Sortir de l’euro ne serait pas une catastrophe | Causeur

Sortir de l’euro ne serait pas une catastrophe

Les mauvais arguments de certains défenseurs de l’UE

Auteur

Jacques Bichot
Economiste.

Publié le 29 mars 2017 / Économie

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Manifestante pro-européenne en Grèce, juin 2015. SIPA. AP21762751_000001

Disons-le tout de suite : je ne suis pas partisan de sortir de l’euro. Mais je suis agacé par l’empilement de mauvaises raisons auquel se livrent certains pour justifier cette position, dont je me réjouis qu’elle soit partagée par une majorité de Français.

Si l’on pouvait sortir de l’euro du jour au lendemain, en prenant un simple décret, le retour au franc ne serait peut-être pas une mauvaise chose. Les Français, en effet, sont un peu comme les Grecs : s’ils peuvent consommer plus qu’ils ne produisent, ils ne se gênent pas pour le faire, et le déficit commercial de la France ne les en empêche pas dès lors que notre pays peut s’endetter facilement et à bon compte, ce que permet l’euro.

Ce n’est pas le moment mais…

Celui-ci constitue une bulle protectrice à l’intérieur de laquelle il est facile de faire distribuer de l’argent par l’État pour acheter des biens et services chinois et allemands sans avoir à produire et vendre l’équivalent à l’étranger. En revenant au franc, nous reviendrions à la dure mais stimulante réalité économique au lieu de nous endormir dans le confort douillet d’un cocon protecteur – jusqu’au jour où le cocon se cassera, par exemple parce que la dette publique sera devenue trop lourde.

Mais la sortie de l’euro nécessiterait des négociations interminables, qui absorberaient nos pouvoirs publics et les empêcheraient de se consacrer à l’énorme travail de réforme dont notre pays a besoin. Il faut, par exemple, sortir notre Sécurité sociale du piège de l’État providence où l’ont enfermée une succession de dirigeants tous issus de la « droiche », comme disait Madelin avant que le Front national ne lance la formulation UMPS.

Il faut sortir notre administration de la léthargie où l’a plongée la possibilité pour ses cadres dirigeants et pour les ministres de faire bêtise sur bêtise – ou de ne rien faire – sans risquer la moindre sanction. Il faut rendre à la nation l’armée, la police et la justice qui lui sont nécessaires pour ne pas subir la perte de son identité. Il faut donner à nos enfants l’éducation et la formation professionnelle dont ils sont sevrés. Il faut se débarrasser de la bureaucratisation européenne et de l’esprit gnangnan imposé par une conception caricaturale des droits de l’homme.

Bref, si nous faisons cela, notre énergie réformatrice sera entièrement absorbée pour redonner à la France ce qui lui fait défaut depuis plusieurs décennies, ce que nous avons laissé en déshérence au profit de chimères à la mode. Comme nous ne pouvons pas tout faire à la fois, n’ajoutons pas au programme de redressement national, déjà lourdement chargé, une sortie de l’euro qui nous mettrait à dos tous nos voisins avant même que nous ayons commencé à négocier avec eux les choses importantes, comme, par exemple, l’endiguement des flux migratoires.

…ce ne serait pas une catastrophe

Ceci étant, le niveau des raisonnements concluant à la nécessité de rester dans l’euro est parfois consternant. Dans Les Echos du 22 mars, par exemple, une journaliste reprend le cas de la tannerie Gal, une petite entreprise qui fabrique de la sellerie de très haut de gamme, dirigée par une femme venue exposer son cas dans une émission consacrée à Marine Le Pen. Celle-ci n’avait pas su répondre à ce chef d’entreprise travaillant principalement à l’export et important la quasi-totalité de ses fournitures, et pourtant tout dans ce dossier donnait à penser que Nathalie Gal et ses 15 salariés n’avaient rien à craindre de ce changement en dehors de quelques frais inhérents aux opérations de change : payer les peaux scandinaves plus cher en francs, du fait de la baisse de cette devise, ne conduit en aucune manière à vendre les selles de luxe plus cher en euros ou en dollars, la préservation du tarif antérieur suffisant pour engranger davantage de francs.

Dans le même article, Sabine Delanglade s’inquiète pour les achats de machines importées d’Allemagne, d’Italie ou du Japon, renchéris par une baisse du cours du franc. Mais où est le problème ? Les ventes en euros, dollars, yens, et autres devises rapporteront davantage de francs, permettant de compenser la hausse (en francs, pas en devises !) du prix des produits exportés. Pour une bonne partie d’entre eux, les discours visant à noircir le tableau des conséquences probables d’une sortie de l’euro en matière de compétitivité internationale ne démontrent que la méconnaissance par leurs auteurs de mécanismes économiques pourtant assez simples.

La vérité est que la sortie de l’euro ne serait ni une catastrophe, ni une panacée1. Ceux qui la prônent comme ceux qui la proscrivent sont trop souvent motivés par le désir de ne rien changer – voire de revenir en arrière, comme Marine Le Pen en matière de retraites. Or notre pays a surtout et terriblement besoin de réformes structurelles et managériales pour devenir plus efficace – seul moyen durable de devenir plus compétitif.

  1. Pour plus ample réflexion sur ce sujet, voir François de Lacoste Lareymondie, « Sortir de l’euro : est-ce la bonne question ? » La nouvelle Revue Universelle, n° 47, hiver 2017.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 3 Avril 2017 à 6h05

      tristanb dit

      Reste la hausse des taux d’intérêt étant donné la perte de confiance envers notre économie. Vu le poids actuel de la dette et le montant des remboursements, cela serait extrêmement couteux. Et c’est à double tranchant : cela peut inciter à plus de parcimonie dans les dépenses, comme cela peut avoir l’effet pervers de permettre au gouvernement de cacher ses dépenses derrière de l’émission monétaire. Inflation, destruction de l’épargne… bref non merci !
      Finalement, notre union économique perdrait de sa force.
      Plutôt réformer, c’est gagnant-gagnant !

    • 31 Mars 2017 à 16h00

      clorouk dit

      La tâche est immense, il est vrai. Et il est impossible de l’entreprendre en restant dans l’UE! Comment voulez-vous négocier point par point avec nos partenaires/concurrents tous les aménagements qu’impliquent les vastes réformes que vous suggérez? La nécessité même de la réforme structurelle d’ensemble conduit naturellement à sortir de l’UE et de l’euro. Si le futur président ne s’y résout pas, j’invite chacun à en prendre bonne note, RIEN de concret ni d’efficace ne surgira du quinquennat, sinon une aggravation de tous les problèmes présents.

      • 31 Mars 2017 à 16h27

        i-diogene dit

        Clorouk,

        T’as l’ air particulièrement compétent pour négocier des marchés européens et internationaux:

        - t’ es fonctionnaire..?^^

        Pour avoir géré mon entreprise pendant près de 37 ans, avec des marchés nationaux, européens et internationaux, je peux t’ affirmer que c’ est nettement moins compliqué depuis l’ UE, qu’ avant l’ UE..

        De plus, à cause de l’ instabilité chronique du Franc, chaque marché (signé plusieurs mois à l’ avance), c’ était, à chaque fois un coup de poker quant-à la rentabilité..!^^

        C’est nettement moins risqué, aujourd’hui..!^^

        • 3 Avril 2017 à 12h43

          guenievre dit

          Marchés nationaux et européens, c’est peut-être moins compliqués, mais internationaux, ce n’est pas certain. De plus, combien y-a-t’il d’entreprises françaises qui travaillent avec l’Europe ? Ce n’est pas la majorité.

        • 3 Avril 2017 à 13h43

          i-diogene dit

          Guenièvre,

          Restons simplement logiques:

          - Pour les échanges, hors UE, ils sont toujours fastidieux sur le plan de l’ organisation..: Réglementations et normes différents dans chaque pays (exemple au niveau électrique: voltage, fréquences, prises de raccordements, normes de sécurités, etc..).

          - les échanges, import/export, qu’il soient européens ou internationaux, ont pour but d’augmenter l’ activité, tout en réalisant des bénéfices.. Les marchés se traitent entre un et plusieurs mois à l’ avance, et même, souvent, avec des paiements par tranches suivant l’ avancement du chantier..

          - dans le cadre de l’ UE… Plus AUCUN problème de rentabilité, ni de problèmes administratifs.. La monnaie commune..

          - l’ Euro, particulièrement stable garanti la parité des changes internationaux hors UE, donc la rentabilité des échanges..

          - je me souviens de l’ instabilité chronique du Franc, il fallait avoir un coeur solide pour travailler à l’ export, même en Europe:

          - quand le Franc plongeait… Pertes sèches..
          - quand le Franc augmentait… Perte de marchés (trop cher)..!

          Un vrai casse-tête qui s’ apparentait à pronostiquer sur quelle position s’ arrêterait le barillet de la roulette russe au moment du paiement effectif..!^^

          Aujourd’hui, c’ est nettement moins risqué..!

    • 31 Mars 2017 à 14h21

      Dominiczku dit

      Débat (d’idé€s?!)) du 20 avril 2017 : Le club des 5 (les mêmes qui ont participé à ce débat ridicule sur TF1), uni dans le déni de la vraie démocratie, soudé comme un bloc dans le refus du débat d’idées : Bienvenu en démocratie. Une réelle confrontation d’opinions divergentes serait un drame pour ce que j’appelle ‘la clique”. Ces 5 personnages proposent tous, à leur manière, de renégocier les traités européens….à 28 ! Quelle triste farce. Déjà à 11, ils baissent les bras. De toute façon, mon choix est fait et ne changera pas : pour moi, c’est Asselineau.”

    • 31 Mars 2017 à 11h29

      Theodule dit

      Les gens oublient que l’Euro, c’est d’abord une idée Française, qui prend sa source sous de Gaulle, lorsqu’on a adopté le Franc Pinay. Il s’agissait, déjà à l’époque, de s’arrimer à la puissance industrielle et monétaire allemande par la stabilité des changes. On a fait que poursuivre cette politique depuis lors, et malgré certains inconvénients ça n’a pas si mal marché, on serait sans doute bien plus loin si on ne l’avait pas fait.
      Déjà à l’époque on savait qu’on devrait faire des efforts de compétitivité pour que cette politique fonctionne (voir le rapport Armand-Rueff de 1960). On tourne autour du pot depuis.

      • 31 Mars 2017 à 14h27

        steed59 dit

        “malgré certains inconvénients ça n’a pas si mal marché”

        vous parlez des trois dévaluations en 81 ?
        Quand à l’arrimage au DM en 60 c’est n’importe quoi, le SME a été crée en 72 sous l’initiative de giscard.

        • 31 Mars 2017 à 15h44

          Theodule dit

          Pinay lui même avait dit que de Giscard à Beregovoy, c’est sa politique qui a été appliquée. Ce qui est important, c’est qu’en 60 on a fait le choix d’une monnaie forte. Les conséquences ont été le Serpent monétaire puis système monétaires européens, et c’est les faiblesses de ces derniers qui ont amené l’euro. On a presque jamais changé de politique et quand on a essayé (comme en 81, comme vous le rappelez), ça s’est soldé par un échec retentissant.

        • 31 Mars 2017 à 17h19

          durru dit

          En même temps, il y a encore quelqu’un qui soit étonné qu’en ’81 ça a pas marché? C’est pas parce que on a changé de politique, mais à cause du comment.
          En gros, on arrête pas de dire: si ça marche pas, c’est parce que ce n’est pas assez…

    • 31 Mars 2017 à 10h04

      QUIDAM II dit

      Sortir de l’Euro permettrait de retrouver une souveraineté économique et financière. Cela permettrait de protéger les PME et PMI françaises contre les concurrences déloyales. Cela rendrait également à l’Etat français le droit de mener la politique industrielle de son choix.
      La réalité manifeste montre que l’Euro est bon pour l’Allemagne (et les sociétés mondialisées) mais pas pour la France et ses petites entreprises qui donnent le plus de travail à la population.

      • 31 Mars 2017 à 16h53

        i-diogene dit

        Sûrement pas, Non..:

        - L’ Euro est un avantage indéniable pour les économies des pays qui la composent, de part sa puissance et sa stabilité monétaire..

        - des les années 60, on savait TOUS le manque de compétitivité de l’industrie Française, affaiblie par des choix politiques débiles, directement imposées par un syndicalisme de privilèges exorbitants qui n’ a profité qu’aux salariés des multinationales, mais qui a largement contribué à leurs déficits et la disparition de pans entiers de notre industrie..!^^

        La différence entre le syndicalisme allemand et celui de la France est flagrante:

        - les syndicalisme français, financé par le patronat (heures syndicales), est le plus stupide de la planète: grèves à répétitions, exigences suicidaires, appels à l’ aide financière vers l’ Etat, etc..

        - Une situation qui n’ existe pas en Allemagne: les syndicats sont d’ entreprises et les avantages évoluent en fonction de l’ évolution de chaque entreprise..

        … Et pourtant, les syndicats d’ entreprises allemands ont le droit de veto sur la répartition des projets d’investissements de leurs entreprises: l’ordre de priorité étant la pérennité de l’ entreprise, la sécurité du travail, la compétitivité, puis seulement les avantages sociaux..

        .. Après on s’ étonne que les entreprises françaises traînent la savate..!^^

    • 30 Mars 2017 à 23h33

      Alex Z dit

      L’Euro c’est en fait le Mark. Tous les pays de la zone Euro ont en fait adopté le Mark comme monnaie nationale. On en voit le résultat. Seule l’Allemagne tire son épingle du jeu et pour cause. Les autres pays sont bien obligés de vivre dans l’austérité avec cette monnaie bien trop forte qui n’est pas la leur, pour leur industrie et leur agriculture.
      Récemment, j’ai lu que si la France, deuxième économie de la zone Euro, sortait de l’Euro, c’est l’Euro qui plongerait et non pas le Franc. la France quittant l’Euro, provoquerait une telle perte de confiance dans cette monnaie, que celle-ci s’effondrerait par rapport au dollar, surtout si les autres pays du Sud devaient emboiter le pas à la France, ce qui serait quasi certain.
      Dans ce contexte, non seulement le Franc ne serait pas déprécié par rapport à l’Euro, mais c’est l’Euro qui pourrait bien s’effondrer par rapport au Franc. Si cela devait arriver, cela anticiperait un évènement qui arrivera de toutes façons, car la question n’est plus de savoir si l’Euro va s’effondrer, mais quand.

      • 31 Mars 2017 à 11h24

        Theodule dit

        On se demande ou vous avez lu ça, mais c’est sûrement dans les entrailles putréfiées d’un animal sacrifié.
        Si l’Euro, c’est le Mark, alors l’Euro sans le franc restera le Mark (additionné du Florin). La confiance dans l’Euro, c’est la confiance dans la capacité de l’Allemagne, des Pays-Bas et dans une moindre mesure de la France à non seulement payer leur dettes, mais en plus à garantir celle des autres. Si la France sort, avec à sa tête une majorité qui annonce clairement son intention de faire tourner la planche à billets et qui parlent de dette illégitime, que croyez vous qu’il arrivera? Les gens voudront-il de cette monnaie-là, ou vers celle de ceux qui voudront payer leur dette rubis sur l’ongle et quoi qu’il arrive?

        • 31 Mars 2017 à 18h41

          i-diogene dit

          C’est surtout les marchés internationaux qui ne voudront plus travailler avec la France:

          - Déjà les banques: si la France ne paie pas ses dettes, personne ne va lui prêter.. Faut pas être stupide..!

          - la BCE est solvable.. Qu’ en est-il de la Banque de France, sans la garantie de la BCE..?

          - Surtout que la France a une mauvaise réputation sur le plan de la crédibilité, de sa capacité à réformer, de la gestion de son budget..

          Qui financera les entreprises françaises..?

          La Russie..?

        • 1 Avril 2017 à 16h37

          Alex Z dit

          Et croyez-vous qu’un jour nous pourrons payer nos dettes ? Au contraire, nous en faisons de plus en plus, et une partie du budget de l’Etat ne sert qu’à payer les intérêts.
          On ne pourra pas payer ces dettes, et vous le savez très bien. Pour cela, il faudrait faire des excédents budgétaires. Faisons-nous des excédents budgétaires ? Non, nous nous réjouissons quand notre DEFICIT budgétaire est en diminution, et considérons cela déjà comme une grande victoire, un exploit. Alors l’excédent….
          Tout comme la Grèce qui est depuis plusieurs années sous perfusion des autres pays de la zone euro, ne pourra jamais payer ses dettes. L’Italie, etc…
          Une monnaie commune n’a d’avantage que si les régions (ici les pays de la zone), acceptent de MUTUALISER, les richesses produites. C’est à dire que les pays industriels dont la balance est excédentaire (sauf erreur de ma part, il n’y en a qu’un), accepte de déverser ses excédents sur les autres régions de l’Europe qui n’ont pas d’industrie ou dont l’économie est poussive. Mais si cette mutualisation ne se fait pas, et elle ne se fait pas comme elle devrait se faire, alors ça ne peut pas marcher.
          Un jour l’Allemagne en aura marre des prétentions de l’Europe, et c’est elle qui sortira de la zone Euro. Et alors, nous serons bien emm… !
          Rappellez-vous l’Argentine, qui avait adopté pour sa monnaie la parité avec le dollar. Qu’est-ce qui est arrivé ? Vous le savez ce qui est arrivé ? Eh bien il est arrivé ce qui devait arriver. La catastrophe.
          Jadis fervent défenseur de l’Europe, (j’avais voté pour le traité constitutionnel) aujourd’hui, je ne crois plus ni à l’Europe, surtout à l’Europe de la défense, et encore moins à l’Euro.
          Si nous avons encore une chance de nous en sortir, il faut faire ce que préconise Asselineau, sortir de l’Europe, de l’Euro, et de l’Otan. Et redevenir la France gaullienne qu’elle a été jadis. Une France indépendante, souveraine, avec sa monnaie, tout à fait capable de retrouver seule, sa place dans le monde

    • 30 Mars 2017 à 23h11

      marcopes dit

      c’est plutot y entrer qui en a été une

    • 30 Mars 2017 à 16h51

      commissaire joss dit

      le franc ou l’euro? moi j’men fous, je suis toujours à découvert et je n’ai pas d’épargne. C’est l’augmentation des prix qui m’intéresse, comme le type dans le sketch de Raymond Devos qui se fout de l’augmentation de l’essence puisqu’il en met toujours pour 30 francs. “Oui mais avec l’augmentation du prix, vous irez de moins en moins loin ? Mais permettez-moi de vous dire cher Monsieur que je vais où j’veux!”

    • 30 Mars 2017 à 16h11

      netrick dit

      Des machines importées d’Allemagne, d’Italie, du Japon, de Suède, mais c’est bien sûr !Puisque la France n’a pas été capable de développer ou de protéger ses propres productions de machine-outils ou de robots industriels !

    • 30 Mars 2017 à 15h57

      pekpat dit

      Non ce ne serait pas une catastrophe pour quelques exportateurs, mais un renchérissement des importations donc une baisse sensible pour le pouvoir d’achat des français. Mais au-delà des interminables arguties économiques ce serait un désastre politique aux conséquences inquiétantes ! 

    • 30 Mars 2017 à 15h43

      marie210917 dit

      Moi je suis POUR une sortie de l’UE (institution dictatoriale) et par la même une sortie de l’euro monnaie inique .

      Vive la France libre et souveraine !

    • 30 Mars 2017 à 15h36

      Letchetchene dit

      Une seule conséquence à notre sortie de l’U.E. c’est la fin de l’U.E. elle même donc plus de discutions sur la monnaie ou autres , plusieurs députés européens (Italiens, Autrichiens, Anglais) l’on dit dans un reportage sur FRANCE2 et ils le savent tous.
      La sortie de la France de l’U.E rend caduque celle-ci à très court terme, mais bien sur personne en France ne vous le dira , ce serait apporter de l’au au moulin de qui vous savez!!!!