Cessons d’idolâtrer le numérique! | Causeur

Cessons d’idolâtrer le numérique!

Il est parfois plus nuisible qu’utile

Auteur

Jacques Bichot
Economiste.

Publié le 18 mai 2017 / Société

Mots-clés : , , ,

Graff de Banksy à New-York, octobre 2013. SIPA. REX40311925_000016

Les cyberattaques « sans précédent » se succèdent. Celle qui avait ébranlé toute une partie des États-Unis, en octobre 2016, a provoqué un feu de paille journalistique. Il en ira sans doute de même pour la cyberattaque mondiale qui a fait les gros titres des médias le 15 mai 2017. Mais nous sommes loin d’avoir atteint le maximum de la délinquance informatique : les objets connectés, notamment, offriront dans quelques années des opportunités supplémentaires aux pirates. Imaginons les facilités dont profiteront les opérateurs de « rançongiciels » lorsque nos voitures, nos chauffages, nos appareils ménagers, et les machines dans les entreprises, seront connectés, et qu’il sera possible à des malfaiteurs astucieux de prendre leur contrôle à distance…

Dans bien des cas, une perte de temps…

Le « tout numérique » est un engouement « politiquement correct », comme le furent en leur temps le chauffage au charbon et la production d’énergie par les machines à vapeur. Au début d’une révolution technologique, le sentiment du progrès rend peu sensible aux inconvénients que présentent d’une part les nouvelles techniques en elles-mêmes, et d’autre part l’usage maladroit ou volontairement nocif qui en est fait.

À cet égard, la facilité de la délinquance informatique n’est qu’un aspect parmi plusieurs. La mauvaise maîtrise de l’outil est une source de destruction de valeur tout aussi importante. Les administrations, notamment, ont de la difficulté à se doter de logiciels adaptés aux services qu’elles ont à rendre. Pressées par des responsables qui, souvent, n’y connaissent pas grand-chose, les services mettent ou font mettre en place des outils inadaptés, censés faciliter le travail, mais qui en fait se traduisent par des pertes de temps pour les agents et pour les administrés ; le drame qu’ont été les cafouillages informatiques du RSI pour de nombreuses petites entreprises en est un exemple parmi d’autres.

…et donc d’argent!

Nous avions, dans un précédent article, attiré l’attention sur le coût économique impressionnant que génère la facilitation par le numérique – ou plus exactement par une certaine organisation du numérique – des incivilités en tous genres, à commencer par les spams. On pourrait ajouter à cela les problèmes posés aux utilisateurs par un rythme effréné d’innovations dont l’utilité est douteuse pour eux. Deux phénomènes différents contribuent à ces innovations plus nuisibles qu’utiles :

- Premièrement, les changements et pseudo-innovations sont légions dans les logiciels que nous utilisons. Cela accélère le rythme d’obsolescence du savoir-faire des utilisateurs, les obligeant à consacrer un temps précieux à des apprentissages inutiles. Une hypothèse explicative pourrait être que les entreprises créatrices de logiciels emploient de nombreuses personnes dont l’utilité est intermittente, mais qu’elles tiennent à conserver pour les avoir sous la main, et bien entraînées, le jour où il faut faire rapidement un travail utile.

- Deuxièmement, les changements sont souvent réalisés dans des conditions obligeant les utilisateurs à acquérir les nouveaux logiciels – ou à remplacer le système informatique dans son ensemble. Le client est comme prisonnier de fournisseurs indélicats pour lesquels dynamiser les ventes en accélérant le processus de vieillissement ou d’obsolescence du software et du hardware est une stratégie classique.

Il profite surtout aux puissants

Bref, si le numérique est, dans bien des domaines, un outil merveilleux, il ne mérite nullement d’être systématiquement présenté comme la panacée universelle. L’univers du numérique est comme un enfant gâté : on lui passe tous ses caprices, ce qui n’est sain ni pour l’économie ni pour le fonctionnement d’ensemble de la société, perturbée par la mauvaise qualité d’une partie des liens informatiques qui tendent à se substituer aux liens traditionnels.

Il serait grand temps de remettre le numérique à sa juste place. Cet outil sera d’autant plus utile que nous éviterons sa divinisation : celle-ci profite à des personnes et à des organisations avides de pouvoir et de richesse, au détriment de l’immense majorité des êtres humains.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 22 Mai 2017 à 13h09

      jps dit

      Il est vrai que l’on ne réfléchit pas assez sur les conséquences néfastes de la civilisation numérique big brother n’est jamais très loin et prend de multiple formes. des articles comme le votre sont pour cela très utiles merci.

    • 20 Mai 2017 à 10h15

      Bento dit

      Merci pour votre bon sens et votre clairvoyance.

      Et le harcèlement commercial au téléphone? Encore une innovation technique qui devient une source de tracas quotidien!

    • 20 Mai 2017 à 10h12

      Bento dit

      Merci pour votre bon sens et votre clairvoyance.
      Et le harcèlement commercial au téléphone? Encore une innovation technique qui devient une source de tracas quotidien!

    • 19 Mai 2017 à 17h37

      t hdo dit

      ” 19 Mai 2017 à 16h34

      durru dit

      “Depuis 2013″… quand il a quitté le ministère en 2012. Bravo, champion!

      Sans parler que vous ne comprenez rien à rien. C’est quoi un “libéral”, hein? Quiconque remet en cause les pleins pouvoirs des fonctionnaires au profit de choix plus politiques?

      Autonomie, liberté, que des gros mots! Y’a que le pays qui a pour vous le droit d’être “souverain”, c’est à dire les tanches de technocrates administrateurs qui l’ont mis dans la m…e actuelle.”

      Sachez donc, immense crétin que vous êtes, que si l’article parle de bac inadapté à partir de 2013, c’est parce que la réforme du lycée a commencé en 2010 pour la classe de seconde, puis en 2011 pour la classe de première, et enfin 2012-2013 pour la terminale et le baccalauréat.

      Avant de se poursuivre les deux années suivantes, sur les deux premières années d’études scientifiques en prépas.

      Je maintiens ce que je dis sur les réformateurs libéraux, et je vous renvoie notamment, par exemple, à l’article de Malika Sorel qui ne couvre qu’une part des dégâts de cette réforme de l’autonomie.

      http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/03/04/31001-20170304ARTFIG00066-malika-sorel-sutter-fillon-veut-continuer-la-france-quand-pour-macron-la-culture-francaise-n-existe-pas.php

      Le système scolaire français, centralisé, jacobin et étatique, fonctionnait parfaitement avant que de sombre crétins ignorants comme vous ne viennent concourir à sa dégradation.
      Les tests internationaux réalisés au niveau des terminales scientifiques, au début des années 1990, montraient un succès incontestable y compris par rapport aux systèmes scolaires des pays de l’Est (par exemple) avec un nombre plus élevé d’élèves en terminale scientifique, parfois d’un facteur 3 ou 4 ; un première place incontestable en mathématiques ; et des résultats supérieurs à la moyenne en physique. Tout ceci n’est plus qu’un souvenir, mais cela n’a rien à voir avec le statut de fonctionnaire des enseignants, au contraire.

      • 19 Mai 2017 à 17h38

        t hdo dit

        Les étudiants se détournant de ce métier, précisément parce qu’ils savent que les pauvres cons dégénérés, les étrons à face humaine dans votre genre *veulent* avoir la peau du statut qui protège ce métier, non parce que cela serait justifié, mais par méchanceté, bêtise ou idéologie.

        • 19 Mai 2017 à 19h53

          durru dit

          Les étudiants se détournent de ce métier, sombre connard, parce qu’ils ne peuvent plus l’exercer de manière correcte, vu le soutien proche de zéro de la part de leur hiérarchie. Les salaires minables ou le mépris affiché par (certains de) leurs collègues plus âgés n’aident pas non plus.

        • 19 Mai 2017 à 20h43

          t hdo dit

          Voici la courbe des candidats au concours.

          https://laviemoderne.net/component/content/article?id=69:le-franc-succes-des-concours-de-l-enseignement

          La baisse date des années Sarkozy, en pleine crise du néolibéralisme pourtant (celle de 2010, vous savez ?).

          Il est sans précédent qu’il y ait une telle baisse en période de fort chômage, et cela vient tout simplement des mesures annoncées par Sarkozy (commission Pochard, etc).

          N’allez surtout pas prétendre le contraire : à cette période, je me posais la question d’une reconversion, et je m’étais même inscrit dans la meilleure préparation à l’agrégation de France dans ma discipline. J’ai eu sa responsable au téléphone lorsque je me suis désisté, et je sais bien ce qu’elle m’a dit (et pour quelle raison je me suis désisté).

        • 20 Mai 2017 à 8h13

          durru dit

          Ah bon? L’attractivité est donnée par le nombre de candidats qui se présentent même en sachant qu’ils n’ont pas le niveau? Et on s’étonne de vos autres propos…
          Sinon, vous remarquerez que la baisse à démarré en 2004, voire dès 1998 pour le CAPES, aucune trace de Sarko là, dans le gouvernement Jospin. Mais, comme je le disais plus haut, cette mesure ne veut rien dire.
          Comme à votre habitude, vous sortez des chiffres que vous ne savez même pas lire, et encore moins interpréter.

        • 21 Mai 2017 à 16h21

          t hdo dit

          Il y a eu une augmentation des candidatures lors de la crise économique de 1993, coïncidant avec la hausse du taux de chômage :

          https://www.bdm.insee.fr/bdm2/affichageSeries?idbank=001688526&page=tableau&request_locale=fr

          puis, passée cette crise, le nombre de poste est revenu au nombre normal.

          Mais, lors de la crise économique de 2008, on n’a pas observé cet effet, au contraire : le nombre de candidatures a baissé, alors que le taux de chômage augmentait. Et cela est dû à la volonté de ces connards de libéraux (vous) de démolir le statut des enseignants.

        • 21 Mai 2017 à 16h43

          durru dit

          Les écoles/collèges/lycées privés n’ont jamais eu aucun mal à recruter, seulement leur nombre est limité par l’Etat. Et il n’y a pas du tout que des “haut de gamme” dans le privé, il y a pour tous les niveaux. Vous n’avez strictement rien compris.

        • 21 Mai 2017 à 16h50

          t hdo dit

          Les écoles privées s’adressent à un segment restreint de la population, les comparaisons avec le reste du système scolaire n’ont aucun sens sans tenir compte des différences de public.

          Ces écoles étaient précédemment le secours des mauvais élèves, et c’est parce que des gens comme vous ont sciemment démoli le système public (c’est le jeu de la droite, semble-t-il) qu’elles ont cessé d’être de pitoyables boites à bachot.

        • 22 Mai 2017 à 15h27

          durru dit

          Crétin, ce ne sont pas les libéraux (inconnus au bataillon à l’EN) qui ont détruit l’enseignement public, mais les imbéciles de votre espèce, vent debout contre toute liberté, inclusivement de pensée, alliés à vos pires ennemis, les libertaires soixantehuitards empreints d’idéologie égalitariste.
          Quant au public “restreint”, vous devriez sortir. De plus en plus de familles (très) modestes, y compris de confession musulmane, mais conscientes de l’importance de l’instruction pour leurs enfants, font des efforts financiers énormes pour inscrire leurs enfants dans le privé. Et de nombreux établissements privés ne font aucun tri sur le niveau des élèves. Vous racontez strictement n’importe quoi.

        • 22 Mai 2017 à 16h23

          t hdo dit

          Je me demande comment vous vous permettez de vous prononcer sur un sujet auquel vous ne connaissez manifestement rien, comme le montre votre confusion du début de message sur la date d’application de la réforme.

          Blancher, Chatel, Fillon, sont des libéraux, et ont apporté leur part à la dégradation du système. Avec des libertaires de gauche.

          Votre sortie sur les élèves pauvres des écoles privées est tout aussi inepte : il y a autosélection des gens qui s’inscrivent dans un établissement privé, ceux qui en font l’effort étant manifestement plus motivés que le reste des parents. Donc ils mettent la pression à leurs enfants, et cela n’a donc pas de sens de comparer les deux types d’établissement sans tenir compte de ce facteur.

        • 22 Mai 2017 à 17h09

          durru dit

          “Blancher, Chatel, Fillon, sont des libéraux”
          Ah bon? Selon quel dictionnaire?
          “ils mettent la pression à leurs enfants”
          Vous en tenez une couche, épaisse…

        • 22 Mai 2017 à 17h25

          t hdo dit

          Selon tous les dictionnaires, et leurs propres revendications de campagne décrite par tous les commentateurs politiques : Fillon avait un programme conservateur et libéral, ce qui est la raison pour laquelle vous et votre sinistre compère Aristote le souteniez.

          Mais on connaît bien les grosses ficelles des gens comme vous, pour qui le libéralisme (comme le communisme pour d’autres) n’a pas encore réellement été tenté. Histoire de ne pas avoir à répondre de ses incarnations réelles.

          Par ailleurs, comme la conversation tourne en rond, et ne peut faire autrement avec un idéologue incompétent comme vous l’êtes, j’y mets un terme. J’ai mieux à faire, voyez-vous…

        • 22 Mai 2017 à 20h56

          durru dit

          Comme d’habitude, vous n’avez rien compris. Fillon était le seul à ne pas être clairement anti-libéral. Loin d’un libéral, toutefois, même d’après les standards français.
          Sinon, pour ceux qui se demandent (encore) pourquoi la France va moins bien que ses voisins, il y a un graphique très parlant dans cet article: http://www.globescan.com/news_archives/pipa_market.html
          Mais bon, il paraît qu’il faut pas causer aux cons, ça les instruit…

      • 19 Mai 2017 à 17h49

        t hdo dit

        http://mines-ponts.fr/pages/upload/rapport/rapport.php

        vous pouvez, pour savoir que les résultats de cette réforme conçue sous Fillon sont aussi constatés au niveau des concours, consulter sur ce site le rapport 2015 du concours mines-ponts : “bien sûr, en mathématiques et en physique, on a constaté que les capacités de calcul des candidats avaient baissé, mais il ne faut pas renoncer”. (“un mot du directeur général”).

        • 19 Mai 2017 à 19h50

          durru dit

          Les soucis ne datent pas d’hier. Combien de jeunes trentenaires avez-vous croisé dans votre vie professionnelle? Combien ont le niveau de leurs aînés, que ce soit en maîtrise de la langue ou en sciences?
          Vous êtes aveugle, mais ça vous va très bien.
          Le mot “libéral” sous votre plume ne veut strictement rien dire, vous logez tous ceux avec qui vous êtes en désaccord à cette enseigne.

        • 19 Mai 2017 à 21h02

          t hdo dit

          Je n’ai jamais dit que cette réforme du lycée est la première ou la seule réforme qui ait nuit au système. Votre champion Fillon a aussi le socle commun à son actif, par exemple.

          J’ai dit, en revanche, que le système scolaire français fonctionnait de manière tout à fait satisfaisante dans un cadre centralisé et étatique, et qu’il n’y a par conséquent aucun besoin de changer ce système pour revenir à un système scolaire de bon niveau.

          J’ai par ailleurs dit que Fillon et son parti ont toute leur part de responsabilité dans les réformes qui ont détraqué le système, et prétendent à présent en faire porter le chapeau, et payer les pots cassés, aux enseignants.

          Ce sont bien là des manières d’enculé de libéral, jamais en défaut pour envoyer l’addition ailleurs. On l’a bien vu en 2010 par exemple.
          Ce sont bien là, j’y insiste, les manières des gens dont vous chantez les louanges, et que vous avez prétendu nous imposer.

        • 20 Mai 2017 à 8h05

          durru dit

          Ca serait bien qu’un jour vous essayez de nous donner votre définition de ces termes: “libéral”, “libéralisme”, “néo-libéral”, ultra-libéral”, etc.
          Il y a un tel combat entre vos neurones, que ça va dans tous les sens.
          En tout cas, une chose est sûre, la devise de la République ne vous va pas du tout. Surtout son début. Bon, on sait un peu que ce n’est pas que la devise qui ne vous va pas, mais bon…
          Pitoyable.

        • 21 Mai 2017 à 16h24

          t hdo dit

          Il y a le même rapport entre la liberté et le libéralisme qu’entre l’égalité et l’égalitarisme, ou la communauté (fraternité) et le communautarisme. Pour reprendre les termes de la devise que vous invoquez.

          Vous savez donc que vous êtes du mauvais côté de la barrière.

          Par ailleurs, vous qui demandez des définitions, qu’appelez-vous liberté ? Je ne considère pas qu’enlever ce qui protège les individus soit les rendre libre.
          C’est une question qui est sans doute trop compliquée pour vous, et qui est traité avec réalisme par Philippe d’Iribarne dans ses ouvrages.

        • 21 Mai 2017 à 16h39

          durru dit

          Oui, oui, on connaît, la guerre, c’est la paix, la liberté c’est l’esclavage, etc. Vous avez tout compris, je n’en doute pas une seconde.
          Avez-vous seulement lu les travaux de libéraux qui se déclarent comme tels? Prenons un Français, par exemple Bastiat. Expliquez nous en quoi le libéralisme de Bastiat serait opposé à la notion de liberté. Mais ce n’est qu’un exemple, qui montre bien l’inanité de votre “comparaison”.
          Si vous appelez les contraintes “protections”, c’est même pas la peine d’en parler. Vous ne saisissez même pas le sens du mot “liberté”. “Libre”, un parent obligé d’inscrire son enfant dans cette école, et pas une autre, même s’il la connaît et il sait qu’elle ne convient pas? “Libre”, une structure que tout le monde s’amuse à appeler “mammouth”, et ce à juste titre? Qui ne connaît même pas l’affectation de l’ensemble de ses employés (officiellement, du moins), ni les missions qui leur sont confiées? Un monopole hors de tout contrôle? Et vous vous étonnez du succès des écoles privées?
          C’est pas seulement le statut qui pose problème, c’est tout un ensemble. Quant au fameux “statut”, savez-vous que des pays à longue tradition d’Etat-providence y ont renoncé depuis un moment? Car bon, il faut la chercher l’égalité quand une (large) partie de la population est protégée de toutes sortes de risques engendrés la plupart du temps par ceux-là mêmes qui ne peuvent pas être touchés…

        • 21 Mai 2017 à 16h46

          t hdo dit

          Non, j’insiste sur le fait que vous êtes un idéologue du libéralisme, qui est une perversion de la liberté.

          Votre liberté s’oppose à celle des autres, il faut les concilier, nous sommes en France : c’est le rôle de l’Etat.

          Vos considérations sur le système scolaire français sont pitoyables, puisque je vous ai montré précédemment que ce système fonctionnait très bien (et fonctionne encore correctement) dans un cadre étatique. Et que je vous ai montré la responsabilité de votre candidat, Fillon, dans la dégradation de ce système.

        • 22 Mai 2017 à 15h28

          durru dit

          Vous ne comprenez pas le termes que vous employez, c’est évident.

        • 22 Mai 2017 à 16h27

          t hdo dit

          Vous qui êtes friand de définitions, quelle définition donneriez-vous au terme “accommodements raisonnables” ?

          En lien avec le point précédent, puisque vous êtes épris (dites-vous) de liberté, ou du moins de libéralisme, pourquoi n’avez-vous pas plutôt demandé la nationalité américaine ? Ce serait la solution de simplicité pour tout le monde, puisque là-bas ce sont des néolibéraux. Cela vous éviterait de réclamer bruyamment des changements contraires à l’histoire de la France, comme ces autres fanatiques qui sont plutôt d’inspiration musulmane.

          Notez que, aux US non plus, la “liberté” n’a pas les mains blanches :

          https://www.nytimes.com/2017/02/24/opinion/death-and-tax-cuts.html?action=click&pgtype=Homepage&clickSource=story-heading&module=opinion-c-col-left-region&region=opinion-c-col-left-region&WT.nav=opinion-c-col-left-region&_r=0
          “Their overriding goal is to make those taxes go away. And if getting those taxes cut means that quite a few people end up dying, remember: freedom!”

        • 22 Mai 2017 à 17h12

          durru dit

          Bizarre, de l’autre côté de l’Atlantique on les appelle plutôt “neo-cons”… Les “liberals” aux US sont nos libertaires hédonistes. Sortez, je vous dis.

        • 22 Mai 2017 à 17h21

          t hdo dit

          Oui, vous êtes bien aimable, je sais que liberals signifie de gauche en Amérique. Et cet article de Krugman parle bien des conservateurs, néolibéraux au sens français.

      • 19 Mai 2017 à 17h59

        t hdo dit

        Les tests en terminale auxquels je fais référence étant les tests TIMMS, basés sur des questions scientifiques plutôt que sur la vie quotidienne comme Pisa, et s’adressant uniquement à des pays de bon niveau scolaire (relatif) : principaux pays européens, US, Russie, et quelques autres pays de ce type.

      • 19 Mai 2017 à 19h44

        durru dit

        Vous avez croisé beaucoup de profs dans votre vie? Combien d’enfants avez-vous vu passer par votre bien aimée EdNat?
        A part des injures sans aucun support, vous savez écrire autre chose?
        De quoi causez vous au juste?

        • 19 Mai 2017 à 20h44

          t hdo dit

          Mon père, qui a toujours voté à droite, vient d’y prendre sa retraite, et j’y ai plusieurs amis et connaissances. Pas de chance…

    • 19 Mai 2017 à 14h06

      Amaury-Grandgil dit

      Donc pas d’idolatrie du numérique dans un article en ligne… mébon

    • 19 Mai 2017 à 10h49

      keg dit

      La domotique racket…. C’est l’obsolescence programmée de l(‘ensemble du web connecté…
      Au bout de combien de rançons les fans-addicts vont-il se débrancher?
      275€ pour commander le chauffage à distance, 275€ pour commander la surveillance ç distance, 275 € pour commander l’arrosage à distance. A ce tarif on aura donc intérêt à rester sur place. Cela coûtera moins cher, beaucoup moins cher.

      http://wp.me/p4Im0Q-1PI

    • 18 Mai 2017 à 20h26

      alain delon dit

      @Jacques Bichot

      Un autre monde est possible: passez à Linux et à l’open source

      • 18 Mai 2017 à 22h24

        gnu dit

        Ca ne résoud pas tout, en particulier un logiciel mal adapté reste un mauvais logiciel quelque soit la plateforme …

        • 19 Mai 2017 à 5h34

          alain delon dit

          Pas tout, mais la question de la dépendance et du profit vis-à-vis des grosses firmes ne se pose plus du tout dans les mêmes termes.

    • 18 Mai 2017 à 18h37

      isa dit

      Rien sur le nouveau ministre de l’éducation Nat? Anti pédagogo ?
      Un type super, alors monsieur Brighelli?
      Quand c’est bien, faut le dire aussi. 

      • 18 Mai 2017 à 19h55

        ji dit

        Bonsoir Isa,
        Oui, j’ai juste entendu qu’il avait lancé du temps de Chatel les internats d’excellence, c’est un super truc que la gauche s’est empressé d’attaquer.

        • 18 Mai 2017 à 19h56

          ji dit

          Empressée

        • 18 Mai 2017 à 20h30

          isa dit

          Bonsoir JL,
          Et il a relancé l’Essec, et il deteste Meyrieux, c’est pa formidable?
          Pour moi, c’est la  plus grosse prise…
          J’en suis ravie en tous cas.
           

        • 18 Mai 2017 à 21h38

          Flo dit

          Il paraît que Fillon le voulait.

        • 18 Mai 2017 à 23h32

          ji dit

          Excellent signe s’il déteste Meirieu ! Je pense qu’il reste des poids lourds de la réforme du collège rue de Grenelle : Florence Robine qui l’a élaborée. Elle est pourtant vraiment brillante, a profité d’un système scolaire encore excellent et exigeant, ça me dépasse.

        • 18 Mai 2017 à 23h33

          ji dit

          Bonne nuit à toutes les deux !

      • 18 Mai 2017 à 22h22

        t hdo dit

        A mon avis ce n’est pas bien du tout.

        C’est ce type qui était responsable des nouveaux programmes de physique :

        https://www.sfpnet.fr/depuis-2013-le-bac-s-est-inadapte-aux-etudes-superieures-de-physique-et-de-chimie

        dont on voit le résultat ici.

        C’est aussi un idéologue de l’autonomie des établissements, qui ne peut que foutre la merde.

        • 18 Mai 2017 à 22h29

          Flo dit

          C’est vrai que le programme de physique en S est une nullité sans nom. Je ne savais pas que c’était ce Blanquer.

        • 18 Mai 2017 à 22h44

          durru dit

          J’ai un léger doute, Flo. T hdo est une anti-libéral fanatique. Et tout ce qui a trait au concept de “liberté” est pour lui “ultra-libéral”, alors il tape aussi fort qu’il peut dessus…

        • 18 Mai 2017 à 23h02

          Lector dit

          Durru, il faut reconnaître que le libéralisme actuel, à force de dérégulations, n’est pas synonyme de liberté. Où est la liberté des uber etc. enchaînés à une application et interdits de négociation (tarifs et taxes) ?

        • 18 Mai 2017 à 23h20

          durru dit

          La liberté des “uber”? Celle de choisir LeCab, par exemple. Ou de construire sa propre plateforme.
          Mais telle n’est pas la question. Car en France, et en UE de manière plus générale, il ne s’agit nullement de libéralisme (d’ailleurs, quel est le pays dirigé par un parti ouvertement déclaré libéral?), mais bel et bien d’un capitalisme de connivence, fait de pantouflage et d’un circuit oligarchique fermé. Les politiques, les hauts fonctionnaires et les dirigeants de grands groupes se renvoient sans cesse l’ascenseur, quand ce n’est pas simplement un jeu de chaises musicales.
          Quoi de libéral dans la réglementation à outrance de nos vies, dans la taxation sans limite de tout effort, dans l’égalitarisme qui va jusqu’au tirage au sort des étudiants?

        • 18 Mai 2017 à 23h28

          Lector dit

          bref ils n’ont pas de liberté ou bien qui confinerait au plus indigent des choix et c’est pourtant ce que d’aucuns révèrent et nomment le libéralisme en marche.
          Et sinon plutôt d’accord avec vous sur le reste.

        • 19 Mai 2017 à 9h27

          t hdo dit

          @durru

          ce qui est bien avec les cons comme vous, c’est qu’on aura beau leur donner tous les arguments nécessaires, il y aura un petit problème entre chaise et clavier, leur épaisse couche de connerie.

          Oui, Blanquer était DGESCO pour Chatel. Et la DGESCO est bien, en effet, la direction qui élabore les programmes scolaires, dont cette réforme des programmes scientifiques.

          Mais vous et vos potes “libéraux” pouvez imposer vos conneries libérales, il n’y a pas de problème : c’est ce que vous faites depuis 40 ans, car cela permet à la petite couche qui domine la société de s’en mettre plein les poches.

          Simplement, cela ne marche pas, et cela marchera de moins en moins bien. Jusqu’à catastrophe, déjà bien en cours.

        • 19 Mai 2017 à 16h34

          durru dit

          “Depuis 2013″… quand il a quitté le ministère en 2012. Bravo, champion!
          Sans parler que vous ne comprenez rien à rien. C’est quoi un “libéral”, hein? Quiconque remet en cause les pleins pouvoirs des fonctionnaires au profit de choix plus politiques?
          Autonomie, liberté, que des gros mots! Y’a que le pays qui a pour vous le droit d’être “souverain”, c’est à dire les tanches de technocrates administrateurs qui l’ont mis dans la m…e actuelle.

        • 19 Mai 2017 à 17h13

          Flo dit

          Durru,
          ce n’est pas parce qu’il a quitté le ministère en 2012 que ce n’est pas lui qui est à l’origine de la réforme mise en place en 2013. Cela n’a rien d’incompatible. Il faudrait simplement vérifier si c’est bien Blanquer qui a été à la manœuvre sur la réforme du lycée qui était nulle à chier. Je le sais, je l’ai vécue en première ligne.

        • 19 Mai 2017 à 17h17

          Flo dit

          J’avais en tête que c’était Richie qui avait commis cette réforme.

        • 19 Mai 2017 à 19h46

          durru dit

          Il était là jusqu’à la fin 2012, effectivement. Mais dire que c’est lui qui a écrit les programmes des matières scientifiques, quand il n’a aucune compétence dans le domaine, comment dire…

    • 18 Mai 2017 à 18h17

      A_Vlrb dit

      On ne dit pas “générer” mais”engendrer! La panacée est toujours universelle comme l’indique son étymologie:on dit donc panacée tout court!

    • 18 Mai 2017 à 17h25

      Moumine dit

      “Il serait grand temps de remettre le numérique à sa juste place”.
      Où est-elle, sa juste place ? Qui la propose ? Je n’ai pas compris.

    • 18 Mai 2017 à 16h52

      t hdo dit

      En tout cas, il serait plus sain de ne pas laisser à des entreprises US le monopole des réorganisations que cela implique. Ce qui aurait sans doute supposé de ne pas déréguler les télécoms, comme s’en vantait encore ce lamentable Fillon.

      • 18 Mai 2017 à 21h52

        durru dit

        Faudrait d’abord se demander pourquoi des Google ou Amazon n’apparaissent pas en France. Ou même des Microsoft ou Apple…
        Quant aux fonctionnaires de chez France Télécom / Orange, j’espère ne plus en avoir à croiser. Oui, je sais, on les appelle plus “fonctionnaires”, mais c’est du pareil au même.

        • 18 Mai 2017 à 22h10

          t hdo dit

          Et voilà, maintenant vous avez votre réponse : à cause de vos préjugés.

          Heureusement, il reste Bull et ses supercomputers, issu du plan calcul.

        • 18 Mai 2017 à 22h22

          gnu dit

          @durru
          Je dirais même plus, c’est pire, je viens de les voir à l’oeuvre : ils sont payés plus que les fonctionnaires alors qu’ils freinent tout et font faire par les autres :-)))))))

        • 18 Mai 2017 à 22h23

          t hdo dit

          Gnu is Not Unix, c’est bien connu.

        • 18 Mai 2017 à 22h50

          durru dit

          @Gnu
          Je connais le mode de fonctionnement de tous ces “grands groupes” publics (La Poste, FT, EDF, etc, etc). Leurs employés sont préposés aux cafés et aux pauses. Ils font toutefois l’effort indéniable de signer toute la paperasse nécessaire pour que les contractuels extérieurs puissent faire le job.
          Ceux de FT décrochent quand même la palme. Il m’est arrivé de rester plus d’un mois sans ligne téléphonique (et je suis loin d’être le seul) à cause de la volonté d’un de ces zoizos à “casser du privé”.
          @T hdo
          Il vous arrive des fois à réfléchir, quand vous échangez sur ces sujets?

        • 19 Mai 2017 à 9h30

          t hdo dit

          France Telecom, comme EDF ou la SNCF, lorsqu’ils étaient monopoles publics, ont fonctionné de manière satisfaisante et ont donné les meilleurs résultats en terme d’innovation.

          L’obsession actuelle pour casser le rôle de l’Etat dans l’économie et pour introduire de force la concurrence y compris là où elle n’est pas du tout adaptée (cas d’EDF) aboutit simplement à faire perdre cette capacité d’innovation, et à transformer l’Europe en une colonie américaine.

          C’est exactement ce qui s’est passé dans le secteur des télécommunications.

        • 19 Mai 2017 à 17h03

          durru dit

          Oui, c’est ça.
          C’est à cause de la concurrence dans le domaine des télécommunications que les prix sont devenus abordables pour les consommateurs, avec une nette amélioration de la qualité du service, même raison pour le remplacement du minitel par internet, c’est également FT qui a mis sur le marché les boxes intelligents, etc, etc.
          D’autres conneries dans votre besace? Je sais que vous avez un stock illimité.