Stéphane Hessel, Philip Roth, l’affaire Bettencourt | Causeur

Stéphane Hessel, Philip Roth, l’affaire Bettencourt

Morceaux choisis de L’esprit de l’escalier avec Elisabeth Lévy sur RCJ

Auteur

Alain Finkielkraut

Alain Finkielkraut
est philosophe et écrivain.

Publié le 08 avril 2013 / Politique Société

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alain finkielkraut pape

Elisabeth Lévy : Stéphane Hessel s’est éteint à l’âge de 95 ans. Que vous inspire l’encensement quasi général auquel sa mort a donné lieu ?
Alain Finkielkraut : Paul Ricoeur avait un souhait : être vivant jusqu’à la mort. « Les dangers du grand âge, disait-il, sont la tristesse et l’ennui. La tristesse n’est pas maîtrisable, mais ce qui peut être maîtrisé, c’est le consentement à la tristesse. Ce que les Pères de l’Église appelaient l’acédie. Il ne faut pas céder là-dessus. La réplique contre l’ennui, c’est être attentif et ouvert à tout ce qui arrive de nouveau. » Stéphane Hessel n’a connu ni la tristesse ni l’ennui. Je l’ai vu, il y a quelques années, aux Rencontres de Pétrarque, à Montpellier : il récitait fougueusement  des vers d’Apollinaire car il était doué, et il est resté doué jusqu’à la fin, d’une mémoire phénoménale. L’ostentation de cette mémoire faisait de lui, si j’ose dire, un cabotin magnifique. J’en serais resté à cet hommage en demi-teinte et j’aurais respecté le délai de décence avant d’exercer mon droit d’inventaire sur Stéphane Hessel, sa vie, son oeuvre, s’il n’avait pas fait, dans la presse, l’objet d’un éloge délirant. C’est le « Santo subito ! » de Stéphane Hessel qui m’oblige à réagir. Et réagir,  c’est relire tranquillement Indignez-vous !, le petit livre beige du nouveau siècle. Stéphane Hessel dit : « Le motif de la résistance, c’est l’indignation. » En d’autres termes : « Indignez-vous et vous serez résistants ! » Mais la résistance, ce n’est pas cela. La résistance, c’est le courage. La résistance, c’est ce qu’écrit René Char dans Les Feuillets d’Hypnos : « Nous avons recensé toute la douleur qu’éventuellement le bourreau pouvait prélever sur chaque pouce de notre corps ; puis le coeur serré, nous sommes allés et avons fait face. » Toute ma génération s’est demandé si elle aurait eu ce courage. Elle l’a espéré, elle l’a mimé, jusque dans les analogies les plus folles comme « CRS-SS ! ».
Stéphane Hessel dispense les jeunes de cette question. L’indignation suffit, dit-il. En même temps, différence essentielle avec le nazisme, il faut chercher pour trouver de quoi nourrir cette émotion fondamentale. « Regardez autour de vous », demande Stéphane Hessel. Il invente ainsi le tourisme de l’indignation. Aux jeunes qui, comme Primo Levi le dit dans Les Naufragés et les Rescapés, n’aiment pas l’ambiguïté car leur expérience du monde est pauvre, Stéphane Hessel parle le langage manichéen qu’ils ont envie d’entendre. Alors que la morale est faite de dilemmes et de conflits de devoirs, il leur enjoint de ne pas se casser la tête. Autrement dit, la phrase  de Ricoeur n’est pas vraiment adaptée à son cas. Il n’est pas resté vivant, il est resté adolescent jusqu’à sa mort et c’est ce qui explique son succès dans une France désemparée par la crise mais qui aime d’autant moins réfléchir que l’éducation y est devenue, depuis quarante ans, une arme de déculturation massive. Qu’est-ce, de surcroît, qu’un kamikaze sinon un homme (ou une femme) qui explose d’indignation ? Il faut être aveugle et sourd pour célébrer, en notre époque de fanatismes, l’indignation comme telle, l’indignation sans complément d’objet. C’est peut-être la raison pour laquelle Stéphane Hessel propose in fine un objet à l’indignation générale : Israël.

[...]

 

  • causeur1

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    publié dans le Magazine Causeur n° 58 - Avril 2013

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    causeur1
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    • 2 Mai 2013 à 13h04

      Habemousse dit

      ” …il est resté adolescent jusqu’à sa mort et c’est ce qui explique son succès dans une France désemparée par la crise mais qui aime d’autant moins réfléchir que l’éducation y est devenue, depuis quarante ans, une arme de déculturation massive. ”
      Bonne idée d’avoir sorti du chapeau, au moment des élections, ce vieux bonhomme souriant dont l’âge avancé ne pouvait faire peur à personne et dont les idées, mûries à l’expérience de quatre vingt dix années, ne pouvaient que fédérer les bonnes consciences, plus tournées vers la pitié que le grand âge occasionne que par leur signification …
      Je n’ai jamais entendu ou lu autant le mot “courage” et le mot “résistance” depuis soixante huit, comme si, depuis quarante ans les fils spirituels de Robespierre continuaient de combattre l’ennemi au péril de leur vie ….
      Faire semblant, inventer son ennemi chez son prochain en lui prêtant ses propres idées destructrices, c’est ce qu’on appelle la dialectique …

    • 13 Avril 2013 à 21h00

      Lauro dit

      On parle beaucoup de cette affaire mais lorsque Hollande a pris le jet privé de son copain trésorier de sa campagne, qui a des comptes aux Iles Caymans, on n’a pas entendu les médias s’offusquer… on sait pour qui ils votent, à l’exception de causeur et quelques autres

      Mon blog : http://bougerlafrance.kazeo.com/

    • 11 Avril 2013 à 15h32

      Lector laetaberis dit

      Si l’éthylisme contemporain donne raison à Paul Ricard plus qu’à Paul Ricoeur, s’il est possible comme on roule sous la table de rouler la jeunesse entre autre sous les Hessel ou dans la farine de l’auteur zombie qu’on empaille c’est bien que nous sommes des hommes creux, que le touriste allaité au mondialisme de la nurserie européenne en est un hic et nunc de l’Histoire -quelle ivresse! Les temps historiques mettaient au monde des voyageurs quant un portrait du pragmatisme contemporain dresse celui d’un étant au monde comme à l’Olympe accouchant en faits de touristes limbiques. -Curieux personnage que le tourisme, la clarté de son inertie révélée par l’illusoire de ses moyens même. Il est partout. Et nulle-part.
      La présidence sarkozyste autant que la définition qu’en fait peu ou Proust l’humoriste, fait ici, maintenant, archétype : « l’illusion de l’action dans l’angoisse de l’immobilité ».
      L’absurde du romantisme contemporain inscrit dans le langage en cette expression de son immobilisme mental, « vivre l’instant présent » -si loin du carpe-diem antique- traduit à l’aune de la phrase Hesselienne l’inertie présente : « Le motif de la résistance, c’est l’indignation. », la signature lui a donné son onction. La posture gandhienne d’Hessel tient là du cinématographe; l’hiératique portatif où le contrat solidaire le dispute au constant forme l’écran géant d’une indignation de confort qui arbore le masque de la résistance : l’ornemental supplante l’action, le motif la raison, le séant rend gorge au mobile, parce que l’indignation n’est pas poreuse, elle est imperméable en ce qu’elle chérit mieux ses outrances que ses empathies, sa raison théâtrale est sans opérations, son motif est son émotion et l’émotion son motif figé sur le canevas cordicole lâche qui ne saurait souffrir l’indigne de l’affrontement, se serrer, bref l’indigné possède un seuil de résistance assez bas.
      Cet éternel présent (comme le nomme le philosophe) outre les moyens politiques et les outils économiques qui confortent son immunité, compile dans son discours l’inertie historique parce qu’il est à la fois le moyen et la cause de son arrogance anhistorique adolescente, pour ne pas dire puérile; sa langue ne ment pas, elle dit son mensonge en son babil.
      La résistance est un motif répétitif sur la toile de cette « indignation sans complément d’objet » qui trouve pour cible l’état qu’a produit notre histoire, Israël. Le fait de donner à celle-là une terre d’occupation, par delà le symbole, remplit pleinement son rôle de simulacre en occultant la prostitution contemporaine aux moyens du vacuum historique, tant idéologiques que juridiques; voire même technologiques : les révolutions se feraient sur Fesses-book et Twitter; des révolutions par le siège, et déjà cuites, des révolutions de moineaux.
      Toute une génération s’est demandé si elle aurait eu le courage d’affronter physiquement l’indigne; il faut croire qu’elle ne l’aurait pas eu, qu’elle ne l’a pas, tant l’objet de l’interrogation est sans fondement : elle pouvait, peut bien s’engager, s’enrôler, les conflits armés ne manquent pas; tant l’immobilisme mortifère qu’a produit cette question d’un romantisme morbide est inique et stupide : mieux vaudrait en effet se réjouir de ne pas avoir à se la poser; tant sa poésie dépourvue d’épopées ou l’impossibilité de celles-ci dans la difficulté de celle-là, voire dans sa pornographie publicitaire, conduit l’acédie générale que de petits plaisirs plus spiritueux que divertissements spirituels, largement dispensés par l’église cathodique, pansent mal -voilà comment on finit par penser mal ou mal-penser-; tant encore les statistiques du « Jeu de la Mort », pour exemple toutes générations confondues ou quasi, ont dépassé celles de Stanley Milgram, i.e. tellement l’état agentique de ce touriste ubiquiste atemporel et cordicole éternel signe son propre arrêt de mort.
      Il est un bourreau à lui-même, la conscience bourrelée de reproches, le geste servile et sans vergogne esclave de ses passions. Il ne mérite que le fouet économique qu’il conspue, dirait le cynisme libéral et la roue idéologique sur laquelle il expire, ajouterait un nihiliste. Il faut dire qu’en l’état des lieux, « ne pas céder à l’acédie » dit assez là, c’est dit, l’acide séditieux de son dit, dit « c’est assez » ou cétacé, comme en voie de disparition : bonjour tristesse, répondrai-je sans gants; une réplique à l’ennui qui provoque de nouvelles Cécile de Sagan, prodigues en liesse et révolutions de printemps, qui chantent et dansent sous la pluie sans qu’y succède jamais le beau-temps. (Plus d’utopie politique d’ailleurs, chose qui fait symptôme, tout comme le glissement de sens du terme puisqu’aujourd’hui c’est communément à son acception figurée qu’il renvoie, autrement dit le symptôme d’un refus de prospection et de là celui d’inventaire.)

      • 11 Avril 2013 à 15h32

        Lector laetaberis dit

        Prêter de l’attention à ce qui arrive de nouveau, équivoque acédique et minimum moral/e syndiqué, tant s’entend ce qui vient qui revient en répétition et parce que ce nouvel arrivé, ce nouveau méprisable de retour, n’apparait en rien maîtrisable quand bien même on le prendrait à rebours. L’ouverture « à tout ce qui arrive de nouveau » prend des allures de kermesse héroïque en vert de gris.
        Il existe une dignité de la tristesse, tombée de quelque amertume plus navrée que navrante qui ne cède rien à l’apathie maussade mais qui connait dans la douleur la fragilité de la vie et par là même peut prendre soin de celle-ci plus que de celle-là; inquiète du désenchantement mais jalouse de l’épreuve, pas éplorement ni affliction, une tristesse sincère, si cela peut s’entendre ainsi; la bouffonnerie festive lui confère sa qualité. L’atrabilaire devient ataraxique en temps d’acédie terminale. Le dégoût du dégoût prend des airs d’euphorie dans l’alacrité qui succède à l’aigreur. Quoi d’exubérant que de soigner le mal par le mal, la consternation s’oppose à la désolation puis, in fine, l’allégresse au contentement. Ce peut être le triomphe de la tristesse sur la déliquescence morale dont le festivisme peine à masquer la véritable humeur : une possibilité de rires au singulier face aux réjouissances globales; l’entrain dans la distance prise de celles-ci. Je consens à pleurer sur le monde parce qu’il le vaut bien, en somme, plutôt que sur moi-même et c’est dans la conscience du repli de ces pleurs sans larmes que je trouve le ressors d’un rire de combat.
        N.B. Il parait que l’on trouve de nos jours des gens malheureux d’être heureux, qu’éprouve une tristesse sincère, dirai-je par opposition à ceux qui se satisferaient encore de ce sentiment d’affaissement ou bien en jouissent et que leur vice enclot.
        La résistance véritable consent à la douleur, et si ce ne peut être que tristesse ravalée qu’elle l’accueil, c’est pourtant de facto aux dépens de la joie. C’est sans doute le dommage que nous avons reçu en dotation au sortir de l’histoire; héritage ou handicap héréditaire que l’on peut subsumer sous l’acédie contemporaine, qui en Europe, ça ne s’invente pas, a pris pour cantique l’Hymne à la joie. On ne fait pas mieux comme vœux pieux ni comme aveux.
        Que serait une réplique à l’ennui sinon sa reproduction, même inversée i.e. un masque? Il faut se faire plus coriace encore que pugnace, il faut tanner le cuir de ce malheur à coups de tristesses répétées et même d’ennuis s’il le faut, rien ne sert mieux la riposte que le rebond, contre la flèche de l’acédie plus acérée que celle de Cupidon.
        Et puis. Déjà fatigués de notre histoire et de nos vies, notre temps passe et meurtrit nos envies : de guerre lasse comme aurait dit cet autre poète fourbu : avec le temps, hélas, on n’aime plus.

    • 10 Avril 2013 à 9h11

      kravi dit

      @Pirate
      parce que vous trouvez que Proust a ridiculisé Finkielkraut ? D’un côté une pensée structurée et percutante, de l’autre deux poncifs en forme de slogan.
      Comme pourrait dire Proust : « j’veux dire, y’a pas photo ».
      PS : votre haine de Finkielkraut est bien intéressante.

    • 10 Avril 2013 à 8h38

      Patrick dit

      Une autre, avec FH devant la plaque d’égout !
      Et voici le commentaire trouvé :
      Voici une photo de François Hollande aux Invalides se recueillant devant le cercueil d’un militaire tombé pour la France !
      Ou plutôt devant une plaque d’égout…
      Avancer d’un mètre ne lui est même pas venue à l’idée !
      Comment peut-on lui demander d’aller de l’avant si le moindre obstacle le paralyse ?
      Consternant !
      “.

    • 10 Avril 2013 à 7h50

      L'Ours dit

      Pirate,
      parce que pour vous, c’est la réponse pitoyable des amuseurs à Finkielkraut qui vous met en joie?
      D’abord c’est ne rien comprendre à ce qu’il reproche au rire sempiternel et à la façon dont il est exploité. D’un côté et plus souvent qu’à leur tour de la part de ceux qui le professent, avec méchanceté et ce qui est impardonnable: sans talent, et de l’autre par l’obligation d’en rire sous peine d’être banni du cercle des vertueux.
      Oui c’est sûr: Borloo est sale, pouilleux et ivre, ou tel autre parle comme un cochon qui ne pense qu’à bouffer, wouah! qu’est-ce que c’est rigolo! SI! si riez, c’est un ordre! La dignité de l’homme passe après.
      Et d’autre part, qu’est-ce qui vous gêne, que Finkielkraut donne son avis? Et alors? Personnellement, je ne l’ai jamais entendu donner des conseils, mais des avis, c’est la moindre des choses, vous le faîtes bien ici, et sur tout!
      Et je vous signale que, moi qui l’écoute à chaque fois que je peux, je l’ai souvent entendu dire: “je ne sais pas” ou mais répondre “c’est vrai” à un interlocuteur qui lui avait rétorqué quelque chose avec sagacité.
      Des Finkielkraut, j’en voudrais bien plus. Des rigolos, ce n’est pas ce qui manque!

    • 10 Avril 2013 à 3h03

      pirate dit

      L’homme qui sait tout et a un avis sur tout, l’enquêteur commissaire qui a déjà résolu l’affaire du petit Nicolas… MERCI GASPARD PROUST D’AVOIR RIDICULISE CET INDIVIDU MERCIIIIII !

    • 9 Avril 2013 à 13h44

      busy dit

      C’est le début de cet article qui m’a incitée à me réabonner “en urgence”. A lire et à relire. De l’acedie (android met les accents quand il veut ) à P. Roth, avec une chute plus attendue mais pertinente sur la toute puissance du JI, plein de pistes pour”maintenir le particulier en vie”. Merci.

    • 9 Avril 2013 à 9h08

      kravi dit

      @lef
      Chic, un nouvel intervenant préoccupé par le sort des « Palestiniens ».
      Vous allez vite constater qu’une poignée d’individus sévissant en ces lieux ne perdent pas une occasion de diffamer, salir, mentir, réviser l’histoire et les données géopolitiques de cette région qui, vous ne l’ignorez pas, a été appelée Palestine depuis l’an 135 de notre ère dans le but d’effacer de cet endroit toute trace de vie juive. C’était auparavant la Judée, la Samarie et une partie de la Galilée.
      Je suis heureux de vous accueillir car vous semblez avoir à cœur de réparer cette injustice.

    • 8 Avril 2013 à 19h53

      L'Ours dit

      Finkie vient de passer sur BFM TV.
      Excellent!

    • 8 Avril 2013 à 17h57

      lef dit

      Je viens d’écouter votre interview d’AF sur RCJ http://radiorcj.info/diffusions/lesprit-descalier-12/. Votre chute sur “l’humanisme juif” amène la question de savoir si celui-ci est concerné par les persécutions racistes visant les palestiniens.

      • 8 Avril 2013 à 18h03

        lef dit

        Désolé, je voulais écrire “les Palestiniens”.

        • 8 Avril 2013 à 18h10

          cage dit

          mais vous pouvez même écrire les PALESTINIENS.

        • 8 Avril 2013 à 19h11

          Bibi dit

          “les Palestiniens” sont une race?

    • 8 Avril 2013 à 17h32

      cage dit

      A lef…
      Moi ce qui m’indigne ce sont les 1300 ans de persécutions des Chrétiens dans le monde arabe. 

      • 8 Avril 2013 à 18h01

        lef dit

        Il existe un bouton “répondre” que je viens d’utiliser.
        Vous pensez donc que les persécutions dont vous alléguez l’existence sont du même ordre que celles que je dénonce. C’est déjà une avancée. Cependant il conviendrait que vous soyez plus précis, merci.
        N.-B. : On écrit “les chrétiens”, sans majuscule.

        • 8 Avril 2013 à 18h15

          cage dit

          Je n’allègue rien du tout; je m’indigne.
          Ni ne fait aucune avancée, mais plutôt un recul de focale historique de 13OO ans.
          Et si j’ai encore un peu d’essence, je remonterai encore un peu en arrière, quand les chrétienS étaient JUIFS.
          En Palestine. 

    • 8 Avril 2013 à 16h55

      lef dit

      AF s’indigne-t-il, à défaut de résister, des 130 ans de persécutions racistes subies quotidiennement par les Palestiniens en Israël autant qu’en Palestine? On ne l’a jamais entendu là-dessus !
      Cet ” il leur enjoint” est fautif, c’est “il les enjoint” qu’on attendait.

      • 8 Avril 2013 à 17h54

        L'Ours dit

        Décidément, l’ignorance est un puits sans fond. Si au moins elle n’était pas revendicative, ce serait reposant, mais comme depuis quelques temps elle se croit en plus en mesure de s’indigner, c’est épuisant.

        • 8 Avril 2013 à 18h05

          lef dit

          Vous avez l’air d’en toucher un bout sur l’ignorance, vos 4 lignes semblent exemplaires tant elles sont vides de sens.

        • 8 Avril 2013 à 19h42

          Marie dit

          +10 l’Ours

    • 8 Avril 2013 à 12h16

      L'Ours dit

      Moi je ne dis plus rien!
      Finkie a dit à l’esprit de l’escalier ce dimanche très exactement ce que j’avais déjà écrit sur causeur au sujet de Plenel et de Cahuzac!
      Et il ne m’a même pas cité.
      Bon! il ne lit rien sur internet, je sais.
      Et puis lui, il l’a dit avec talent et érudition!
      Et puis je l’admets, il n’a pas besoin de me lire.
      :o)

      • 8 Avril 2013 à 10h51

        kravi dit

        :-D

      • 8 Avril 2013 à 14h12

        cage dit

        D’où sa petite mine fatiguée,
        car se pencher devant une bouche d’égout lasse.

        • 8 Avril 2013 à 14h52

          Patrick dit

          C’est dégoulasse, ce que vous dites !
          ;-)

        • 9 Avril 2013 à 18h37

          Eugène Lampiste dit

          tiens, le “délai de décence” m’a l’air d’être terminé.

    • 8 Avril 2013 à 10h22

      Marie dit

      AF a ,à mon sens, bien raison d’avoir peur de ces excès tant journalistiques que judiciaires.