La flûte… enchantée Monsieur | Causeur

La flûte… enchantée Monsieur

Des Taïwanaises à Paris

Auteur

Vera Su
est une photographe taïwanaise installée en France.

Publié le 15 mai 2016 / Culture Société

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(Photo : SIPA.REX40197982_000001)

J’arrive cette semaine bientôt à ma trentième tranche de blog. Comme promis, je vais la livrer bilingue – en chinois et en français – sur un thème amusant, culturel et coquin, pour le plaisir de mes lectrices et lecteurs français et taïwanais (et même chinois, puisque j’en ai aussi).

Je peux dire du bien du texte qui suit car il n’est pas de moi, mais de mon amie Juliette — qui est musicienne. Il s’agît donc de « bonnes feuilles » (comme on dit dans l’édition et la presse) pour annoncer un ouvrage qui sera imprimé ou mis en ligne sur un site web, ou les deux. Mais on peut penser que la version chinoise sera reprise et circulera plus facilement en Chine électroniquement que sous forme de livre illustré. A Formose ce ne sera pas un problème : la liberté de la presse et de la librairie est une réalité, y compris pour les images érotiques.

En dévoilant dans mon blog cette introduction, je répond non seulement à la demande de ceux de mes lecteurs qui ont manifesté un intérêt certain pour les quelques tranches qui ont traité précédemment de sujets un peu lascifs et distrayants.

Je réponds également à une question qui revient sans cesse dans les conversations en ville : oui, les jeunes Asiatiques sont heureuses à Paris ; et c’est la raison pour laquelle elles y viennent si nombreuses. Lâchons le mot : elles y mouillent leur culotte avec allégresse.

Il y eut une époque où les futurs dirigeants du Parti communiste chinois dans la jolie ville de Montargis venaient apprendre le français, à l’initiative du premier anarchiste chinois Li YuYing [李煜瀛] (Li ShiZeng [李石曾]) parce que la France de la IIIe République apparaissait comme le pays des droits de l’homme et de la liberté. Le résultat en matière de droits de l’homme et de liberté n’a pas été au rendez-vous en Chine par la suite avec ces élèves-là. Hélas. Il a sans doute manqué quelque chose dans la pédagogie sociale et révolutionnaire de cette époque.

Aujourd’hui les jeunes Japonaises qui viennent en France (et après elle sont venues les étudiantes taïwanaises et les étudiantes chinoises) sont plutôt sensibles à l’héritage de Marie-Olympe de Gouges et aux droits des femmes. Parmi ces droits imprescriptibles, comme Marie-Olympe sut l’écrire avec talent, il y a le droit de choisir ses compagnons et d’en changer comme bon vous semble.

Parce qu’ il faudrait une livraison complète de Causeur pour réciter ses textes, je ne citerai pas ici la femme française exemplaire (guillotinée par des «peine-à-jouir» anti-féministes en novembre 1793) que les présidents de la République successifs n’ont pas encore osé admettre au Panthéon.

Je me contente donc de laisser mon amie Juliette expliquer comment, en attendant que Marie-Olympe y soit admise, une jeune Taïwanaise se prépare à jouer les partitions pour flûte(s) — et turlutte — qui accompagneront cette célébration.

 

Juliette Wang
La Turlutte parisienne
Traduit du chinois par l’auteur, avec l’aide de Luctère Pouzargues

Introduction à ma « Flûte enchantée »

Juliette n’est pas mon nom taïwanais bien sûr, mais celui que j’ai choisi en arrivant à Paris parce que mes amis français avaient un peu de mal avec la prononciation de celui que m’ont donné mes parents.

Je suis flûtiste, et c’est pour me perfectionner que je suis venue en France.

J’ai été très rapidement et souvent draguée par un grand nombre de Français, quelques Françaises, et pas mal d’étrangers habitant au bord de la Seine. Il devenait difficile de faire le tri et il me fallu mettre un peu d’ordre dans tant de passions amusantes et agréables, en marge de mes classes et de mes répétitions.

C’est ainsi que m’est venue l’ide de demander un petit gage à tous ceux qui me proposaient le droit de fleureter avec moi, un petit effort qui me donnait le temps de réfléchir, tout en m’aidant à constituer comme un « livre de souvenirs », un « liber amicorum » :

Intéressée par les curiosa, mais un peu intimidée par leur recherche dans les bonnes librairies, j’ai demandé à celles et ceux qui me faisaient leur cour de trouver une image érotique, de n’importe quel style, de n’importe quelle époque, feuillet isolé ou recueil coquin, chanson paillarde illustrée, ou autre.

Je promettais que si l’illustration était jolie, stimulante, j’inviterais son découvreur à me déshabiller et, s’il faisait bien l’amour chez lui, il aurait le droit de m’inviter à dîner et de recommencer chez moi.

Certaines des images ainsi offertes méritaient d’être encadrées et j’ai commencé par les punaiser sur les murs de ma chambre, tout d’abord dans l’ordre où elle me furent offertes.

Et puis je me suis rendue compte très vite que ces images dialoguaient entre elles, à travers les époques, en faisant rebondir les histoires qu’elles se racontaient les unes aux autres. De plus, chacune avait pour moi un parfum distinct, celui de l’homme (et quelquefois la femme) qui me l’avait offerte.

Assez souvent je me suis prise au jeu de changer leur séquence sur mes murs et dans mon couloir (quand le murs de ma chambre n’y suffirent plus). Mes amies et amis taïwanais venant dîner chez moi étaient tous très intéressés (sans doute un peu excités aussi) par ces images et – comme moi – se sont pris au jeu d’imaginer l’histoire cohérente qui pouvait les relier.

Ce livre est donc une anthologie, non scientifique (je n’ai pas fait de thèse sur les curiosa ! ) improbable car elle est le résultat du hasard de mes rencontres amoureuses, du hasard des découvertes que mes amantes et amants ont réalisées à ma demande.

C’est donc avec un certain scrupule que j’ai signé mon nom sur la couverture de ce tapuscrit. Les auteurs en sont, avant quiconque, les illustrateurs, dessinateurs qui ont signé ces images. Et puis, sans doute, juste après, les auteurs sont les amies et amies, amantes et amants, qui m’ont fait ces cadeaux. Je garde d’eux, au moment où je rentre à Taïwan,  un souvenir ému et reconnaissant. Ce livre leur est bien sûr dédié.

Je signe ce projet de livre parce que je suis un peu quand même responsable de cet assemblage d’images, de l’histoire un peu folle que j’ai imaginé pour les relier. Il est donc temps que j’explique le titre :

La turlutte est presqu’une onomatopée, d’ailleurs citée et expliquée – m’a fait remarquer mon ami musicologue J. – par Charles Nodier dans son Dictionnaire rasionné des onomatopées françoises : au départ il désignait le chant du serin puis les Italiens donnèrent ce nom à une sorte de petite flûte, de flageolet,  de fifre, aux sons aigus comme celui de l’oiseau.

D’Italie le nom passa en France où il est resté avec un sens un peu leste  : comme en chinois on dit «jouer de la flûte» pour une fellation, en français «jouer de la turlutte», «faire une turlutte», «turlutter» sont des expressions qui signifient donner du plaisir avec sa bouche, et sa langue.

Est-ce parce que je suis flûtiste ? J’ai toujours beaucoup aimé donner ce genre de plaisirs. Je mouille ma culotte dès que je lèche un vît :  j’aime beaucoup la surprise et l’émoi d’un  nouveau partenaire quand – sans lui laisser le temps de m’embrasser dans la bouche – j’ouvre sa braguette et que je le suce sans délai.

J’explique, quand je reprends ma respiration, que c’est par le pénis que je souhaite commencer à faire connaissance, et que ce sont le goût du gland – et la célérité de la verge à entrer en érection – qui vont décider de la suite de nos relations,  et de nos ébats.  J’adore les vîts secs et mutins. Je ne m’en lasse pas.

Ma première impression d’une bite, son goût, sa texture, son parfum, est rarement prise en défaut par la suite. Et,  quand du sexe je remonte vers la bouche,  pour un baiser plus classique, c’est souvent une simple confirmation que j’éprouve et que je ressens.

C’est alors le moment d’un rafraichissement, ou d’une tasse de café ou d’un verre de vin, celui de demander le prénom de mon nouveau partenaire et de lui suggérer de me déshabiller, lentement, et de me faire connaître un premier orgasme avec sa langue.

Ma maman m’a toujours recommandé de n’accepter aucune pénétration avant un ou deux orgasmes offerts par la langue du partenaire.

Elle ajouta même sagement lors de notre conversation à Taipei la veille de mon départ pour Paris : «Pas de privilège vaginal, ni anal, avant d’avoir joué de la flûte jusqu’à la coda ! Avale le sperme de ton nouvel ami avant de l’autoriser – une fois qu’il bandera à nouveau – à franchir le seuil de ta maison par devant, ou entrouvrir la fenêtre par derrière. Cette deuxième bandaison après la turlutte est plus posée, plus précise, moins hâtive, souvent plus heureuse».

J’ai eu la chance de toujours pouvoir dialoguer avec maman sur ces importantes questions à la fois sociales et intimes. Elle est gynécologue et sa spécilité l’a souvent conduit à connaître les misères sentimentales de ses patientes. C’est la raison pour laquelle elle pilota mes premières relations amoureuses par des conseils avisés, dont je lui suis restée très reconnaissante.

C’est donc à elle également que je dédis ce livre très parisien.

Juliette Wang

*
Une amie, comme tant d’autres Taïwanaises à Paris, prend plaisir à multiplier les rencontres amoureuses. Elle est féministe et me faisait remarquer que la fellation —— surtout si on entame une nouvelle relation ainsi, avant tout autre préliminaire —— peut donner l’impression d’une certaine soumission: la position la gêne, puisqu’il faut souvent s’agenouiller pour être confortable.

Elle remarque également que la plupart des hommes considèrent que la fellation est reçue comme un hommage rendu par la femme et – à cause de cela – elle en retarde toujours l’échéance, préconisant que ce soit à l’homme de s’agenouiller le premier entre les jambes de la femme et de commencer à faire les présentations par un long cunnilingus porté jusqu’à une première extase.

Je dois avouer que cette argumentation a ses mérites et se doit d’être citée ici comme une antithèse après la thèse. Mais mon introduction ne se veut pas une norme universelle. Elle vise simplement à relater mon expérience personnelle et comment tous les curiosa qui suivent se sont succédés sur mes murs – et dans ma vie sentimentale parisienne – en marge de mes cours de musique.

En tous cas personnellement, je n’ai jamais eu l’impression de me soumettre, d’être dominée, en pratiquant ainsi d’emblée une fellation. Est-ce parce que les flûtistes (comme les virtuoses du hautbois, de la clarinette, etc.) ont – dans tous les orchestres – une réputation d’excellence en cette discipline ?

La notion de domination, de soumission est une des plus subtiles à analyser dans les relations sexuelles et sentimentales. Est-ce parce que la femme est pénétrée par un mâle(souvent plus musclé et plus lourd) qu’elle est nécessairement soumise ? Et pourquoi dire que ce serait l’essentiel de son plaisir ?

En fait, bien souvent, la fellation, sert à redonner de la vigueur à une bite molle après l’orgasme et je retiens de mes expériences que le partenaire dominant dans un relation sexuelle est ordinairement la femme qui attend un, puis plusieurs, orgasmes —— que souvent l’homme peine à offrir à répétition. D’où la nécessité de prévoir deux garçons plutôt qu’un seul pour parer à toute défaillance.

La vérification la plus simple est d’attendre, pas bien longtemps, qui sera le premier à sucer les orteils : je ne déteste pas le faire ; mais j’attends toujours que ce soit mon partenaire masculin qui me suce le premier les doigts de pieds, longuement, sensuellement.

Et comme je ne suis pas unijambiste, j’apprécie quand mes deux pieds sont ainsi honorés dans le même moment par deux amants. Ce rituel accompli, les rôles sont symboliquement bien en place et alors — pendant le cunninlingus — mes doigts viennent caresser le crâne de mes amants pour leur manifester ma satisfaction et, quelquefois, ma reconnaissance.

*
Mes lecteurs l’auront compris, chacune de mes images correspond dans ma tête à des souvenirs précis que – grâce à ma flûte – je peux sans cesse rejouer. Les spectateurs de mes concerts ne peuvent pas le deviner, mais chaque partition dans mon répertoire de flûtiste, de concert autant qu’en chambre, correspond à un orgasme bien précis dans ma mémoire, et que tous les arias que je joue aujourdhui me font mouiller ma culotte grace à toutes mes turluttes parisiennes.

Je commence donc ci-après l’histoire de ma parisienne « flûte enchantée ».

 

尋找巴黎的魔笛 

我的本名當然不叫Juliette。來到法國之後,實在是受不了法國朋友用奇怪的口音叫我的中文名字,才入境隨俗選了個外文名字。

在巴黎進修直笛演奏 , 每天除了練琴之外 , 我還得應付各式各樣的街頭搭訕。不 管是地鐵上、公車上 , 就連週末去個塞納河邊野餐 , 也會有外地觀光客跑來攀談 兩句,數量之多,還不分男女,實在讓人吃不消,再加上音樂系的課業繁重。為了不 浪費時間,我只好想個有趣的方法來篩選對象。

我一向鍾情蒐集法國的情色圖書(curiosa),但一想到自己一個亞洲女孩獨自走進舊書店中,在大庭廣眾下翻閱情色書刊的樣子,只好打消念頭,轉而要求每一個和 我搭訕的對象必須先送給我一張圖片、一本畫冊、或是一首情色歌曲的插圖。 我先將這些圖片放在一本集郵冊大小的「花名冊」中,像是行家鑑賞珍品般一一 給予評價。只有那些評價高的 , 才能獲得一夜春宵的機會。如果第一次表現尚 可,才有第二次受邀來家中晚餐的特權。

隨著我的搜集越來越多 , 我便轉移陣地 , 將這些圖片依照先後順序釘在牆上。每 當我看著這面貼滿情色圖片的紀念牆時,似乎還能聞到每一張圖片散發出來的送 禮者的激情氣味。狹窄的牆面馬上就擠滿了情色圖片,我每隔一段時間就得將它們換位置擺放,最後只好移到走廊的牆上才貼得下。訪客們總是故作害羞地欣賞 著我的紀念牆嘖嘖稱奇,像我一樣試著將它們串聯起來,看圖說故事。

本書就像是一本集結了我的每一段戀愛故事、每一次情愛探索的直笛樂譜集(這 可不是一本研究 curiosa 的博士論文)。

即使本書由我署名,但它應該要獻給畫這些圖片的插畫家們,不知名的作者們,和 贈送給我的愛人朋友們。我一直念念不忘這些美好回憶和珍貴的禮物。

為本書署名的原因 , 也是我覺得自己多少對這些搜集來的影像 , 和我有些瘋狂的 故事情節做個交代:

研究音樂學的朋友J指出在Charles Nodier 的 Dictionnaire raisonné des onomatopées françaises 書中就已經解釋過「 turlutte」這個字的起源,在法文意指

金絲雀叫聲的狀聲詞。後來義大利人取其高音尖銳似鳥鳴的的特性,借稱為短小 的高音直笛。

這個名詞從義大利傳回法國後 , 意義卻變得有些輕浮 : 如同中文「吹簫」意指為 男性 口交,法文用語裡 「jouer de la turlutte」 、「faire une turlutte」 、 「turlutter」 也有異曲同工之妙。

難道因為我是直笛演奏家的關係,才讓我偏愛這類的「口技」?當我認識一個新 的男 人,在他還來不及親吻我的嘴脣時,我就已經興奮地把他褲子的拉鏈拉下來, 一嘴含上讓他措手不及。

容我向各位讀者解釋我的遊戲規則,我交朋友的方式就是如此單刀直入 — 從龜 頭的 氣味,直挺的陰莖來決定兩人是否有發展關係的可能。吸舔一根堅挺生硬 的陽具總能讓我精神百倍。

我會先用嘴來細細品嘗陰莖的味道、觸感和氣味 , 確認我的第一印象是否正確 , 才會轉入正戲。值得一提的是,這個方法至今還未失誤過。

好戲登場前 , 剛好來一杯咖啡或紅酒讓人喘口氣 , 而我這時候才會詢問新對象的 姓名,告訴他我在等著他溫柔的愛撫我,換他用舌頭給我第一次的高潮。

媽媽總是告誡著我 , 在性伴侶用舌頭帶給我兩次高潮前 , 絕不可輕易讓對方插 入。

在臺北時,她總是再三告誡:一曲未了 ; 還沒吞下對方的精液前,絕不可輕易讓他 溜入。第二次勃起的陽具通常會比第一次持久、耐操,更愉悅。

我很幸運母親是一位開明的婦科醫生 , 對於病患難以啟齒的隱憂瞭若指掌 , 這讓 她對我的豔史總是有著精闢的見解和指導,讓我一生受用不盡。

謹將此書獻給我的母親

王佳渝

*
我的女性朋友提醒我 , 口交時屈膝下跪的姿勢對他來說 , 就像是交往初期便向男 方繳械臣服一樣。

這位女權主義者也提到許多男性將「口交」這個行為視為女性對陰莖「致敬」 的表 現,這也是為什麼她總是遲遲不肯先為對方服務,堅持該是男性先跪在自己 雙腿間為自己獻上第一次口愛的高潮後,才能享受她的嘴上殊榮。

我必須承認這個論點有他的道理在,這也是為何我決定將此段收入本書讓讀者自 行比對判斷。但這篇引言不叫「泛談口交」。它只是為了向各位敘述我在法國 的情愛經歷 , 我的情色圖片收藏起源和我的音樂旅程 , 我從來沒有在口交過程中 感到過屈服或是被控制的感覺。可能跟我是直笛演奏家有關吧 ? 就像交響樂團 中的雙簧管或單簧管樂手一樣,我們都有著掌握這門演奏藝術的絕佳口技?

在性關係或戀愛關係中,征服與屈服一直是一個微妙難解的概念。難道因為女性 生理構造,被男性進入就是一種屈服順從?(通常男性體型總是比女性壯碩) 事實上我的經驗告訴我,在一段性關係中,其實女性才是佔上風者,「口交」這個行為, 是為了讓男性在射精後,重振雄風前還能滿足女性多次高潮的小技巧。 這也是 為什麼我一再強調兩男一女3P的重要性。

在一段關係中,如何辨認誰佔主導權,而誰又是屈服的那一方的簡單方式,其實是 看誰先吸允對方的腳趾而定。我從不排斥吸舔另一半的腳趾,但我總是等待對方先做,我再行動。

身為一個四肢健全 , 雙足俱在的成熟女性 , 這也是為什麼我特別喜愛同時有兩位伴侶 , 一人一邊照顧我的雙足。並且在男方為我口交時 , 用雙手溫柔地撫摸著他 們的頭,獎賞他們的精湛舌功。

讀者們應該能比我的聽眾更容易理解,每一場直笛演奏會時,每一次練習,每一首 演奏曲目都能喚醒我這些美好的高潮回憶,讓內褲浸濕在詠嘆調的節奏裡

讓我們開始「尋找巴黎的魔笛」吧。

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 18 Mai 2016 à 14h07

      Patrick Mandon dit

      Mademoiselle Su, vous trouverez ci-après les paroles d’une chanson française ancienne fort mignonne et audacieuse, que vous connaissez peut-être. Il y est question d’épinette, instrument de musique traditionnel que votre amie virtuose de la flûte pratique peut-être avec le même entrain et une semblable délectation. L’épinette est apparentée au clavecin, c’est assez dire qu’il émet des vibrations vigoureuses.

      1. En notre ville est venu (bis)
      Un fameux joueur de luth (bis)
      Pour attirer la pratique
      Il a mis sur sa boutique:
      C’est ici qu’ pour un écu
      On apprend à jouer de l’épinette,
      C’est ici qu’ pour un écu
      On apprend à jouer du …

      Troulala troulala,
      troula troula, troulalaire
      Troulala, troulala,
      troula, troula troulala

      2. Toutes les fill’s de Paris (bis)
      De Versaill’s à Saint-Denis (bis)
      Ont vendu leur chemisette
      Leurs jarr’tièr’s, leurs collerettes
      Afin d’avoir un écu
      Pour apprendre à jouer de l’épinette

      3. Un’ jeun’ fill’ se présenta (bis)
      Qui des leçons demanda (bis)
      “Ah! que tes leçons sont bonnes
      Il faudra qu’ tu m’en redonnes;
      Tiens voilà mon jeune écu
      Pour apprendre à jouer de l’épinette”

      4. Un’ vieill’ femme aux cheveux gris (bis)
      Voulut en tâter aussi (bis)
      Par la porte de derrière
      Fais-moi passer la première
      Tiens voilà mon vieil écu
      Pour apprendre à jouer de l’épinette”

      5. “Vieille femme allez-vous en (bis)
      Et reprenez votre argent (bis)
      Car ce n’est plus à votre âge
      Qu’on entre en apprentissage
      Vous avez trop attendu
      Pour apprendre à jouer de l’épinette”

      6. La vieill’ femme en s’en allant (bis)
      Marmonnait entre ses dents (bis)
      “Ah! vous me la baillez belle
      De me croire encor pucelle
      Voilà cinquante ans et plus
      Que je sais jouer de l’épinette”

      7. La morale de ceci (bis)
      Je vais vous la dire ici (bis)
      C’est quand on est jeune et belle
      Qu’il n’ faut pas rester pucelle
      Faut donner son p’tit écu
      Pour apprendre à jouer de l’épinette

    • 17 Mai 2016 à 18h01

      Jacques des Ecrins dit

      Tirer des pizzicati d’un piccolo ! Impossible ?

      Non, du grand art.

    • 17 Mai 2016 à 16h59

      kozurenaiokami dit

      Onna no kokoroto, aki no sora.

    • 17 Mai 2016 à 8h48

      pienol dit

      Chère Vera, Pourriez-vous demander à votre amie Charlotte de bien vouloir préciser ce qu’est un vît “mutin” — elle qui les apprécie tant. Si l’expression vous parle spontanément, n’hésitez à me répondre directement.

    • 16 Mai 2016 à 8h53

      Phifi dit

      https://fr.wiktionary.org/wiki/turlute

      J’en suis sidéré, l’alouette turlute…

    • 15 Mai 2016 à 22h45

      sycomore dit

      Chère Charlotte, saluez votre mère de ma part pour son conseil :-))