Séance de suspension

Publié le 22 octobre 2009 à 10:07 dans Brèves

Revenant sur le viril réquisitoire du procureur Marin, Dominique de Villepin y a vu, une fois de plus, l’ombre portée de la main présidentielle, celle qui voulait dit-il “le suspendre à un croc de boucher”. L’expression – goûteuse, il est vrai – n’en finit pas d’être colportée partout. Et, à mon avis, à tort. Je veux bien qu’elle ait été proférée, mais pas par celui des deux à qui on l’attribue : je vois mal l’actuel locataire de l’Elysée suspendre qui que soit à quoi que ce soit – hormis un plus petit que lui, comme moi-même. On n’imagine Sarkozy faire une telle promesse sans avoir les moyens de sa politique. J’en déduis donc que, mathématiquement, du haut de ses 2,25 m sans talonnettes, seul DDV peut être le véritable auteur de cette menace de mort. Un nouveau procès en perspective ?

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  • 23 October 2009 à 16h17

    Pascal dit

    Le bas de soie n’est pas anecdotique dans le cas de Villepin,bravo,quelle perspicacité!
    Du contenant aux matières qu’il héberge,Villepin en est le digne héritier.

  • 23 October 2009 à 12h50

    Patrick Mandon dit

    Heureusement pour DDV, vous n’êtes pas dans les bas de soie. Si l’on vous y déposait, on obtiendrait sans doute le portrait de Talleyrand par Napoléon Ier…

  • 23 October 2009 à 10h45

    Pascal dit

    1.93m sous la toise,plus exactement pour de Villepin.
    De la racine des cheveux au bas de soie,en partant du haut vers le bas.

  • 22 October 2009 à 23h23

    jjacquesb dit

    Monsieur Cohen,

    Vous semblez oublier que notre Président a désormais sous la main David Douillet et peut simplement lui demander d’exécuter par procuration la terrible sentence …

  • 22 October 2009 à 22h23

    nadia comaneci dit

    Mais vous feriez un excellent avocat, vous avez raison, l’intention doit être établie et ce n’est pas le plus simple. Sans oublier que le doute profite a priori à l’accusé. Non lieu pour le fougueux poète ministre ?

  • 22 October 2009 à 21h12

    Patrick Mandon dit

    Certes, lady N ! Encore faut-il démontrer cette intention. Le procès a-t-il servi à cela ? Quand des policiers investissent un repaire de voyous, qui se préparaient à commettre le braquage d’une banque, ils trouvent des armes, des perruques, des masques, des plans. La détention des armes suffit à les conduire en prison. Mais, dans le procès qui nous occupe, a-t-on démontré la volonté explicite de nuire ? On peut tout au plus soupçonner DDL d’avoir espéré que la révélation de ce qui était un mensonge le débarrasserait d’un ennemi politique. Mais, dites-moi, Lady L, depuis quand les juges sont-ils chargés d’arbitrer les conflits politiques. La justice est déjà débordée, ne l’accablons pas d’un surcroît de plaintes !
    Réponse souhaitée, et plus si affinités…

  • 22 October 2009 à 20h04

    xly dit

    Et pourquoi ne pas essayer le four à Vil Pain ?

  • 22 October 2009 à 18h11

    nadia comaneci dit

    En droit pénal français, cher Patrick, l’intention (la tentative) vaut l’action…

  • 22 October 2009 à 17h57

    Patrick Mandon dit

    Oui, certes… Il y a bien du médiocre chez un grand, qui traîne un homme devant un tribunal, sous le prétexte qu’il aurait «pensé» à lui nuire.
    – Vous a-t-il nui, M. le Président ?
    – Non, mais il l’a souhaité ardemment, M. le Procureur
    – Que dois-je faire, M. le Président ?
    – Le punir, et sévèrement !
    – Et que dirai-je dans mon réquisitoire, mon Président ?
    – Vous direz, mon Procureur, que ses pensées secrètes, si elles avaient été seulement formulées, auraient pu m’interdire de songer à devenir président de la République, alors que j’étais encore loin de l’être, mais que j’y pensais en me rasant.
    – En somme, mon Président, vous me demandez de requérir contre un individu qui aurait pu se rendre coupable.
    – Il est préférable de punir un coupable potentiel qu’un innocent.
    – Comme vous avez raison, mon président !

  • 22 October 2009 à 16h37

    L. Bronstein dit

    Poutine: “Saakachvili, je vais le faire pendre par les couilles”.

  • 22 October 2009 à 13h25

    ramon mercader dit

    un vrai munchausen clinique c’est rare
    j’en ai vu un UNE fois
    une malheureuse qui se fourrait des trucs sous les ongles ça s’infectait et hop on coupait des phalanges
    tout le monde y est allé de son accès de jargonophasie ; acropathie ulcéromutilante , angéite nécrosante , diabète ……….
    et des moins drôles !

  • 22 October 2009 à 12h51

    Lady dit

    Qui a cafté et dévoilé les propos (privés?) du président?
    C’est sûr, l’image est pour le moins brutale!
    Villepin, se servant jusqu’à l’usure de cette expression, veut montrer combien le petit est “ordinaire” et combien, lui, incarne la distinction et la hauteur de vue. Il aurait mieux illustré sa démonstration en ne reprenant pas ces propos, mais en utilisant des références non bouchères. Il est bien aussi “primaire” , croisez un jour son regard au laser, et vous changerez de trottoir
    Pompidou servait Paul Eluard pour traduire son sentiment sur une affaire douloureuse…

  • 22 October 2009 à 12h50

    jean gabriel dit

    Le procureur Marin avait-il revêtu un gilet rayé de domestique au lieu de la robe rouge pour prononcer un réquiisitoire que vous qualifiez de viril?

  • 22 October 2009 à 10h57

    CAubrée dit

    La proposition de Marc Cohen n’est qu’une hypothèse: j’en soumets une autre. La réelle déclaration de Sarkozy est qu’il va pendre “ceux qui ont fait ça” à un croc de boucher. Que DDV prenne cela pour lui exclusivement, cela pourrait bien apparaître comme :
    1) un aveu de culpabilité
    2) une déplorable et pavlovienne habitude de protéger Chirac au delà du raisonnable. Chirac, que tout le monde considère tellement comme un mort-vivant que l’on a oublié que c’est d’abord lui qui voulait barrer la route à arkozy. Ne pas faire mention de son nom durant toute l’affaire Clearstream, c’est sans doute le pire testament politique pu ses années de non-action.

  • 22 October 2009 à 10h50

    vingtras dit

    Question croc de boucher, on a connu ça du temps du procureur nazi qui “jugea” des Allemands après la tentative d’expulsion en enfer de l’Adolf de Linz et de mauvaise réputation. Ce n’est pas lui, le procureur, qui n’était pas plus haut que la botte de DDV, qui accrocha quelques comploteurs aux engins qui servent ordinairement à la présentation des quartiers de bidoche… mais ses aides, des costauds de plus d’un mètre quatre-vingt, blonds, athlétiques et aux zieux bleus. Le nain de jardin de l’Elysée Bourbon a les références qu’il peut. “On n’est pas des boeufs” répète-t-il à chaque conseil des minisses. Ce qui va le dédouaner forcément, vu qu’il ne fait plus quartier…

  • 22 October 2009 à 10h41

    Têtuniçois dit

    Alliot Marin sera récompensé pour son procès à charge contre Villepin .
    Le chef de la magistrature saura le récompenser ….

  • 22 October 2009 à 10h29

    Ben dit

    De très loin, l’analyse la plus pertinente que j’ai lu ces derniers jours sur Clearstream ! Il fallait y penser ^^

    merci pour la rigolade :)

  • 22 October 2009 à 10h29

    rackam dit

    La victoire revient souvent à qui montre les crocs en premier.

  • 22 October 2009 à 10h21

    L’Ours dit

    Bien vu Rpespierre, DDV souffre peut-être du syndrôme de Munchaüsen.

  • 22 October 2009 à 10h14

    robespierre dit

    Bravo Marc Cohen ! Vous révélez l’affaire

    Seul DDV lui même pouvait se pendre à un croc de boucher. C’est parfaitement possible, il s’inscrit ainsi dans la grande tradition du Baron de Munchaüsen qui en se tirant par les cheveux arriva à se sortir du fossé.
    La classe.

    Et vous, Marc, avez vous encore assez de cheveux ?