Et si Trump incitait l’Europe à se transformer? | Causeur

Et si Trump incitait l’Europe à se transformer?

Pour une UE à géométrie variable

Auteur

Roland Hureaux

Roland Hureaux
est essayiste.

Publié le 09 février 2017 / Monde

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europe donald trump ue

Les critiques retentissantes de Donald Trump à l’égard de l’Union européenne et même de l’OTAN ainsi que son appui au Brexit ont suscité l’indignation et le désarroi de la plupart des responsables politiques ,de l’Europe occidentale, le Premier ministre britannique Theresa May exceptée.

Entre Brexit et hegemon poutinien

Il était pourtant clair, avant même cette déclaration que,  du seul fait de l’élection du nouveau  président américain et de sa volonté  affichée de s’entendre avec Poutine, l’Union européenne se trouvait  remise en cause dans son fonctionnement actuel  tel qu’il résulte du Traité de Lisbonne de 2009.

Elle se voit désormais  confrontée à un double défi :

- Le Royaume-Uni n’est plus en position marginale  mais retrouve au contraire son rôle traditionnel de partenaire privilégié des Etats-Unis;

- La Russie de Poutine sera elle aussi, d’une autre manière, réintégrée dans le jeu international, y compris européen, avec le risque que s’établisse un duopole américano-russe sur l’Europe occidentale.

On ajoutera qu’en cas de crise, analogue à la crise grecque, rien n’assure que Washington viendra à la rescousse de Bruxelles pour forcer un accord de dernière minute, comme cela fut le cas en juillet 2015.

Au lieu d’un trou noir, une galaxie

Face à ces données radicalement nouvelles, il est urgent de reconfigurer les institutions européennes pour les adapter à la situation géopolitique qui en résulte. L’Europe doit “ouvrir ses fenêtres” aux partenaires de son environnement proche et sortir d’une opposition frontale entre les “in” et les “out” qui s’avérera très vite suicidaire.

La solution: s’orienter résolument vers un  schéma d’Europe à la carte (qui s’applique déjà d’une certaine manière, tous les membres actuels de l’UE n’étant pas dans l’euro). Remplacer des institutions centrales monolithiques qui, à vouloir concentrer toutes les compétences, pourraient vite devenir un “trou noir”, par une galaxie  d’agences thématiques spécialisées, sur le modèle de l’Agence spatiale européenne ou de l’OCCAR. Les différents sujets d’intérêt européen qui sont aujourd’hui traités à Bruxelles pourraient continuer de  l’être, par le même personnel le cas échéant, mais la participation à chacune de ces agences serait “à géométrie variable”, certains membres actuels pouvant s’en retirer et certains pays aujourd’hui à l’extérieur, comme désormais le Royaume-Uni, mais aussi  la Russie et pourquoi pas la Turquie ou le Maroc, pouvant adhérer à l’agence correspondante ou se joindre à elle pour telle ou telle action. La coopération politique, appuyée sur un secrétariat spécifique, suivrait le même modèle, avec la possibilité d’associer  certains pays tiers en fonction de l’ordre du jour.

L’intégration européenne, une impasse

L’autre solution, aujourd’hui envisagée dans les milieux européens, mène à une impasse. Elle consiste à dire : face aux risques de marginalisation, pour continuer à “peser”,  l’Union européenne telle qu’elle existe doit serrer les rangs, défendre très fort l’acquis,  s’intégrer si possible  davantage. Concrètement, durcir le Brexit pour punir Londres, maintenir les sanctions envers la Russie (alors même que les Etats-Unis vont les lever bientôt !) , continuer de battre froid  Donald Trump au nom des “valeurs”. Qui ne voit que cette voie est une impasse ? Elle conduirait à placer l’Ouest du continent  sous un contrôle encore plus étroit  de l’Allemagne, dont la chancelière est affaiblie par ses frasques migratoires et mal vue par Trump. Qui imaginerait d’ailleurs que l’Allemagne, bordée par une France nécessairement inféodée et donc sans poids, pourrait résister à Washington, Londres et Moscou coalisés? Comme aux “heures les plus sombres de notre histoire” ! Le plus probable dans un tel schéma est que les Allemands ne seraient  plus que la courroie de transmission du nouveau pouvoir international. On aurait là l’aboutissement paradoxal de soixante ans de “construction européenne : les affaires  l’Europe décidées entièrement en dehors d’elle.

Une Europe à géométrie variable permettrait au contraire, à la fois d’atténuer la rigueur du Brexit et d’éloigner la Russie de la tentation du duopole en la réintroduisant dans quelque chose comme un nouveau  “concert européen”, de rompre  ainsi le front de la mise en tutelle. Même perspective pour la Turquie aujourd’hui contrainte à s’inféoder à Moscou.

Le génie européen est complexe

Même s’il ne préjuge pas de l’avenir de l’euro avec lequel il n’est pas formellement incompatible, ce schéma obligera les adeptes d’ une intégration sur le modèle monnetiste au sein d’un super-Etat périmant peu à peu les Etats-nations, avec ses frontières, son armée, son drapeau, et pourquoi pas ses timbres, à en faire leur deuil.

Mais qui ne voit que le modèle de l’Europe bloc contredit la complexité qui est au cœur du génie européen ? Comme le dit Jean-Jacques Rosa1, il s’oppose aux tendances modernes privilégiant non les constructions monolithiques, mais les organisations plurielles, souples, interconnectées sans hiérarchie stricte. Ajoutons qu’au moment où  la Russie est débarrassée du communisme et  les Etats-Unis de ce projet mondial qu’était aussi le néo-conservatisme, le monde s’éloigne, pour le plus grand bien de la paix,  des modèles idéologiques du XXe siècle auxquels on peut, même de manière atténuée, assimiler le projet européen de l’après-guerre.

La réorganisation des institutions européennes que nous proposons  n’est pas une option. Qui peut croire que l’édifice actuel (ou ce qu’il en reste)  pourra se maintenir longtemps en excluant frontalement les deux principaux centres financiers de la planète (New York  et Londres) et la première puissance  énergétique et militaire du continent ?

Si l’Union européenne ne procède pas à une réforme rapide de ses institutions, dont la France pourrait prendre l’initiative, on peut craindre qu’elle ne coure à une cataclysmique dislocation.

  1. Jean-Jacques Rosa, L’erreur européenne, Grasset.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 11 Février 2017 à 17h21

      IMHO dit

      Avec Trump à la barre, les Etats-Unis ne se transforment pas, ils se barrent en couille .

      • 11 Février 2017 à 17h51

        chlomo dit

        possible en effet ( et à souhaiter vivement ) que les USA et la Russie s’entendent enfin pour en finir dans un futur proche avec l’ UE et le pouvoir en place en France depuis trop longtemps : pour leurs sécurités respectives , notre pérennité et l’avenir ou le bien commun à tous sur Terre…

        Ils ont la puissance . auront-ils les couilles pour l’utiliser ???

        Impossible de prendre des mesures de bon sens dans ce pays ( la France ) sans qu’elle soit aussitôt paralysée par des lobbys divers et(a)variés .

        ça ,ce scénar , c’est parfaitement possible .

        une intervention étrangère militaire sur notre sol ou bien la guerre civile ( déjà bien larvée ) ou encore l’ effacement du pays sans rémission .

        il faudra choisir ………….

        les grandes puissances (Trump et Poutine , les chinois sans doute ) seront de + en + assez ok enfin pour virer la nomenklatura politico financière et islamo-gauchiste par la force puisque le vote populaire ne sera pas respecté .

        en quelque sorte , nous sommes une majorité de citoyens pris en otage par la gauche et son extrême ( enfin une gauche de papier verbeuse et impuissante plus que vertueuse )et un nombre improbable de musulmans prêts à nous foutrent dessus massivement .

        c’est le peuple qui aura le dernier mot et les élections sont encore libres .
        attention : dans quelques semaines ou en 2022 !
        tel un jeu de carte , l’Europe se cassera la gueule et avec elle ceux qui nous emm ….

        jusqu’à présent le terrorisme intellectuel se croit invincible mais face à des armées ?

        moi ça me rappelle l’après 1789 (l’An deux) mais à l’envers : le peuple qui demande de l’aide aux pays amis et puissants pour rembarrer ceux qui veulent imposer leur vision du monde impliquant au passage leur esclavage et soumission

        l’heure n’est pas au grand mélange , l’humanité n’est pas assez mûre pour ça !!!!

    • 11 Février 2017 à 14h11

      rolberg dit

      Tiens, tiens, on ne sait plus que Donald est tout sauf prévisible. 

    • 10 Février 2017 à 19h28

      Hannibal-lecteur dit

      Bof…
      On fIle tout ce qu’ils veulent à Poutine et Erdogan pour que Russie et Turquie soient les frontières de l’Europe, de vraies frontières avec l’orient. Et pareil avec le Maroc, mais la frontière, là …avec l’Afrique, c’est pas gagné! 
      Et des accords partiels …pourquoi pas? 

    • 10 Février 2017 à 16h42

      Thalcave dit

      Remplacer l’UE par un système de clubs et d’agences c’est revenir au début, la CECA, Euratom, la CED, l’UAO. Ce n’est pas nouveau et pas malin. Rajouter cet attirail aux institutions actuelles c’est faire des usines à gaz, sans efficacité , sans doute coûteuses, et où personne n’y comprendra plus rien. Y rassembler des participants aussi hétéroclites que la Turquie, la Russie, etc.., c’est refaire l’ONU, l’OMC, tous ces machins qui ne fonctionnent pas et se démantèlent puisque les accords OMC sont bloqués sur la question agricole et que les pays comme les USA leur préfère des accords bilatéraux compte tenu de son poids colossal. L’UE n’a pas su tirer avantage de son poids encore plus colossal que celui des USA. C’est un échec historique car l’histoire ne repasse pas les plats. Il faudra commencer par arrêter l’euro porté par la puissance économique de l’Allemagne qui s’en chargera elle-même face à l’inconsistance de l’économie française aux déficits multiples et récurrents et insupportable pour ses partenaires car cela en fait une menace de type Grèce, en gestation mais à la puissance 10. L’Euro avait été une concession de Kohl à Mitterrand en échange de la reconnaissance de l’unification de l’Allemagne acceptée par Thatcher et Bush sans consulter la France de Mitterrand vu par eux comme un minus bavard.
      La France est encore la 5° puissance économique du monde mais elle est sur le point de perdre une place chaque année. C’est comparable au destin de Venise à partir du 16° siècle où sa puissance assise sur l’économie méditerranéenne a été chamboulée par la découverte des routes atlantiques et pacifiques. Venise n’a cessé de se rabougrir sur le tourisme, les jeux et les lupanars.
      J’espère qu’on trouvera un autre destin à la France. Mais certainement pas avec ses juges et sa presse de corbeaux.

    • 10 Février 2017 à 14h38

      Angel dit

      Non d’abord la fin de l’UE.
      Ensuite des gardes fous democratiques.
      Mais cette UE est vraiement moribonde sa mort et son pourrissement risquent de nous faire encore tres mal

      • 11 Février 2017 à 18h12

        chlomo dit

        @ Angel ,

        je suis ok .
        vous écrivez brièvement ce que j’ai posté plus haut …

        va t’on poursuivre encore l’aventure de l’UE , se laisser mener par une nomenklatura pourrie , corrompue et dépravée alors que les grandes puissances avec les nouveaux venus au pouvoir ( quelque soit leur originalité ) alors que la majorité de la population Européenne souhaite en finir partout partout avec ceux qui les retiennent captifs ???

        ce n’est pas sérieux : voyez le comportement et les décisions invraisemblables de Merckel , Barroso

        Paris n’est pas la province (le potentiel de changement démocratique , de ligne , en voix , est bien encore en province ) et on voit bien la fourberie des loosers Hollande et bientôt Hidalgo sans parler des maires de la couronne parisienne : se maintenir au pouvoir sans pinailler les conditions aux conséquences terribles pour les français moyens ou le “bourgeois” …

    • 10 Février 2017 à 6h47

      QUIDAM II dit

      L’auteur préconise non seulement une « Europe à géométrie variable »… mais encore « des agences serait à géométrie variable » incluant éventuellement des pays comme la Russie, la Turquie ou le Maroc !…
      Cela ne ferait qu’ajouter inévitablement d’inextricables complications aux très profonds dysfonctionnements actuels.
      Et puis, cela finirait de dissoudre totalement le caractère « européen » d’une « Union » aujourd’hui déjà gravement chimérique.

    • 10 Février 2017 à 6h22

      QUIDAM II dit

      L’UE est virtuellement la première puissance mondiale dans tous les domaines.
      Son seul problème, c’est qu’elle n’existe pas.
      En effet, les trois seuls Critères d’adhésion à l’UE (critères de Copenhague) sont les suivants :
      - La présence d’institutions stables garantissant la démocratie, l’état de droit, les droits de l’homme, le respect des minorités et leur protection ;
      - Une économie de marché viable et la capacité à faire face aux forces du marché et à la pression concurrentielle à l’intérieur de l’UE ;
      - L’aptitude à assumer les obligations découlant de l’adhésion, notamment la capacité à mettre en œuvre avec efficacité les règles, les normes et les politiques qui forment le corpus législatif de l’UE (l’acquis) et à souscrire aux objectifs de l’union politique, économique et monétaire. (Pour que des négociations sur l’adhésion à l’UE puissent débuter, un pays doit seulement respecter le premier critère.)  
      C’est délibérément, que l’UE a exclu tout critère géographique, historique et culturel… critères qui, pourtant, devraient, en tout premier lieu, caractériser l’Europe.
      Et non seulement, l’UE a renoncé à ce qui devrait constituer son identité, mais encore, loin d’être “unis”, les pays qui la composent, sont en concurrence sociale et fiscale.
      Enfin, l’UE qui a fait perdre aux Etats membres des pans entiers de leur souveraineté, se montre incapable d’assumer les responsabilités de cette souveraineté détruite face aux lobbies industriels et financiers qui imposent leurs lois aux citoyens européens impuissants  :  ” C’est la gauche qui a déréglementé la finance, et la droite qui a déréglementé les grands agrégats : le marché du travail, les syndicats, l’état providence…
      On remarque que les Premiers ministres de gauche ou de centre gauche, en tout cas bon nombre d’entre eux, quand ils quittent le pouvoir, travaillent dans la finance. Ce sont Tony Blair et JP Morgan, Peter Mandelson et Lazard, l’entourage de Clinton dont Rubin qui est allé chez Citigroup…

      • 10 Février 2017 à 6h23

        QUIDAM II dit

        … c’est Prodi à Goldman Sachs, c’est Schröder avec la nébuleuse financière de Gazprom…” (Marc Roche, in lepetitjournal.com, jeudi 20 octobre 2011).
        Enfin, notamment le pantouflage de Barroso chez Goldman Sachs, et celui de l’ex-commissaire à la concurrence Nellie Kroes chez Uber, illustrent la consanguinité extrême entre milieux d’affaires et institutions européennes.

        • 11 Février 2017 à 18h28

          chlomo dit

          parfois on n’a pas envie de mâché ses mots , vrai , mais je vois que vous êtes un peu sur mes constats :-)

      • 10 Février 2017 à 9h51

        Aristote dit

        Ne pas oublier que Chirac a été en pointe pour refuser tout critère substantiel définissant l’Europe ! 

        • 10 Février 2017 à 10h37

          QUIDAM II dit

          Jacques Chirac a également refusé très vigoureusement que soient mentionnées les racines chrétiennes de l’Europe : l’UE est donc privée de critères géographiques, historiques, culturels… et spirituels. Or si l’Europe a germé à Rome, Athènes et Jérusalem, il n’est pas contestable que ses racines sont chrétiennes. Les valeurs actuelles de l’Europe ne sont que des valeurs chrétiennes laïcisées.
          Appeler « Europe » cet agrégat, est donc une imposture pure et cynique.

    • 10 Février 2017 à 1h58

      IMHO dit

      Pfuuu ! Encore un article prématuré ! Par exemple les sanctions américaines contre la Russie ne seront pas levées, Trump a déjà changé d’avis .

    • 9 Février 2017 à 21h13

      chlomo dit

      mais donc mon cher mais faites vite !

    • 9 Février 2017 à 19h32

      Ambrosius dit

      J’aimerais que Marine Le Pen lise cet article car c’est exactement ce à quoi elle soit procéder si elle est élue: une réforme de l’UE et non pas sa disparition.

    • 9 Février 2017 à 18h52

      Habemousse dit

      L’ére Obama nous mettait son doigt ou je pense, mais en douceur, avec beaucoup de commisération : l’ère Trump ne le retirera pas, mais il a le mérite de le dire franchement : c’est le « démerdez vous » attendu.

      Comme le dit l’auteur, l’Europe peut courir à la catastrophe, comme la sonnerie de Trumpette peut la tirer de sa torpeur et lui faire prendre ses responsabilités : il y a tout à perdre ou à gagner dans ce scénario qui nous laisse affaiblis, nous et nos voisins européens, par la grâce d’un groupe qui veut notre perte.

      Comme d’habitude, ne comptons pas sur la Grande Bretagne, qui a toujours roulé pour l’Amérique et qui retourne dans son giron et sur sa zone d’influence, non sans garder les profits juteux qu’elle peut encore tirer des quelques marchés restants.

       Essayons l’axe Paris-Moscou si l’axe Paris-Berlin-Moscou, l’idéal, ne marche pas.

       Et méfions nous des crocs en jambes britanniques. 

    • 9 Février 2017 à 18h02

      Sadim dit

      La France et l’Allemagne. La voila l’Europe. Le reste suit et suivra toujours ces deux a la condition qu’ils s’entendent. Pas gagner avec des incompetents au sommet. J’aurai tendance a en vouloir a l’Allemagne pour cette razzia qu’elle fait subir a l’Europe depuis 10 ans mais que ferais-je a leur place? Attendre enfin que les genies qui nous dirigent (et que le monde nous envie…) realisent dans quel monde ils vivent? L’experience montre que l’on peut etre petrifier avant que ceci ne se realise. La seule solution: un coup d’etat militaire en France suivi d’une invasion de l’Allemagne…

      • 11 Février 2017 à 18h26

        chlomo dit

        @ Sadim ,

        Le problème pour l’Allemagne , c’est sans conteste Merckel qui brigue un 4 ème mandat . incroyable non ??? et quelle impudence : 4 mandats

        est-ce encore une démocratie alors qu’en France ou aux USA , c’est deux mandats maximum .
        Les allemands en ont peut-être ( j’espère ) un peu marre de Merckel et de sa politique dominatrice ( et de ses arrangements avec Erdogan surtout ). Je pense aux grecs qui souffrent pas mal (et pour rien) même s’ils n’ont pas été vertueux …

        oui comme vous le suggérez , ça pourrait sentir le cramé car il n’y a pas de solutions négociées avec les pouvoirs asservis actuels de part et d’autre.
        L’OTAN ne s’est pas beaucoup gêné pour bombarder l’ex -Yougoslavie dans le passé si ma mémoire est bonne .

        la Russie d’abord et ensuite les USA pourraient bien faire un peu de ménage chez nous et pour notre bien : ils sont sur la même longueur d’onde et puis Russes , Américains et Européens nous avons une communauté de destins

    • 9 Février 2017 à 17h13

      Aristote dit

      Peut-être, mais peut-on vraiment croire que les US et la Russie vont eux aussi adopter le modèle de la “géométrie variable” ?

      Une intégration plus poussée de l’Europe dans sa définition actuelle est impossible. Mais une Europe à deux ou trois cercles différenciés dont les limites sont raisonnablement stables dans le temps me paraît plus crédible qu’une Europe éclatée en agences aux frontières mouvantes.