La planète des sages | Causeur

La planète des sages

Quand les plus grands esprits s’étripent sur la cause animale

Auteur

Franck Crudo

Franck Crudo
Journaliste.

Publié le 02 juillet 2016 / Société

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(Photo : Byronv2 - Flickr - cc)

Après les récentes affaires de maltraitance dans les abattoirs français, Socrate a réuni au paradis les plus grands penseurs de l’histoire, lors d’une session extraordinaire. A l’ordre du jour : notre rapport avec les animaux. Est-il moral de les tuer ou de les faire souffrir ? Nous nous sommes procurés la retranscription de cette réunion secrète. Un document exclusif1.

Socrate (martelant son pupitre) : Mes chers amis, vous connaissez l’ordre du jour. Tous les ans, 60 milliards d’animaux terrestres et 1 000 milliards d’animaux marins sont tués pour la consommation humaine. Or, nous savons grâce à Charles que nous descendons tous du singe…

Cioran : Au zoo, toutes les bêtes ont une tenue correcte, hormis les singes. On sent que l’homme n’est pas loin…

Socrate (martelant son pupitre) : Emile, ne recommence pas ! J’ai accepté de te réintégrer parmi nous à condition que tu ne perturbes pas nos séances. Je disais donc que notre espèce s’est séparée du singe il y a moins de 10 millions d’années et que nous partageons 99 % de l’ADN du chimpanzé. La question de notre rapport à l’animal se pose donc, surtout si nous sommes nous-mêmes des animaux. Qui commence ? Oui Cicéron…

Cicéron : Nous sommes faits pour la société des Dieux, comme les épaules des bœufs sont faites pour porter le joug et tirer la charrue. Pourquoi accorder une quelconque attention à des bêtes qui n’ont même pas reçu le don de la parole ?

Aristote : Le fait que l’homme ait la peau plus fine et qu’il soit le seul à se tenir debout signifie sa supériorité intellectuelle et son essence divine. Comme mon ami Platon, avec qui je ne suis pourtant pas toujours d’accord, je pense que c’est la distance de la tête avec le sol qui détermine l’intelligence des êtres…

Brouhaha. Tout le monde s’agite et Socrate martèle à nouveau son pupitre.

Socrate : Silence ! Silence ! Je serai contraint de suspendre la séance si nous ne nous écoutons pas mutuellement dans le calme. Je t’en prie Aristote, termine.

Aristote : Merci vénérable Socrate. A l’instar des esclaves, les animaux raisonnent moins bien que nous. Ils nous sont donc inférieurs et ne méritent pas d’être traités en égaux.

Bentham : La question n’est pas : peuvent-ils raisonner ou peuvent-ils parler ? Mais plutôt : peuvent-ils souffrir ? Nous avons déjà découvert que la noirceur de la peau n’est en rien une raison pour qu’un être humain soit abandonné sans recours au caprice d’un bourreau. On reconnaîtra peut-être un jour que le nombre de pattes, la pilosité de la peau ou la façon dont se termine le sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible à ce même sort.

Théophraste : Jeremy a raison. Je ne peux rejoindre ici mon maître Aristote, à qui j’ai eu l’honneur de succéder à la tête de son Lycée. Les animaux peuvent raisonner, sentir et ressentir de la même manière que nous. De même que nous devons distinguer les hommes bons ou mauvais, nous devons distinguer les animaux nuisibles de ceux qu’il est injuste de tuer.

Cioran : La seule chose qui élève l’homme au-dessus de l’animal est la parole et c’est elle aussi qui le met souvent au-dessous.

Socrate : Dernier avertissement Emile ! Oui René ?

Descartes : Hum… Les animaux n’ont ni âme, ni esprit. Ce ne sont que des automates complexes…

Schweitzer, Condillac, Schopenhauer, Bentham et Gassendi s’agitent sur leur fauteuil.

Malebranche : Pour aller dans le sens de René, les cris et les gémissements des bêtes ne sont que le reflet des dysfonctionnements dans les rouages…

Un chien passe près de Malebranche, qui lui donne un violent coup de pied. La bête part en gémissant. Tollé général.

Malebranche : Bah quoi, ne savez-vous pas que cela ne sent point ?

Le chien n’étant autre que celui de Schopenhauer, ce dernier se jette sur Malebranche et le mord à la nuque. Pugilat.

Schopenhauer : Et là, tu sens quelque chose ?

Socrate (martelant son pupitre) : Gardes, gardes, séparez Nicolas et Arthur ! Emmenez-les immédiatement au purgatoire !

Schopenhauer (quittant les lieux, encadré par deux gardes) : Les hommes sont les diables de la Terre et les animaux, les âmes tourmentées !

Maupertuis : Si les bêtes étaient de pures machines, les tuer serait un acte moral indifférent, mais ridicule : ce serait briser une montre. Si elles ont le moindre sentiment, leur causer sans nécessité de la douleur est une cruauté et une injustice.

Voltaire : Exactement ! Dis-moi René, si des barbares saisissent ce chien — qui au passage l’emporte prodigieusement sur l’homme en amitié — et le clouent sur une table pour le disséquer vivant. Tu découvres alors en lui les mêmes organes du sentiment qui sont en toi. Réponds-moi machiniste, la nature a-t-elle arrangé tous les ressorts du sentiment dans cet animal afin qu’il ne sente pas ? A-t-il des nerfs pour être impassible ?

Spinoza : La pitié envers les animaux est un sentiment absurde et stérile. La loi qui défend de tuer les animaux est fondée bien plus sur une vaine superstition et une pitié de femme que sur la seule raison. Dans l’histoire, seul compte la raison.

Hume : Baruch, je te rappelle qu’il n’est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde à une égratignure de son doigt.

Socrate : David, on s’écarte du sujet. Comme le dit Quintilien, une bonne digression doit être brève et pertinente.

Hume : Tel était le cas, me semble-t-il, vénérable Socrate.

Socrate : Mouais… D’ailleurs, il est où Quintilien ?

Platon : Il m’a envoyé un texto, il est en retard. Il s’est paumé avec Pline dans le Jardin d’Eden.

Socrate : Pline le Jeune ou Pline l’Ancien ?

Cioran : Pline d’huître !

Socrate (martelant son pupitre) : Bon Emile, tu sors. Gardes, emmenez-le au purgatoire.

Rousseau : L’animal a le droit de ne pas être maltraité car, comme l’homme, il a la capacité de souffrir. Je répugne à voir périr ou souffrir tout être sensible. Les carnassiers se battent surtout pour défendre leurs proies, tandis que les frugivores vivent en paix. Que se serait-il passé si l’espèce humaine avait été frugivore, comme nos dents plates et notre côlon semblaient nous y destiner ?

Plutarque : Bonne remarque Jean-Jacques ! On doit s’accoutumer à être doux et humain envers les animaux, ne fût-ce que pour faire l’apprentissage de l’humanité à l’égard des hommes. Perso, je ne vendrais même pas un bœuf qui aurait vieilli en labourant mes terres. Comme je me garderais bien de renvoyer un vieux domestique, de le chasser de la maison où il a vécu longtemps et qu’il regarde comme sa patrie.

Pythagore : Nous devons respecter les animaux. La transmigration des âmes implique que l’on peut très bien tuer un ancêtre en tuant un animal !

Heidegger (écrasant un cafard avant de rire nerveusement) : Scheiße, j’ai écrasé Kafka !

Camus (se penchant à l’oreille de Sartre) : Il ne va pas beaucoup mieux lui…

Plutarque : Le fait de manger de la viande est pour beaucoup dans la cruauté du monde. Il existe une disproportion insupportable entre le tort causé à l’animal — sa souffrance et sa mort — et le bien visé : notre plaisir, le plaisir de la bouche.

Socrate : Y a beaucoup de végétariens ici ?

Einstein, Bacon, Schweitzer, Darwin, Empédocle, Epicure, François d’Assise, Newton, Lamartine, De Vinci, Montaigne, Platon, Plotin, Plutarque, Porphyre, Pythagore et Voltaire lèvent la main.

Bacon : Les végétariens vivent plus longtemps, c’est le régime le mieux adapté à notre espèce.

Diogène : Être végétarien quand on s’appelle Bacon, c’est quand même savoureux…

Einstein : Rien ne peut être plus bénéfique à la santé humaine et augmenter autant les chances de survie des espèces sur la Terre que l’évolution vers un régime végétarien.

Un homme entre par mégarde dans la pièce.

Jean-Pierre Coffe : Oups, excusez-moi, je me suis trompé de salle (il ressort).

De Vinci : Le jour viendra où le fait de tuer un animal sera condamné au même titre que celui de tuer un humain.

Socrate : Emmanuel, tu souhaites faire une synthèse de tout ce qui a été dit pour l’instant ?

Kant : Comment les jugements synthétiques a priori sont-ils possibles…

Socrate : Ah non Emmanuel, tu ne vas pas recommencer ! On t’a déjà dit à maintes reprises de ne pas tout compliquer et de faire simple…

Boileau : Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.

Kant : Bon, comment dire vulgairement ? L’homme qui est capable de cruauté avec les animaux est aussi capable de dureté avec ses semblables. On peut juger du cœur d’un homme au traitement qu’il réserve aux bêtes. Cependant, les animaux ne peuvent avoir de droits puisqu’ils n’ont pas de devoirs. Ils n’ont pas conscience d’eux-mêmes et ne sont par conséquent que des moyens en vue d’une fin, contrairement à l’homme qui ne doit jamais être qu’une fin.

Socrate : Ah, tu vois que tu peux être clair quand tu veux.

Péguy : La morale kantienne a les mains pures mais elle n’a pas de mains. Voilà mon analyse.

Kant : Une affirmation analytique ne fait guère avancer l’entendement et dans la mesure où elle ne s’occupe que de ce qui est déjà pensé dans le concept, elle laisse non tranchée la question de savoir si ce concept, en lui-même, se rapporte à des objets ou s’il signifie seulement l’unité de la pensée en général, laquelle fait entièrement abstraction de la manière dont un objet peut être donné…

Socrate : Ah non, ça ne va pas recommencer, y en a marre !

Le vénérable appuie sur un bouton. Une trappe s’ouvre sous le siège de Kant, qui disparaît.

Kant : Ahhhhh !

Socrate : Voilà, il passera la journée en enfer, j’espère qu’il comprendra enfin.

Une voix : Eh Manu, tu descends !

Rires dans l’assemblée.

Socrate (martelant son pupitre) : Qui a dit ça ?

Heidegger : C’est Michel, vénérable Socrate !

Socrate : Ah Montaigne, et bien comme tu fais le malin, on va t’écouter sur le sujet. Mais avant cela, je tiens à rappeler que philosopher, c’est aimer la sagesse et c’est aussi penser mieux pour vivre mieux. Pas penser jargonneux…

Deleuze : Philosopher, c’est aussi créer des concepts vénérable Socrate. Par exemple, le rhizome… Ahhhhh !

Socrate : Il y en a d’autres qui souhaitent rejoindre Gilles et Manu ? (Heidegger et Hegel regardent leurs chaussures). Bien, Michel on t’écoute.

Montaigne : Merci vénérable Socrate. Que d’arrogance chez l’homme qui se prend pour le centre de l’univers ! ll se trouve plus de différences de tel homme à tel homme, par exemple entre Martin et moi, que de tel animal à tel homme. Je suis d’accord avec Manu : les naturels sanguinaires à l’endroit des bêtes témoignent d’une propension naturelle à la cruauté. Certes, comme mes amis stoïciens le pensent,  nous n’avons aucun devoir de justice envers les animaux. Mais nous avons un devoir d’humanité à leur égard…

Darwin : Tout à fait Thi… Michel ! L’humanité envers les animaux inférieurs est l’une des plus nobles vertus dont l’homme est doté. C’est le dernier stade du développement des sentiments moraux. Il n’y a entre nous qu’une différence de degrés et non pas de nature.

Saint-Augustin : Mais Charles, Dieu se soucie-t-il des bœufs, comme l’a souligné Saint-Paul ? Jésus a laissé les porcs de Gadarène se noyer dans le but de démontrer que l’homme n’a aucun devoir de prendre soin des animaux. Il est impossible que les animaux souffrent puisqu’ils sont innocents du péché originel et Dieu serait injuste en les faisant souffrir. Ce qu’il ne peut, compte tenu de la perfection divine. (Descartes opine)

Thomas d’Aquin : D’accord avec Augustin…

Saint-Augustin : Saint-Augustin…

Thomas d’Aquin : Heu… Saint-Augustin. Rien de ce que nous faisons aux animaux ne constitue un péché. Si nous devons être charitables envers eux, c’est uniquement pour éviter que l’homme ne s’habitue à être cruel et ne le soit avec ses semblables (Locke opine). L’âme de l’animal n’est pas éternelle. Comment pourrait-elle viser l’éternité si elle ne peut pas prier ? Conformément au principe du christianisme, tous les animaux sont par nature soumis à l’homme, car les êtres imparfaits sont mis à la disposition des êtres parfaits et l’homme a été fait à l’image de Dieu.

Gainsbourg : L’homme a créé Dieu, le contraire reste à prouver.

Socrate (martelant son pupitre) : Qui a laissé entrer cet intrus ? Gardes, expulsez l’importun ! On ne fume pas au paradis en plus !

Voltaire : Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu…

Darwin : L’homme dans son arrogance pense être une grande œuvre, digne de l’acte d’un dieu. Il est plus humble à mon avis, plus vrai, de le voir créé à partir des animaux.

Socrate : Chuuutt… Les gars, je vous rappelle que nous sommes hébergés ici gracieusement. Ce n’est pas le moment de se mettre le propriétaire des lieux à dos.

Une voix dans l’assemblée : L’homme n’est pas le seul animal à penser, mais c’est le seul à penser qu’il n’est pas un animal.

Shaw : Quand un homme tue un tigre, il appelle cela un sport. Quand un tigre le tue, il appelle cela la férocité. Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis.

Tolstoi : D’accord avec Georges-Bernard. Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille.

Lamartine : On n’a pas deux cœurs : l’un pour les humains, l’autre pour les animaux. On a un cœur ou on n’en a pas.

Yourcenar : Je ne vois pas comment je pourrais digérer de l’agonie…

Heidegger : Vénérable Socrate, je m’insurge ! Comment a-t-on pu laisser entrer ici de vulgaires romanciers. La philosophie, c’est du sérieux !

Une voix : On a bien laissé entrer un nazi…

Murmures dans l’assistance.

Socrate (martelant son pupitre) : Silence, silence ! Martin, puisque tu as pris la parole, quel est ton avis sur le sujet qui nous occupe ? Le regard d’un animal te laisse donc insensible ? Et fais simple s’il te plaît…

Heidegger (transpirant à grosses gouttes) : C’est un prétendu regard, vénérable Socrate. L’animal est dépourvu de la possibilité de saisir ce qui est en tant que tel et est donc privé de monde. Il est incapable d’ennui, de mélancolie… il n’a pas de regard. L’animal nous voit, mais ne nous regarde pas.

Hobbes : Moi je dirais plus prosaïquement que les humains ont des droits sur les animaux tout simplement parce qu’ils ont le pouvoir de l’exercer. La force fait le droit !

Brouhaha. Socrate martèle son pupitre.

Levi-Strauss : Au contraire Thomas, il faut respecter toutes les formes de vie et substituer aux droits de l’homme les droits du vivant ! (Schweitzer opine)

Newton : Oui. Il faut étendre le commandement « Aime ton prochain comme toi-même » aux animaux.

Monod : L’animal ne demande pas qu’on l’aime, il demande qu’on lui fiche la paix.

De Funès : Pas faux Théodore. Moi, j’ai arrêté la pêche le jour où je me suis aperçu qu’en les attrapant, les poissons ne frétillaient pas de joie…

Rires dans l’assemblée. Brouhaha. Socrate martèle son pupitre.

Socrate (se penchant vers Platon) : Qui a fait la liste des invités ?

Platon : Euh… moi, mais je suspecte Diogène et Cioran d’avoir fait quelques ajouts en loucedé…

Socrate (martelant son pupitre) : Je clôture la séance !

  1. Le script de la réunion a été notamment inspiré des livres suivants : Ethique animale (Jean-Baptiste Jeangène Vilmer), Les animaux aussi ont des droits (Boris Cyrulnik, Elisabeth de Fontenay, Peter Singer), Plaidoyer pour les animaux (Matthieu Ricard).

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    • 5 Juillet 2016 à 14h39

      René de Sévérac dit

      “Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu …”.
      Merci Voltaire, l’homme encombré par des images a pu plus aisément s’en débarrasser !
      Imaginez qu’il eût été capable de comprendre la création et d’honorer le Créateur; jamais il n’aurait imaginé descendre du singe … du fait de simples analogies de “famille”!

    • 4 Juillet 2016 à 17h34

      beornottobe dit

      et l’arrogance s’est faite “dieu” !…….
      quand l’arrogance les tient!………………… (ça n’a plus de limite)

    • 4 Juillet 2016 à 13h54

      JR dit

      Bonjour,
      J’ai lu récemment un bouquin qui va loin dans un certain sens (on en pensera ce qu’on voudra ou ce qu’on pourra) : petit résumé http://bouquinsblog.blog4ever.com/l-animal-est-il-une-personne-yves-christen
      Mais c’est globalement vrai que le “propre de l’Homme” tend globalement à se ratatiner.

    • 2 Juillet 2016 à 21h59

      Patrick dit

      Bravo pour les minutes de cette réunion secrète !
      Par contre, je trouve Socrate un peu dur : il envoie trop facilement au purgatoire ou en enfer.

    • 2 Juillet 2016 à 21h51

      Pierre Jolibert dit

      Bravo pour le texte, très fort.
      J’espère que Manu ramènera en remontant Bayle et Leibnitz : en fait c’était la surprise :
      On savait pas quoi faire
      Pour ton tricentenaire,
      Alors on fait un symposion
      C’est pas cher et c’est très bon.

    • 2 Juillet 2016 à 20h49

      Aristote dit

      Nous partageons 98 % de nos gènes avec les chimpanzés. Deux hypothèses : il n’y a en fait aucune différence significative entre Mozart et un chimpanzé, ou les gènes sont loin d’être déterminants.

      Il n’est pas cruel de manger de la viande. Il y a des manières cruelles d’élever et d’abattre des animaux. Ne pas être cruel envers les animaux n’est pas une question de droit des animaux mais de dignité humaine. Et nous n’avons qu’un coeur. 

    • 2 Juillet 2016 à 19h47

      CIVIS PACEM dit

      J’ai bien aimé !
      On peut raisonnablement penser que les animaux ne ressentent pas la souffrance …qu’ils infligent à d’autres animaux quand ils les chassent pour les tuer et se nourrir . Cette absence de sentiment de culpabilité ,ou de compassion s’accompagne d’une absence de haine, de plaisir autre que celui de la satisfaction de pouvoir satisfaire à sa faim .
      L’homme étant un animal très particulier certes , mais un animal quand même ,je pense qu’il n’est pas fondamentalement choquant qu’il se nourrisse du corps d’animaux . Mais comme l’être humain est doté d’une intelligence supérieure ,de capacités émotionnelles ,de la capacité d’empathie , sa responsabilité vis à vis des animaux est très grande et son devoir le plus absolu est d’éviter toute souffrance inutile .
      Dans l’abattage des animaux ,privilégie t on toujours les procédés qui évitent stress , peur , souffrance aux animaux ? Je crains que certaines traditions ne soient pas en cohérence avec ces exigences .

      • 2 Juillet 2016 à 21h15

        kelenborn dit

        Oui, ce qui est dit ici est tout à fait raisonnable et réconfortant…
        Je ne peux quand même pas me priver du plaisir de penser à ce que devrait penser les crétins qui nous donnent matière à blablater ici.
        Le paradoxe est qu’ils ne peuvent échapper au piège anthropomorphiste. Les animaux sont les égaux des humains: que signifie ce concept pour les animaux ? rien à ma connaissance .
        Caron a peut être réussi à jouer à la belote avec l’âne et le boeuf de la crêche mais la logique serait que certains animaux, s’ils sont les égaux des hommes soient trainés devant les tribunaux pour leur méfaits! Le gibier de potence ne manque pas quand on pense au nombre de gazelles que le lion qu’il soit de Cléopatre ou pas a du envoyer chez Saint Pierre. Ce serait de l’inédit, le procès du lion meurtrier, de la pie voleuse ou du coucou squatter et casseur d’oeufs !
        Il est même probable que Lucien, le lion mangeur de grecs et de romains serait acquitté au motif qu’il ne fait ainsi que se venger du colonisateur blanc qui l’a livré au dompteur et exhibé au cirque!!! Nouvelle occasion pour Pictafesse Royal de demander pardon aux animaux!!!
        Bref!!! on n’aurait pas fini de rigoler si ces crétins ne trouvaient des idiots utiles pour bêler avec eux!
        MK

    • 2 Juillet 2016 à 18h35

      Habemousse dit

      Et Saint François d’Assise, il est aux champignons ?

      Parce qu’il est encore plus concerné que ses camarades il me semble ; allez nous le chercher pour qu’il nous délivre sa version

      • 2 Juillet 2016 à 19h38

        IMHO dit

        Oui, aux champignons hallucinogènes.

        • 2 Juillet 2016 à 21h20

          Pierre Jolibert dit

          Ceux-là mêmes qui supplient :
          mangez-moi mangez-moi mangez-moiiii

        • 2 Juillet 2016 à 22h30

          kelenborn dit

          halluci-diogene !!! tous aux abris
          MK

    • 2 Juillet 2016 à 17h19

      Juliette1900 dit

      Il est un fait très simple, nous ne consommons plus la viande comme avant, selon nos besoin a savoir nourrir nôtre famille ni plus ni moins. Aujourd’ hui nos besoins sont devenue tels que nous détruisons, littéralement asservissons l’ animal a nos besoins hystériques et de masses qui ont pour conséquences l’ ultra violence, la soif du bénéfice, le sadisme et le massacre de milliards d’ animaux. Le monde évolue, et quand il y a une évolution négative on s’ adapte pour modifier le tir, on modifie son comportement, nous le faisons dans nos rapports humains, sociaux et comportementaux, rien n’ est immuable. Nous pouvons remettre en question nôtre comportement et l’ adapter a nôtre environnement, rien n’ empêchera l’ homme un jour d’ être totalement végétarien car trop nombreux pour ne pas avoir un impact destructeur sur le règne animal. C’ est a chaqu’ un de se poser la question, en fonction de sa conscience et de son intelligence, car a ce niveau là, en 2016 avec les connaissances que nous avons, se foutre toujours de ce que nos envies font subir a des êtres vivants d’ une autre espèce que la nôtre est clairement un manque d’ intelligence et d’ empathie. 
      J’ ai 37 ans je suis végétarienne  depuis 30 ans, je n’ ai aucune carence alimentaire et j’ ai une vie tout à fait normale, je considère que nous avons évolue et que nous ne pouvons plus nous permettre d’ être carnivore dans le respect du règne animale. 

      • 2 Juillet 2016 à 18h24

        kelenborn dit

        Pauvre dame!! le type même de discours de bobotte. On sent que vous ne devez pas vous lever à 5 heures pour aller pointer à la chaine! Je vous signale , à toutes fins utiles que les vaches, chêvres et cochons n’existent que parce qu’ils produisent du lait et de la viande.Plus de Vache qui rit! Comme vous devez, en tout état de cause être persuadée que les gigots poussent dans les choux dans la ferme de José Bové, n’oubliez pas le cri du chou quand le con qui se lève à 5 heures du matin va en trancher la tige pour vous permettre de ne pas être carencée , ni en calories ni en âneries
        MK

      • 3 Juillet 2016 à 1h27

        Sancho Pensum dit

        Trois arguments débiles en moins de 10 lignes, vous faites fort, Kelenborn !
        1. Il n’y a pas de lien entre bobo et végétarien ; on peut être l’un sans être l’autre, et réciproquement.
        2. Les vaches, chèvres et cochons sont au moins aussi vieux que l’homme (dans leurs versions sauvages, auroch, chèvre sauvage et sanglier) ; de plus, nous avons 80 % de gènes communs avec la vache, il se pourrait que l’homme et la vache aient un ancètre commun, il y a 80 millions d’années.
        3. Le cri du chou est l’argument typique et imbécile des spécistes qui tiennent mordicus à la différence de nature entre l’homme et l’animal, et pour qui, par extension, animaux et légumes ne présentent que des différences de nature, dans la catégorie “alimentation”… Les plantes ne souffrent pas car elles n’ont pas de systèmes nerveux.  

        • 3 Juillet 2016 à 2h22

          Sancho Pensum dit

          “et pour qui, par extension, animaux et légumes ne présentent que des différences de DEGRE”

    • 2 Juillet 2016 à 14h21

      Cardinal dit

      Et les plantes dans tout çà ?
      On sait que certaines personnes ont le pouce vert et d’autres pas.
      Clairement les plantes préfèrent le contact avec quelques humains et pas avec les autres. Donc elles ont des sentiments, ressentent peut être des douleurs quand ceux qui n’ont pas le pouce vert les touchent !
      Alors quand Socrate va t il aborder ce sujet : Vaut il mieux manger des animaux ou des plantes ? Lesquels des deux souffrent le moins ?
      Au fait animaux et plantes souffrent ils moins que nous ?
      Ne vaudrait il pas mieux se tourner vers la cannibalisme ?
      On pourrait manger les Vieux au lieu de les mettre à la retraite, çà réglerait le problème du déficit national, plus de dettes. Par contre, çà mettrait des tas d’employés de maisons de retraite, médecins et pharmaciens aussi, au chômage ! Bien sûr on pourrait résoudre cela en mangeant aussi les chômeurs, s’il en reste, et en utilisant les maisons de retraite pour les SDF et les migrants.
      Du coup les candidats à la Présidentielle pourrait dire : voter pour moi, mon programme est conçu pour zéro chômeur, pas de courbe à inverser.
      Dieu que ce monde est complexe, on ne sait plus par quel bout le manger.

      • 2 Juillet 2016 à 14h36

        kelenborn dit

        Je n’ai pas vérifié mais crois avoir lu quelque part que nous partageons 40% de nos gènes avec….la carotte!!!! Ce connard empaffé , chantre de la cause vegetalienne ( dont je ne donnerai pas le nom par peur des ciseaux) a_t_il pensé aux cris de douleurs quand il l’épluche et ne devrait-il pas appeler à manifester devant les conserveries?
        Je ne plaisante pas. Tout démontre qu’il y a une continuité dans la chaîne de la vie Nos ancêtres sont sortis des océans il y a quelques millions d’année mais la vie est apparue bien avant et les espèces en sont autant de ramifications. Nos escrocs et les crétins qui braient à leur suite devraient d’ailleurs réfléchir: quand ils mangent, ils tuent des légumes qui ne demandaient qu’à vivre, quand ils boivent ils avalent des bactéries qui ne leur avaient rien fait ou s’ils veulent l’éviter de l’eau de Javel qui a été mise pour tuer les bactéries; quand ils respirent combien avalent-t-ils de micro-organismes, victimes malheureuses de leur infâme prédation. Une seule solution pour eux: qu’ils disparaissent pour leur bien et celui des autres!!
        MK

        • 2 Juillet 2016 à 15h17

          Cardinal dit

          Vous le confirmez, ce monde est vraiment complexe !
          Pour revenir au cannibalisme pensons au plaisir pour un vieux de se faire dévorer par une jolie jeune femme ou pour une vieille par un jeune et beau gigolo !
          Autre problème résolu personne ne manifesterait plus à propos de l’âge de la retraite.
          Pour en revenir à votre point de vue, il y a longtemps un américain avait écrit un bouquin sur la vie des plantes où il démontrait que les arbres dans les forêts communiquaient entre eux et que des plantes vertes genre ficus, dans un appartement, réagissaient à la présence de certaines personnes.

        • 2 Juillet 2016 à 16h43

          kelenborn dit

          Cardinal

          Oui!! je me souviens même de cette expérience publiée je ne sais plus où où l’on soumettait des philodendrons à une expérience.
          Un criminel de guerre en massacrait un devant ses congénères sur lesquels ont avait placé des électrodes. Quand on faisait entrer des gens pacifiques (comme Isa ou Arouet) aucune réaction! Mais quand le responsable du meurtre entrait dans la pièce, c’était l’affolement. Je ne sais ce que cela valait mais , normalement, Pictafesse Royal , qui n’a pas besoin d’avoir des preuves pour faire des conneries devrait interdire que l’on coupe les chardons et nous concocter une “Pflanzenschutzgesetz”
          J’entends déjà un certain dire Ja und Heil!!! Pflanzen über alles!
          MK

      • 2 Juillet 2016 à 18h42

        kelenborn dit

        J’ajoute que dans les temps où j’enseignais l’économie à l’usage des futurs bobos, un ethnologue de service avait fait la distinction entre les sociétés anthropophagiques et celles qui étaient anthropémétiques (sic)
        La nôtre appartient à la seconde catégorie: nous rejettons l’homme en tant que nourriture: “emein”en grec veut dire vomir. Ainsi, nous rejetons les cadavres au cimetière mettons ceux qui vont le devenir dans des maisons de retraite et jetons les délinquants en prison sauf lorsque Taubira prend leur défense. Au contraire , les sociétés anthropophagiques avaient la préférence de notre ethnologue car en mangeant les cadavres on les gardait au chaud dans l’estomac plutôt que les confier à la terre froide. Je suggère que Causeur commande à Opinionway un sondage auprès des animaux pour connaître leur choix. Il n’est pas douteux que les lions choisiront massivement l’anthropophagie (surtout Lucien dans Une heure moins le quart avant Jesus Christ de J Yanne) tandis que les lapins se montreront plutôt lagopedemiques. Au total c’est l’incertitude sur le résultat, les cochons étant omnivores et les carpes devenant carnivores quand elles vieillissent!
        Les choux, carottes et pissenlits réclameraient sans doute d’être consultés mais ils sont pour l’instant écartés des listes électorales. Les plantes carnivores se plaignent d’ailleurs d’injustes discriminations!
        MK

    • 2 Juillet 2016 à 13h05

      Patrick Mandon dit

      En attendant, les sévices et autres actes de pur sadisme se poursuivent dans les abattoirs français, qui se placent désormais au niveau de ceux des pays, où les animaux sont traités avec une habituelle cruauté.
      Les conditions d’abattage des bêtes dites de boucherie révèlent le niveau de civilisation d’un peuple. En outre, elles ne doivent pas dépendre de la question de la prétendue légitimité de la mise à mort de ces mêmes bêtes. En effet, la question, aujourd’hui, n’est pas de savoir si nous avons quelque droit moral à dévorer leur viande, mais si nous voulons nous déconsidérer toujours plus en augmentant de souffrances sadiques leur terrible condition « nourricière ». Ne nous attardons pas à résoudre une vaine interrogation « philosophique » : l’urgence est ailleurs.
      L’Angleterre, qui vient précisément de nous étonner par son arrogante, sa splendide indépendance morale et culturelle, connaît, elle aussi, ses scandales dans ce domaine. Pourtant, sa législation en matière de protection animale, est plus ancienne et bien plus contraignante que la nôtre.
      Rien ne sera entrepris en France contre la saloperie des abattoirs : il y a trop d’enjeux économiques, l’actuel gouvernement est trop faible, les lobbys sont trop forts. Et, par surcroît, Dieu (ou plutôt ses interprètes auto-désignés) se met de la partie : on doit égorger comme ceci, on doit frapper comme cela, on ne doit pas manger telle partie ! Et le couteau ? Et le sang ? Faut-il vous envelopper toute cette abomination ?

      • 2 Juillet 2016 à 13h59

        kelenborn dit

        Faut-il rappeler, Mr Mandon :
        - que s’agissant, du Royaume Uni, c’est me semble-t-il la bas que des défenseurs des animaux ont enlevé un pauvre bougre pour le torturer afin de venger les animaux !
        Mais l’Angleterre est “arrogante” et si vous aviez sur le bout de la langue cette envie de nous dire que ceux qui ont voté oui ne l’auraient pas fait s’ils avaient mangé moins de viande ne vous gênez pas: on est habitué à tout entendre
        - que s’agissant de la défense des animaux , vous avez sans doute entendu parler de la Tierschutzgesqetz ( loi de défense des animaux ) qui fut l’oeuvre d’Hitler: on était puni de prison en Allemagne , de mort en Pologne (eh oui … mort aux Untermenschen!) mais à ma connaissance le renard qui mangeait le lapin avait seulement 1 journée de travail d’intéret collectif et le SS qui tuait le juif une médaille!
        -Tout cela pour vous dire que , même si tout individu sensé ne peut qu’exécrer la “saloperie des abattoirs” et les tarés qui s’y livrent,il reste que “L’urgence est ailleurs” dites vous: oui … et celle des innocents massacrés par Daesh m’émeut plus que celle des moutons même quand ils sont égorgés au nom du Hallal!
        Il est vrai que Cousteau , qui a essaimé son nom dans les rues de nombre de villes disait qu’il faudrait 350 000 morts par jour! (Courrier de l’UNESCO 1991) pour sortir de l’impasse dans laquelle s’est engagée l’Humanité (quand il a fait lui même 4 gamins!!). C’est comme pour Bordeau-Chenel! on n’a pas les mêmes valeurs!
        MK

        • 2 Juillet 2016 à 14h21

          Patrick Mandon dit

          Il me semble avoir dissocié le destin « nourricier » des animaux dits de boucherie, de leurs conditions, terrifiantes, d’abattages dans de nombreux établissements. Je répète que, pour moi, la question de la nourriture par la viande animale ne se pose pas. Les animaux meurent parce que nous les consommons. Ce sont des conditions dans lesquelles nous les tuons, qu’il faut rapidement accorder à nos lois.
          Quand à l’évocation des lois hitlériennes de protection animale rapprochée du rappel des crimes nazis, le tout mis en parallèle avec mes propos… je ne veux même pas commenter cette odieuse saloperie morale. Je vous l’abandonne donc volontiers, non sans vous avoir salué d’un « heil ! », qui, selon toute vraisemblance, sonnera familièrement à vos oreilles !

        • 2 Juillet 2016 à 14h46

          kelenborn dit

          Ah oui!! parce que c’est sans doute moi qui ait écrit la Tierschutzgesetz ? Je ne sais si le “heil” doit sonner familièrement à mes oreilles mais, de toute évidence, vous le prononcez très bien !!
          Ce qui fait d’ailleurs que ne vous ayant heureusement jamais côtoyé , il ne m’est guère familier pas plus qu’à mes oreilles!
          Quand on tient de tels propos, Mr Mandon , on se discrédite. Quand la défense de son misérable amour-propre conduit à déformer ce que disent les autres comme savait le faire Vichinsky, alors il vaut effectivement mieux prendre la tête de la croisade des animaux!
          MK

    • 2 Juillet 2016 à 12h59

      Habemousse dit

      Je ne vois personne reprocher à la plupart des animaux, pas même les écologistes, d’être carnivores : nous seraient-il supérieurs pour échapper à toute critique ?

      Ah cette manie de tout vouloir expliquer dès lors qu’on ne peut comprendre.

       L’article a le mérite de nous faire réfléchir, mais pas trop, car tourner en rond donne mal au crâne, même en souriant. 

      • 2 Juillet 2016 à 14h44

        Parseval dit

        • 2 Juillet 2016 à 17h38

          IMHO dit

          La suite:
          Il faut donc créer une arithmétique du droit de la confiscation d’existence , dont les paramètres seront fixés par un estimation collective .
          Une précision : la nature a-t-elle le droit de donner aux êtres vivants un droit de propriété sur leur existence ?
          C’est une fiction juridique qui ne tient qu’a remplacer « nullius » par « naturae » dans l’expression « res nullius «, qui désigne les choses qui n’ont pas de propriétaires .
          Il est plus logique et plus prudent de présumer que toute chose à un propriétaire .
          Faire de la nature, c’est-à-dire « ce qui naît » étymologiquement, une personne fictive, ne peut avoir à première vue que de bons effets, et s’il y en a de mauvais on les corrigera .

          Ce n’était pas si mal, non ?
          Et ça répond à ce qu’écrit Habemousse: nous avons le droit de manger des animaux, mais pas de les faire souffrir, ou de les tuer sans les manger .
          La question de savoir si nous avons le droit de les priver de territoire ou de ressources alimentaires et tout garder pour nous, et donc de les faire souffrir sans les manger, est plus complexe mais à priori, partager cette planète avec ses autres habitants ne peut pas être une mauvaise action.
          Il est possible qu’on identifie dans notre métabolisme là ou les molécules qui sont la cause de notre appétit pour la nourriture carnée, et qu’on puisse inhiber l’action de cette molécule, et donc nous rendre tous végétariens à volonté .
          Ce ne serait quand même pas mal, comme le serait de trouver la molécule de l’empathie et d’augmenter celle de ceux qui n’en ont pas assez .
          Peut-être que le secret d’un coexistence équitable de l’être humain et des animaux est que l’homme devienne un meilleur animal.

        • 2 Juillet 2016 à 17h47

          IMHO dit

          Un accroissement d’empathie ne serait pas du luxe pour certains intervenants, du moins si l’empathie en plus réduit leur agressivité .

        • 2 Juillet 2016 à 18h02

          Habemousse dit

          « Le monde contemple votre mauvaise foi »

           Vous m’avez piégé, cette dame a l’air de bonne foi ; je le dis toujours, après la Bible il faut lire Tintin. 

      • 2 Juillet 2016 à 17h21

        IMHO dit

        J’ai écrit ça en 2015 :

        Tous les êtres vivants qui peuvent souffrir ont le même droit personnel, à proportion de la souffrance qu’ils peuvent éprouver, à bénéficier du devoir des êtres conscients de ne pas infliger de souffrances et de les soulager s’ils le peuvent .
        Il y a donc trois sortes d’êtres vivants :
        ceux qui n’éprouvent aucune sensation douloureuse, soit les végétaux et une partie des animaux .
        ceux qui souffrent mais qui n’ont pas d’états de conscience, soit le reste des animaux, sauf nous 
        ceux qui souffrent et ont des états de conscience, nous, les êtres humains 
        Les êtres vivants ont tous le même droit réel, à savoir le droit de conserver l’existence que la nature leur a donnée, existence que les autres êtres vivants n’ont le droit de leur confisquer que pour conserver leur propre existence où la quantité de vie que leur existence contient, a proportion de la quantité de vie qu’ils détruisent en confisquant des existences .
        Les lions ont le droit de tuer des gazelles pour les manger et nous avons le droit de tuer des mouches pour ne pas en être importunés .
        Les êtres conscients ont le devoir d’être équitables dans les confiscations d’existence qu’ils font .
        Ce devoir découle du devoir d’être équitable en général, qui ne peut qu’être général car il serait absurdement inéquitable qu’on n’ait le devoir d’être équitable que dans certains cas et pas dans d’autres .
        Donc, nous avons le droit de confisquer l’existence des porcs pour les manger à condition que nous compensions cette perte de durée d’existence par une certaine qualité/quantité de vie dans l’existence que nous leurs laissons .
        Il est donc très inéquitable de tuer des porcs après les avoir privés durant toute leur existence des plaisir sensuels ou psychiques que ces animaux peuvent éprouver et dont la privation leur est une souffrance .
        Il n’est pas inéquitable de tuer un porc qui a vécu une vie de porc selon les lois de la nature sans les risques de cette vie .

      • 2 Juillet 2016 à 18h53

        kelenborn dit

        “Peut-être que le secret d’un coexistence équitable de l’être humain et des animaux est que l’homme devienne un meilleur animal.”
        Mais enfin, Mr IMHO c’est déjà fait! n’avez vous pas remarqué le nombre d’ânes et de moutons de Panurge qui nous entourent !
        Qui veut faire l’ange fait la bête disait Blaise Pascal. Il n’est pas certain, en revanche, que le fait de faire la bête (ce qu’ils font bien!) fasse d’eux des anges!! des angéliques oui! à la cervelle confite encore oui!!!
        MK

      • 2 Juillet 2016 à 19h41

        IMHO dit

        Habemousse, ça se voit vraiment fort que vous haïssez tout ce qui n’est pas théodule .
        Dissimulez mieux, pour nous divertir davantage .

        • 2 Juillet 2016 à 20h33

          Habemousse dit

          Tiens, je ne savais pas que vous aviez de l’imagination.

        • 2 Juillet 2016 à 20h36

          IMHO dit

          Tiens, je croyais que vous aviez de la répartie .

        • 3 Juillet 2016 à 0h39

          Habemousse dit

          « Tiens, je croyais que vous aviez de la répartie . »

           La répartie est à la hauteur du propos auquel elle répond.   

    • 2 Juillet 2016 à 12h28

      Villaterne dit

      Il y a les animaux et les bêtes !
      La différence est que l’un des deux est humain !

    • 2 Juillet 2016 à 12h25

      A mon humble avis dit

      Si nos lointains ancêtres étaient restés essentiellement frugivores, soit ils auraient disparus -et nous ne serions pas là pour en parler- soit nous serions semblables aux chimpanzés actuels -et nous n’en parlerions pas non plus !
      Cela fait donc des centaines de milliers d’années, voire des millions (il arrive que les chimpanzés mangent de la viande) que notre organisme est adapté à un régime omnivore. Réduire la consommation de viande est peut-être souhaitable, mais la supprimer est une vision extrémiste, sectaire, qui mènerait des milliards d’hommes à souffrir de carences.
      Le lion se soucie-t-il de la souffrance de l’animal qu’il dévore, quelquefois alors qu’il n’est pas encore mort ? Plus près de nous, le chimpanzé (99% de notre ADN comme il est rappelé ici) mange cru des petits singes qu’il attrape et tue sans s’encombrer de problématiques philosophiques ou théologiques, ni même seulement de morale.
      La sensibilité humaine -qui tient à notre empathie- s’offusque naturellement des mauvais traitements infligés aux animaux (guère aux poissons, insectes, araignées et mollusques), et l’absence de tels sentiments reflète chez certains une psychopathologie qu’il faudrait sans doute soigner. Mais exiger, en s’appuyant sur cette raison, un changement majeur de notre régime alimentaire, témoigne d’une sensiblerie exacerbée ou de soumission à des croyances religieuses (la réincarnation chez les bouddhistes, par exemple).
      Je préfère qu’on tue les animaux “proprement” (et cela exclue autant les rites juifs et musulmans que les abatages barbares observés), mais oui, je veux qu’on les tue parce que je veux les manger.

      • 2 Juillet 2016 à 13h02

        kelenborn dit

        Absolument d’accord!
        Il ne faut pas omettre de souligner ce à quoi de telles conceptions doivent être rattachées. Elles ont comme dénominateur commun avec l’écologie radicale ( à distinguer de l’écologie de salon) dont elles sont un prolongement une haine de l’Homme! Emmanuel Grenier en a fait une excellente analyse sur le site: “A la recherche du bonheur” que j’ai déjà mentionné ici. Le fait qu’Aymeric Caron, canaille médiatique soit une figure de proue de ce mouvement n’étonne pas.
        Si on prenait au mot ces crétins dangereux , il faudrait leur demander de proposer un droit de vote pour les animaux. Comme le Dindon et le Cochon (on partage 95% de nos gènes avec ce dernier) auraient du mal à mettre un bulletin dans l’urne , il serait logique qu’Aymeric Caron puisse voter par procuration à leur place.Comme ils sont plus nombreux que les hommes, ce sinistre bouffon serait donc élu dictateur et tel Caligula, pourrait présider des jeux du cirque où le Lion vengerait l’holocauste animal en croquant quelques bouchers, surtout s’ils sont au Front National!
        Bon! tirons la chasse!
        MK

        • 2 Juillet 2016 à 19h52

          IMHO dit

          Le cheval de Caligula avait pour nom Incitatus, non Excitatus et son maître en avait fait un sénateur, non un énarque .

    • 2 Juillet 2016 à 11h51

      IMHO dit

      Kudos, Crudo !

    • 2 Juillet 2016 à 11h25

      Miss-sourire dit

      Faisons une expérience: cessons de fournir en nourriture Paris et sa région pendant trois jours.

      Logistiquement facile: quelques aéroports, quelques gares et quelques accès autoroutiers.

      Nous verrons si l’humain ne se transforme pas en bête sauvage … même les plus censés, les plus posés, les plus calmes d’entre nous…

      Nous avons déjà vu ce que c’était pour de la malheureuse essence…

      • 2 Juillet 2016 à 11h28

        Miss-sourire dit

        C’est bien entendu juste pour illustrer la supériorité de l’humain sur l’animal.