Jacqueline Sauvage: responsabilité, ma soeur | Causeur

Jacqueline Sauvage: responsabilité, ma soeur

Les femmes sont aussi responsables que victimes

Auteur

Anne Zelensky
Présidente de la Ligue du droit des femmes

Publié le 03 janvier 2017 / Société

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Manifestation place de la Bastille à Paris pour demander la grace de Jacqueline Sauvage, janvier 2016. SIPA. 00739153_000001

Jacqueline Sauvage est certes victime, mais aussi responsable. La justice l’a condamnée, le prince l’a graciée. Mais cette grâce ne l’exonère pas de sa responsabilité. Du statut de paria, la femme battue accèderait ainsi à une quasi sainteté. Je ne partage pas la liesse de tout un secteur de l’opinion qui célèbre sa grâce. Et pourtant, je fais partie de ces féministes « historiques » qui ont fondé le premier refuge pour femmes battues en 1978 en France, le centre Flora Tristan, situé en ces années à Clichy-sous-Bois. Notre propos était double : désigner une violence impunie, et offrir une alternative aux femmes  et enfants battus. Notre slogan était « S’en sortir ». Dix ans plus tard, j’ai participé à la création de l’association SOS Hommes et Violences en Privé, qui allait ouvrir le premier lieu d’accueil des hommes qui battent leurs femmes. Il fallait boucler la boucle: on ne traite pas les victimes en ignorant les agresseurs. Mes collègues féministes, le nez sur le guidon victimaire, ont alors crié au scandale. Comment osais-je m’occuper des «bourreaux» ?

Or, il y avait une logique dans ma démarche: la violence est une partition qui se joue à plusieurs. Au-delà des deux solistes, il y a tout l’orchestre qui joue le tempo ancestral du «bats ta femme…». Alors, désigner la victime est déjà un pas considérable que nous avons franchi dans les années 1970. Mais impossible de camper ad vitam aeternam là-dessus. Il fallait continuer sur cette lancée d’interpellation de la violence domestique en braquant le projecteur sur l’homme. Considérer les deux partis est une démarche véritablement féministe, s’en tenir à l’une d’elle relève de la seule victimisation.

Le féminisme, en stagnation

Jacqueline Sauvage nous y renvoie. Tout se passe comme si sa responsabilité  était à nouveau évacuée. Les juges  avaient  tenu compte de cette responsabilité en la condamnant, fut-ce excessivement.  N’est-elle pas en effet responsable d’avoir supporté tant d’années ces violences atroces, et surtout de les avoir laissé subir à ses enfants ? Peu importe les raisons qu’elle ait eu de rester. Il y en avait encore plus pour partir. Il y a en France désormais, des dizaines de refuges pour femmes et enfants victimes de violence.

Le cas de Jacqueline Sauvage nous met face au basculement qui doit maintenant s’opérer. Après avoir utilement désigné les femmes comme victimes, le féminisme doit les inviter à la responsabilité. Si j’accepte d’être  pour quelque chose dans ce qui m’arrive,  je peux avoir une prise dessus. Les féministes en place continuent à maintenir les femmes dans leur statut de victimes, tout comme la gauche dédouane les immigrés de toute « faute ». Au maternalisme des unes, répond le néo-colonialisme des autres. Les néo-féministes cumulant les deux.

Le féminisme est aujourd’hui en phase de stagnation. Enfant frileux et anémique  des années 1970,  il est bloqué sur le ressassement des slogans de ce temps-là. Assaisonnée de l’incontournable sauce antiraciste qui  dénature  la saveur si forte et originale du festin de Babette, concocté par des générations d’amazones.  Les néo féministes nous servent un brouet insipide qui désole nos papilles nostalgiques. Quel est donc ce mal qui tel un phylloxéra ravageur, ronge l’arbre tout entier ? Quel est ce mal qui a coupé le sifflet créateur du féminisme ? Sans doute l’air du temps qui n’est pas à l’invention. Mais surtout le bel envol des années 1970 s’est écrasé sur le mur des réalités. Et nos féministes de se réfugier dans le giron paternaliste des politiques labellisées. Gauche ou droite, il faut choisir son camp. Et les poncifs qui vont avec…

L’égalité oui, mais quoi faire ?

Gare aux chevauchements suspects. On a vite fait de vous expédier au goulag de la pensée incorrecte. Alors ça donne à peu près ce qui suit. A gauche, pour ces dames, la priorité c’est l’étranger. L’homme étranger, pas la femme qui va avec.  En effet, chez lui, là-bas, l’homme immigré exploite, marie de force, excise… Mais ces dames ferment les yeux là-dessus. Par contre pas touche à mon migrant, à l’occasion violeur ou agresseur, ça fait le jeu du Front national. Et puis ce n’est pas sa faute, il est en manque sexuel. Cela me rappelle les petits gars de la Gauche prolétarienne qui recommandaient à leurs copines en 1970 de soulager la misère sexuelle des immigrés. Elles se sont retrouvées au MLF. Pour nos féministes de gauche, le mal absolu, c’est le mâle blanc.

A droite, à l’inverse, tout le mal viendrait de l’islam qui nous tire en arrière tous voiles dehors. Nous aurions ici conquis tous les droits. Reste à les appliquer. De ce côté, on plaint beaucoup le mâle blanc, le pauvre,  malmené par 50 ans de féminisme.

Pour nous résumer, à droite comme à gauche,  on materne. Le vent est à la déresponsabilisation.  Selon le camp, ce seront les femmes toujours victimes. Ou les hommes, suivant le côté de la Méditerranée  où on se place.

Le féminisme doit revisiter les thèmes anti-sexistes et les replacer dans une vision d’ensemble. L’égalité oui, mais quoi faire ? Pour en rester là ? Ou bien pour, femmes et hommes mis à niveau, s’engager ensemble dans la refondation d’un monde où la domination ne ferait plus loi. « Ce qui libère la femme libère aussi l’homme », écrivait Simone de Beauvoir.

Cela implique que les hommes aussi se responsabilisent, et réfléchissent au rôle qui leur est imparti. Ni Superman ni lavette. Tout simplement compagnons des femmes  sur le chemin de la rude condition humaine.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 5 Janvier 2017 à 13h22

      persee dit

      Si l’on lit les propos des  féministes de la première heure , je pense à E. Sullerot , ou Nancy Huston , on est surpris de  l’évolution de  leurs convictions sur la famille  et la sexualité qui seraient jugés conservatrices ,  réac, fachos , machistes etc… par toute leurs consoeurs militantes  ,à peine   plus jeunes qu’elles  .

      • 5 Janvier 2017 à 16h50

        mitch-savoy dit

        Vous avez des éléments pour appuyer vos affirmations?

    • 5 Janvier 2017 à 10h54

      ANNEZEL dit

      Merci Anne, pour cet article fort et juste, qui réveille ! Il fallait que ce soit dit de cette façon par la féministe “historique” que tu es. Tu as toujours eu une vision, un temps d’avance, et un esprit libre. Je salue ton courage, encore une fois…

    • 5 Janvier 2017 à 10h48

      Ganzo dit

      Sérieusement : regarder les tronches sur la photo….Tout s’explique !

      • 5 Janvier 2017 à 11h13

        mitch-savoy dit

        Merci de nous prouver, encore une fois, votre finesse d’esprit! A part cela vous avez quelque chose d’intéressant à poster pour une fois!

    • 4 Janvier 2017 à 20h47

      Euphrosine dit

      Merci, Madame, pour cet article qui met beaucoup de choses au clair, du moins pour moi.
      Vous critiquez les nouveaux mouvements féministes, moi aussi. Qu’attendent-t-elles pour protester contre toutes ces femmes voilées, encapuchonnées?
      Quant à la grâce accordée à Jacqueline Sauvage, elle me gêne. Ul aurait suffi qu’elle soit acquittée.

    • 4 Janvier 2017 à 18h45

      Mazagan dit

      Décidément ! Bien sûr “échappé”

    • 4 Janvier 2017 à 18h44

      Mazagan dit

      Excusez les fautes qui m’ont échappées :

      « L’égalité oui, mais quoi faire ? Pour en rester là ? Ou bien pour, femmes et hommes mis à niveau, s’engager ensemble dans la refondation d’un monde où la domination ne ferait plus loi. »
      Bravo pour ces belles phrases qui vont beaucoup plus loin même peut-être que ne l’envisage son auteur : remise en cause des grands mots consensuels sans contenu clair, refondation d’un monde sur des bases telles qu’aucune domination ne puisse être possible, voilà des projets auxquels j’adhère sans réserve.

    • 4 Janvier 2017 à 18h43

      Mazagan dit

      « L’égalité oui, mais quoi faire ? Pour en rester là ? Ou bien pour, femmes et hommes mis à niveau, s’engager ensemble dans la refondation d’un monde où la domination ne ferait plus loi. »
      Bravo pour ces belles phrases qui vont beaucoup plus loin même peut-être que ne l’envisage son auteur : remise en cause des grands mots consensuels sans contenu clair, refondation d’un monde sur des bases telles qu’aucune domination ne puissent être possibles, voilà des projets auxquels j’adhère sans réserve.

    • 4 Janvier 2017 à 18h38

      Mazagan dit

      “L’égalité oui, mais quoi faire ? Pour en rester là ? Ou bien pour, femmes et hommes mis à niveau, s’engager ensemble dans la refondation d’un monde où la domination ne ferait plus loi.”
      Br

    • 4 Janvier 2017 à 18h22

      François dit

      Anne, “Ce qui libère la femme libère aussi l’homme », écrivait Simone de Beauvoir.
      Elle a aussi écrit : Les femmes se forgent pour elles-mêmes les chaînes que les hommes ne veulent pas leur mettre”
      A l’étranger, l’homme n’excise pas, c’est la femme/mère qui le fait. Lui il circoncis.
      Les enfants sont battus à 61% par leur mère biologique et 9% leur père. Le différentiel c’est “les autres”
      Il va en effet falloir que l’homme, le père, le masculin en général se remette d’un demi siècle de campagnes sexistes et misandres l’accusant de tous les maux et se reprenne.
      Sinon, globalement j’apprécie votre démarche, en tout cas sur le fond.

    • 4 Janvier 2017 à 15h36

      Philippe_G dit

      Me Sauvage a été condamnée deux fois pour le meurtre de son mari (3 balles dans le dos). La justice a voulu marqué qu’on ne tue pas son mari ou sa femme – fut il violent ou fut elle violente et elle a eu raison et cette grâce présidentielle aussi légale soit elle est, dans le cas présent, un déni de justice.

      • 4 Janvier 2017 à 16h28

        mitch-savoy dit

        Non absolument pas elle a été reconnue coupable et elle a déjà effectuée 4 années de prison, soit au vu des remises de peine sur une condamnation de 10 ans = 5ans la grâce est en fait une réduction de peine de un an, pas de quoi parler de déni! Juste d’une sorte de clémence …

        • 4 Janvier 2017 à 23h19

          Philippe_G dit

          C’est encore trop pour une meutrière. Et au total une bien faible peine…

      • 5 Janvier 2017 à 11h16

        mitch-savoy dit

        Mais bien sûr! J’espère pour vous que vous n’aurez jamais à affronter un jury composé d’individus comme vous!

    • 4 Janvier 2017 à 11h18

      Ganzo dit

      Si je lis bien les comptes rendu des procès les seuls actes violents publics, et donc prouvés, sont ceux de Jacqueline Sauvage qui a poursuivi et menacé une maitresse de son mari et giflé publiquement celui-ci.
      Sans compter les trois coups de fusil dans le dos.

      • 4 Janvier 2017 à 12h25

        mitch-savoy dit

        Oui et alors? Les dix ans de prison sont bien le résultat de cette connaissance! L’article ne compte pas refaire le procès pénal ni remettre en cause la sanction!

      • 4 Janvier 2017 à 12h34

        mitch-savoy dit

        Jacqueline sauvage est doublement coupable mais victime également:
        un! du meurtre de son mari elle a été condamné pour cela et a effectué 4 années de prison
        deux de lâcheté elle n’a pas soustrait ses enfants et elle-même de la maltraitance de son mari!
        Victime de l’emprise physique et matériel d’un mari! C’est ce qu’écris en partie Anne Zelensky! Vous auriez préféré qu’elle n’écrive que sur le meurtre, tant bien m^me que l’affaire est jugée et que la culpabilité de Jacqueline Sauvage n’a jamais été remis en cause à part par ses avocates néo féministes…

        • 4 Janvier 2017 à 14h31

          Ganzo dit

          Les maltraitances restent supposées. Rien n’a pu être prouvé, plaintes, hôpital, marques, témoignages… rien strictement rien en 42 ans de mauvais traitements.

      • 4 Janvier 2017 à 15h28

        mitch-savoy dit

        “Ganzo dit

        Les maltraitances restent supposées. Rien n’a pu être prouvé, plaintes, hôpital, marques, témoignages… rien strictement rien en 42 ans de mauvais traitements.” Vous voilà encore en train de nous refaire le procès pénal! Jacqueline sauvage a été jugée, elle a pris comme peine 10 ans de prison, cela veut dire que la justice l’a jugé coupable du meurtre de son mari et qu’elle n’a pas retenu l’ensemble des circonstances atténuantes… Pourquoi vous obstinez à enfoncer les portes ouvertes???

        • 6 Janvier 2017 à 17h19

          Ganzo dit

          Parceque crier au machisme c’est comme crier au racisme :une comdamnation assurée par la Bobosphère.

    • 4 Janvier 2017 à 10h51

      mitch-savoy dit

      « Une néo féministe, c’est une femme qui se bat pour que son fils joue à la poupée pendant qu’un migrant joue au docteur avec sa fille » Outrancier et caricatural certes! Mais tellement en phase avec “osez le féminisme”

    • 4 Janvier 2017 à 10h26

      mitch-savoy dit

      « Une néo féministe, c’est une femme qui se bat pour que son fils joue à la poupée pendant qu’un migrant joue au docteur avec sa fille » Outrancier et caricatural certes! Mais tellement en phase avec “osez le féminisme”

    • 4 Janvier 2017 à 10h10

      trolleon dit

      A ceux qui s’insurgent contre le fait que l’on puisse remettre en question le statut de victime de Jacqueline Sauvage, et que cela constitue une légitimation de son acte, il est bon de rappeler que deux jurys populaires l’ont condamnée à dix ans de prison. Cela ne peut vouloir dire qu’une seule chose : la présentation des faits véhiculée par la presse et par la défense n’est pas conforme à la réalité du dossier. Il y a, là une quasi-unanimité de la profession judiciaire. Voir à ce sujet l’article de Castelnau, sur Causeur, mais on peut aussi se référer à celui de Bilger ou celui, excellent d’Eolas. http://www.maitre-eolas.fr/post/2016/02/03/De-gr%C3%A2ce

    • 4 Janvier 2017 à 9h54

      trolleon dit

      Aux petits esprits qui s’insurgent contre le fait que l’on puisse remettre en question le statut de victime de jacqueline sauvage, st

    • 4 Janvier 2017 à 9h32

      aurore dit

      Je suis tout à fait d’accord avec cet article .. Bravo pour votre courage et votre vision de la réalité .
      Cela m’évoque le “Fausse Route ” de E. Badinter  

    • 3 Janvier 2017 à 23h19

      AliceB dit

      Excellent article, bien documenté et réfléchi au regard d’une longue expérience de féminisme authentique et actif.
      Toutefois, je me pose beaucoup de questions sur ce cas non pour l’excuser mais pour comprendre pourquoi JS a pu rester si longtemps avec cet ignoble mari qui non seulement la violentait mais violentait aussi ses filles et son fils. Les nombreux articles écrits sur le procès et ses “dépendances” n’expliquent rien.
      Mes interrogations :
      *JS aurait hérité de ses parents au détriment de ses frères. Serait-ce le prix d’un inceste ? Si oui, elle aurait investi cet argent sale dans l’entreprise qu’elle avait créée pour le “blanchir” dans l’intérêt de ses enfants qui y travaillaient ainsi que le mari. Comment renoncer à cette “réhabilitation” du prix de son inceste ?
      *Elle maltraitait son fils qui était peut-être le fruit du viol de son père ou de son mari et les incarnait possiblement par sa ressemblance avec son géniteur
      Or, ce fils s’est suicidé la veille du passage à l’acte de JS. Il est impossible qu’il n’y ait pas un lieu de cause à effet entre le suicide du fils et l’assassinat du mari
      *Quelle est la responsabilité de l’entourage familial, social,local et policier qui ne pouvait pas ignorer sur 47 ans les violences du mari
      *On a reproché à JS de ne pas porter de traces de coups. C’est ignorer la perversité des hommes frappeurs qui savent comment cogner sans laisser de traces, à travers un coussin, par ex.
      *Une femme battue et violée perd toute dignité, elle ne vaut rien mais elle est aussi “sidérée”, incapable de réagir, emberlificotée dans son manque de self esteem, de ses sentiments, de ses intérêts matériels, etc.
      *Une femme victime d’inceste peut reproduire le comportement de sa mère qui ne l’a pas défendue, se résigner à la reproduction sur ses enfants de ce qu’elle a elle-même connu comme “relations familiales” banalisées par l’indifférence de l’environnement humain déshumanisé vis à vis d’une fille qui,selon les convictions populaires, “l’a cherch

      • 3 Janvier 2017 à 23h34

        AliceB dit


        *Les juges auraient reproché à JS d’avoir menti. Il faudrait savoir : soit elle est irresponsable et devrait être soignée et non pas condamnée, soit elle possède toutes ses facultés mais alors comment expliquer ces 47 ans d’apparente soumission/démission ?
        *Les juges ont également reproché à JS de ne pas se repentir alors que ses filles et le public se sont réjouis de l’élimination d’un mari nuisible, profiteur, infidèle, incestueux et cogneur. A contrario, JS s’est-elle seulement vantée et réjouie de son passage à l’acte ?
        *Quant au jury “populaire” qui serait impartial de juste, laissez-moi rire : 6 personnes pour la plupart sans connaissances psychologiques, juridiques, philosophiques, criminologiques ou sociologiques, comme tous les Français moyens, impressionnés par le juge et ses assesseurs comme la moyenne des individus, 3 magistrats pour 6 personnes, 3 professionnels qui posent des questions qui induisent les réponses et résument le cas selon leur propre conviction …vous pensez vraiment que le jugement dit “populaire” est prononcé en toute liberté ?

      • 8 Janvier 2017 à 17h09

        IMHO dit

        Oui oui oui … intéressant .

    • 3 Janvier 2017 à 22h04

      Renaud dit

      Cet article indécent ne voit pas d’autre responsabilité pour Jacqueline Sauvage que celle d’être restée malgré les coups.
      la femme est-elle par nature selon Anne Zelensky exonérée d’être responsable de la vie d’autrui?

      • 3 Janvier 2017 à 22h21

        mitch-savoy dit

        Je ne trouve pas cet article indécent par contre votre commentaire oui! l’article est argumenté! Votre commentaire: orienté et agressif!

        • 4 Janvier 2017 à 1h57

          Renaud dit

          Rien que la première phrase de cet article est déjà indécente s’agissant d’un meurtre.
          Je cite : “Jacqueline Sauvage est certes victime, mais aussi responsable.”
          De quelle responsabilité parle Mme Zelensky?
          Elle le développe dans la suite de l’article, il s’agit du consentement à la violence conjugale.
          La responsabilité du meurtre est occultée.

          Chronologiquement le consentement à la violence peut être vu comme le début d’un enchainement fatal mais au point de vue de la responsabilité c’est du fait le plus grave dont il y a à répondre.
          En inversant l’ordre des responsabilités, au moins par omission, Mme Zelensky renverse son féminisme en son contraire : elle rend la femme irresponsable.
          Un personne qui ne répond pas en premier lieu de la vie d’autrui est irresponsable.

        • 4 Janvier 2017 à 11h30

          saintex dit

          Renaud dit, “Jacqueline Sauvage est certes victime, mais aussi responsable.” De quelle responsabilité parle Mme Zelensky?
          Il ne faut pas toujours chercher très loin et très alambiqué. N’est-elle pas responsable d’avoir tiré dans le dos de son mari ? Si elle ne l’est pas, c’est sur décision des médecins. Si ceux-ci ne l’exonèrent pas de sa responsabilité, elle est responsable de ses actes devant la justice.
          Il s’agit d’un procès pour meurtre, ce qui est interdit par la loi, et dont la victime est le mari. C’est la base.

      • 4 Janvier 2017 à 9h44

        mitch-savoy dit

        Je suis désolé mais vous faites une interprétation personnel de l’article, Anne Zelensky a admis tacitement le responsabilité pénale de Jacqueline sauvage dans le meurtre de son mari puisqu’elle ne remet pas en cause le jugement elle fait juste allusion à une peine “fut-ce excessivement” Personne n’imagine que les jurés se soient prononcé sur 10 années de prison uniquement sur le manque de courage de Jacqueline Sauvage acceptant sa maltraitance et celle de ses enfants durant tant d’années… A part vous peut-être! Son propos était autre et elle n’allait pas refaire le procès pénal, ne pas le refaire ce n’est nier et ou excuser le meurtre!!!

        • 4 Janvier 2017 à 11h16

          mitch-savoy dit

          “ne pas refaire le procès ce n’est pas nier ou excuser le meurtre du mari”

        • 4 Janvier 2017 à 18h59

          Renaud42 dit

          Cet article se propose d’examiner les responsabilités, ce n’est pas moi qui l’invente.
          Je constate que la responsabilité pour meurtre n’est pas évoquée, vous pouvez vérifier en relisant l’article.
          Alors je demande : est-ce que les femmes sont des être irresponsables qui n’ont pas à répondre de la vie d’autrui?

    • 3 Janvier 2017 à 21h13

      Lania dit

      Merci pour ce commentaire, j’avais l’impression  de nager à contre courant.
      Je ne nie pas qu’elle soit une victime certes bien évidemment, mais je crois que dans ce cas , elle avait des choix à faire, ne serait ce que pour sauver ses enfants ..les juges, de qui encore une fois on met en cause le travail
      Et qui connaissent  le dossier  contrairement aux personnages lambda que nous sommes
      ont estimé qu’elle avait une responsabilité, laissons les juger !!

    • 3 Janvier 2017 à 20h34

      Carantec dit

      Pourvu que 2017 nous débarrasse de ces petits panneaux noirs et de leurs formulations fadasses, grotesques et suivistes qui empêchent de penser.
       

      • 4 Janvier 2017 à 11h32

        saintex dit

        JE SUIS CARANTEC.
        ))) Sérieusement tout à fait d’accord.