Surenchère droitière ? Chouette alors !
Être Français n’est pas un droit acquis
Publié le 06 août 2010 à 10:00 dans Société
Mots-clés : France, Grenoble, Immigration, Nationalité, Nicolas Sarkozy

Le discours prononcé par Sarkozy à Grenoble a provoqué comme on pouvait s’y attendre de nombreuses réactions. Peu variées mais nombreuses. Ce n’était pas le premier sur ce thème et sur ce ton mais on ne peut pas dire que les critiques aient brillé par leur originalité. Comme d’habitude, comme pour les peines-plancher ou l’interdiction de la burqa, les propositions avancées sont inacceptables et inapplicables, scandaleuses et anticonstitutionnelles, contraires à notre histoire et à nos valeurs.
Le braillomètre s’affole : c’est bon signe !
Même si ces réponses au gouvernement prennent des airs pavloviens, quand le braillomètre s’affole, on ne boude pas son plaisir et quand la Ligue des Droits de l’Homme nous met en garde, quand la LICRA contacte le MRAP pour envisager une action en justice concertée (après les propos tenus sur les roms), on peut espérer que la répression qui suivra sera à la hauteur de nos besoins.
Nos vœux pourraient être bientôt exaucés car les 537 camps de « gens du voyage » illégaux, connus depuis longtemps des pouvoirs publics et dans lesquels la police n’entre pas vont être évacués. Est-ce le début d’une reconquête de nos territoires perdus ?
On dénonce partout une surenchère droitière. Je m’en réjouis parce que, dans l’épreuve de force engagée entre le pouvoir et le crime, la surenchère reste la bonne solution à moins de lui préférer l’attentisme ou la défaite, ou de chercher une autre voie mais pas trop longtemps.
On peut aussi regretter que les choses n’aillent pas plus vite et déclarer avec le Front national « Assez de bavardages ! », mais en démocratie, le rouleau-compresseur de la loi avance très lentement, respecte la signalisation des contre-pouvoirs, et son carburant, c’est l’opinion. Il faut donc commencer par la gagner. Ce qu’on peut espérer, c’est, qu’une fois lancé, rien ne l’arrête. Sur ce plan-là, les images récentes d’une expulsion de clandestins à la Courneuve, visibles sur le site du DAL, peuvent nous rassurer.
J’ose espérer que ces discours sécuritaires ne visent pas seulement la réélection mais qu’ils tâtent le terrain et préparent l’action. On lance une idée, puis des sondages et on sait (à la louche) de combien de divisions électorales on dispose avant de lancer une offensive. Ça peut sembler vulgairement populiste et on pourrait se contenter de demander son avis à Robert Badinter, ce qui serait beaucoup plus distingué et assurément constitutionnel. Moi, je ne suis pas fâché qu’on se soucie de mon opinion, et même de mes bas instincts de survie.
Quand les propositions présidentielles désacralisent le droit du sol ou l’irrévocabilité de la nationalité française, la plupart des analystes ont mal à la Constitution. À les entendre, c’est l’âme de la nation qui est menacée. J’ai peut-être l’âme bien accrochée, mais je ne crains pas de la voir tomber à la première secousse, au premier coup rendu ni même à la première révision des principes généreux et fondateurs de notre République comme le droit du sol.
Séparer le bon grain de l’ivraie
Les révolutionnaires qui ont pensé notre Constitution ont voulu faire de la République naissante la terre promise de tous les amants passionnés de la liberté. Ce phare de la civilisation occidentale qu’était notre nation a attiré des étrangers qui sont venus donner un peu de cœur contre de l’égalité, du courage contre de la liberté et de la reconnaissance contre de la fraternité.
Aujourd’hui, parce que nous avons manqué d’exigence selon les uns, parce que nous avons cessé de briller selon les autres, la France n’a plus l’immigration qu’elle mérite et nous avons un problème d’intégration qui ne cessera de s’aggraver du fait de la démographie des arrivants du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne, comme on dit pudiquement au CNRS. Il faut être aveugle ou journaliste à France Inter pour ne pas voir le rapport entre délinquance et immigration. Veut-on que le pays entier ressemble un jour aux quartiers nord de Marseille parce que nous aurons tenu à rester fidèles à une Constitution faite en d’autres temps et pour d’autres mœurs ?
Alors on fait quoi ? On ne change rien et on se laisse submerger par une criminalité et une hostilité grandissante à la culture française parce qu’on est les Lumières ou on cherche des solutions ?
Il n’est pas envisageable de renvoyer dans leurs pays d’origine des générations de Français d’origine étrangère mais il ne me paraît pas indigne de commencer à pratiquer une discrimination salutaire. Pourquoi ne pas séparer le bon grain de l’ivraie sur les critères de l’honnêteté des intentions et des pratiques et expulser les mauvais Français d’origine étrangère pour épargner aux bons enfants d’immigrés toute stigmatisation et les préserver du racisme dont ils sont victimes ?
Non au passeport à points ? Et pourquoi pas ? Français à l’essai ? Et alors ? Si nés de parents étrangers, vous devenez criminel multirécidiviste, si vous voulez pratiquez l’excision, la polygamie ou porter la burqa, ou rester membre, même passif, d’Al Qaïda, la France devrait pouvoir vous dire que « Non, désolés, il y a eu méprise, vous vous êtes trompés de pays, sans rancune, le monde est vaste et bon vent ».
Où irez-vous ? Ce n’est plus un problème français, il fallait y penser avant.
Cette solution qui aurait l’avantage de nous débarrasser des individus irrécupérables pour la France et d’inviter les autres à plus de respect et de zèle dans l’effort d’intégration pose d’autres problèmes, j’en suis conscient mais il va bien falloir les affronter ou chercher d’autres pistes si on ne veut pas disparaître en tant que peuple.
« On ne naît pas forcément Français, on peut le devenir. Mais quand on l’est, sauf exception rarissime, c’est pour toujours », nous rappelle notre causeuse en chef. Ce n’est pas une loi naturelle, c’est une loi française que la France peut défaire et doit revoir si elle veut sauver sa peau.
Un accommodement raisonnable : couper la main des voleurs…
Elle en perdrait son âme, nous dit-on. C’est à croire que l’âme de la France, ce n’est pas son peuple en voie de colonisation on ne peut plus constitutionnelle, ce ne sont pas ses vieux contraints dans les quartiers de leur enfance de descendre du trottoir pour ne pas être bousculés, ce sont les principes gravés dans le marbre de sa Constitution.
Un droit du sol relatif, sous conditions, une terre d’accueil qui n’accueillerait pas de façon automatique et irrévocable, ce n’est ni indigne ni contraire à notre histoire. Ce qui l’est en revanche, c’est de se laisser envahir et de disparaître sans le moindre esprit de résistance, sans la moindre envie de Jeanne ou de Charles.
Pour ceux qui se livrent au gendarmicide, c’est autre chose. L’idée a été avancée par Sarkozy qu’on pourrait déchoir de sa nationalité un Français d’origine étrangère qui n’aimerait pas la France au point d’avoir attenté à la vie d’un de ses représentants. Je ne suis pas opposé à cet aménagement de la loi par principe mais je doute qu’en réalité, la réponse soit bien adaptée. D’abord, parce que si on prend le cas de Karim ou de Luigi, je ne vois pas bien l’intérêt de les défranciser et que les tueurs de flics, je les préfère français et morts qu’apatrides et vivants.
Ensuite parce que pour ceux qui se laissent arrêter, la perpétuité est prévue et que les prisons étant plus étanches que nos frontières, ils sont mieux à l’ombre qu’au soleil. Par contre, la mesure pourrait s’appliquer à ceux de leur communauté qui ont mis quartier et village à sac et sont venus par centaines les enterrer, affichant une nette préférence pour des tueurs de leur ethnie que pour les lois de leur pays d’accueil.
Cela dit, je doute que cette proposition soit très dissuasive car en réalité, être Français, ceux qui tirent sur la police s’en fichent.
On pourrait d’une seule mesure combattre la délinquance et faciliter l’intégration en s’inspirant de l’exemple de Martin Hirsch qui, en déclarant que l’intégration serait réussie le jour où « des catholiques appelleraient leur enfant Mohammed » , a fait progresser l’idée « d’accommodement raisonnable ». Allons plus loin et intégrons à notre système pénal une loi issue des cultures d’origine des derniers arrivés. Nous pourrions par exemple couper les mains des voleurs multirécidivistes.
Mais ça, vous verrez que ce n’est pas constitutionnel. Décidément, on ne peut rien faire !
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L'auteur
Cyril Bennasar est menuisier.
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Queneni dit
Vu sur TF1 ce soir, une longue «brève» sur la lyonnaise Guylène C., meurtrière de son concubin avec lequel elle était quelque peu…en froid.
Brève illustrée de gros plans appuyés sur les scellés, plaque de porte et autre plaque de boîte au lettre.
Respect de l’anonymat? Oui, mais uniquement pour les «français d’origine étrangère»!
«Tous égaux devant la loi» dixit: Air 6 août 2010 à 12:11
D.H. dit
… cela peut s’appliquer aussi bien à l’actuelle politique gouvernementale en matière de sécurité et à ceux qui la soutiennent, qu’à ceux qu’il visait peut-être dans son esprit, ou qu’à ceux qu’ici, sur Causeur, on vise sous le terme de « bien-pensants », qui lui aussi est réversible.
C’est que Muray n’est pas un philosophe, mais un polémiste, un « littéraire » au mauvais sens du terme, qui divise les gens en « bons » et en « mauvais », sans se rendre compte qu’il n’a pas vraiment les outils conceptuels qui peuvent rendre cette distinction valable (et pour cause). Les «mauvais» peuvent être les « bons », à l’aune de ses « concepts », et inversement.
D.H. dit
(« Mon prince », c’était bien sûr Muychkine, comme le savent les lecteurs de Dostoïevski, celui qui, sous ce pseudo, a ici émis l’hypothèse que la nation est une famille, formule dont il éclairait le sens par les mots suivants : « Chacun d’entre nous souhaite vivre au milieu de gens qui lui ressemblent: ça facilite la paix et la vie, l’avenir des enfants. Les Noirs avec les Noirs, les Blancs avec les Blancs, les riches entre eux et les pauvres entre eux »).
Marie,
ce que je veux dire, c’est que cette notion est applicable à tout le monde, et qu’il est illusoire de s’en croire exempt.
Lorsque Muray, sous le titre de l’ « envie du pénal », s’écrie : « Ah! la Loi! La marche implacable de nos sociétés au pas de Loi! (…) Toutes les répressions sont bonnes à prendre ! (…) Toutes les délations deviennent héroïques (…) Toutes les propagandes vertueuses concourent à recréer un type de citoyen bien dévot, bien abruti de l’ordre établi, bien hébété d’admiration pour la société telle qu’elle s’impose, bien décidé à ne plus jamais poursuivre d’autres jouissances que celles qu’on lui indique. Le voilà, le héros positif du totalitarisme d’aujourd’hui, le mannequin idéal de la nouvelle tyrannie, le monstre de Frankenstein des savants fous de la Bienfaisance »…
Marie dit
@D/H
“Pour ce qui est de l’ « envie de pénal », votre distinction me semble oiseuse (comme d’ailleurs, me semble-t-il, toutes celles que Muray essaie de réintrodure.”
Pourtant c’est une tendance très contemporaine. On chreche sns cesse coupables ou respônsables pour tous les accidents, on refuse de reconnaitre que souvent celui ci est un enchainement de hasards. Il faut à tout prix faire payer quelqu’un. Pourrez vous nous dire ce que celà apporte de faire un procès à un maire qui a pour le bien de ses habitants fait un terrain de sport,terrain ou se trouve des équipements destinés à des activités sportives et non à d’autres usages, usages qui causent la mort d’une personne?
Marie dit
@Sophie
“Souris, Lady, Lisa, Impat, Rackam, Saul, Expat, Bibi, L’Ours, Corrinne, Fatback, Nadia, et le gros du contingent, sont donc priés d’annuler ipso-facto leurs permissions et de réintégrer leur clavier”
Présente quelques instants car ma maisonnée est pleine, aout oblige!
Alpin dit
@D.H,
“Etre français n’est pas un droit acquis.”
“Mots-clés France Grenoble Identité Immigration Nationalité Nicolas Sarkosy”,
Voici successivement le sous titre et les mots clés indiqués dessous le titre de l’article:
“Etre français n’est pas un droit acquis”.
Si on n’a pas posé d’emblée dans le sujet les problématiques de l’intégration ,de la
nationalité et de l’immigration ,le français ne veut plus rien dire.
Pour les citations,la dernière est tout à fait parlante et certaines ne méritent pas en plus de la limite à 1400 signes,d’être soulignées par un commentaire déjà produit.
Quand à mes choix électoraux,vous vous trompez dans les grandes largeurs,
confondant SCIEMMENT le refus d’un traitement simpliste des autorités et
une adhésion …eh oui chevalier.
Enfin n’induisez pas que j’ai affirmé quelques part que ces mesures résoudront
la délinquance dans les quartiers,cela n’est pas le cas, et le style présidentiel
est symétrique dans son insuffisance de l’angélisme intéressé et à courte vue de la gauche institutionnelle ou de la complaisance de l’extrême.
ET nous parlons,quoique vous en ayez, ici et sur beaucoup de sites de ces questions
les explosions de Grenoble et d’ailleurs se révélant ce que le sociologue
G Lapassade nommait un “analyseur” ,faisant surgir le refoulé et l’impliqué.
D.H. dit
(…)
Le reproche de mauvaise foi enfin pourrait tout aussi bien vous être retourné (même si vous avez soin de rectifier des avis qui vous sont exprimés, comme celui concernant le « peuple-famille », cité plus haut). Quelle conclusion certains peuvent-ils tirer de posts restant suspendus en l’air, sans aucun commentaire ni problématisation, consistant par exemple en citations décrivant le refus de s’intégrer de certaines personnes (« populations » ?), sur un fil qui propose la déchéance de ce genre de personnes précisément ? Quel encouragement peuvent-ils y lire ?
– … Celui de voter N. Sarkozy, mon prince.
D.H. dit
Alpin,
Entre respect des formes et formalisme, nous plaçons le curseur à un endroit différent, et disons que vous êtes pour moi, un néo-conservateur qui s’ignore, ou que vous en présentez certains aspects.
Ma position, pour ce qui est des lois, est qu’il faut les appliquer, et ne pas en créer de nouvelles qui tiendraient compte de l’origine des délinquants.
Pour ce qui est de l’ « envie de pénal », votre distinction me semble oiseuse (comme d’ailleurs, me semble-t-il, toutes celles que Muray essaie de réintroduire).
La notion de « thérapie d’Etat » » peut aussi bien être étendue à la manière dont sont «soignées» les souffrances du peuple par des mesures démagogiques, pour le coup, parce que discriminatoires, qui, je le répète, ne résoudront pas le problème de la délinquance dans les quartiers. Ce peuple que des internautes ici même prennent pour une « famille », laquelle serait selon vous justement le champ exclusif d’application d’une telle formule.
Nous parlons bien des lois nouvelles annoncées par le gouvernement, et de rien d’autre. Ce n’est pas encore exactement la « politique migratoire » qui est en jeu ici.
(…)
Alpin dit
“ll y a d’autres menaces sur l’Europe. La perception misérabiliste du passé du continent, dans lequel les accomplissements stupéfiants sont défaussés pour ne retenir que massacres, oppression et injustice, prive la population de toute fierté ou de sens des traditions envers lesquels elle pourrait contribuer ou qu’elle pourrait au moins considérer comme valant la peine d’être défendus. Cette perte de confiance culturelle est particulièrement importante à l’heure où s’installe une immigration de masse venant de cultures très étrangères, un afflux qui ne peut être géré correctement (comme il l’a été par le passé, ou comme aux Etats-Unis jusqu’à l’ère du relativisme culturel) que si les nations hôtes s’estiment dépositaires d’une culture dans laquelle les nouveaux venus souhaiteraient, ou devraient souhaiter, s’intégrer, s’assimiler, et faire leur.”
Theodore Dalrymple “City Journal” 2006
Alpin dit
@D.H,
…./ C’est cela qui permettra vraiment à terme d’en finir avec les démagogies
menaçantes.
Alpin dit
@D.H,
Pour que les choses soient bien clair ici:
Je partage profondément le diagnostic de Michèle Tribalat,spécialement dans son
dernier livre,sur la nécessité devenue vitale de soumettre après débat et aussi ,commission d’enquête la question de la politique migratoire future à l’épreuve démocratique ,et ceci sous forme de référendum construit, avec un questionnement produit par les grands partis.
Ceci pour faire des choix ouverts et mesurés, pour notre avenir,avec compte rendus réguliers de l’état des choses.
La situation actuelle est le produit d’un mélange détonnant de politiques publiques
en dehors du champ démocratique ,commencées dans l’arbitraire technocratique,et
continuées dans un mélange d’inertie et de démagogies variées.
Nier l’aptitude du peuple informé et débattant, à produire un choix rationnel
(dans le cadre des obligations internationales),c’est simultanément un déni de
démocratie et une source d’inefficience politique et pas davantage une garantie
d’humanité minimum.
Alpin dit
@MUICHKINE,
Bonjour,
Vous aviez raison l’autre jour,Renan utilise bien le mot de plébiscite,mais
cela ,sans abuser du sens ,le classe parmi les contractualistes(Ex Rousseau),avec la précision que vous apportiez sur la dimension native ,présente aussi chez lui.
Merci.
Alpin dit
@D.H,
Commencer:
Oui commencer à appliquer des lois et je le répète ,vous n’avez pas été au feu,
car dans ce type de contexte ,c’est bien une des choses qui frappe le plus
quand on a pas été complétement accoutumé à l’anomie.
Ensuite,oui il faut envisager,comme M Sorel l’envisage des réformes légales et
probablement la production réfléchie de quelques nouveaux textes .
Ceci n’ayant rien à voir avec “l’envi de pénal” de Muray,car sa charge porte
sur ce que certains nomment “l’Etat thérapeutique” avec son immixtion dans la vie
privée ,et à cet égard, seuls les textes excessifs et inutiles (pas tous) concernant
l’intervention dans la famille seraient critiquables.
Ceux concernant l’ordre public et le droit de la citoyenneté appartiennent depuis
ses débuts, au registre de l’Etat de droit et à ses fonctions principales.
C’est l’abus de “droits ” qui ressort justement d’une dégradation de la fonction
normative.
Les obligations s’adossent aux droits dits “créances” ,les équilibrants pour les
justifier et réciproquement.
Pour ce qui d’assumer une étiquette que vous présentez à votre bon plaisir seul,
c’est à dire arbitrairement ,c’est non ,car alors de manière hâtive et infondée ,je
serais en droit de vous nommer “anarchiste désirant”, ou n’importe quoi ,ce qui
serait inapproprié ,du moins maintenant,car je n’en sais pas suffisamment sur vous.
Sophie dit
Assez d’accord avec votre prof de philo. Citez vos sources! Ne serait-ce que pour contextualiser.
Je reprends votre exemple : si un communiste dit qu’il y a de bonnes choses dans le communisme, on peut douter de son objectivité. Mais si c’est un dissident du régime, sa parole a plus de poids.
MUICHKINE dit
@GILLES
Merci pour ce message qui corrige votre précédent.
Votre présente objection est celle que me faisait ma prof de philo en terminale: “tu ne cites personne”. Effectivement, j’estime peut-être à tort qu’accoler le nom d’un Illustre à une idée ne lui donne pas plus de vérité. Nul besoin de haleter du Bourdieu ou de mâcher du Levi-Strauss pour constater (et comprendre) des faits qui relèvent de leur domaine de prédilection. D’ailleurs, si je cite Sartre disant que l’URSS, c’[était] super chouette, mon idée en est-elle plus vraie?
Or, je constate, vivant chaque jour que Dieu fait en Ile de France, que les hommes se plaisent à cohabiter avec des hommes qui leur ressemblent au niveau social et culturel (ce qui implique des regroupements ethniques). Personne ne crée les ghettos, ils se créent tout seuls.
Par ailleurs, la population se brasse, ne serait-ce que parce que les jeunes pauvres qui réussissent à s’enrichir quittent leurs quartiers. Il y a aussi l’amour qui est aveugle et Frisk qui facilite les rencontres et les mariages. Un phénomène n’exclue pas l’autre. Chaque communauté autochtone est capable d’assimiler des éléments allochtones. Or, ceci ne se fait plus en République française. Les institutions qui ont favorisé une immigration inassimilable en sont responsables.
Alpin dit
@Sophie et hathorique,
Bien le bonjour
Alpin dit
@DH,
Les”formes “comme vous dites sont la matière même de la civilité et une fois de plus
vous m’avez lu avec approximation.
En matière de raisonnement ,les formes sont cela même qui assure la rigueur.
En matière juridique,ce sont elles qui constituent la qualité de l’état de droit en le distinguant de l’arbitraire et des juridictions d’exceptions.
Pour mon compte cela ne m’est pas du tout abstrait,non seulement parce que j’ai
des juristes éminents parmi mes proches, m’étant un peu nourri de cette matière,
mais parce que ,aussi, j’ai eu l’expérience marquante dans une institution universitaire
qu’une des choses qui sépare de l’erreur judiciaire et approche de l’esprit de la justice
c’est le souci de formes.
Cela m’a permis aidé par quelques autres ,convaincus par argumentations
de contribuer à innocenter 2 personnes qui étaient parties pour de gros ennuis.
Enfin,vous êtes ici de mauvaise foi,car si l’on s’en tient au titre de l’article ce serait
une vision étroite et un dérivatif “sécuritaire”,sinon …
Et oui,comme C Benhassar l’a souligné,même si je ne suis pas d’accord avec lui
l’examen honnête du problème rencontre la question migratoire ACTUELLE ,
ceci comme je l’ai exemplifié sur le fil Leroy,recoupant les autres dimensions,
économiques,culturelles,etc…
On peut choisir la vision binoculaire et même plus au lieu de faire l’autruche ET
de se mettre la tête dans le sable.
Sophie dit
Enjoy!
Au pays d’Aphrodite, c’est le minimum syndical!
Expat dit
Hello Sophie, elle avait 80 ans, mais son fils n’était pas mal !
D.H. dit
(…)
Cela m’amène à D.-R. Dufour et à votre opposition entre « des personnalités civiques et équilibrées », et « des anomiques fondamentalement indifférents à tout collectif ».
Elle est trop tranchée à mon avis. Votre position est d’ailleurs essentiellement éthique, et à mettre en rapport avec votre formalisme, dont je parlais au début
(@ Bérénice : peut-être une défense contre le « clinamen lucrécien » ? ).
Je suis pour une approche plus nuancée, et reconnaître que le mal est en chacun de nous. Il n’y a pas de monstres (ou presque jamais). Vous vous intéressez au gnosticisme, mais n’est-ce pas vous ici qui faites preuve du dualisme typique de ce courant ?
Enfin, il n’y a aucune intention véritablement méprisante dans les appellations de « petit blanc », que je peux m’attribuer ou à mon entourage, ou dans celle de « néo-conservateur », que je ne m’attribuerai pas en revanche, mais que je vous invite à assumer.
Pour S. Trigano, on peut se reporter à la « réaction philosémite », d’Yvan Segré, avec la problématique de l’universalisme et du « communautarisme ».