Suivre Causeur :     

Ténèbres du cœur

Neuhoff dissèque les petites morts de l’amour

Publié le 11 février 2012 à 14:00 dans Culture

Mots-clés : ,

Ça part de rien, souvent. Il n’aurait pas dû rapter en douce le smartphone de Charlotte. Quand on a 50 ans, qu’on est deux fois divorcé et qu’on a deux grands enfants, on ne fait pas ces choses-là. Charlotte lui avait dit qu’elle était à Londres pour assister à une vente chez Sotheby’s. Les messages, que le narrateur de Mufle fait défiler, livrent une autre vérité : « Thank you my darling for the most wonderful week-end of my life. »

Il y croyait, pourtant, de nouveau : à la vie sublime, à la beauté. L’amour n’était pas qu’un chien de l’enfer. Partout, il avait envie de crier : « Hé, les gars, vous avez vu ? Cette blonde est avec moi. » Quelques mots chapardés ont balayé le temps retrouvé. Beaucoup d’eau froide sur le soleil des saisons. L’enfer recommence avec elle.

[...]

Acheter ce numéro  /  Souscrire à l’offre Découverte (ce n° + les 2 suivants)  /  S’abonner à Causeur

Éric Neuhoff, Mufle, Albin Michel, 2012.

envoyer par email autre réseau social

La lecture de cet article est réservée aux abonnés

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous

mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?
 

Nos offres

A lire aussi

La rédaction de commentaires est reservée aux abonnés

10

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous

mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?
 
  • 13 February 2012 à 14h45

    elguerno dit

    Je vois cher(e) Laborie. Il vous reste donc à vous mettre à la tâche et envoyer de beaux papiers. Vous ferez ainsi passer, avec talent j’en suis sûr, vos goûts.

  • 13 February 2012 à 9h48

    laborie dit

    Tu parles d’un roman à dormir debout “Mufle”
    « C’est la vieille odeur de l’adultère. Elle vous prend à la gorge. Il ne s’agit plus du parfum paisible, anodin, de la confiance. C’est une odeur tenace, violente, chafouine, une odeur qui n’ose pas dire son nom. »

    Mais qui peut bien se complaire dans ce genre de littérature charabiesque. C’est le miel et les abeilles? Les nymphettes, midinettes frivoles, blondes à faire chier, une ex brune décolorée on s’en tape…saut Mallaury sans sa culotte…peut-être?

    • 13 February 2012 à 10h33

      laborie dit

      sauf et non saut

    • 13 February 2012 à 13h42

      elguerno dit

      Loin du charabia et des nymphettes, quel est donc votre “genre” de littérature cher(e) Laborie ?

      • 13 February 2012 à 14h16

        laborie dit

        Remontez dans le temps et vous saurez jeune homme…

      • 13 February 2012 à 14h31

        laborie dit

        Un aperçu?

        Causeur Magazine : Crimes contre les humanités

        10 February 2012 à 16h42

        laborie dit

        J’ai fait le rêve que Causeur aurait l’audace de confronter un jour ses lecteurs d’aujourd’hui aux auteurs maudits. Maudits surtout parce que jamais lus mais toujours estropiés, travestis, insultés, enterrés, vilipendés, excommuniés, Je pense à:
        Abellio
        Aymé
        Barbey d’Aurevilly
        Barres
        Bernanos
        Bloy
        Céline
        Cioran
        Conrad
        Dantec
        Drieu La Rochelle
        Hello
        Montherlant
        Morand
        Nizan
        Maurras
        Perret
        Rebatet
        etc…

        on peut ajouter

        Giraudoux,
        Brasillach
        Chardonne
        Nimier,
        Laurent
        Blondin
        Déon.

        etc… vous voyez le genre…

  • 11 February 2012 à 19h08

    L'Ours dit

    Ah! merci JL, j’ai toujours cru qu’il s’agissait exclusivement du féminin!

  • 11 February 2012 à 18h34

    Guenièvre dit

    Un texte qui donne envie de citer John Cassavetes :

    ” Mieux vaut être blessé par amour que trop mesquin pour le recevoir ! “

  • 11 February 2012 à 14h53

    L'Ours dit

    Je croyais que “la petite mort” était l’orgasme féminin…?
    Où alors je n’ai pas compris l’article! 

    • 11 February 2012 à 17h40

      Jérôme Leroy dit

      non, non, c’est l’orgasme tout court, si je puis dire.