Flics, présomption de culpabilité | Causeur

Flics, présomption de culpabilité

Théo: l’aristocratie des ghettos aura-t-elle le dernier mot?

Auteur

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli
Enseignant et essayiste, anime le blog "Bonnet d'âne" hébergé par Causeur.

Publié le 17 février 2017 / Société

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Manifestation contre "les violences policières" à Paris, février 2017. SIPA. 00793822_000001

Il y a quelques jours, dans le questionnaire que devait remplir une étudiante pour postuler à Kedge Business School, on demandait : « Quel est l’évènement majeur, de ces derniers mois, qui vous a marqué(e) ? » Et la jeune fille, une Marseillaise issue, comme on dit, de l’immigration, de répondre : « Le viol du jeune Théo… » Empathie maximale. Sans doute s’y est-elle vue.

Il m’a fallu des trésors de diplomatie pour lui conseiller de prendre un autre exemple. Pour expliquer que les flics ont droit, comme les autres citoyens, à la présomption d’innocence — même si les faits sont clairement établis, ce qui n’est pas vraiment le cas. Et qu’en tout état de cause, même si le policier incriminé se révélait finalement coupable, il est quelque peu délicat de juger prématurément d’une affaire en cours d’instruction. C’est même carrément illégal. Comme c’est une fille intelligente, elle a obtempéré. De bon cœur ? C’est une autre histoire.

D’autant que rien dans l’actualité ne l’engage à faire preuve de modération. Les temps sont au lynchage préventif — et Internet est un merveilleux champ de lapidation sans examen. Des « people » n’ont-ils pas écrit dans Libé une tribune exemplaire assimilant tout porteur d’uniforme à un violeur en puissance ? Le directeur général de la police nationale s’en est ému. Tous racistes ? Tous violeurs ? Allons donc ! Quand je les vois fermer les yeux sur les trafiquants de dope et de clopes du Marché des Capucins, ou renoncer à verbaliser une femme voilée des pieds à la tête, je les trouve même drôlement coulants — et globalement polis.

Au passage, qui sont ces « people » qui éructent dans Libé ? Des « gens », si je comprends bien l’anglais : quelle expertise ont-ils des affaires judiciaires ? Le fait d’appartenir à un tout petit monde artistico-littéraro-de gauche leur donne-t-il une quelconque autorité ? Nous vivons sous…

Lisez la suite de l’article sur le blog de Jean-Pierre Brighelli.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 20 Février 2017 à 12h10

      JMB92 dit

      J’apprécie les expressions récentes telles que “lynchage préventif” et “tribunal médiatique”. Ils sont le reflet du manque de réflexion de certains de nos contemporains, et d’une certaine presse malheureusement très influente sur les esprits. Mânes des philosophes dignes de ce nom, réveillez-vous !

    • 19 Février 2017 à 15h03

      MGB dit

      Bientôt, si la Gauche reste au pouvoir, il y aura des lois interdisant à la police tout contrôle des jeunes de banlieues en quelque lieu qu’ils soient, quoiqu’ils fassent, et toute intervention dans les quartiers.

      Pour répondre à Tonio. On est sur la bonne voie de la constitution d’escadrons de la mort qui feraient ce que la police ne peut pas faire au grand jour : nettoyer les écuries d’Augias.

      • 19 Février 2017 à 15h34

        ERVEFEL dit

        Malheureusement la France n’est pas la Corse, mais on peut toujours rêver que les français au lieu de fuir ces territoires qui se transforment donc en territoires perdus de la république, se mobilisent pour pallier l’abandon des fonctions régaliennes de police et de justice qui incombent à l’état. 
        Cela a un nom qui s’appelle la justice de la rue et pour une fois on peut dire que ça nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire.
        Et contrairement à ce que dit la doxa politique et médiatique seul un pouvoir fort que défend MLP pour rétablir ces fonctions régaliennes pourra nous éviter ce retour aux heures les plus sombres de notre histoire que nous apportera immanquablement la dhimmitude des politiques de gauche, et de droite dans une moindre mesure.

    • 18 Février 2017 à 20h16

      Pol&Mic dit

      d’où…… infiltration (petit à petit) d’un certain “parti” venu d’ailleurs (quoique….. ici en France il est bien aidé par un certain autre “Parti”)

    • 18 Février 2017 à 16h42

      Letchetchene dit

      Conversation dans un Hôpital :

      “Bonjour M le Président , vous savez j’ai besoin d’un nouveau trou du cul!”

      et l’autre de répondre :

      “Me voici !!!!!”