Terrorisme à la Mexicaine
Publié le 26 février 2009 à 19:47 dans Brèves
Le chef de la police de Ciudad Juarez (Mexique) vient de démissionner. Dans cette ville à la frontière des USA où, chaque année, meurent assassinées dans des conditions atroces des dizaines de femmes qui travaillent dans les usines automobiles délocalisées et où règne un des plus puissants cartels de la drogue du pays, Roberto Orduna, considéré comme un dur, aura occupé ses fonctions seulement quelques mois. Les narcos avaient en effet récemment menacé de tuer un officier de police tous les deux jours jusqu’à la démission de Monsieur Orduna. Après la découverte du corps d’un policier municipal puis d’un gardien de prison portant sur eux un message explicite, le chef de la police a déclaré : “Nous ne pouvons nous permettre que des hommes chargés de défendre nos concitoyens meurent ainsi. C’est pourquoi je présente ma démission définitive.”
En France, il semblerait que le terroriste Julien C. soit toujours en prison.
-
L'auteur
Jérôme Leroy est écrivain et journaliste. Dernière parution, Le Bloc (Gallimard)
-
Plus






La rédaction de commentaires est reservée aux abonnés
14Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous :
Pas encore abonné ? Pour commenter cet article :
1 an : 55 €
1 an : 34,90 €
20 articles verrouillés : 9,90 €
L’Ours dit
Odilon,
effectivement, je ne l’avais pas lu comme ça…
Le rouge me monte au front….
merci et pardon!
Lorenzo dit
Je vous connais Leroy puisque je vous lis. Quant à préférer l’amabilité de gens qui sont d’accord avec vous, c’est une conception étrange du débat. Ou simplement communiste.
jérôme leroy dit
Lorenzo, je ‘aime pas qu’on m’appelle Leroy quand on ne me connait pas ni qu’on me parle à l’impératif. Il semble qu’Odilon et l’Ours soient à la fois plus aimables et plus fins.
Lorenzo dit
Quel rapport ?
Mettez les points sur les i Leroy car ce n’est pas clair.
Tarnac dit
“C’est triste, le spectacle d’un veillard qui ramène toujours tout à ses obsessions.”
Alors cesse de te donner en spectacle, Marchenoir.
Sauf que le tien n’est pas triste, il fait rire.
Finalement, reste !
Odilon dit
@ L’Ours
Ce que Jérôme veut dire, je pense, c’est que si l’Etat cède devant la violence et punit la non-violence (affichée par Julien Coupat), alors il appelle la violence. Mauvaise stratégie. Il faut en conclure que la justice française ne devrait pas être aussi intransigeante avec un non-violent, et la justice mexicaine ne devrait pas transiger avec des assassins.
robespierre dit
Ces méthodes des mafieux mexicains sont totalement cohérentes avec les meilleures pratiques et théories du management du désordre inventées par le grand, très grand Leon T.
Là on arrive à un grand comique, quand on se souvient que le dit Léon (rien à voir avec celui de ce crétin de Luc Besson qui lui même n’avait aucun rapport avec le Saint du même prénom), bref, que le Léon qui venait de l’Est, est mort au Mexique frappé par un instrument typiquement prolétarien sous ces latitudes : le pic à glace !
(Le populaire roi, Jérôme L peut et doit confirmer ou infirmer)
La prochaine révolution américaine sera mafieuse et ne viendrait pas de l’Est mais du Sud. D’ailleurs les minute-men texans sont les petits enfant de McCarthy, ils sont déjà en résistance dans le pauvre maquis du Rio Grande mais confondent encore réfugiés politiques et 5ieme colonnes.
Didier Goux dit
Pour revenir au Mexique, on lira avec profit et passion, sur les meurtres de femmes (entre beaucoup d’autres thèmes), le somptueux roman de Roberto Bolaño, “2666″.
L’Ours dit
Admettons J.L.!
Mais franchement j’hésite à comprendre ce que vous avez voulu signifier!
Que J.C. (s’il est coupable des faits qu’on lui reproche) est insignifiant à comparé des ordures qui sévissent dans d’autres contrées et, ce faisant, ne mérite pas son sort?
Bien! Je vais aller dévaliser la boutique du petit commerçant du coin, avec une cagoule et une batte, peut-être même que je lui mettrai un petit coup sur la tronche pour payer le déplacement, et n’oublierai pas de gueuler en sortant:
“vive la révolution”!
A comparé des mafieux assassins d’enfants en Sicile c’est de la roupie de sansonnet qui ne vaudrait même pas un procès!
Si JC mérite de sortir de prison – et c’est possible, je n’en sais rien – ce n’est certainement à ncause de genre d’arguments.
Mais il est possible que je n’aie pas compris, et, au risque de me dévaluer – ce qui pour un ancien financier est un risque – je suis sincère!
jerôme leroy dit
L’Ours, qui fait l’ange fait la bête.
Les points sur les i, ne faites pas semblant de ne pas savoir où les mettre
L’Ours dit
Blueberry,
il aurait été difficile pour un communiste de pousser la coquetterie jusqu’à l’appeler J.C.!
Bien qu’il aie l’air de le devenir pour eux!
D’autre part, l’effort intellectuel qu’il faut faire pour trouver le rapport avec la choucroûte dans cet article est au-dessus de mes faibles neuronnes!
Blueberry dit
Je me demande, pour ma part, d’où vient la coquetterie de le nommer “Julien C.”
Al Zheimer dit
Le ramollissement cérébral commence par une incapacité à saisir une ellipse.
Ce n’est pas le poumon, chez vous Marchenoir, c’est la comprenette.
Robert Marchenoir dit
“En France, il semblerait que le terroriste Julien C. soit toujours en prison.”
Le poumon, vous dis-je, le poumon. C’est triste, le spectacle d’un veillard qui ramène toujours tout à ses obsessions.
On se perd en conjectures sur le rapport entre la guerre de la drogue au Mexique et le sabotage des TGV en France. Jérôme Leroy cherche-t-il à nous faire comprendre que, tant que l’on n’en n’est pas arrivé au niveau de violence, de criminalité et d’anarchie du Mexique, il est injuste d’emprisonner qui que ce soit?