrait-il possible ? 

    • 9 Novembre 2016 à 10h46

      steed59 dit

      la dernière fois qu’un président américain avait les pétromonarchies dans le viseur, deux tours se sont malencontreusement effondrées du côté de Manhattan.