“Copyright” : la Shoah serait-elle devenue une marque déposée? | Causeur

“Copyright” : la Shoah serait-elle devenue une marque déposée?

Une conseillère d’Emmanuel Macron semble le croire…

Auteur

Barbara Lefebvre
est enseignante.

Publié le 11 mai 2017 / Politique

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Sibeth Ndiaye, la responsable presse et communication d'Emmanuel Macron, a déclaré devant les caméras de TF1 que les juifs détenaient un "copyright" sur les crimes contre l'humanité. Sans lui faire de mauvais procès, une petite mise au point historique s'impose...

Emmanuel Macron en visite au Mémorial de la Shoah à Paris, avril 2017. SIPA. AP22046750_000013

C’est avec un air rigolard qu’on lui connaissait peu qu’Emmanuel Macron écoute ses collaborateurs aux mines graves lui expliquant que ses propos sur la colonisation puis sur les partisans de la Manif pour tous, créent un buzz négatif au déroulement de sa campagne. Dans le langage du trentenaire so hype and connected, l’un d’eux résume le désastre : « on est T.T » (prononcez titi) c’est-à-dire Trending topic on Twitter. Si le téléspectateur n’y comprend rien, c’est parce que c’est trop intelligent pour lui… C’est le but de ces abréviations anglaises sans beaucoup de sens mais maniées avec tellement d’assurance que tout le monde prend un air entendu. Monsieur Homais parle aujourd’hui le business english. Il ne faut pas avoir l’air du has been, voire never been. Vider les mots de leur sens pour construire une novlangue de classe, c’est toujours le signe que l’acculturation de masse nous guette. Et que le projet de vider les cerveaux des citoyens n’est pas loin.

« Oui, il y a un copyright »

Le documentaire embedded de Yann l’Hénoret diffusé sur TF1 le lendemain de son élection, montre un Macron détendu, en pleine réunion briefing + séance de maquillage. Rentabilité, flexibilité. Visiblement il ne comprend rien à la polémique qui le place « en T.T ». Il résume tout cela, goguenard, d’un « ah… les névroses françaises ! C’est fascinant. Ça dit énormément de ce qu’est la société (…) les gens sont à cran ».  Oui, « les gens » – comme dit Mélenchon quand ils s’adressent aux Français – qui souffrent, sont à cran, à fleur de peau quand on remet de l’huile sur un feu mal éteint (la colonisation) ou sur un feu bouillonnant (l’antisémitisme). Apparemment ses conseillers en communication, eux, ne trouvent pas cela  fun.

Et là, entre deux coups de blush au candidat, Sibeth Ndiaye la responsable presse + maquilleuse occasionnelle – flexibilité, rentabilité – complète les propos de sa collègue Laurence Haïm en utilisant un terme qui a retenu mon attention : le « copyright ». Laurence Haïm parle maladroitement de « monopole dans la communauté juive » pour faire comprendre à Emmanuel Macron pourquoi sa comparaison a pu non seulement choquer les Français rapatriés mais aussi et surtout les juifs de France. Le crime contre l’humanité est lié dans l’opinion générale au génocide des Juifs, tente-t-elle – selon moi – de lui faire comprendre. On entend alors au même moment Sibeth Ndiaye dire : « oui, il y a un copyright ».

En tant qu’enseignante d’histoire ayant dirigé un ouvrage sur l’enseignement comparé des génocides du XXe siècle, mes oreilles ont sifflé en écoutant le raccourci partiel et partial de Laurence Haïm, mais le « copyright », ça je n’y croyais pas. Le crime contre l’humanité serait une marque déposée par et pour les Juifs ? J’avais dû mal entendre. Dès que le documentaire fut disponible en ligne, j’ai vérifié. Oui, le mot « copyright » a bien été utilisé pour lier l’extermination des Juifs et le « contre l’humanité ». Ce mot en dit long sur l’inculture des communicants, sur une certaine vision communautaire de l’histoire, sur la concurrence des mémoires qu’elle a produite, sur le langage mainstream. Les mots n’ont plus aucun sens, tout est interchangeable. Comme les individus dans la grande entreprise finalement. Et on y est : le shoah business ?

Sibeth Ndiaye n’est pas Dieudonné

Les juifs exercent une forme de « copyright » sur le terme de crime contre l’humanité. Voilà ce que synthétise Sibeth Ndiaye quand elle voit que le candidat Macron a dû mal à saisir ce que Laurence Haïm explique. Je n’y vois aucun antisémitisme, que les choses soient claires. Je ne pense pas que Sibeth Ndiaye soit une fan de Dieudonné et Soral qui excellent dans ce genre de comparaison et en ont fait, au sens propre, leur fonds de commerce. Néanmoins, je crois que l’usage de ce terme, dans le flot de la conversation, sans y penser, montre comment les thèmes sont développés dans une campagne électorale. Ce « copyright » en dit long sur la construction des éléments de langage du politique par les communicants qui l’entourent, dans une sorte d’improvisation, de fulgurances sémantiques reprises et répétées parce qu’elles sont frappantes, choc, et non parce qu’elles sont justes. L’équipe jeune et connectée du candidat Macron a été performante de ce point de vue : repérer les lignes de fuite, distiller les petites phrases qui n’ont l’air de rien mais en disent beaucoup sur la vision sociétale d’EM ! Parfois on s’est égaré, mais peu importe, ce qui compte c’est le buzz. Il faut bien vendre sa marque, « donner sa chance au produit ». A tout prix.

>> A lire aussi: L’indécente visite d’Emmanuel Macron au Mémorial de la Shoah

Qu’est-ce que le « copyright » ? C’est un terme juridique anglo-saxon qui concerne l’ensemble des droits exclusifs que possède une personne physique ou morale sur une œuvre. Ces droits protègent l’auteur d’une œuvre quant à son exploitation. Qu’est-ce que le « copyright » vient faire dans la compréhension du lien entre le génocide des Juifs d’Europe et le crime contre l’humanité ? Pas grand-chose en effet puisque, d’une part la Shoah n’est pas une œuvre littéraire, artistique ou scientifique, et d’autre part les Juifs ne l’ont pas créée et ne sont pas propriétaires de son exploitation mercantile. Sinon, effectivement, on serait chez Dieudonné et Faurisson. Utiliser ce terme sans en saisir l’indécence renseigne sur l’inculture historique des nouvelles générations de communicants. Sibeth Ndiaye est sans doute une attachée de presse de talent, mais c’est une piètre conseillère politique. Ce « copyright » dit aussi beaucoup sur la légèreté avec laquelle ces questions historiques et mémorielles furent traitées pendant la campagne, en particulier pendant l’entre-deux-tours où récupérations et instrumentalisations de l’Histoire sont allées bon train.

Apprendre à se taire

La singularité de l’extermination des Juifs d’Europe n’a rien d’une lubie juive, d’une récupération monopolistique de la souffrance humaine. Ce n’est pas une marque déposée. Au contraire, signifier la spécificité d’un fait historique c’est lui donner toute sa profondeur politique, c’est ne pas le réduire à un symbole universel qui rend tous les crimes de l’histoire semblables. Ce n’est pas rendre toutes les victimes interchangeables, ce qui est pourtant recherché quand il s’agit de transformer les victimes en bourreaux, spécialité de nos antisémites contemporains à peine cachés derrière le masque de l’antisionisme. Renoncer à comprendre la singularité d’un crime contre l’humanité pour les englober tous dans une abstraction pénitentielle, c’est finalement pratiquer un relativisme négateur de toutes les souffrances des victimes qui ne sont plus là pour témoigner. Un enfant arménien aux mains du gendarme turc ou du paysan kurde, un vieillard juif entre celles du SS ou de ses comparses ukrainiens, une femme tutsie violée puis assassinée par son voisin hutu : toutes ces victimes n’ont pas déposé de « copyright ». Leurs descendants, si ils existent, n’ont tiré aucun profit de leur indicible souffrance. C’est précisément le travail de l’historien de rendre au fait sa dimension singulière dans son contexte culturel, politique, chronologique. Ne pas amalgamer, trier patiemment les parts d’universel et de singulier que recèle chaque fait historique. Le comparatisme historique donne à voir ce qui est commun aux trois génocides évoqués ici, il détermine les spécifiques irréductibles de chacun. En revanche, il compare ce qui est par nature comparable.

C’est bien ce que j’avais essayé de dire à Emmanuel Macron lors de notre court échange à « l’Emission politique » de France 2. Ce fut une grave confusion historique de comparer la colonisation à un crime contre l’humanité. Non pas comme le laisse entendre Sibeth Ndiaye parce que c’est « un domaine réservé par et pour les Juifs », mais parce que la comparaison avec la colonisation ne tient pas puisqu’elle sous-entendrait une politique délibérée et généralisée de deshumanisation de populations civiles musulmanes par les autorités françaises. Contrairement à ce qu’Emmanuel Macron laissait penser ce soir-là, la définition du droit international n’a pas été élargie pour y inclure les crimes de guerre – comme ceux commis pendant les guerres coloniales – car sinon toutes les guerres de l’histoire, depuis l’Antiquité sont des crimes contre l’humanité. Pas une civilisation ne serait innocente de ce crime. Cette définition élargie a pour intérêt de préciser les différents actes criminels concernés : « l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre une population civile avant ou après la guerre ». Dès lors, on le voit, ce terme est inapproprié pour évoquer la colonisation, période où des crimes de guerre furent commis certes mais sans que cela ne puisse entrer dans la définition juridique internationale du crime contre l’humanité.

Le « copyright » de Sibeth Ndiaye est sans doute le reflet de son ignorance de l’histoire et de la mémoire de la Shoah et je l’invite à s’inscrire à l’Université d’été du Mémorial de la Shoah pour en apprendre davantage. Je n’imagine pas qu’il puisse signifier autre chose. Il serait maintenant temps, sur ces sujets sérieux, de mesurer ses paroles, peser ses mots. Ne pas ajouter de la confusion à l’ignorance générale. Il serait temps d’apprendre à se taire quand on ne connaît pas son sujet. Bien sûr, cela réduirait beaucoup de conseillers et de politiciens au silence, mais est-ce que « les gens » y perdraient en intelligence et en respect pour leurs dirigeants ?

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 14 Mai 2017 à 23h37

      ji dit

      @MGB
      Je ne ressens moi non plus aucune culpabilité, mais la Shoah me touche plus que les massacres de Mao parce que je pense que la tentation n’est pas si loin que ça. Vous peut-être pas, mais moi j’ai entendu encore assez récemment des réflexions du style “de Gaulle disait quand même peuple dominateur…”.
      Si la Shoah a pu avoir lieu c’est aussi parce que dans le fond beaucoup de gens pensaient un peu ça.
      A titre personnel, comme chrétienne, cela me touche particulièrement : Léon Bloy a écrit “L’antisémitisme est le soufflet le plus horrible que Notre-Seigneur ait reçu dans sa Passion qui dure toujours; c’est le plus sanglant et le plus impardonnable, parce qu’il le reçoit sur la face de sa mère et de la main des chrétiens”. Et aussi parce la Shoah est surtout le paganisme par excellence (cf. analyse de Mgr Lustiger plus loin)

      • 15 Mai 2017 à 15h43

        t hdo dit

        Votre argument semble assez contradictoire. Les massacres maoïstes dont vous parlez ont en effet pu avoir lieu, sans pour autant faire référence à des préjugés religieux.
        Ou voulez-vous dire que toute caractérisation d’une partie de la population doit être interdite, car elle risquerait de basculer dans des politiques hostiles ? Mais dans ce cas, comment parler de la réalité ? Et par ailleurs, si vous acceptez l’idée qu’on cherche à vous imposer d’une culpabilité collective (car c’est bien à cela qu’aboutit votre message), peut-être est-ce que cela justifie les politiques de disparition de l’histoire nationale menées au niveau de l’UE, ce qui est en effet une politique hostile.
        Enfin, vous vous joignez aussi, en adoptant ce type de raisonnement, à ceux qui disent qu’il ne faut pas critiquer les musulmans devenus citoyens français car cela ferait, selon ces critiques, penser aux “années 30″, autre objet mythologique dont il y aurait beaucoup à dire. Êtes-vous sûre que cela soit la bonne direction…?

        • 16 Mai 2017 à 16h00

          ji dit

          Bonjour
          Je n’ai pas le temps de répondre de manière détaillée et personnelle, mais vous pouvez lire L’Alliance de JM Lustiger, aux Presses de la renaissance, ou La Promesse.
          Oui les critiques sont évidemment permises, et parfois constructives, et le peuple juif, sur Terre, n’est pas saint. Elles peuvent cependant tourner facilement à des généralités et à de l’antisémitisme. C’est quand même ce qui s’est souvent passé historiquement. Il y a une ligne de crête à laquelle il faut faire attention car pour un chrétien c’est le refus de sa propre foi, d’où la particularité de l’antisémitisme. J’avoue avoir du mal à supporter l’Islam, ce n’est peut être pas charitable, mais ce n’est pas pareil.

        • 16 Mai 2017 à 16h01

          ji dit

          JM Lustiger encore :
          « Le sort fait aux juifs est le test de la manière dont les païens devenus chrétiens acceptent en vérité le Christ. C’est vraiment le test absolu. Il ne s’agit pas là simplement du rapport entre l’amour du prochain et l’amour de Dieu. Le juif est le signe strict de l’Election, et donc du Christ. Ne pas reconnaître son Election, c’est ne pas reconnaître l’Election du Christ. Et c’est être incapable d’accepter sa propre Election. Il y a là une logique implacable. »
          L’antisémitisme chrétien « Il nous faut de plus aujourd’hui accepter qu’Israël soit lui-même, que les juifs soient eux-mêmes et se définissent comme ils l’entendent. Il ne faut pas idéaliser. Ils sont, comme les chrétiens, un peuple de pécheurs qui a à se convertir, à être fidèle à la grâce qui lui est faite. (…) Enfin, l’antisémitisme chrétien apparaît non pas comme un problème particulier de racisme parmi d’autres, mais en vérité comme un péché _ un péché dont l’énormité est significative d’une infidélité profonde à la grâce du Christ. Dans ce que les chrétiens récusent d’Israël est attesté ce qu’ils rejettent du Christ et qu’ils n’avouent pas comme un refus.

          Pour la conscience chrétienne, ce que l’on nomme « la question juive » n’est pas le problème d’une minorité raciale, ethnique ou culturelle. Dans tout peuple, dès lors qu’il y a une population étrangère, naissent des réflexes xénophobes. (…) Quand ce mécanisme s’empare des chrétiens à l’égard des juifs, il touche immédiatement la foi des chrétiens. Les juifs ne sont ce qu’il sont que dans la mesure où ils sont d’abord les témoins de l’Election. Leur rejet est, de la part des chrétiens, que ceux-ci le veuillent ou non, une appropriation abusive ou blasphématoire de l’Election. C’est refuser concrètement la réalité du don de Dieu, des chemins de Dieu. »

        • 16 Mai 2017 à 17h39

          t hdo dit

          Eh bien c’est le point de vue de Lustiger, pas une vérité révélée, et de plus il ne me semble pas fondé historiquement. Par exemple, cela n’a pas de sens de parler d’antisémitisme chrétien, alors qu’il s’agissait d’opposition au judaïsme : Saint-Louis, par exemple, encourageait fiscalement les conversions et ne traitait pas différemment les convertis, ce qui montre qu’il s’agit d’une conception religieuse et non d’une conception raciale.
          Au sujet de la phrase de De Gaulle, vous pouvez consulter, dans les mémoires de Raymond Aron, le chapitre correspondant. Il y reproduit une lettre de Claude Lévi-Strauss.

        • 16 Mai 2017 à 19h19

          ji dit

          On peut donc en déduire que Saint Louis a fait de grosses conneries.
          Mgr Lustiger ou Benoît xvi sont beaucoup plus pertinents que saint Louis pour appréhender le monde et le judaïsme au 21ième siècle ! Heureusement, l’Église évolue, réfléchit.

        • 16 Mai 2017 à 19h54

          t hdo dit

          Ce que vous dites de Saint Louis n’a aucun sens historique. Et je vous ai montré que Lustiger racontait des bêtises, sur cet exemple.
          Il ne faut pas confondre réflexion et soumission au politiquement correct. Je ne suis pas sûr que vous-même ou l’Eglise ne fassiez pas la confusion.

        • 17 Mai 2017 à 0h09

          ji dit

          Bien évidemment que l’antisémitisme chrétien a existé, sur une base religieuse parce que les chrétiens savaient très bien à l’époque de saint Louis que judaïsme et christianisme étaient liés, c’est justement parce que les liens sont si forts que la jalousie a été si violente. Les histoires de droit d’ainesse volé, de frères jaloux se reproduisent. C’est sûr que si on affirme aux juifs que l’antisémitisme chrétien n’a jamais existé, ca limite le dialogue et surtout le souci de vérité.
          Après ce n’est pas pour cela que chaque juif est irréprochable ni que l’état d’Israel ou son gouvernement le sont (ceci dit j’aime beaucoup ce pays) ni que certains juifs n’enferment pas la promesse. Mais je crois aussi qu’on ne peut plus réfléchir aux liens avec les juifs en oubliant la Shoah.

        • 17 Mai 2017 à 0h25

          ji dit

          Et le politiquement correct anonymement sur Causeur, ce n’est pas violent ! En revanche, je pense qu’on a toujours à perdre à nier la vérité, à mettre un couvercle sur ce qui ne nous arrange pas, ou à se fouetter et à se vautrer dans le politiquement correct justement.

    • 14 Mai 2017 à 20h21

      steed59 dit

      merci renéVar, pour m’avoir défendu.

      Pierre, j’ai passé mon bac en 94 mais c’est tout comme. j’ai été bercé à la fac du tube des cranberries, maudissant la guerre qui ne s’est jamais vraiment arrêté sur la verte Erin depuis les pâques sanglantes

      • 14 Mai 2017 à 23h13

        Pierre Jolibert dit

        (ah, il me semblait bien que nous avions sensiblement le même âge en marche, pardon je n’avais pas vu votre réponse, je n’étais pas venu sur ce fil)

    • 14 Mai 2017 à 8h19

      reflechisson dit

      oui le terme copyright peut sembler approprié.Combien d émission à la télévision
      sur la shoha, et combien sur le génocide des armeniens,des tutsis,des cambodgiens,?
      Combien de mort sous staline,sous mao,peu d émissions,nous touchons le politiquement
      correct

      • 14 Mai 2017 à 10h20

        steed59 dit

        Je me rappelle lors d’un séjour en Irlande, où un peu avant j’avais étudié l’histoire du pays et notamment l’épisode épouvantable de la grande Famine qui contribua à diviser la population par 2 en l’espace d’une génération, et de n’y avoir vu que très peu de références à cet évènement, que ça soit sous la forme de monument, de commémorations ou même dans les discussions. A l’époque je n’y avait pas vraiment prêté attention, mais c’était avant que notre pays soit atteint de commémorite aiguë. Et avec le recul je m’en rends compte. En fait les irlandais sont comme tout le monde préoccupés par les soucis du présent (à l’époque le pays était au plus fort de la crise financière) et au fond, malgré leur histoire tragique, ne vivent pas dans le passé.

        • 14 Mai 2017 à 17h39

          marrosie dit

          La famine en Irlande est due à une maladie de la pomme de terre et non de l’extermination voulue et programmée d’un peuple par un autre à cause de sa seule existence. “Combien d émission à la télévision sur la Shoah, et combien sur le génocide des arméniens,des tutsis,des cambodgiens,?
          Combien de morts sous Staline,sous Mao,peu d émissions,nous touchons le politiquement
          correct ” dit Réléchisson.
          La raison pour laquelle elle est souvent évoquée en France, est peut-être due au fait que des Français ont trouvé la mort dans des camps d’extermination, avec la complicité de certains Français, vous ne croyez pas??? sans compter le fait que le nombre de victimes est d’une ampleur inédite dans l’histoire et que le peuple juif, pareil à nul autre peuple, a subi des violences et des massacres tout au long de son histoire .(conversions forcée, pogroms, ghettos, statut de sous-citoyens.
          Pour couper court à tout commentaire présupposant que je suis juive, je précise que je ne le suis pas (puisqu’on est obligé maintenant quand on lutte contre l’antisémitisme d’identifier sa religion, ce qui est proprement honteux) et que je ne comprends pas les raisons de l’antisémitisme rampant qui émanent de vos commentaires

        • 14 Mai 2017 à 17h49

          steed59 dit

          Puisuq je viens de me faire traité d’antisémite, je me permets de rappeler que l’épisode de la grande famine n’est en rien unique dans l’histoire de l’irlande – il y a eu bien des famines malheureusement dans l’histoire contemporaine de ce pays – mais a eu ceci de particulier que les autorités britanniques n’avaient pas bougé le petit doigt pour venir en aide à la population, sa population si on considérait la présence britannique comme légitime, et malgré le fait qu’existait dans le pays de grands stocks de froment issus des grandes exploitations des landlords et destiné à l’armée britannique sur place. L’attitude de gvt de l’époque a été très mal vécue, et a été le précurseur de la renaissance nationaliste dans la 2ème moitié du 19ème siècle. Si je me permets de prendre cet exemple c’est que sur une histoire très similaire les ukrainiens manipulent leur histoire à des fins politiques actuelles, dont les méthodes ne sont pas sans rappeler celles du fameux “copyright”. Et encore, les juifs ont la décence de séparer nazis et allemands (curieusement il n’y a qu’en France où le peuple est collectivement coupable de la shoah), alors que les ukrainiens ne séparent pas russes des bolchéviks

        • 14 Mai 2017 à 18h12

          renéVar dit

          @marosie
          si, effectivement, la famine en Irlande ne fut pas le résultat d’une volonté génocidaire (génocide : “gens” : volonté d’exterminer une gens en tant que tel),elle résulta d’une obligation colonialiste anglaise inhumaine, celle de condamner l’Irlande à la monoculture de la pomme de terre, et donc à la famine si une pandémie détruisait les récoltes. Quant à Steed, il voulait simplement dire que l’on ne doit pas vivre dans le passé et se lamenter en permanence. J’ai cotoyé des tas de “gens du voyage” : ils vivent “dans le temps présent” et aucun d’entre eux ne m’a évoqué le génocide que les Nazis ont tenté sur les Tziganes.
          Quant à votre conclusion, elle m’irrite au plus haut point par son caractère spécieux. On ne peut rien émettre comme un peu défavorable à un juif sans se faire traiter d’antisémite (“latent” ou affirmé): Onfray quand il a tenté de “démolir” l’image de tonton Sigmund; les mathématiciens qui ont montré que Poincarré avait déjà écrit l’équation e=mc2 et qu’Einstein ne l’a jamais cité dans ses publications; et le professeur Benveniste en appellait à l’antisémitisme quand des scientifiques qui trouvaient que ses travaux sur la mémoire de l’eau n’étaient pas assez démonstratifs ! basta !

        • 14 Mai 2017 à 20h31

          ji dit

          Je pense également qu’il est politiquement correct de condamner le nazisme etc. alors qu’on peut encore se dire communiste sans souci. Le pc français était financé en partie par l’urss jusque ds les années 80, et pourtant le communisme arrive encore à véhiculer une certaine image positive de partage etc.
          Ensuite les juifs sont peut être mieux organisés pour faire mémoire de leur passé, 1/3 des juifs sont exterminés, ca suffit comme justification, non ? Le problème est plutôt pourquoi les autres ne font pas mémoire de leurs traumatismes aussi. Un peuple, une personne peut vivre ds le présent mais s’il oublie un tel passé, ce passé se rappellera douloureusement, (psychologiquement etc. )

        • 15 Mai 2017 à 16h14

          t hdo dit

          C’est quasiment un discours de psychologie issu de la presse féminine. Qui est bien contestable en soi, et encore plus appliqué à l’histoire.
          En réalité, l’histoire n’a jamais fonctionné comme cela, et puisque vous nous parlez en tant que catholique vous êtes bien placée pour savoir qu’il n’y a pas eu de rancoeur organisée ou de demande de commémoration officielle suite au massacre des prêtes sous la Révolution, aux massacres de Vendée, à l’interdiction d’enseigner pour les congrégations, ou à la confiscation (à deux reprises) des biens de l’Eglise.

    • 14 Mai 2017 à 7h38

      Tonio dit

      @netrick – Qui glisse quelques inexactitudes dans son rappel.
      1) Clinton devait de l’argent à la communauté, dû pour son élection
      2) Clinton a réduit l’aide à Israël pour son refus de signer la paix, fallai trouver de l’argent;
      3) Eizenstat, était au département d’Etat, Clinton dirigeait la manoeuvre sous-main, alors qu’en Suisse l’affaire était aux seules mains des banques, pas soutenues par la Confédération.
      4) elles ont payé 1,25 milliard de $
      5) Ruth Dreyfuss était au conseil fédéral
      6) Bronfman et Israël, soi-disant chefs du CJI, ne représentaient qu’eux-mêmes
      7) Bronfman est mort, mais condamné pour avoir puisé à son profit personnel dans le 1,25 milliard $
      8) Les vrais comptes ont montré qu’il y avait au plus quelques millions en déshérence, toujours en compte;
      9) la Franc et l’Angleterre se sont adjugés leurs comptes en déshérence au titre des indemnités de guerre! Et tintin pour tous les ayant-droit, même vivants!
      10) UBS a publié en 2012 un avis laissant encore dix ans pour les ayant-droit en retard.
      etc..

    • 13 Mai 2017 à 22h00

      eclair dit

      http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/03/31/laurence-haim-la-grande-muette_1559860

      En off, à En marche, certains reconnaissent «se la refiler comme une patate chaude»,Ee relayant ses sorties lunaires en réunion, comme la fois où elle suggère de ne pas faire de meetings pendant les vacances d’hiver car «tout le monde sera au ski».

      Salariée d’En marche («un CDD de quatre mois»), elle explique que sa nouvelle vie est un «engagement citoyen»

      • 13 Mai 2017 à 22h01

        eclair dit

        tous le monde est au ski aux vacances d’hiver! Si le reste de l’équipe de macron est du même acabit eh ben.

    • 13 Mai 2017 à 21h46

      Bibi dit

      Je ne souhaite à personne de vivre ou survivre les “crimes un peu plus horribles” ainsi que ça qualifie de la Shoah. Ni à leurs enfants de grandir sans famille, parfois avec des histoires de famille inconnue, virtuelle, parfois sans histoires car méconnues ou tues. Parfois avec des photos, parfois sans photos. Coupés d’héritage, spoliés de souvenir. Sans même de tombeau ou de caveau pour se recueillir. Juste un souvenir que l’on s’acharne, en toute éclairitude, à effacer.

      Les victimes de l’Histoire ne sont pas les juifs. Nous sommes toujours là, en dépit des tentatives répétées de nous faire disparaître de ses pages. Et nous continuons à écrire de nouvelles pages. Ce sont ceux qui s’acharnent sans succès à détourner l’Histoire qui, au mieux, y laisseront une virgule en bas de page.

      • 14 Mai 2017 à 10h33

        MGB dit

        Personne ne nie l’assassinat des Juifs par les Nazis et cela fait partie de l’Histoire de l’Humanité. A ce titre, on devrait pouvoir en parler sereinement, même si le mot vous choque. On doit pouvoir en parler objectivement comme tout phénomène historique, comme l’esclavage. Seulement voilà, dès qu’un Français aborde le sujet, aussitôt Juifs et Noirs montent à l’assaut. Ras le bol !

        Français de souche immémoriale, je ressens la Shoah et l’esclavage comme étant bel et bien des horreurs. Mais ni plus ni moins que le massacre des Gaulois par César, le génocide des Vendéens, celui des Arméniens, les massacres de Mao, etc….

        On nous bassine avec l’esclavage de ces pauvres Noirs, achetés par des Blancs mais capturés et vendus par d’autres Noirs, mais pas un mot sur l’esclavage bi-millénaire des Arabes sur les Africains…

        Soit-dit en passant, l’esclavage est une pratique qui remonte au passage de l’Homme de la chasse / cueillette à l’agriculture et la sédentarisation. Les Blancs du 18ème siècle ne l’ont donc pas inventé.

        Et pour terminer, je ne ressens pas le moindre sentiment de honte, culpabilité et repentance pour que ce que nos aieux ont pu faire.

        • 14 Mai 2017 à 22h57

          ji dit

          Je ne ressens moi non plus aucune culpabilité, mais la Shoah me touche plus que les massacres de Mao. Sûrement bêtement parce que cela fait plus partie de notre histoire, mais aussi parce que je pense que la tentation n’est pas si loin que ça. Vous peut-être pas, mais moi j’ai entendu encore assez récemment des réflexions du style “de Gaulle disait quand même peuple dominateur…”.
          Si la Shoah a pu avoir lieu c’est aussi parce que dans le fond beaucoup de gens pensaient un peu ça.
          A titre personnel, comme chrétienne, cela me touche particulièrement, Léon Bloy a écrit “L’antisémitisme est le soufflet le plus horrible que Notre-Seigneur ait reçu dans sa Passion qui dure toujours; c’est le plus sanglant et le plus impardonnable, parce qu’il le reçoit sur la face de sa mère et de la main des chrétiens”. Mais l’analyse , plus loin, de Mgr Lustiger montre que la Shoah est surtout le paganisme par excellence.

    • 13 Mai 2017 à 21h39

      eclair dit

      vu la vidéo, il y a eu une discussion avant sur ce terme copyright.

      Donc article pour rien dire. C’est la discussion ayant amené ce terme copyright qui serait intéressante.

      A moins que cette scene soit une scène preparée pour etre diffusée ultérieurement.

      Sibeth Ndiaye reprend le terme copyright dut à une discussion avant sur ce terme.
      Donc ce terme viens d’une reflexion collective de l’équipe de macron.

    • 13 Mai 2017 à 17h20

      MGB dit

      L’assassinat des Juifs par les Nazis est un crime un peu plus horrible que ceux qu’ils ont commis, mais ce ne devrait être qu’un chapitre de l’histoire de la 2ème Guerre mondiale. Ce qui est insupportable, c’est l’instrumentalisation de la Shoah. Impossible de s’exprimer en public sans encourir le risque de la reduction ad hitlerum au moindre mot qui n’entre pas dans le moule du politiquement correct.

    • 13 Mai 2017 à 15h31

      Tonio dit

      Rien de nouveau sous le soleil.
      Pour ceux qui connaissent Norman G. Finkelstein et son “The Holocaust Industry”, il est clair que l’on assiste, depuis, quasi toujours…, à une exploitation honteuse des 6 millions de morts juifs, en oubliant les 58 (64 = 58 + 6) autres millions de morts aussi, pendant la même période de déchaînement d’inhumanité, et dans les pires conditions, aussi.
      Alors à qui confier la gestion du “copyright” ?
      Au plus offrant, peut-être ?
      Et pourquoi pas à l’Éternel ?
      La “shoah”, c’est une peu comme les sujets du bac, une référence obligée dans tout écrit qui se veut “correct”, si l’on tient à sa bonne note sur 20.

      • 13 Mai 2017 à 17h22

        MGB dit

        Oulah ! attention, vous allez être excommunié ! Mais nous serons deux.

    • 13 Mai 2017 à 13h42

      cliquet dit

      Tout le monde comprend que Macron n’avait qu’un seul objectif: battre Marine Le Pen à tout prix, pour sauver l’arnaque financière mondiale. Alors, disserter sur la nature de la Shoah ou sur les droits de copie, quelle importance. Il faut parler de la Shoah, comme de l’esclavage, comme de la guerre, comme de Vichy carces sujets-là ramènent immanquablement, quel que soit le cheminement, à la dictature, qui amène au fascisme, qui conduit à Hitler donc a Marine Le Pen.
      C’est totalement absurde, mensonger et devrait disqualifier ceux qui emploient ces méthodes mais ça marche à tous les coups. Lorsqu’on est porté par les médias consentants, voire de connivence, on peut tout dire et tout faire, la fin justifiant les moyens employés.

    • 13 Mai 2017 à 12h25

      steed59 dit

      c’est pas joli la jalousie, et ce n’est pas parce que le CRAN n’a pas bénéficié des mêmes fées à sa naissance que le CRIF (encore que celui-ci n’est pas vraiment né avec une cuiller en argent dans la bouche) qu’il faut haïr ceux que l’on aime et dont on n’a pas pu bénéficier en retour du même amour. Qu’ils laissent ce scénario aux romancières à l’eau de rose. Pourtant qu’il est beau, qui’il est enviable, ce CRIF avec son merveilleux diner qui rassemble la crème de l’élite politique, de Juppé à Hollande, de Macron à Valls, qui viennent tous en rang d’ognon, réalisant l’espace d’une soirée dans l’année l’Union Sacrée qui n’arrive qu’en temps de guerre, chercher leur petite feuille de route qu’ils oublient d’ailleurs tous une fois le dessert digéré – après tout on a beau être le CRIF, les promesses n’engagent toujours que ceux qui les reçoivent. Ceci dit singer n’est pas imiter, et ce n’est pas en adoptant les pires travers de leurs homologues de l’autre Grande Cause – tel ces rois africains qui portaient le chapeau melon avec leurs peaux de léopards pour faire “européen” – qu’ils parviendront à faire leur bout de chemin. Quand on réécrit l’histoire à son profit, il faut le faire de manière plus fine, plus subtile. Surtout quand on passe en dernier, et face à une peuple qui commence visiblement à saturer de la repentance.

      • 13 Mai 2017 à 20h33

        Bibi dit

        C’est complètement H.S., et n’a de pertinence que la date. Le 13 mai 1948 Gush-Etziyon est tombé, massacre “en règle” par les légionnaires de l’émirat transjordanien, et Jaffa s’est rendue aux miliciens de l’Irgoun qui ont obéi à l’ordre de ne surtout pas toucher des civils innocents.
        Il serait un peu plus pertinent de citer les centaines de survivants qui ont pu arriver enfin en Israël et qui sont morts au combat pour leur ancienne-nouvelle patrie.

        P.S. Soit c’est censuré soit Koestler n’était pas au courant, mais les juifs de Haïfa et de Tibériade ont multiplié les appels aux arabes de ces villes de rester.

        • 13 Mai 2017 à 20h42

          steed59 dit

          vous aurez remarqué que le titre  de l’article n’a pas grand chose à voir avec le corps de texte

        • 13 Mai 2017 à 21h13

          Bibi dit

          Oui.
          Et, en quelque sorte, déphasé.

    • 12 Mai 2017 à 17h36

      Teyras dit

      C’est vrai qu’il s’y connait en matière de névroses qui en disent long sur les gens. Et notamment en matière d’œdipe, avec comme dernier acte, ces jours-ci, le meurtre du père.

    • 12 Mai 2017 à 17h30

      Fioretto dit

      Laurence Naïm vient donc de suspendre le candidat antisémite d’en marche. Au lieu de parler de copyright elle devrait se préoccuper des associations juives qui sont en train de ramasser toute la merde que ce mouvement en merde a chié. Car là on est dans la deuxième phase. Maintenant l’éviction du candidat antisémite confirme selon les antisémites que le Crif et la LICRA dirigent les partis politique.

    • 12 Mai 2017 à 17h14

      Hannibal-lecteur dit

      Quel discours !! Quelles complications. Quel labeur, Madame  Barbara pour dire qu’il a la rage votre chien que vous voulez tuer !!!
      Car prétendre comme vous le faites que ce copyright est celui des juifs est une tromperie : c’est celui du peuple français , juifs y compris ( …musulmans y compris ? ).
      Et ce mot que vous critiquez au nom de la bienséante défense de la langue est un raccourci phénoménal et très “causant” bref ne souffre aucune critique : vous savez bien que s’il obtient un consensus il perdurera et sinon qu’il mourra de sa bonne mort et votre diatribe n’y peut rien.
      Bref vous nous avez pondu un gros pataquès indigeste et laborieux pour une démonstration qui n’a pas lieu d’être . 

      • 12 Mai 2017 à 18h53

        Bibi dit

        C’est Laurence Haïm et la maquilleuse qui prétendent, mensongèrement, qu’il y a un copyright d’une communauté.

        • 13 Mai 2017 à 9h59

          Hannibal-lecteur dit

          1/ ce n’est pas un mensonge : c’est vrai que, pour le peuple tout entier et pas seulement les juifs, la Shoah est l’exemple symbolique du crime contre l’humanité.
          2/ ce qui est un mensonge, c’est le dire de l’auteur selon lequel ce copyright serait l’apanage des juifs, qui l’auraient inventé pour en bénéficier : là elle nous trompe en toute conscience.
          3/ c’est N’diaye qui corrige Haïm avec ce copyright qui , finalement, me paraît très bien résumer en un seul mot concis toute la complexité des conséquences sur l’opinion publique de la Shoah, à moi qui ne suis pas juif ainsi qu’à tous mes concitoyens, j’espère.
          Que veut démontrer l’auteur, finalement, à part qu’elle a des difficultés à comprendre les choses simples, et que son indignation repose sur une impression erronée ?

        • 13 Mai 2017 à 10h19

          steed59 dit

          c’est d’autant plus faux que l’on colle désormais le concept de “crime contre l’humanité” sur des situations très différents les unes des autres.

        • 13 Mai 2017 à 20h09

          Bibi dit

          Vous arguez que la Shoah est devenue l’étalon des crimes contre l’Humanité?

        • 13 Mai 2017 à 20h26

          steed59 dit

          en quelque sorte. Et ça n’a rien de péjoratif. Jusqu’à présent on n’a pas fait mieux dans l’horreur. Mais comme dit woody allen, les records sont fait pour être battus

        • 13 Mai 2017 à 21h20

          Bibi dit

          Mais ce n’est pas ce que disent la maquilleuse et la communicante. D’après ces deux harpies, ce sont les victimes qui sont coupables d’appropriation illégitime de l’intitulé des crimes qu’elles ont subis.

    • 12 Mai 2017 à 15h45

      netrick dit

      Dans les années 80, les rescapés US de la Shoah ont eu de bien mauvaises fréquentations ! Le sénateur de New-York, Alfonse d’Amato, un Italo-Américain,
      dont la base électorale était la communauté Ritale, se trouvait un peu coincé
      par la justice qui enquétait sur ses liens un peu trop apparents avec la Mafia.
      Il a donc trouvé une nouvelle vocation: faire rendre gorge aux banques suisses
      qui conservaient des comptes dormants de victimes de la Shoah dont les descendants
      étaient réfugiés à New-York, première ville Juive du monde. L’affaire avait été une victoire juridique et les banques avaient du payer …quelques dizaines de millions de $ alors que d’Amato annonçait des milliards. Mais…les bénéficiaires de cette nouvelle manne en sont encore attendre aujourd’hui leur du. Les montants étaient parti dans les poches de d’Amato et de ses amis avocats. Et surtout pour financer
      la campagne de réeélection de d’Amato, qui comptait sur un vote massif des Juifs New-Yorkais en sa faveur, à défaut du vote mafieux. Mais, patatras…un jeune Juif
      a dénoncé la combine et s’est fait élire sénateur à sa place.