Trump: déraper n’est pas jouer | Causeur

Trump: déraper n’est pas jouer

Le futur président américain a fait de ses foucades une arme électorale

Auteur

Roland Hureaux

Roland Hureaux
est essayiste.

Publié le 17 janvier 2017 / Monde

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Le président élu Donald Trump invective un journaliste lors d'une conférence de presse à New-York, janvier 2017. SIPA. 00788209_000005

Même ceux qui ont bien accueilli l’élection de Donald Trump, ou qui ont apprécié la manière dont il constitue son équipe, déplorent la grossièreté et la brutalité de ses propos de campagne, sur les femmes, sur les Latinos, sur les musulmans, voire sur les noirs. Racisme, machisme, islamophobie: le nouveau président a tout pour plaire !

Si Donald Trump s’avère un bon président, ce sera donc malgré ses foucades qui ont fait scandale. Mais comment ne pas voir que, sans ces foucades, il n’aurait pas été président du tout ?

Excellent acteur, il a su donner l’impression que ses éclats étaient les débordements  involontaires d’un tempérament incontrôlé. Mais il s’agissait là d’une illusion : tout cela a été  bien évidemment fait exprès. Non qu’il ait été complètement insincère. Mais il ne se « lâchait » que selon un plan bien établi. La preuve: depuis qu’il est élu, alors même qu’il  tient  de nombreuses  réunions de remerciements, on n’entend plus rien de ce genre.

Du déjà vu en France mais…

Donald Trump a ainsi été le pionnier d’un nouveau mode de communication par le dérapage. Chaque fois, ses dérapages ont suscité des concerts d’indignation d’un bout à l’autre du  pays. Mais, au moins, le message n’est pas passé inaperçu. Il n’était pas pour autant à prendre à la lettre : « j’interdirai l’entrée des musulmans sur le territoire des Etats-Unis » signifiait « je serai ferme contre le terrorisme ». Dans le bruit de fond de l’univers médiatique, s’il n’avait pas exagéré, personne ne l’aurait entendu. Double résultat : ceux qui pensaient comme lui recevaient le message 5/5; les médias dominants, quant à eux,   donnaient par leur indignation même l’écho maximum à son message.

Cela, à vrai dire, n’est pas tout à fait nouveau. Volontairement ou pas, Nicolas Sarkozy s’était déjà essayé à ce mode de communication: sa déclaration contre les « racailles » ou sa promesse de passer les banlieues au « Karcher »  qui avaient soulevé l’indignation, n’avaient pas fait peu pour le faire élire en 2007. Devenu président, il laissait, de temps en temps,  Nadine Morano ou d’autres lâcher quelques énormités qui occupaient quelque temps le devant de la scène. Mais cette veine était épuisée lors de la primaire de droite  faute qu’il ait eu encore quelque crédibilité.

Le récent dérapage de Vincent Peillon, comparant aux porteurs de l’étoile jaune les musulmans de France, loin d’être involontaire, visait à amadouer ces derniers que ses origines juives risquaient de lui aliéner.

…Trump, lui, a fait de la transgression un système

Mais seul Donald Trump a utilisé de manière systématique cette méthode, au point  d’occuper  plusieurs  fois par semaine le devant de la scène médiatique. Presque toute sa stratégie de communication a été fondée sur les transgressions.

Cela a certes été noté par des observateurs, mais on n’a pas dit en revanche que cette stratégie de transgression n’a été rendue possible que par l’emprise considérable prise au fil des ans par l’idéologie du « politiquement correct ». Une emprise plus forte encore aux Etats-Unis que chez nous et qui a abouti à multiplier sur toute une série de sujets les tabous, les interdits, les lignes rouges.

Des interdits gardés surtout par les grands médias, qui lui étaient presque tous hostiles, mais  encore par les entreprises ou les universités qui excluent de plus en plus ceux qui s’écartent de la pensée unique. Malgré le 1er amendement, la judiciarisation de la police de la pensée  s’est elle aussi développée. Au fil des ans, les sociétés occidentales ont instauré un monolithisme qui n’aura bientôt plus rien à envier à celui des anciennes sociétés totalitaires.

Ce monolithisme est de nature idéologique. Il concerne toute une série de champs: la question raciale, la question religieuse, la question dite des « orientations sexuelles » , bientôt celle du réchauffement climatique, où seules sont admises les opinions dominantes. Ceux qui ne la suivent pas n’ont aucune chance qu’on leur propose un dialogue argumenté: ils ne peuvent attendre que l’excommunication violente, l’injure sous la forme de la reductio ad hitlerum.

Ceux qui respectent les codes sont ennuyeux

De plus en plus, tous les champs de l’action politique se trouvent envahis par une forme ou une autre de pensée unique. Jusqu’à la question du réchauffement climatique: Donald Trump a aussi fait scandale en le mettant en doute.

Le résultat de cette pétrification idéologique des discours est en premier lieu que ceux qui respectent les codes imposés deviennent ennuyeux. Ennuyeux parce qu’ils ne tiendront que des propos convenus et se cantonneront au moralisme ambiant, ennuyeux parce que le public sentira confusément qu’en se montrant si respectueux des codes établis, ils font   preuve d’un caractère terne et conformiste, voire d’un esprit timoré. La peur est toujours  disqualifiante pour qui veut exercer une forme ou une autre de leadership. Il en est de même de la langue de bois, signe de  soumission. L’empire du politiquement correct est une des raisons du discrédit actuel des classes dirigeantes occidentales.

Ce constat a son revers: tous ceux qui auront l’audace de bousculer les tabous se distinguent  de la grisaille. Ils n’auront rien à gagner à y mettre les formes: par son simple contenu, la transgression, en matière de racisme, de sexisme, de climat, garantit le scandale. Autant donc en rajouter si le but est de tirer parti du bruit qui en résultera. De toute façon, la réaction sera violente. Inutile de prendre des gants.

La parole libérée… pour le meilleur et pour le pire

La transgression n’a pas seulement pour effet de faire du bruit: elle fait apparaître le candidat comme l’homme qui ose dire tout fort ce que beaucoup pensent tout bas ou n’osent même plus le penser du tout  par un effet de refoulement. Le transgresseur apparaît ainsi comme un leader et, ce faisant, comme un libérateur, pour le meilleur mais aussi parfois pour le pire. Pour le meilleur s’agissant de réhabiliter une parole libre, nécessaire à  toute  démocratie, pour le pire s’agissant le cas échéant du contenu exprimé.

Reste  à  savoir si Trump fera des émules. En Europe, la France est un des rares pays qui élit au suffrage direct son dirigeant suprême, de par la volonté du général de Gaulle (d’autres pays européens élisent au suffrage universel le chef de l’Etat: Finlande, Autriche, Pologne, Portugal,… mais sans leur conférer des pouvoirs importants comme en France). L’actuelle  campagne présidentielle ne semble pas montrer une dérive de ce type. Parce que la pression du politiquement correct serait moins grande en France ? Ce n’est pas sûr. Il est vrai que  Marine Le Pen se pose comme Donald Trump en dehors de l’ « establishment » mais à la différence de ce dernier, elle semble avoir du mal à l’assumer. Elle hérite certes du bénéfice des transgressions de son père mais a le souci d’en gommer le souvenir pour  regagner de la respectabilité. Les autres candidats, tous produits du sérail à la différence de Donald Trump, restent pour le moment dans le genre lisse. Peut-être faudra-t-il attendre une nouvelle génération pour que soit entièrement tirée la leçon de l’élection de Trump, à moins qu’un   relâchement de la pression idéologique et donc de la censure ne ramène la démocratie sur des voies plus civilisées.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 19 Janvier 2017 à 8h23

      QUIDAM II dit

      Déterminé, rusé, vulgaire, brutal… capable de piétiner des accords internationaux : Donald Trump peut être politiquement et militairement craint, donc politiquement respecté : peu de chefs d’Etat ont publiquement déploré son élection.
      La victoire de M. Trump a été accueillie à Damas comme «une bonne surprise», a indiqué Waddah Abed Rabbo, directeur du quotidien Al Watan, proche du régime du président Bachar al-Assad.
      «L’image donnée par Trump en tant que président lors de son discours de victoire est différente de l’image qu’il montrée durant la campagne. C’est un point notable», a twitté un proche conseiller du président iranien Hassan Rohani, Hamid Aboutalebi.
      Le Président Sissi (Egypte) «espère que la présidence de Donald Trump apportera un nouveau souffle aux relations égypto-américaines».
      Le roi Salmane d’Arabie saoudite a souhaité à M. Trump «le succès dans (sa) mission pour réaliser la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient et dans le monde». Les dirigeants des Emirats arabes unis, du Koweït, du Qatar et de Bahreïn, autres alliés des Etats-Unis dans le Golfe, ont également adressé des télégrammes de félicitations au républicain.
      voir : «  Trump président : comment réagit le monde musulman ? » dans le Parisien du 09 novembre 2016, CS.
      Etc. 

    • 18 Janvier 2017 à 11h14

      micnice dit

      Article apportant un éclairage intéressant.
      Comment exister face au politiquement correct et face à une pensée majoritaire de plus en plus totalitaire?
      Un écart par rapport à la ligne, et le matraquage s’abat: dérapage, propos nauséabonds, racisme, sexisme…..
      Il serait bien malheureux que le débat se fige entre des positions extrêmes ignorant les nuances de la pensée.
      Mais peut-on faire autrement? La question mérite d’être posée et c’est tout l’intérêt de l’article

    • 18 Janvier 2017 à 10h46

      AMA dit

      Histoire impossible: “Once upon a time, it was an american gentleman”.
      Trump, parfait américain, le genre GI débarquant à Omaha Beach, le type de bohomme venu du Nouveau Monde et qui nous a servi à quelque chose de positif.
      Difficile d’en dire autant de la concurrence.
      S’il dit vraiment ce qu’il pense, en particulier sur les femmes, c’est peut-être du à ses expériences de la vie.

    • 18 Janvier 2017 à 9h15

      m-o finel dit

      J admire Finkelkraut et Zemmour parce qu ils disent la vérité. Et dire qu entre l Islam et la France les musulmans doivent choisir n est pas une exagération mais une vérité. Je désapprouve la manipulation et le cynisme. Celui de Peillon est mensonger et grave. La pensée unique est un totalitarisme contre lequel combattre est une priorité. C est ce que font Trump et Marine Le Pen. L islamisation de l Europe est un mal contre lequel combattre est une priorité. Il n y a pas d exagération mais une simple vérité. Ceux qui font ainsi de la casuistique n ont simplement pas le courage de choisir et s engager. Se définir et s engager c est être clair et choisir son camps. Rester dans un flou indéfini de modération est aujourd’hui tout simplement lâche. Les enjeux sont trop graves. Il semble que cet article passe à côté.

    • 18 Janvier 2017 à 6h50

      Hannibal-lecteur dit

      Il n’y a pas équilibre.   ” pour le meilleur s’agissant de réhabiliter une parole libre, nécessaire à toute démocratie, pour le pire s’agissant le cas échéant du contenu exprimé. “ 
      La liberté de parole est un MEILLEUR absolu, nécessaire, indispensable, et doit être le devoir sacré de chacun.
      Le pire, d’ailleurs…éventuel concernant le contenu peut aussi bien ne pas être pire du tout! Et entre le pire “dit” et le pire “réalisé” il y a toute une démarche avec possibles corrections…
      Le mirâcle serait que la libération de la parole , n’importe son excès, prenne le pas sur le politiquement correct : le mirâcle Trump, peut-être on verra.
      Car les ennemis de l’excès de libre parole, ceux qui veulent des LOIS pour interdire de dire, ne montrent ainsi que le peu de foi qu’ils accordent eux-mêmes à leurs idées puisque ils les considèrent eux-mêmes fragiles , susceptibles de démolition dès la moindre parole contraire. Au final, le contraire de l’objectif souhaité !  

    • 17 Janvier 2017 à 16h44

      Warboi dit

      Vous pensez vraiment que “tout bas”, un électeur normal qui suit sa vraie nature est vulgaire, xénophobe voire raciste et misogyne ??
      Et que le poli de la civilisation judéo-chrétienne, de la “culture”, ce que vous appelez le “politiquement correct”, construit péniblement après des siècles est un leurre, une entrave ??

      • 18 Janvier 2017 à 11h37

        durru dit

        “le poli de la civilisation judéo-chrétienne, de la “culture”, ce que vous appelez le “politiquement correct””
        N’importe nawak. Le “politiquement correct” s’apparente à la novlangue d’Orwell, un vocabulaire réduit où on interdit l’utilisation des termes “incorrects”. Petit exemple: “noir”. Est-ce qu’il faut que je continue? Pas la peine, vous n’allez pas mieux comprendre.

    • 17 Janvier 2017 à 16h34

      Terminator dit

      Je ne sais pas encore ce que vaudra Trump comme Président mais il est clair que ça risque de pas mal décoiffer… Ce type-là est “cash” et parle un langage immédiatement compréhensible par le plus grand nombre de ses concitoyens. La haute administration et les “zélites” n’ont qu’à bien se tenir !

      • 17 Janvier 2017 à 16h45

        Warboi dit

        Yeah, prenons tous les femmes par la chatte, c’est tout ce qu’elles méritent ces connes ! Qui commence ?

        • 17 Janvier 2017 à 16h52

          steed59 dit

          ceci est-il mieux ?

          http://www.dtom.fr/wp-content/uploads/2012/11/FEMEN-CASTRE.png

          ah il beau le féminisme d’aujoud’hui

        • 17 Janvier 2017 à 19h42

          plouc dit

          pourtant il y a plein de femmes à des postes très importants dans ses multiples entreprises ainsi que dans son administration future !!!
          oui , il parle ” cru” des femmes en privé , mais qui ne le fait pas ????
          faut arreter la mascarade médiatique xénophobe contre lui qui avait ressorti des enregistrements espions à son insu lors d’ une conversation ” de la rue ” !!!
          les merdias de la bobosphère prout prout islamo collabo multiculturelle style Terra Nova n’ ont pas arreté de trouver n’ importe quoi afin de salir Donald Trump qui n’ est pas dans leur pensée unique !!! alors tout était bon pour eux !!!!

        • 18 Janvier 2017 à 11h18

          steed59 dit

          faut avoir un jour entendu une conversation de femmes parlant des hommes pour s’apercevoir que le politiquement incorrect n’est de notre monopole (à nous les hommes)

    • 17 Janvier 2017 à 14h14

      rolberg dit

      Les Américains ont enduré la démocratie, enfin le semblant de, durant des siècles. Vive la monarchie ! Vive le roi Trump ! 

      • 17 Janvier 2017 à 21h27

        steed59 dit

        la succession par primogéniture, on trouve ça plutôt chez les Kennedy ou les Bush. Bientôt pour les Clinton ou les Obama

    • 17 Janvier 2017 à 13h09

      Martini Henry dit

      Bien plus intéressant que ces détails de pure forme est l’opposition patente qui existe entre Trump et l’”Etat profond” US et la lutte qu’ils semblent avoir engagée. Les déclarations de Trump sur l’inutilité actuelle de l’OTAN et sa volonté isolationnsont une véritable bombe qui induirait une modification complète de toute la politique étrangère US. Les soit-disant “révélations” du FBI sur la sex tape de Trump détenue par les services secrets russes sont un indice de cette lutte. Ces révélation ont tout de suite fait pschiitt mais ont été reprises tout de suite par les médias mainstream US (soit-disant sérieux) et, bien sûr, les médias français dans leur ensemble. Cette révélation est très vite apparue pour ce qu’elle était : un buzz d’un site à moitié satirique, le site Buzzfeed”. Une blague, quoi!
      Ce qui n’empêchait pas les journalistes et les experts de plonger avec délice dans ce pitoyable piège! Un “expert” de RMC prétendait, le matin même de ces “révélations” faisandées, sans plus d’informations, que “c’est maintenant prouvé, Trump est une marionnette de Poutine qui lui fera faire ce qu’il veut”… Avec des pros pareils, hein…
      Un fait, lui bien réel : avant de quitter le pouvoir, Obama a renforcé la présence des troupes US en Pologne et en Norvège… Il cherche quoi, le bon Obama? Le conflit avec les russes ou c’est juste pour rire? Un plaisantin comme lui…
      Cela nous mène, très logiquement à la réaction inverse chez les complotistes qui annoncent un rapport russe selon lequel l’Etat profond US assassinerait Trump en faisant porter la responsabilité de cette action sur la Russie.
      Voilà un vrai sujet. Un exemple ici :
      http://lesmoutonsrebelles.com/poutine-si-vous-assassinez-trump/

    • 17 Janvier 2017 à 12h43

      Habemousse dit

      Je crois que jamais au grand jamais on a autant écrit sur la gouvernance d’un (futur) président, alors qu’il ne sera au pouvoir que dans quelques jours !
      Un peu de patience !

      Ce n’est en tout cas pas lui qui aura allumé la mèche de l’explosion mondiale qui nous est promise !

       C’est vouloir à tout prix désigner un coupable pour se dédouaner des drames à venir. 

      • 17 Janvier 2017 à 14h17

        rolberg dit

        L’explosion mondiale promise ? Par qui ? Pas encore Jéhovah. Me semble qu’il a fait son temps.

        • 17 Janvier 2017 à 15h32

          Habemousse dit

          Je ne parle pas de Jehovah, les hommes se suffisent en monstruosité. Après soixante dix ans à ruminer leur ennui, l’atmosphère se charge en électricité : je souhaite que vous ayez raison, qu’il ne se passe rien.  

        • 17 Janvier 2017 à 15h35

          steed59 dit

          tu veux dire ? rien de tel qu’un bon génocide pour calmer les ardeurs la gente humaine ?

        • 17 Janvier 2017 à 15h42

          Habemousse dit

          « …rien de tel qu’un bon génocide… »

           J’ai bien peur que nous soyons les premiers visés, et nos amis européens avec nous, par le « génocide ».  

        • 17 Janvier 2017 à 21h22

          IMHO dit

          Allons, Habemousse, ne prenez pas vos désirs pour des réalités, l’impie Europe ne sera pas vitrifiée ou russifiée pour le salut de son âme .

    • 17 Janvier 2017 à 11h35

      Pol&Mic dit

      hum!…… évidemment il y a beaucoup à dire !…….
      mais qui veut la fin, veut les moyens !….. (il y avait tellement à faire! et ce n’est pas fini!)

    • 17 Janvier 2017 à 11h09

      IMHO dit

      Trump c’est un boueux mascaret qui remonte le cours de l’histoire .
      On peut surfer sur un mascaret, qui est une force qui va, un certain temps, faisons-le, profitons-en pour prendre nos distances avec les Etats-Unis et nous rapprocher entre européens, hors Royaume-Uni bien sur, car l’Angleterre, comme Carthage, doit être détruite .

      • 17 Janvier 2017 à 11h27

        JeanBart dit

        Et si nous ne devions pas faire l’inverse ? Nous allier encore une fois à l’Angleterre pour abattre l’hydre de la tentation totalitaire et recouvrer notre liberté ?

      • 17 Janvier 2017 à 13h45

        Boomer dit

        Un provincial européen,  parlant au nom d’une France déclassée, devenue le caniche d’une Rome germanique.  Il y a eu les Gallo-Romains, il y aura les Gallo-Européens.  

    • 17 Janvier 2017 à 10h57

      hoche38 dit

      Vous écrivez: “… l’idéologie du politiquement correct. Une emprise plus forte encore aux Etats-Unis que chez nous…”

      Comment l’évaluer? Se trouverait-il un vrai journaliste pour reconstituer ce qui, dans le budget de l’État, implique le contrôle de l’information:

      le service public de l’information,
      les écoles de journalisme,
      les subventions à la presse,
      les sondages et la com,
      les études universitaires spécialisées,…

    • 17 Janvier 2017 à 10h46

      pekpat dit

      Il y a du politiquement correct acceptable et du politiquement correct discutable. Dire qu’il y a “réchauffement climatique” est acceptable (et même réel) alors que dire après chaque attentat islamiste “l’islam est une religion de paix qui n’a rien à voir avec cet attentat” est discutable voir inacceptable. Quand le politiquement correct s’appuie sur une réalité tangible et largement partagée, on peut le défendre; mais quand il s’appuie sur des constructions à partir bribes de réalité , nous sommes en présence d’une opinion, il devient parfaitement contestable.

      • 17 Janvier 2017 à 14h03

        Boomer dit

        C’est bien là où se situe les effets pervers de la rectitude politique. Car il y en aurait donc une qui serait “acceptable”.  Laquelle aurait alors une légitimité quelconque (scientifique, économique…) à s’imposer par tous les moyens du conformisme public et de la proscription morale.  
        Plus concrètement le réchauffement climatique est donc indiscutable, littéralement,  parce qu’il serait devenu tel sur le plan scientifique. Et pourtant ce point de vue va à l’encontre de toute épistémologie scientifique fondée sur la critique des apparences, même obtenues scientifiquement.  Par exemple, cela fait quelques siècles que la géométrie euclidienne n’a plus le monopole de l’espace (temps).

         

    • 17 Janvier 2017 à 9h53

      JeanBart dit

      « Le résultat de cette pétrification idéologique des discours est en premier lieu que ceux qui respectent les codes imposés deviennent ennuyeux. »
      C’est tout à fait juste et montre en creux ce qui faisait la force d’Obama : ce très fin communicant sut toujours éviter l’ennui par la justesse de l’émotion.
      Son baroud d’honneur est d’ailleurs parfaitement représentatif : une petite larme en parlant de sa femme, une petite larme de Biden… Du très grand cinéma ! Pas étonnant que Meryl Streep soit sous le charme !
      Le contrepoint avec Trump éructant à sa première conférence de presse était saisissant.
      Ceci dit, la bataille de la communication semble changer de cible ; l’objectif de Trump n’a jamais été de gagner le cœur des rédactions, ce qui semblait nécessaire pour gagner. C’est aussi pour ça que tout le monde prédisait sa défaite.
      Sous cet éclairage, les élections françaises vont être passionnantes.

      • 17 Janvier 2017 à 10h02

        steed59 dit

        Trump est un rebelle à tendance persévérant alors qu’obama est plutôt empathique à tendance rêveur. Eux deux s’adressent aux électeurs qui leur ressemblent

    • 17 Janvier 2017 à 9h05

      alain delon dit

      Et qui dit dérapage dit traces de pneus, ceci expliquant cette légère odeur de merde autour de D.Trump

      • 17 Janvier 2017 à 10h10

        orchidée31 dit

        Pouvez-vous préciser svp ?

        • 17 Janvier 2017 à 10h19

          alain delon dit

          Aucune précision possible, ses sous-vêtements sont classés secret défense

      • 17 Janvier 2017 à 10h13

        steed59 dit

        dit-il celui qui a trempé son zizi dans brigitte bardot

        • 17 Janvier 2017 à 10h21

          alain delon dit

          @Steed

          Je vous trouve légèrement régressif en ce moment, peut-être le moment de raccrocher provisoirement les crampons en attendant le mercato

        • 17 Janvier 2017 à 10h25

          steed59 dit

          je suis comme les joueurs africains j’ai du mal à passer l’hiver (dixit guy roux)

        • 17 Janvier 2017 à 11h36

          alain delon dit

          “je suis comme les joueurs africains”

          C’est tout ce qu’on peut vous souhaiter sous la douche

        • 17 Janvier 2017 à 11h48

          orchidée31 dit

          Réponse à Alain Delon :
           hi hi c’est drôle même si on ne comprend toujours pas ….

        • 18 Janvier 2017 à 17h01

          IMHO dit

          on dit : ” il a possédé la femme blonde “

    • 17 Janvier 2017 à 8h00

      steed59 dit

      “Reste à savoir si Trump fera des émules”

      bah si Finkielkraut l’a traité de gros con