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Tableau de la vie parisienne

Le Monde lance le Balzac low cost.

Publié le 16 septembre 2008 à 6:40 dans Médias

S’il s’agissait d’un T-shirt, un produit de beauté ou un gadget électronique, on assisterait sans doute à une foire d’empoigne. Comme disaient nos grand-mères, “à cheval donné, on ne regarde pas les dents”. Autrement dit, tout ce qui est donné est bon à prendre. Presque tout. Pas un livre. On accepterait n’importe quelle breloque absurde pourvu qu’elle fût gratuite, mais un livre ne vaut pas l’effort de le porter. Un honnête homme du XVIIIe siècle, et même un honnête bourgeois du XIXe, auraient trouvé incongru, et peut-être vaguement blasphématoire, le spectacle de ces ouvrages empilés dans un carton, livrés au vent parisien, dédaignés sans même un regard, par ceux à qui ils étaient offerts. C’est en tout cas l’un des plus tristes auxquels on puisse assister. Et, en l’occurrence, un déprimant précipité de l’époque. Un écrivain de mes amis qui vit retiré au milieu du monde tente souvent de contrecarrer mes inavouables pulsions réactionnaires en faisant valoir que, désormais, nous avons accès à la bibliothèque universelle. Oui, toute la littérature du monde est à notre portée. Mais le monde se fiche de la littérature.

Après les grands textes philosophiques, Le Monde, décidément fort optimiste sur ses contemporains, a donc décidé de booster ses ventes (ou peut-être d’empêcher leur chute) en proposant à ses lecteurs une édition intégrale de La Comédie Humaine à un tarif très concurrentiel. Pourtant, si l’on en croit une étude fort opportune, non seulement les ventes de tous les titres seraient en progression, mais les gratuits et internet auraient, au bout du compte, tiré le vieux journal papier vers le haut. Bref, tout va bien. C’est à se demander pourquoi les journaux offrent à ceux qui acceptent de débourser quelque argent pour les acquérir DVD, montres, valises, chaines hi-fi, batteries de cuisine et j’en passe, sans oublier les voyages ou les grands crus de l’année à prix réduit. Il peut sembler curieux d’attirer le chaland en lui fourguant autre chose que ce qu’on sait faire. Un confrère milanais s’est un jour désolé devant moi que la presse française n’ait pas su, suffisamment tôt, diversifier son offre comme l’ont fait depuis longtemps les journaux italiens et espagnols. C’est chose faite.

Jeudi, donc, pour le lancement de “l’opération Balzac”, chaque acheteur avait donc droit gratuitement au premier tome de la série. Vous pouvez prendre le supplément, lance, visiblement excédée par tous ces tracas additionnels, cette kiosquière des Champs-Elysées à un homme qui se trouve devant moi. Je me demande de quel supplément elle parle. Je ne vois qu’une caisse pleine de bouquins – impossible qu’ils les offrent. En m’approchant, je découvre de quoi il retourne. Bonne pioche ! Parmi les textes rassemblés dans ce premier tome (sur 25 !), je n’ai lu que Le Père Goriot. À moi Le Colonel Chabert, La Messe de l’Athée (qui excite ma curiosité) et L‘Interdiction ! Des heures de lecture en perspective.

Trois ou quatre personnes achètent Le Monde, jettent un regard ennuyé à la pile des suppléments… et repartent sans s’encombrer de cet étrange cadeau. Je n’avais nullement l’intention d’acheter Le Monde, puisque j’y suis abonnée mais, je l’avoue : trois textes de Balzac que je n’ai pas encore lus pour 1,30 €, je me laisse tenter. “Le supplément !”, hurle la voix revêche sans me regarder. “Vous voulez dire le livre ?”, osé-je, une octave au-dessus de ma tonalité habituelle. Visiblement, quelque chose l’empêche de prononcer ce mot. “Mais oui, le supplément !”, répète-t-elle, de plus en plus agacée par mon entêtement à ne pas comprendre. Je bafouille un peu car une idée me vient dont j’ai un peu honte. Si j’achetais deux Monde, j’aurais deux livres et je pourrais faire un heureux. “Je vais vous en prendre un autre”, dis-je dans un gargouillis, anticipant un regard méprisant. Mais non, un grand sourire illumine son visage (tiens, elle sait, donc ?). “Prenez tous ceux que vous voulez !” Désolée, les copains, j’ai joué petit bras et suis partie avec mes deux Balzac sous le bras. Mais pour un jour, mon pouvoir d’achat a augmenté. Elle est pas belle, la vie ?

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  • 4 October 2008 à 4h09

    Ludovic Lefebvre dit

    Excuse-moi de te répondre si tardivement Ramon, mais je découvre tes posts à l’instant.
    C’est une énigme que la patience des hommes politiques, dire que ce sont des imbéciles sans culture sera le plus souvent injuste, du moins je n’y crois pas. C’est donc évidemment pour l’image qui est importante et c’est normal. Malgré tout, j’ai la même vue que la tienne sur les exemples de Barre, Chirac et même Sarkozy, bien que ce dernier aurait dû trouver des mots mieux sentis.
    Comment font-ils donc pour supporter ces odieux spectacles, ces banquets provinciaux improbables, ces réunions d’associations diverses et variées, mais aussi ces dizaines de milliers de kilomètres en avion, voiture, train, l’éloignement de leurs enfants ?
    Le salaire, le titre n’explique pas tout, ils aiment certainement leurs enfants dans la grande majorité autant que nous, le confort et la sécurité d’un foyer, ils ont certainement des qualités peu communes pour passer outre ces nombreux inconforts.

  • 30 September 2008 à 14h31

    ramon mercader dit

    @amateur de celine
    mais je suis déjà une vedette de la littérature!
    expliquons bien notre propos:
    j’aime à voir (ça aussi,essayez de le replacer dans son contexte,indice:déjà réutilisé dans une regrettable exposition pseudoérotique -et surtout totalement affligeante -à la bnf en décembre 07)un homme cultivé manger son chapeau devant des crétins subventionnés,ou plutot;la première fois ,c’est drole ,puis à force d’à force ,ça irrite.
    d’ou la 2ème partie de la démonstration:le spectacle de l’homme cultivé chez qui la nature reprend ses droits(ça m’arrive plus souvent qu’à mon tour,sanguin comme vous me supposez)et qui envoie tout balader(“casse toi,hé pauvre con!”),là,je suis positivement ravi.le must du must dans ce domaine ,c’était raymond barre fin 79 lançant à un intervenant”peigne cul!”.et le nec plus ultra depuis,c’est berlusconi,à qui on reproche d’avoir supprimé les subventions pour l’art contemporain et qui répond”l’art?quel art?”.

  • 29 September 2008 à 19h15

    Amateur-d-humour dit

    @ Fourrier • 28.09.08 à 04:29
    C’est pas mal, sauf que, faire rire aux dépens des autres, ça manque un peu de noblesse. C’est même légèrement mesquin.
    A améliorer donc.
    Allié à ramon mercader, vous pouvez faire de bonnes choses.

  • 28 September 2008 à 4h29

    Fourrier dit

    Mon p’tit Roro! J’peux t’appeler Roro n’est-ce pas? Ecoute! Tu demandes à M’dame Lévy pourquoi que les journaux ils font des cadeaux alors que Sarko il a plus d’oseille! Bon c’est simple. Il suffit de prendre Rachida et la femme de Fillon en photo. Tu les fais tirer (les photos, pas les gonzesses!:) grandeur nature chez ton zoom zoom photographe au coin de la rue à côté de ton arabe préféré qui t’a volé 1,24 euros en te refourgant un pinard frelaté qu’il avait volé chez Lidl Argenteuil la veille au soir et avec ses photos grandeur nature, tu fabriques des poupées gonflables. Tu sais pas comment faire? Laisse moi t’montrer! Alors, tu prends des ciseaux. Tu coupes les contours de la photo. Ensuite tu achètes un zodiac au vieux campeur ou à Bricomarché si t’as pas de vieux campeur à côté de ton arabe du coin (à côté du photoshop..enfin du machin quoi, mais tu m’as compris! Hein Roro?). Une fois la photo coupée (et proprement s’te plait! on coupe pas les mamelons du Chancelier comme ça..C’est passible de poursuites pénales!tu sais!! Faut pas déconner non mais!!!) tu la colle sur le côté pile du Zodiac. Alors évidemment, t’as pas besoin du moteur derrière ton annexe! Et tu souffles pas d’dans ok? Du moins pas encore! Tu prends de la super glu chez ton droguier…enfin chez ton dealer…enfin chez l’arabe au coin quoi…Tu colles la photo de ta rachida bien à l’endroit. Puis tu souffle dans le trou du Zodiac. Là tu vas voir, Rachida se gonfle comme une vieille baudruche! On dirait presque qu’elle serait engrossée dis donc mon Roro! Tu te rend compte! T’as déjà vu un Chancelier en cloque sur une table de salle à manger toi Roro? Toi qui sais tout? Toi qu’il a tout vu le Roro à son pépère!!! Bon et puis quand t’as ta poupée gonflable que tu t’es fabriquée comme un gland, ben tu débarques en plein conseil d’admnistration du Figaro et de tous les marchands de PQ du coin pour leur refourguer ta came! Et comme ça eux après ils peuvent faire des promos en te payant ton zodiac et tes photos! Tu vois, c’est ça la business attitude dans el monde de la presse et des cadeaux! J’espère que j’aurai répondu à ta question et que je ne suis pas hors sujet. Comme ça, mamzelle Lévy, elle peut rester sur le pont et empecher les méchants de rentrer chez Causeur!

    Salut mon gros Roro!

    Much kisses and love honey pie!!!

    Ton Gontran qui te manque tant!

  • 28 September 2008 à 2h19

    Amateur-de-Celine dit

    @ ramon mercader • 25.09.08 à 19:21

    Pas mal du tout, on dirait du Céline.
    C’est du bon vociférant, sauf que ce n’est pas toujours bien clair.
    Encore un effort et vous deviendrez une vedette de la littérature.

  • 26 September 2008 à 19h08

    Roger dit

    Pouvez-vous m’expliquer E.Levy,comment se fait-il que des journaux puissent offrir des cadeaux(DVD-Montres-Radios etc)tout en acceptant une aide de l’Etat de + de 450 millions d’Euros?(Aide sous diverses formes: timbres,transports,etc)Ces cadeaux sont payés par le contribuable et la presse n’en parle pas.

  • 25 September 2008 à 19h21

    ramon mercader dit

    @ludo
    vois tu ,c’est la frénésie approbatrice que l’on exige du ministre(culture,ville,éduc nat peu importe)lorsque ,le malheureux piégé en service commandé,obligatoire,est containt d’avoir l’air d’apprecier le spectacle(mais ça peut aussi etre une visite dans une creche,ou une visite d’un squatt d’artiste,ou tout autre chose,il suffit qu’une des 2 parties soit en position non pas de force mais d’attente,d’espérance comme un gamin qui attend,précisement un bon moint ou un toutou qui attend son susucre,muray a magnifiquement décrit ça)de se régaler mème,alors que à l’évidence ça l’emmerde de la tete aux pieds,qu’il n’en a rien à battre ,et au final ,lorsque le rideau tombe sur la troupe du collectif d’artistes en lutte,d’intermitents dans la mouscaille,d’interluttants véhéments pour se relever ensuite sur le porte parole de la coordination qui vient lui remettre le cahier de doléances,il est obligé de trouver tout bien,tout beau.obligé par contrat d’applaudir,comme moi aussi souvent lors de spectacles indigents et indigestes proposés par la maison de la culture du coin,des pièces d’auteurs inconnus,jouées à voix inaudible,en tournant le dos au public,des mises en scènes imbitables avec des acteurs à poil qui sautent sur des trampolines à l’arrière plan,par des réalisateurs avec des noms à coucher dehors(de toutes façon y a plus que ça dans le spectacle vivant,profitable frometon pour parasites desoeuvrés forcéments géniaux,méconnus et discriminés dans leurs pays du cul du monde).
    alors tu comprends un ministre c’est pas n’importe qui(mais bon “pour grands que soient les rois ,ils sont ce que nous sommes”) il pourrait se lever ,dire merdre(comme jarry ,une invective libératrice je trouve)refuser de s’associer à cette mascarade,renverser sa chaise en partant ou bien glousser tout le long du spectacle/pensum………tu crois pas?
    hé bien non!
    il reste là comme un con ,à gouter l’immonderie sous toutes ses formes,à apprecier ,déguster,tout juste s’il en redemande pas!
    un grand spécialiste de la chose,c’était aillagon,tout récemment il a récidivé en volant au secours de jeff koons(tu oserais t’apeller jeff koons ,toi?)malmené par les rédacteurs du petit futé de versaille(ou assimilé)”c’est beau,c’est bien ,c’est génial “leur a-t-il dit en substance,devines ce qu’ils lui ont répondu?non pas”c’est de la daube et tu le sais” non pas “ça crève les yeux que c’est de la merde” mais plutot”c’est une ingérence intolérable dans les affaires culturelles de nos guides!”vlan!non,sans déconner”c’est de la merdre et tu le sais,mon père ubu”.
    du coup,je tire mon chapeau à ce gros balourd de chirac qui un jour de sifflage de marseillaise,s’est barré et a fait annuler le match.non pas pour l’hymne national,qui bon,après tout,pas si mélodieux que ça,mais pour avoir signifié au public,aux commentateurs,à tous ceux qui attendaient de lui quelque chosequ’il n’avait pas envie de donner(aller à canossa,par exemple)que merde pour ceux qui ne sont pas contents.peut etre le seul truc bien qu’il ai fait dans toute son existence de rad-soc d’avant guerre.
    et sarko aussi ,pour avoir tenu tete aux cheminots qui me font chier chaque fois que je prend le train ,merde pour ceux qui ne sont pas contents!

  • 25 September 2008 à 18h17

    ramon mercader dit

    @ludo
    j’y reviens, dans ces couillonades ou on fait jouer par un acteur pipole une pièce intemporelle ,qui est par essence massacrée de par la présence du 1er(sémantiquement parlant ça peut se tenir?),le meilleur c’est la tronche de l’autorité de tutelle à qui on impose ça et qui est tenu de trouver ça beau, bien ,louable et aucunement dénaturé par les gesticulations de l’énergumène.
    lorsque les élites veulent pactiser avec la plèbe,elles en rajouttent toujours et ça devient risible,faute de gout et tout et tout.
    les suprèmes élites(les prez de la république)ne s’emmerdent pas à des conneries pareilles je peut te le dire!imagines un seul instant miterand convié à un raout avec bigard ou smain ou 2bouses!
    ok tu m’as compris,tu m’as.

  • 25 September 2008 à 14h05

    A.rnaud. dit

    @ parsifal:
    Je vous en prie de tels faits sont si rares de nos jours que je ne vais pas être égoiste.
    Certes, tout n’est pas perdu mais c’est quand même mal barré.
    Amicalement votre.

  • 25 September 2008 à 2h49

    Ludovic Lefebvre dit

    Ramon,
    Bigard a joué récemment le Bourgeois Gentihomme avec un momne t de scène en roller effectivement, je crois que c’était l’annnée dernière. Quant à Smaïn, il y avait eu beaucoup de publicité dans les années quatre vingt à la télévision lorsqu’il avait joué les Fourberies de Scapin et pas en costume d’époque, je ne précise pas pourquoi, mais ça correspondait à l’époque et à la mise en place de certaines associations dites humanistes qui se révélèrent purement politiques pour vous éclairer.

  • 24 September 2008 à 11h15

    parsifal dit

    à A.rnaud;
    Permettez moi de partager votre “ensoleillement”. J’ai dejà èprouvé ce même réconfort. Tout n’est pas perdu…
    Bien amicalement

  • 24 September 2008 à 9h09

    chauché dit

    Il y a un constat, Madame, que vous ne tirez pas, ces livres que l’on offre ici ou là, ces livres que l’on solde alors qu’ils n’ont rien vu, rien senti, rien écouté, et qu’ils viennent à peine de sortir des imprimeries, ces livres donc, jouent des coudes pour ne finalement n’offrir qu’un mauvais papier, qu’une impression vulgaire, une typographie sans idée.
    Alors au-delà de l’effet marchand, achetez ce journal nous vous offrons un livre puis vous pourrez vous les procurer à très bas prix !, nous sommes là au coeur de la réalité spectaculaire d’une presse qui n’existe plus, ni savoir, ni saveur, mais des produits qualibrés, faits pour rapidement rejoindre les plus basse marches de sa cave, si cave l’on a, ou je ne sais qu’elle déchetterie de la pensée où finalement ces livres là, qui ne sont pas des livres mais des emballages vides, n’existent que pour rassurer nos chers contemporains que leur inculture se porte de mieux en mieux.
    Cordialement
    Philippe Chauché

  • 23 September 2008 à 17h43

    ramon mercader dit

    @ ludo
    bigar en roller?smain en survet?
    et j’aurais loupé ça?
    ou,quand,sur quelle chaine francoallemande?
    le pire ,c’est que j’aurais loupé le spectacle du ministre de la culture(quand la culture a besoin de ministre c’est que ça n’a plus rien de culturel ou bien que ça devient cultuel,le culte du ministre en somme) aplaudissant à tout rompre.
    ça me fait penser à une défunte affaire NTM il y a bien 10 ans,lorsque ces aimables frippons(les rappeurs sans rapière de NTM) en grand danger d’etre jugés avaient fait jouer tous leurs relais médiatiques, pour que finalement la plainte soit classée sans suite.dans le concert d’éloges,de protestations de la vertu de ces braves garçus,de mains sur le coeur et de serments que “jamaisilsnontvoulufairetabasserlespoliciersparlafoule” on entendit le secretaire d’état eric raoult dire “quand je vous entend chanter,j’ai envie de danser”.
    danser?eric raoult?
    ça aussi je l’ai loupé,eric raoult dansant sur du NTM

  • 23 September 2008 à 1h21

    Ludovic Lefebvre dit

    Je suis peut-être et même certainement trop bon public, ma chère Nina, mais j’avais trouvé le Colonel Chabert sur TF1 bien restitué par Depardieu et Josée Dayan et même plus anciennement les Chouans avec Charlotte de Turckeim.
    “Balzac a bien de la chance” en comparaison avec Molière qui s’est chopé Bigard en Roller (hello Muray) dans le Bourgeois Gentilhomme ou Smaïn en survet dans les fourberies de Scapin.

  • 22 September 2008 à 17h26

    ramon mercader dit

    merci madame lévy ,d’en avoir pris un deuxième pour moi.
    à mon prochain passage ……

  • 22 September 2008 à 16h05

    Nina dit

    Comment expliquer l’engouement des téléfilms proposés par France 2 sur les nouvelles de Maupassant ?
    Imaginons de bons scénaristes, metteurs en scène (pas Josée Dayan beurk) pour la comédie humaine ?
    Bien sûr que la découverte de Balzac par la lecture est géniale, elle marque une vie à jamais.
    Cependant, lorsqu’on voit les fictions nases qui passent sur les téloches on se demande si ces cons vont enfin entrevoir la lumière…
    On voit l’engouement des télespectateurs sur les séries britanniques telles que Sherlock Holmes. Les brittons mettent le paquet en décor, costumes, pourquoi pas la France ?

  • 22 September 2008 à 15h18

    A.rnaud. dit

    Plutôt que de céder à la mode du lecteur mp3 ou de la lecture de la presse dite “gratuite” qui fait fureur dans les transports en commun, j’ai pu voir, ce matin même, une jeune fille qui préférait lire “La peau de chagrin.” Elle ne le sait pas, mais elle a ensoleillé ma journée.
    Tant qu’il y aura des gens qui ne cèderont pas à Bégaudeau et à la novlangue, il y aura de l’espoir….

  • 20 September 2008 à 12h27

    ufbzlzpdh dit

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  • 19 September 2008 à 15h19

    oui dit

    D’accord : c’est le meilleur livre de la rentrée.
    Ca n’empêche qu’il faut aussi lire un peu en diagonale : le lecteur n’est pas, lui, payé à la ligne.
    Chaque exemplaire du monde est loin d’être un tableau quotidien de la comédie humaine. Tout juste un tableau de la comédie du pouvoir et des élégances.
    bises, alain

  • 18 September 2008 à 13h32

    Ludovic Lefebvre dit

    Deux semaines sans fatwa, je commençais à trouver la vie vide, c’est qu’il est devenu difficile d’être suicidaire dans ce pays (plus de clops, d’alcool, de vitesse excessive, de skinheads à insulter, des boxers humanistes…).
    Marc, mon “purgatoire en enfer” s’arrête, je me sauve dans le Var fin octobre pour étudier le journalisme (je voulais un métier facile et il y a déjà trop d’agents RATP). Ma punition eut lieu avant la faute. Ensuite, je serai parisien, car Elisabeth m’embauche chez Causeur dont elle souhaite relever le niveau (elle doit virer un emmerdeur, une histoire de brèves, je n’ai pas bien compris).
    Deux amis de toujours, Bernard-Henri L et Jack L m’ont trouvé une garçonnière au dessus du Flore me sentant idéalement germano-catin m’ont-ils dit ou un terme de ce genre, nous allons donc pouvoir nous voir tous les jours, tu connais évidemment L’Emmerdeur avec Brel et Ventura… ce n’est rien.

    Je maintiendrai jusque la mort que la trilogie des treize- scénario idéal puisque 13 personnes dénués de scrupules, de remords dirigent le monde dans le secret-(mais non, pas vous, Nicolas S, arrêtez un peu) est mal développé, autant sous traité qu’un contrat national. Ce put être le plus grand chef d’oeuvre de la littérature si Balzac y avait consâcré sa vie entière, aussi pour moi, la comédie humaine, c’est plutôt Eugénie Grandet et son radin de père que les coups d’éclats ternes de cette société secrête qui auraient mérité plus de travail. Qu’on le lise sans se dire un tel l’ a adoré donc je l’adore et il sera constaté que je n’ai pas tort.

    Petite note à l’intention d’ Emmanuel Todd, Régis Debray et Thierry Ardisson : ce n’est pas une histoire de rugby que ces treize.
    – Thierry, ne photocopie pas Balzac pour ton prochain “chef-d’oeuvre”, tu vas encore te faire attraper. Prends exemple sur Frédéric qui va piller les auteurs canadiens, ils sont plus loin, moins connus et n’oublie pas de changer quelques termes, le plagiat est aussi un métier qui demande quelques efforts .