Tarnac, clap de fin? | Causeur

Tarnac, clap de fin?

Julien Coupat n’est plus un terroriste

Auteur

Jérôme Leroy

Jérôme Leroy
Ecrivain et rédacteur en chef culture de Causeur.

Publié le 12 juillet 2016 / Société

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Carte postale éditée par les comités de soutien des "inculpés de Tarnac" (Photo : SIPA.00606265_000012)

Je ne sais pas s’il y a une justice de classe comme on disait jadis à gauche ou si au contraire la magistrature est noyautée par d’affreux juges rouges, ceux du Syndicat de la magistrature déclenchant des réactions proprement pavloviennes dans certains milieux. Moi, j’aurais plutôt tendance à penser qu’un bon juge doit être comme un bon écrivain : quand l’un juge et que l’autre écrit, dans l’idéal, ils devraient ne plus avoir de sexe, d’âge, de religion, d’appartenance politique. Le contraire, par exemple, de ce qui se fait lors des comparutions immédiates, une roulette russe pour ceux qui se font prendre à la fin d’une manif ou d’une émeute : le même, à Lille, écopera d’un simple rappel à la loi tandis qu’à Marseille, il ressortira avec les bracelets aux poignets et de la prison ferme. Mais, malgré tout, il arrive parfois qu’il y ait des épilogues réconfortants en matière de justice.

Dès novembre 2008 et dans les mois qui ont suivi, la rédaction de Causeur, bénie soit sa tolérance, nous a laissé à Bruno Maillé et à votre serviteur exprimer ce que nous pensions de l’affaire de Tarnac et de cette soi-disant conspiration terroriste anarcho-autonome qui avait vu les hommes cagoulés de la SDAT envahir le 11 novembre à l’aube un petit village corrézien du plateau de Millevaches pour y arrêter Julien Coupat, sa compagne Yldune Lévy ainsi qu’une vingtaine de personnes à Rouen et Paris. La raison : le groupe « affinitaire » — dont la principale activité était l’animation d’un restaurant coopératif, d’une épicerie et d’une bibliothèque, pour un village bien oublié, et ce au grand bonheur des habitants —  s’apprêtait en fait, après le premier sabotage d’une ligne de TGV le 8 novembre, qui n’a à aucun moment mis en danger la vie des passagers, à passer à l’action armée. Rien que ça…

Un petit goût de « Minority report »

Dès le 15 novembre, Coupat  et ses amis se retrouvaient incarcérés plusieurs mois dans le cadre des lois antiterroristes puis soumis à un contrôle judiciaire sévère. Peu à peu, les avocats ont démontré les insuffisances du dossier alors qu’apparaissait clairement que cette descente de police et ses suites judiciaires avaient une origine : Alain Bauer, conseiller sécurité auprès du président Sarkozy et aujourd’hui, tiens, tiens, auprès de Manuel Valls. Bauer se fondait sur un livre, L’insurrection qui vient, publié quelques temps auparavant par la mouvance post-situ et qui connut un retentissement inespéré grâce à cette publicité d’Etat.

Alain Bauer aurait trouvé dans ce texte la preuve par anticipation des actions que commettrait le groupe de Tarnac. Il ne fut d’ailleurs jamais démontré que Coupat était l’auteur du livre. Mais qu’importe, on était en plein Minority report avec Bauer dans le rôle du précog arrêtant les coupables qui ne savaient pas qu’ils étaient coupables avant qu’ils ne le deviennent effectivement. Vous me suivez ?

On avait besoin sans doute du côté de Nicolas Sarkozy, de Michel Alliot-Marie et de Bernard Squarcini, chef de la toute nouvelle DCRI, d’un ennemi intérieur pour justifier un renforcement de ce qu’on a appelé parfois l’idéologie antiterroriste, c’est-à-dire la manière dont un Etat peut opportunément se servir d’événements terroristes pour renforcer un arsenal législatif visant à une surveillance accrue de la population, et notamment ceux qui ont l’outrecuidance, par exemple, d’appartenir à un syndicat ou une association ou un mouvement politique un peu vigoureux.

D’années en années, le dossier s’est dégonflé, un juge d’instruction a été  dessaisi et des policiers ont même été mis en examen pour faux en écriture. Bernard Squarcini, lui, poursuit désormais une carrière de consultant chez LVMH et semble à son tour connaître le bonheur des perquisitions, mais dans des affaires de corruption. On ne peut décidément plus faire confiance à personne…

Coupat, un Fantômas moderne

Néanmoins, avec les années, l’accusation de terrorisme était maintenue et la pression demeurait, au point que certains ont cru voir la main de Coupat, ce Fantômas moderne, dans les actions des casseurs en fin des cortèges du récent mouvement social. Mais voilà, le 28 juin, la Cour d’appel, après les juges, et à chaque fois contre les réquisitions du parquet, a décidé que Julien Coupat et les derniers membres du groupe impliqués seraient jugés en correctionnelle pour le sabotage de novembre 2008 mais sans la qualification de terrorisme.

Ce n’est pas une mince victoire, après huit ans d’errements et d’acharnements. La Cour d’appel a sans doute estimé que le mot « terrorisme » pouvait difficilement s’agiter comme un chiffon rouge au nom de la raison d’Etat, afin de faire peur au bon peuple, depuis les massacres de janvier et novembre 2015.  Qu’on ne soit pas des saints du côté de Tarnac, c’est indéniable. On pourrait  d’ailleurs s’en réjouir. Ces jeunes gens ont quelque chose à nous dire que ça nous plaise ou non de l’entendre. Après tout, décider que cette société court à sa perte et éventuellement indiquer qu’ils ne sont pas prêts à aller à l’abattoir sans broncher par des actions spectaculaires ou même émeutières est une chose. Frapper de manière aveugle la foule au nom de l’idéologie totalitaire de Daech en est une autre. Et il devient difficile de confondre les deux  sous le même vocable de terrorisme, sauf mauvaise foi délirante ou amalgames bassement politiciens dont le gouvernement ne s’est pas privé durant le mouvement social.

On parlera plutôt comme la juge d’instruction de « dégradation en réunion » et « association de malfaiteurs ». Ce n’est pas bien, si vous y tenez, mais pour le coup il n’y a ni terreur, ni mort d’homme malgré, comme le dit toujours la juge, le  « rhétorique guerrière employée ». Voilà qui doit sonner désagréablement aux oreilles d’Alain Bauer, le Fouché des années 2010, qui sert tous les régimes.

Même le parquet général qui représentait le dernier espoir des idéologues de l’antiterrorisme, a décidé que la farce avait assez duré : s’il a formé un pourvoi en cassation pour annuler la décision de la Cour d’appel dès le 29 juin, il abandonne lui aussi la qualification de « terrorisme », contrairement à ce qu’il avait fait en août 2015. Un certain acharnement demeure, mais on sent bien que  le cœur n’y est plus. Comme le remarquait Lundi Matin, un site proche de Tarnac : « En attendant le prochain épisode, notons qu’entre le moment de leur arrestation et leur éventuel procès, les prévenus auront connu trois présidents. »

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 15 Juillet 2016 à 13h42

      beornottobe dit

      “je” (qui vous savez) t’arnaque (gouvernemental)

    • 14 Juillet 2016 à 10h46

      kelenborn dit

      Clap de fin!!!ou claque de fin! On aimerait que Leroy prenne ses cliques et ses claques mais on n’en voit pas la fin…. lui non plus qui attendant l’Aube nouvelle n’a même pas vu arriver le crépuscule!!! Pas le crépuscule des Dieux,c’était déjà fait. NON! le crépuscule des boeux, ceux pour qui toutes les leçons du réel ne seront jamais que des bottes de foin, celles que l’on resservira quotidiennement à tous ceux qui clament, que, de telles vérités ils n’en ont plus faim!
      MK

    • 14 Juillet 2016 à 2h28

      Pol de Caroitte dit

      Mais qu’allaient-ils faire là-bas :
      - si loin à Trilport (sortie de Meaux), à 500 km de Tarnac (Corrèze) ;
      - et si près, une vingtaine de km seulement, de Dhuisy (Seine-et-Marne) où eut lieu le sabotage de la ligne du TGV Est ?

      Ils ont passé une partie de la nuit du 7/8 novembre 2008 dans leur voiture à Trilport — ils l’avouent — de 23 h 40 jusqu’à 3 h 30 (ou 3 h 50). Plusieurs voitures de gendarmerie les pistaient.
      Selon le PV, à 3 h 30 (ou à 3 h 50) ils sont repartis jusqu’au portail de la ligne du TGV Est, où ils se sont stationnés. Ce portail accède à la ligne SNCF clôturée. C’est juste là qu’avait été placé le crochet de sabotage : un fer à béton plié, avec ergots, à cheval sur la caténaire. L’heure de la pose est supposée entre 4 h 05 et 4 h 20.
      C’est probablement le train d’ouverture de la ligne, une rame vide qui est la première à circuler avant le jour, qui a accroché le piège.

      Les accusés prétendent avoir fait l’amour dans leur voiture, une Mercedes 250, quelque part dans les parages, mais pas à cet endroit, bien sûr.

      Extrait du PV :
      « Mention des juges : Selon les constatations des policiers, le véhicule est resté à ce même endroit du 7 novembre 2008 à 23h40 jusqu’aux premières heures du 8 novembre 2008 à 3h30 ou 3h50.
      Les policiers notaient alors que le véhicule allumait ses feux et prenait la route pour se positionner finalement sur la rampe d’accès devant le portail Nord-Est de l’emprise des voies ferrées de Dhuisy passant sur la RD23. »

      Et, par miracle, un mystérieux groupe allemand se trouvait là : il l’a déclaré le lendemain 9 novembre 2008, depuis Berlin, avouant la tentative de sabotage.
      Quelle drôle de pièce de théâtre s’est jouée cette nuit-là ! Elle respecte la classique règle des trois unités : le lieu, le moment, l’action. Et le groupe allemand en est le deus ex machina.

      Le Monde, enquête, 43e épisode :
      http://tarnac.blog.lemonde.fr/2014/07/31/episode-42-la-reconstitution-decomposee/

      • 14 Juillet 2016 à 2h34

        Pol de Caroitte dit

        Voici un article de Sud-Ouest, on y voit le dispositif de sabotage :
        « Tarnac : un homme soupçonné d’avoir fabriqué les crochets placé en garde à vue »
        http://www.sudouest.fr/2012/02/24/tarnac-un-homme-soupconne-d-avoir-fabrique-les-crochets-place-en-garde-a-vue-642398-7.php

        • 14 Juillet 2016 à 4h47

          Pol de Caroitte dit

          Ce genre de sabotage est criminel. L’inconscience ne l’excuse pas et on ne le prend pas assez au sérieux.

          Dans la pratique les ruptures accidentelles de caténaire — qui surviennent de temps en temps (usure, canicule, givre, locomotive qui tire trop de courant et fait fondre le fil) — ne provoquent aucun dommage aux personnes, les dégâts matériels sont limités :
          - si la caténaire se rompt et tombe à terre il est probable qu’un court-circuit soit instantané, ce qui coupe le courant ;
          - si elle tombe sur le train celui-ci forme une cage de Faraday et protège les passagers (comme un avion frappé par la foudre).

          Mais tant qu’un câble alimenté n’est pas mis à la terre (s’il reste suspendu dans le vide) il est extrêmement dangereux : sur la plupart du réseau ferré la tension est de 25 000 volts.

          Il y a aussi le problème des arcs électriques : si l’on s’approche de trop près d’un câble sous tension il peut se former un arc qui à travers l’air ambiant vient foudroyer mortellement.

          En revanche un sabotage peut entraîner des dégâts bien plus graves (le fil + les suspentes), c’est d’ailleurs l’effet recherché. Qui peut prévoir que le câble rompu ne viendra pas se prendre dans les roues et faire dérailler le train ? Ou fouetter et briser les vitres d’un wagon ? Et la désorganisation du service génère des risques : ailleurs sur le réseau des accidents peuvent en être la conséquence.

          Tout cela pour dire que les connards et connasses qui se livrent à de tels sabotages commettent, de mon point de vue, non pas une simple dégradation de bien public, mais une tentative d’homicide. Et elle n’est pas forcément involontaire car le danger est tellement évident qu’on ne peut arguer de son inconscience ; et ils n’ont aucune raison valable.

          Un simple rappel à l’ordre, ou quelques heures de TIG ne conviennent pas : il faut punir très dur car eux veulent faire peur.
          __________
          Je ne suis pas électricien, j’espère n’avoir pas dit trop d’erreurs.

        • 14 Juillet 2016 à 11h55

          Warboi dit

          Merci Pol.
          Ce sont bien des connards et des connasses.
          Des terroristes ? La justice a dit non, respectons là. Ne faisons pas comme eux qui s’en foutent (NDDL…) sauf quand Elle leur donne raison.
          Mais ne soyons pas économe de notre mépris.

        • 14 Juillet 2016 à 15h00

          la pie qui déchante dit

          il a dit pour sa défense qu’il volait faire un radio crochet …
          les juges ont pensé que c’était possible ; RELAXE bill ..

        • 14 Juillet 2016 à 18h12

          laborie dit

          D’après la photo parue dans S-O ya quelque chose qui cloche….comment enfiler la pièce sur la caténaire alors que les éléments sont tous soudés?

        • 15 Juillet 2016 à 0h00

          Pol de Caroitte dit

          @ Laborie
          La bride horizontale (qui ressemble à la traverse horizontale de la lettre « A ») n’est probablement pas soudée, elle est sans doute mobile et pivote apparemment sur son extrémité gauche tandis qu’elle repose à droite sur un ergot saillant lui servant de butée.
          Par défaut cette bride est toujours à l’horizontale, mais, quand on met en place le crochet en le descendant, la bride horizontale est alors forcée de pivoter par le fil de la caténaire : la bride s’élève progressivement, puis, au moment où elle échappe au fil, elle ne subit plus de contrainte et retombe à l’horizontale sur l’ergot à droite. Ce n’est pas tout à fait le principe du cliquet, mais il y a de ça. Enlever le crochet est alors impossible, sauf intervention manuelle, mais sur du 25 000 volts !

          Pour placer le crochet le ou les saboteurs prennent des risques — on ne les plaindra pas — mais avec un bricolage isolant on peut y arriver. À Dhuisy il s’agissait probablement, sauf erreur, d’une sorte de gaule, comme une canne à pèche, constituée de tubes en PVC qui ont permis, depuis le sol, d’élever le crochet et de le placer sur la caténaire. Je crois que dans les PV de l’enquête il est question justement de tubes PVC :
          http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20110218.OBS8327/info-obs-affaire-de-tarnac-les-tubes-qui-accusent-coupat.html

          Un tel crochet est conçu pour faire beaucoup de dégâts : le pantographe de la locomotive se prend dedans et, le temps que le train s’arrête, il traîne le crochet qui détruit la caténaire sur une longueur d’autant plus grande que la vitesse du train était élevée.

          La photo de Sud-Ouest montre une caténaire simplifiée, comme sur une ligne de tramway : elle ne comporte qu’un seul fil. Mais sur les voies principales des lignes SNCF les caténaires sont plus compliquées, avec un fil de suspension (tendu d’un poteau à l’autre) sous lequel est tendu le fil d’alimentation au moyen de suspentes verticales.

        • 15 Juillet 2016 à 0h30

          Pol de Caroitte dit

          P.-S. : la photo de Sud-Ouest est un détail en gros plan. Il est vraisemblable qu’il s’agisse d”une caténaire classique et non pas d’un fil tramway : le second fil, qui assure la suspension du fil d’alimentation, est probablement hors cadre, au dessus.

        • 15 Juillet 2016 à 14h45

          laborie dit

          En grossissant fortement l’image on peut voir effectivement sur la barre horizontale du “A” côté gauche un genre de fixation/charnière élastique pour un articulation genre chatterton ou lanières de caoutchouc (chambre à air?)
          Il n’y a pas de soudure donc le système peut fonctionner

    • 13 Juillet 2016 à 22h55

      ahbon? dit

      Bonsoir,
      Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris la fin de l’article et la position du Parquet : “s’il a formé un pourvoi en cassation pour annuler la décision de la Cour d’appel dès le 29 juin, il abandonne lui aussi la qualification de « terrorisme ».
      Donc en fait, contrairement à ce qu’on a pu lire partout ailleurs, ça y est, c’est joué. C’est sûr que ceux de Tarnac ne seront pas jugés pour terrorisme (???) Ce n’est donc pas la Cour de Cassation qui va trancher cela ? Mais dans ce cas, l’appel du Parquet porte sur quoi alors ? Merci !

    • 13 Juillet 2016 à 20h51

      kelenborn dit

      Plus ça change et plus c’est la même chose et on se demande ce qui pourrait perturber Leroy. Dans les dictatures communistes (oh le vilain mot) il y avait le poète! Le poète avait un statut particulier: il était une sorte d’alibi démontrant la grande humanité du système puisque ledit système pouvait produire de la poesie. Sauf que le poète était tout sauf un poète maudit! Pantin du système il produisait des vers planifiés comme l’était la production du béton ou de l’acier qui allait amener des lendemains radieux.
      Lery a donc trouvé un innocent poète et c’est son travail, lui qui fait les bouquinistes pour faire avancer la raison revisitée par Karl, Vladimir et Joseph.
      Avant, ce devait être Che Guevarra; un gentil garçon le “Che”, même si, à Cuba, il se payait une franche rigolade avant de faire exécuter un condamné
      Aujourd’hui c’est Coupat, un Che soldé chez Bricogite car franchement, le maquis limousin, cela manque de gueule. Même l’impérialiste américain ne se soucie pas de l’y chercher. Maigre gibier que seuls poursuivent des chasseurs au permis frelaté!
      Ah oui, Leroy admet quand même que ce n’était pas l’Ange Gabriel au lendemain qu’il ait enfin pris sa carte au parti communiste
      ” Qu’on ne soit pas des saints du côté de Tarnac, c’est indéniable. On pourrait d’ailleurs s’en réjouir. Ces jeunes gens ont quelque chose à nous dire que ça nous plaise ou non de l’entendre. Après tout, décider que cette société court à sa perte et éventuellement indiquer qu’ils ne sont pas prêts à aller à l’abattoir sans broncher par des actions spectaculaires ou même émeutières est une chose.”
      C’est amusant : ils ont quelque chose à nous dire comme les brûleurs de bagnoles selon le sociologue de service
      Juste une question à Leroy: il est peut être naïf mais cependant respectable de pardonner les erreurs. Mais pourquoi cela ne marche t-il chez vous que dans un sens. Un type du front national n’a pas besoin de s’en prendre à un train pour être coupable! il l’est par avance! non?