Ténèbres du cœur
Neuhoff dissèque les petites morts de l’amour
Publié le 11 février 2012 à 14:00 dans Culture
Mots-clés : Éric Neuhoff, Mufle

Ça part de rien, souvent. Il n’aurait pas dû rapter en douce le smartphone de Charlotte. Quand on a 50 ans, qu’on est deux fois divorcé et qu’on a deux grands enfants, on ne fait pas ces choses-là. Charlotte lui avait dit qu’elle était à Londres pour assister à une vente chez Sotheby’s. Les messages, que le narrateur de Mufle fait défiler, livrent une autre vérité : « Thank you my darling for the most wonderful week-end of my life. »
Il y croyait, pourtant, de nouveau : à la vie sublime, à la beauté. L’amour n’était pas qu’un chien de l’enfer. Partout, il avait envie de crier : « Hé, les gars, vous avez vu ? Cette blonde est avec moi. » Quelques mots chapardés ont balayé le temps retrouvé. Beaucoup d’eau froide sur le soleil des saisons. L’enfer recommence avec elle.
[...]


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Éric Neuhoff, Mufle, Albin Michel, 2012.
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 43Janvier 2012

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L'auteur
Arnaud Le Guern est écrivain.
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10elguerno dit
Je vois cher(e) Laborie. Il vous reste donc à vous mettre à la tâche et envoyer de beaux papiers. Vous ferez ainsi passer, avec talent j’en suis sûr, vos goûts.
laborie dit
Tu parles d’un roman à dormir debout “Mufle”
« C’est la vieille odeur de l’adultère. Elle vous prend à la gorge. Il ne s’agit plus du parfum paisible, anodin, de la confiance. C’est une odeur tenace, violente, chafouine, une odeur qui n’ose pas dire son nom. »
Mais qui peut bien se complaire dans ce genre de littérature charabiesque. C’est le miel et les abeilles? Les nymphettes, midinettes frivoles, blondes à faire chier, une ex brune décolorée on s’en tape…saut Mallaury sans sa culotte…peut-être?
laborie dit
sauf et non saut
elguerno dit
Loin du charabia et des nymphettes, quel est donc votre “genre” de littérature cher(e) Laborie ?
laborie dit
Remontez dans le temps et vous saurez jeune homme…
laborie dit
Un aperçu?
Causeur Magazine : Crimes contre les humanités
10 February 2012 à 16h42
laborie dit
J’ai fait le rêve que Causeur aurait l’audace de confronter un jour ses lecteurs d’aujourd’hui aux auteurs maudits. Maudits surtout parce que jamais lus mais toujours estropiés, travestis, insultés, enterrés, vilipendés, excommuniés, Je pense à:
Abellio
Aymé
Barbey d’Aurevilly
Barres
Bernanos
Bloy
Céline
Cioran
Conrad
Dantec
Drieu La Rochelle
Hello
Montherlant
Morand
Nizan
Maurras
Perret
Rebatet
etc…
on peut ajouter
Giraudoux,
Brasillach
Chardonne
Nimier,
Laurent
Blondin
Déon.
etc… vous voyez le genre…
L'Ours dit
Ah! merci JL, j’ai toujours cru qu’il s’agissait exclusivement du féminin!
Guenièvre dit
Un texte qui donne envie de citer John Cassavetes :
” Mieux vaut être blessé par amour que trop mesquin pour le recevoir ! “
L'Ours dit
Je croyais que “la petite mort” était l’orgasme féminin…?
Où alors je n’ai pas compris l’article!
Jérôme Leroy dit
non, non, c’est l’orgasme tout court, si je puis dire.