Mail Facebook Twitter RSS

Inscrivez-vous à la Newsletter

et recevez la synthèse de l'actualité vue par Causeur.



X

Sarkozy, victoire à retardement

Il y aurait eu une grève de la fonction publique le 31 janvier

Publié le 01 février 2013 à 12:00 dans Politique

Mots-clés : , , ,

greve fonctionnaires sarkozy

Non sans une certaine arrogance qui faisait tout son charme, à l’été 2008, Nicolas Sarkozy, tout auréolé de sa récente victoire, avait le libéralisme désinhibé et désignait clairement l’ennemi : les syndicats, gardiens d’un temple en ruine dédié aux acquis sociaux (« des privilèges ») et au code du travail (« un archaïsme »).

Bien sûr, à l’automne de cette même année 2008, les prodromes de la crise financière dont nous vivons encore les répliques ont bien tempéré ses ardeurs et ont fait de lui un colbertiste comme un autre. Il se servit paradoxalement mais avec pragmatisme du vieux modèle français qu’il jugeait obsolète la veille encore pour amortir les chocs les plus terrifiants que le capitalisme avait provoqués depuis la crise de 1929 et sans doute, ainsi, en a-t-il atténué les effets les plus ravageurs.

Il n’empêche que le style, c’est l’homme et que l’homme prononça en juillet 2008 une des phrases les plus à droite socialement que l’on avait entendue depuis longtemps : « La France change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu’on ne le voit. Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ». La gauche s’était scandalisée, les syndicats aussi. Ils avaient raison.

Ce genre de phrase indiquait un total mépris  pour toute personne ayant encore le courage de s’engager et de se battre pour obtenir de meilleures conditions de vie dans une France où jamais le moindre progrès social ne fut historiquement obtenu autrement qu’à l’issue d’une lutte acharnée.

Il y avait aussi, de la part de Sarkozy, l’évaluation cynique d’un rapport de force entre lui et les milieux syndicaux : dans le monde du travail, depuis des décennies, sous la pression du chômage, de l’intérim et de la précarité, il est pratiquement impossible de se syndiquer dans les PME,  le taux de syndicalisation est ridiculement bas et il ne restait plus que la fonction publique (ne dites pas fonctionnaires, dites « salariés protégés qui se lèvent tard »), qui pouvait se lancer dans un mouvement de grève sans risquer des représailles définitives. Cela s’était vu d’ailleurs dans les grandes grèves de novembre-décembre 1995 contre le plan Juppé. La grève du secteur public pendant cette période a bénéficié d’une sympathie générale, notamment chez les travailleurs du privé qui, en quelque sorte, grâce aux fonctionnaires, faisaient grève par procuration. De fait, c’est ce phénomène qui fit reculer le pouvoir.

Mais pour aussi choquante que soit cette sentence sarkozyenne, elle est pourtant totalement vraie.

La preuve, il y a eu une grève le 31 janvier. Une grève de la fonction publique. Des dizaines de milliers d’agents sont descendus dans la rue et se sont rassemblés un peu partout en France. C’était à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires. C’était soutenu par le Front de Gauche. Il y avait des profs, des infirmières, des douaniers. Les revendications portaient sur les salaires, la CGT chiffrant à 13% la baisse du salaire des fonctionnaires depuis dix ans. On rappellera par exemple qu’un prof bac+5 débute avec 1,2 fois le smic contre 2 fois dans les années 70. Mais il y avait aussi la mise en cause de RGPP qui a un autre nom ; on appelle ça la MAP, Modernisation de l’Action Publique, et quand on a fait libéral de droite (ou de gauche) en première langue, on sait bien que « modernisation », ça veut dire « moins de monde pour faire plus de boulot. »

Alors, sincèrement, à part quelques images à la télé, qui s’est aperçu de cette grève ? Le Figaro, presque inquiet, signale que « les fonctionnaires ont très peu mobilisé ». On peut se demander pourquoi.

Toute une série de réponses sont aussi valables les unes que les autres. On pourrait parler du service minimum (une grève qui ne gêne pas n’est plus une grève), on pourrait aussi décrire le sentiment d’inutilité, de fatalisme qui suinte de tous les discours médiatiques, voire politiques, de résignation légèrement désespérée. On pourrait aussi dire que les Français ont encore le sentiment d’avoir quelque chose à perdre, que finalement les cauchemars espagnol, portugais, grec, voire italien sont bien pire, que ça ne va pas si mal au fond. Ils sont un peu comme ces personnages de Beckett dans Fin de partie ou Oh les beaux jours : ils sont dans une situation désespérante mais qui n’empêche pas de survivre. Vivre, évidemment, c’est une autre affaire.

Et puis quel intérêt une grève de la fonction publique, quand autant de passionnants sujets anthropologiques comme le mariage pour tous requièrent toute leur attention. Oubliés les plans sociaux de PSA, Renault, Goodyear quand on est quotidiennement sommé d’avoir un avis sur la GPA, la PMA, la nationalité des enfants nés d’une mère porteuse étrangère. Alors vous imaginez, des choses aussi insignifiantes que les hôpitaux débordés ou les classes surchargées, même sous un gouvernement qui se dit socialiste, il y a tellement de questions plus urgentes ! Pour les romanesques et les nostalgiques, on a repris Tombouctou, pour les footeux Beckham arrive au PSG et pour les amateurs de records non sportifs, encore que, l’UMP a déposé 5050 amendements pour ralentir le vote de la loi sur le mariage gay.

Oui, décidément, Nicolas Sarkozy avait été prophétique : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit ». Personne, et surtout pas un gouvernement qui se dit de gauche. Et ça même Sarkozy n’aurait pas osé en rêver.

 

*Photo : aftershow.

Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !
Cet article vous a plu, inscrivez-vous à notre Newsletter.

voir les commentaires / réagir         envoyer
 

A lire sur Causeur.fr

La rédaction de commentaires nécessite d'être inscrit

83

Déjà inscrit, connectez-vous

mot de passe oublié | Vous n'arrivez pas à vous connecter ?
 
  • 4 Février 2013 à 13h23

    pascal.solal@cegetel.net dit

    C’est une tendance lourde. Depuis 40 ans, le nombre de grèves n’a cessé de baisser (l’impression contraire, déformante, que nous en avons est due à la façon dont les media traitent ces mouvement sociaux). D’ailleurs, dans la même période, le nombre de syndiqués a suivi la même courbe.

  • 3 Février 2013 à 13h13

    Porfirio Diaz dit

    Certes les gréves de 95 avaient paradoxalement fait des adeptes, mais une pédagogie a été faite pour démontrer qu’elles n’étaient utiles qu’aux intéressés et que le secteur privé avait été décroche´du train á mon avis vers les 74 lorsque les courbes de rémunération se sont croisés.
    Les privilèges exorbitants des fonctionnaires dans ces périodes de vaches maigres irritent les vrais travailleurs .
    Si les profs au lieu d’être dans le magma de la fonction publique avaient défendu leur rémunération au niveau européen, leur situation serait florissante. Leur seul slogan nous manquons de moyens il faut plus de profs on doit donc partager le gâteau sans pour autant améliorer les performances des élèves 
    Une fois je devais aller de Madrid á Seville avec des amis français. Mon train partait de bonne heure, mais il fut supprimer pour gréve.. Que se passa-t-il On raccrocha ce train au suivant qui partait demi heure après, ce qui n’entraîna pas cette avalanche de problèmes occasionnés par ces gréves á répétition. Lorsque le RER madrilène est en gréve, il y a dans chaque gare des panneaux avec les horaires du service minimum. Quant au Japon on continue á travailler avec un brassard…. cela ne permet pas de se reposer en étant payé 

    • 3 Février 2013 à 16h09

      girafe234 dit

      Les médecins hospitaliers français aussi. Ils travaillent sans être payés avec le brassard “en grève”.

    • 3 Février 2013 à 19h28

      nadia comaneci dit

      Les “vrais travailleurs”, ça m’a toujours laissée songeuse. ça a un petit côté poujado-soviétique, bien involontaire j’imagine…

      • 3 Février 2013 à 19h34

        Eugène Lampiste dit

        pour le côté soviétique, oui, c’est involontaire

        mais pas pour le côté poujado. 

      • 3 Février 2013 à 22h21

        nadia comaneci dit

        Tu sais bien que nous autres fonctionnaires on fout rien mon bébé.

      • 3 Février 2013 à 22h22

        nadia comaneci dit

        c’est pour ça que sur Causeur, il n’y a que des fonctionnaires.

      • 3 Février 2013 à 22h23

        Eugène Lampiste dit

        ou des femmes au foyer fiscal ?

      • 3 Février 2013 à 22h29

        nadia comaneci dit

        et des pelletées de retraités !

      • 3 Février 2013 à 22h35

        Eugène Lampiste dit

        de l’éducation catholique ?

  • 2 Février 2013 à 8h39

    laborie dit

    Les douaniers de Saint Martin défilaient au son de la Cucaracha car sur l’île le travail est épuisant, la vedette en réparation depuis quatre ans et poursuivre les trafiquants de drogue en jet ski ça le fait pas…..les pauvres.

    • 2 Février 2013 à 16h05

      nadia comaneci dit

      D’après mes sources sur l’ile (David X, le chef des recherches, un de vos hommes ?), c’est à peu près ça ! 

      • 2 Février 2013 à 16h36

        laborie dit

        ????????????????????????????????????????????

      • 2 Février 2013 à 18h31

        nadia comaneci dit

        It was a blague, je sais bien que vous n’êtes pas douanier à Saint Martin. Par contre, vous connaissez peut être le dénommé David, l’île n’est pas si grande.

      • 2 Février 2013 à 18h54

        laborie dit

        Saarbach dit “sarbacane”……

      • 3 Février 2013 à 12h31

        nadia comaneci dit

        Trop fort.
        Il a toujours son accent du sud le beau gosse ? 
        Passez lui le bonjour de Londres. 

      • 3 Février 2013 à 19h06

        laborie dit

        Plus que jamais et la pétanque là où il faut…

      • 3 Février 2013 à 19h31

        nadia comaneci dit

        Hé, il est de Marseille, té !

  • 2 Février 2013 à 0h15

    néonéo dit

    @nadia:
    Sans rancune. Tiens c’est pour toi, pour me faire pardonner:

    “Quel esprit ne bat la campagne?
     Qui ne fait châteaux en Espagne?
     Picrochole, Pyrrhus, la laitière, enfin tous,
     Autant les sages que les fous.” 

    P.S: sorry you have to scroll so far down the menus on websites to choose your birth year. 

    • 2 Février 2013 à 1h46

      nadia comaneci dit

      My own birth year ? 1621.

  • 2 Février 2013 à 0h03

    néonéo dit

    @nadia:
    I stand corrected Ma’am/Sir.
    Ce post était en effet particulièrement pourri et pas relu…
    Promis, je mets plus rien avant d’avoir un truc super profond à dire, genre: “que pensez-vous, très chère, de la festivisation de la croissance par relance de la petite enfance dans un monde à biomasse équitable?”(ROFLMAO)  
     

    • 2 Février 2013 à 1h45

      nadia comaneci dit

      J’avais pas remarqué que le post était pourri et mal relu. Au contraire. Pour les trucs profonds, bof, bof. Je me méfie.
      Il y a ici des professionnels du post incompréhensible, et plus c’est abscons, plus ça plait. Re bof bof. Vous verrez vite.  

      • 3 Février 2013 à 12h57

        Eugène Lampiste dit

        tu veux parler des absconneries de l’iconne intouchable, nadia ?

  • 1 Février 2013 à 18h53

    néonéo dit

    Quand on est barbouillée par la feuilletonnisation de l’information, un article de Leroy ça fait du bien comme un alka seltzer…
    Et pis du coup, une chose en entraînant une autre, les commentaires sont tout de suite plus folichons et pertinents.
    J’voulais faire un petit topo sur l’état apocalyptique de l’économie britannique à Olyvier, mais je vais finir par me faire virer par mon boss à force de bloguer pendant les heures de boulot… Peut être plus tard, si, grâce à un “choc de productivité”, j’arrive à “augmenter ma productivité” de façon substantielle dans les heures qui viennent…  
    En gros:”Worse than expected: triple-dip recession looms as economy shrinks by 0,3%. If economy contracts in the first 3 months of this year, the UK will be back in recession for the third time in 5 years” (Indy 25/01/13)
    @nadia: in Super Mario (Draghi) we trust! (je reviens développer si j’ai le temps).

    • 1 Février 2013 à 21h53

      nadia comaneci dit

      c’est l’avantage des bons articles néonéo. Même quand on n’est pas d’accord, voire pas du tout d’accord, on se sent obligé de sortir un com qui tient la route.

      • 1 Février 2013 à 22h14

        nadia comaneci dit

        En même temps, le débat sur le mariage pour tous, ça va bien. Overdose.

      • 3 Février 2013 à 12h58

        Eugène Lampiste dit

        dis pas ça, ils vont dire que les homos, c’est que des drogués.

      • 3 Février 2013 à 13h36

        nadia comaneci dit

        Des drogués déviants, pervers et nuisibles… Il y a longtemps qu’on n’a pas remis un petit lien vers la prose de Guilleméchant, non ? Elle remet toujours les idées en place quand l’empathie pédérastique menace.

  • 1 Février 2013 à 16h41

    Naif dit

    quand on a eu pour seule réponse la grève aux problèmes de société, il ne faut pas s’étonner qu’à force ça lasse.
    c’est comme les morsure de vipère !  

  • 1 Février 2013 à 14h47

    zen aztec dit

    La décence aurait peut être, enfin, à voir avec le peux de succès de cette manif

  • 1 Février 2013 à 14h40

    panpan2017 dit

    Certains républicains ont le chic. J’aime bien me repasser celle là en boucle : “If we took away the minimum wage-if conceivably it was gone-we could potentially virtually wipe out unemployment completely because we would be able to offer jobs at whatever level.” —Michele Bachmann. Localisé ça veut dire qu’un solution au problème du chômage c’est le retour de l’esclavage – les coups en moins.
    Je vous laisse méditer là dessus. 

    • 1 Février 2013 à 14h45

      nadia comaneci dit

      C’est à peu près ça. Pas de wage du tout, c’est encore mieux !
      C’est à peu près aussi couillon que la réduction du temps de travail pour réduire le chômage.

  • 1 Février 2013 à 14h12

    Olyvier dit

    Je vois deux écoles :
    L’une nous explique que si les fonctionnaires acceptaient de voir leur pouvoir d’achat s’effondrer, cela permettrait de baisser les impôts pour les plus favorisés (qui sont toujours ceux qui ont fait des efforts pour en arriver là…), et cette faveur aux favorisés relancerait la machine par ruissellement. A cela il faut ajouter deux petites mesures : fin du smic et libre immigration pour combler les emplois à 400 euros (ce n’est plus du ruissellement, c’est de la micro-aspersion, mais on ne va pas casser sa tire-lire pour faire repasser son linge non plus).
    L’autre école : protéger l’existant par du protectionnisme et une politique monétaire souple visant entre autres à rééquilibrer les échanges entre l’Europe allemande et l’Europe latine. 

    • 1 Février 2013 à 14h41

      nadia comaneci dit

      Vous savez bien que si on me cherche sur l’europe, on me trouve, gentiment, amicalement, voir affectueusement avec vous, mais on me trouve. Parce qu’elle le vaut bien !
      Pas la peine de faire du boudin pour autant, ça n’en vaut pas la peine.
      Sinon, le protectionnisme tuerait à tous les coups nos déjà maigres exportations et pour mener une politique monétaire autonome, il faut que sa propre monnaie soit crédible aux yeux des agents économiques. 
      Faut-il pour autant choisir votre école une ? Sûrement pas. Une FP bien payée et efficace est indispensable, comme une fiscalité non confiscatoire mais redistributive, un SMIC et pas d’esclavagisme des temps modernes, autre nom de l’immigration de misère.

      • 1 Février 2013 à 14h54

        Olyvier dit

        Tout mamours à part (et D. sait…) : est-il vrai que l’industrie britannique relève la tête et que la GB serait pour la première fois premier fournisseur de l’Allemagne pour les 9 premiers mois de 2012 ?

      • 1 Février 2013 à 21h38

        nadia comaneci dit

        C’est l’énigme brit.
        Taux de croissance à zero depuis un an, liquidation de milliers de fonctionnaires, City degraissée de 30%…. mais le chômage de longue durée baisse, le taux d’endettement des ménages aussi et l’automobile marche du tonnerre !
        Personne ne comprend, ça sent la bulle, mais elle n’est plus financière…. Va comprendre !

      • 1 Février 2013 à 21h54

        eclair dit

        @nadia
        C’est simplement une déflation pas une récession.  C’est la masse monétaire qui baisse ce qui fait que le PIB baisse.
        C’est pas une récession.
        Le mécanisme est différent c’est la suppresion de masses monétaires excendentaires. C’est le contraire d’une bulle on dégonfle doucement les bulles existantes.

          

      • 1 Février 2013 à 22h20

        nadia comaneci dit

        Non Eclair, il y a de l’inflation au UK, croyez en ma liste de course hebdomadaire))
        Sinon Saint Guillaume et le saint Père m’ont appris que deux trimestres de croissance nulle c’était de la recession…

  • 1 Février 2013 à 13h53

    steed59 dit

    c’est quand même incroyable que le personnel de l’EN qui soit le plus bichonné depuis le début du quinquennat (60 000 profs supplémentaires, promesses de prime, renégociation de la semaine de 4 j …) et qui en soit le plus vindicatif.
    Pendant ce temps, nos soldats meurent en silence à cause d’hélicoptère démodés, sans se plaindre , et en étant payés le quart de leurs salaires à cause d’un logiciel de paye merdique.

    • 1 Février 2013 à 14h11

      JMS dit

      Bravo…

      • 1 Février 2013 à 14h39

        steed59 dit

        merci, ça me rappelle une Une de l’Expresse comparait l’E.N à “une machine à dire non”.

        Ils avaient bien raison

      • 3 Février 2013 à 19h58

        nadia comaneci dit

        A ça, pour être libre, je suis libre !
        Comme disait mon Saint-Just adoré, “je ne suis d’aucune faction je les combattrai toutes” !

        J’ai jamais dit que le but unique de l’école était de former des salariés robotisés. Les robots seront toujours meilleurs qu’un homme dans les taches répétitives, mais incapables de s’adapter. Alors, la connaissance, l’instruction, la princesse de Clèves pour tous, oui, évidemment.
        Mais ça me gonfle tous ces profs qui se bouchent le nez quand on leur parle entreprise et adéquation au marché du travail. Ce n’est pas incompatible avec les humanités. 
        Par contre, je suis totalement d’accord avec toi dans le constat navrant de la survalorisation du diplôme universitaire inutile. Les 80% d’une tranche d’âge au bac de Chevènement et Jospin ont fait un mal de chien et nourri des filières qui vont directement au pôle emploi ou engorger les concours administratifs. Les bacs plus quatre ou cinq qui passent des concours de catégorie C parce qu’ils ont fait philo ou langues appliquées n’ont rien à y faire.
        Quand je dis qu’il faudrait tout revoir dans cette pétaudière. 

      • 3 Février 2013 à 20h01

        Eugène Lampiste dit

        le plus dramatique étant les bac + 4 ayant le niveau d’un bac – 4, nadia… 

      • 3 Février 2013 à 22h28

        nadia comaneci dit

        J’en ai quelques uns sous le nez et je me retiens pour ne pas leur demander ce qu’ils font là. Je serais ministre de l’Educ nat )), je mettrais des niveaux maximums pour passer les concours. 

    • 1 Février 2013 à 14h53

      panpan2017 dit

      D’un autre cote, ce ne serait pas un chouia réducteur comme comparaison ?
      Les retards de paiement des soldes sont un scandale sans nom (mais en France on s’accommode souvent des scandales, nom ou pas).
      Le matériel, c’est un autre problème 
      Mais cela veut-il dire qu’en France on ne doit se préoccuper QUE du problème numéro 1 dans la liste des priorités ? (en supposant que les problèmes de l’armée soit le numéro 1).
      Ou doit-on supposer que le seul arbitrage à faire c’est entre l’EN et l’armée ? (mon choix serait vite fait, mais bon…).
      Sinon, on a aussi les problèmes des services d’urgence, la surpopulation des prisons, enfin une liste de problèmes - justement je pensais qu’on payait des fonctionnaires pour traiter des tas de problèmes pénibles à la fois.  

      • 3 Février 2013 à 13h38

        Saul dit

        ne parlons même pas de “l’interêt de l’enfant” qui s’en trouverait soi disant grandi par cette réforme (c’est le grand truc en ce moment, l’interêt du môme, nouveau mantra des syndicalistes et autres gauchos de l’EN…), il n’en sera sans doute rien : le mome sortira de l’école à la même heure, alors oui bien sur les cours s’arreteront (en théorie) à 15h30, puis une demi heure “d’activités extra scolaires” (en gros une grosse récré…les profs devront se transformer en animateurs de centre aéré…vachement utile ça !), et ensuite on fera faire les devoirs en classe : cooool : l’avantage est que ça suppléera aux gosses dont les parents se désinteressent déja des devoirs à la maison, mais le gros inconvénient est que le prof ne pourra pas s’occuper de tout les momes (materiellement impossible…), beaucoup devront se demerder tout seul en classe pour faire leurs devoirs….autrement dit, ça pénalisera les bons, puisque la priorité sera donnée aux “mauvais”….et encore pas tous…

    • 3 Février 2013 à 13h28

      Saul dit

      “le personnel de l’EN qui soit le plus bichonné depuis le début du quinquennat (60 000 profs supplémentaires, promesses de prime, renégociation de la semaine de 4 j …)
      ????????????????????????????????????????????

      j’aimerais beaucoup; mais alors beaucoup, savoir de quoi vous parlez Steed…car en guise de “bichonnage”, ce qui est promis aux profs de primaire avec la nouvelle réforme se limite juste à travailler une demi-journée de plus par semaine, moins de vacances scolaires etc…..sans un euro supplémentaire sur la feuille de paye (la tendance est même à l’inverse : ma femme perd tout les mois quelques euros sur son salaire, ce qui fait une baisse cumulée d’une cinquantaine d’euros depuis l’année dernière, apparemment c’est du à une augmentation graduelle des cotisations de ce que j’ai pu lire sur son bulletin..) ….. il me plairait de voir quelle autre corporation accepterait de bosser en gros 40 jours de plus par an sans un kopeck de plus, juste pour la gloire….

      quant aux 60 000 postes de plus, il ne faut pas croire sur parole ce que disent les politiques….

      • 3 Février 2013 à 13h49

        nadia comaneci dit

        Tu crois pas que la solution ce serait moins de profs mieux payés ??
        Or depuis des années, sous la pression des syndicats, on choisit exactement le contraire. Notre système éducatif est-il pour autant de meilleure qualité ? Je ne crois pas. Nos profs sont certainement excellents, ce n’est pas le problème, mais il faudrait tout revoir, de A à Z. Des filières pro de qualité, pas des dépotoirs, pour éviter que 90% des élèves aient le bac et s’entassent dans des facs inutiles. Les plus fortunés s’en tirant toujours, évidemment. Amener l’entreprise dans l’école puis la fac, sans hurler à la marchandisation par pure idéologie et continuer à engraisser un système complètement déconnecté de la réalité économique. De fait, on préfère des chômeurs. Et caetera.

      • 3 Février 2013 à 14h34

        Saul dit

        mais où t’as vu qu’il y a plus de profs ????
        amener les entreprises dans les bahuts ? ça va pas non ? l’école n’est pas là pour servir de fournisseurs d’employés… à part les fikères pros, ça je suis d’accord.
        le gros problème du mamouth, selon moi, ce sont surtout ces gros bataillons de “conseillers pédagogiques”, “inspecteurs généraux” et autres, qui coutent un bras, ne foutent jamais les pieds dans une classe et dont l’utilité est plus que discutable…

      • 3 Février 2013 à 15h28

        nadia comaneci dit

        “l’école n’est pas là pour servir de fournisseurs d’employés”. Tu préfères qu’elle soit fournisseur de chômeurs ?
        L’école est complètement déconnectée du monde du travail et de l’entreprise. C’est pas un gros mot l’entreprise, ni l’ennemi, l’enfer ou le bagne, c’est là que la moitié des petits Français passeront leur vie. Je ne parle d’en faire de futurs esclaves, mais des adultes actifs et épanouis, si possible.
        Il y a 350 000 emplois non pourvus, pas des balayeurs des rues, hein.
        Mais par sectarisme et idéologie on préfère continuer eyes wide shut.

      • 3 Février 2013 à 15h42

        Saul dit

        l’école a pour but de dispenser la connaissance et l’instruction, pas de jouer le rôle de supplétif économique.
        Si on ne lui adjoint comme unique rôle de former des salariés, alors exit “la princesse de Clêves”, on n’aura plus que des comptables et des “techniciens”, et non pas comme tu l’affirmes des individus épanouis. On n’aura plus que des individus moutonniers. Ce qui est le propre des “techniciens”.
        Pour rappel, (i know, un Godwin, et un), Himmler était comptable, Eichmann avait un père comptable et l’a suivi dans sa boite….

        ton école adaptée au monde de l’entreprise, c’est celle d’Huxley.

      • 3 Février 2013 à 15h50

        Eugène Lampiste dit

        pitié, saul, pas huxley !!!

        ça va exciter les “homophiles” 

        rires 

      • 3 Février 2013 à 15h58

        Saul dit

        :-D

        pas pu m’empêcher, l’ai relu dernièrement…et franchement, très prophétique le père Aldous.
        Pour revenir à ce que disait Nadia, “l’école” est au contraire parfaitement connectée au monde du travail : toutes les filières professionnelles (CAP, BTS, études compta, informatique etc) sont au contraire de très bon niveau. Simple, on verra rarement un patron se plaindre que son employé ayant un CAP de plomberie, menuiserie etc ait été mal formé. Ou qu’un Bill Gates gaulois se plaigne que son nouveau informaticien ait été formé comme une buse…
        Le problème vient du choix des élèves (et surtout des parents) qui ne pensent que par les “études”, aussi à part contraindre les populations à une orientation forcée… (ce qui ne peut que choquer la mentalité libérale de Nadia ;-)
        Mais aussi par le fait qu’en France on ne jure que par le diplôme…et dans ce “on”, j’entends les employeurs….qui justement prennent l’école comme leurs fournisseurs de salariés…

      • 3 Février 2013 à 16h54

        Eugène Lampiste dit

        ah ne me parle pas du côté “libéral” de nadia, où je vais encore demander le divorce.

      • 3 Février 2013 à 17h36

        Saul dit

        libérale, européiste, parlementariste, extremo centriste, bref tout pour nous plaire. Mais comme les contraires s’attirent…

      • 3 Février 2013 à 18h14

        Eugène Lampiste dit

        tant qu’elle reste libre, on pourra discuter.

      • 3 Février 2013 à 19h59

        nadia comaneci dit

        A ça, pour être libre, je suis libre ! Comme disait mon Saint-Just adoré, “je ne suis d’aucune faction je les combattrai toutes” ! J’ai jamais dit que le but unique de l’école était de former des salariés robotisés. Les robots seront toujours meilleurs qu’un homme dans les taches répétitives, mais incapables de s’adapter. Alors, la connaissance, l’instruction, la princesse de Clèves pour tous, oui, évidemment. Mais ça me gonfle tous ces profs qui se bouchent le nez quand on leur parle entreprise et adéquation au marché du travail. Ce n’est pas incompatible avec les humanités. Par contre, je suis totalement d’accord avec toi dans le constat navrant de la survalorisation du diplôme universitaire inutile. Les 80% d’une tranche d’âge au bac de Chevènement et Jospin ont fait un mal de chien et nourri des filières qui vont directement au pôle emploi ou engorger les concours administratifs. Les bacs plus quatre ou cinq qui passent des concours de catégorie C parce qu’ils ont fait philo ou langues appliquées n’ont rien à y faire. Quand je dis qu’il faudrait tout revoir dans cette pétaudière.

      • 3 Février 2013 à 20h41

        Saul dit

        “Les bacs plus quatre ou cinq qui passent des concours de catégorie C parce qu’ils ont fait philo ou langues appliquées n’ont rien à y faire.”

        je sais :-). Et même dans la catégorie B. Mais je les ai tous niqué hi hi :-D

        (plus sérieusement, il y en a un dans mon service, au grade de pelouse, alors qu’il a un doctorat, + 2 masters de je sais plus quoi… et là on se dit qu’est ce qu’il fout chez nous ?)

      • 3 Février 2013 à 22h36

        nadia comaneci dit

        Il pique la place d’un mec qui aurait été parfait pour le job.
        Tu les as niqués parce que tu étais meilleur, c’est tout.
        Tu sais qu’au UK où être fonctionnaire repressif c’est la lie, on rentre dans l’Administration “au bas de l’echelle”, par principe. Le chef de la police brit a commencé à la circulation. Et je peux te dire que la police il connait. Un autre monde, sans ENA, c’est possible !!

      • 3 Février 2013 à 22h39

        nadia comaneci dit

        Le drame de ton pelouse man, c’est qu’il ne peut être qu’aigri et frustré. “On” l’a laissé passer des doctorats et des masters inutiles. c’est pas admissible.

  • 1 Février 2013 à 13h21

    nadia comaneci dit

    Quand on a un deficit budgétaire de 87 milliards d’euros, je veux bien qu’on continue à plomber les finances publiques, mais on ne fait que reculer le problème. Ce n’est pas l’euro ou le libre-échange notre souci, ce sont des dépenses supérieures aux recettes. Un peu de relance pour booster l’économie oui, “courage fuyons et après moi le déluge les gosses paieront”, non. C’est ça la MAP.
    Si Hollande fait la même politique que Sarkozy (en gros), c’est peut être, tout simplement, qu’il n’y a pas beaucoup d’alternatives, non ? Europe ou pas Europe.

    • 1 Février 2013 à 13h26

      Olyvier dit

      Nadia, je vais mettre un cierge à Saint-Guillaume, prier les Saint-Pères, partir en vacances à l’Ile Rousse avec Casanova, et même faire Kippour avec l’ami Fitoussi… Mais de grâce, ne nous dites pas en substance que les états sont comme les ménages qui lorsqu’ils dépensent trop…etc.
      Vous savez bien que l’Euro est au coeur du problème des déficits publics ! 

      • 1 Février 2013 à 13h53

        nadia comaneci dit

        Depuis les chocs pétroliers, la dette publique fait partie de la famille.pour relancer la machine et limiter le coût social de la crise. C’est elle qui finance les dépenses publiques courantes, bien avant l’euro. ça s’appelle vivre à crédit en langage courant.
        Notre solde public est déficitaire depuis 75, la dette augmente continuellement, elle était à 59% du PIB en 99.
        Alors que d’autres pays de l’Union ont mené des réformes, la France a toujours fait le choix inverse. Et sa dette augmente plus vite que celle de la zone euro.
        Bien sûr nous aidons les pays en crise et ça n’arrange pas nos affaires, mais on est solidaire ou on ne l’est pas… 

      • 1 Février 2013 à 14h25

        Olyvier dit

        On m’avait dit, et parfois répété, voire avec une certaine insistance, que Nicolas Sarkozy engageait les réformes nécessaires-dont-le-pays-a-besoin. On m’aurait donc menti ?
        Sinon, que la crise de la dette ait mis le doigt sur un vrai problème, sans doute, de vraies démissions, peut-être. Mais qui peut nier que l’absence d’ajustement monétaire est en train d’appauvrir la partie sud de la zone euro, qui correspond aux ex-monnaies faibles (un hasard ?), et par ricochet nous appauvrir, et donc rendre encore plus difficile l’assainissement des finances publiques ?

    • 1 Février 2013 à 14h53

      nadia comaneci dit

      Attends, moi on m’avait dit que c’était un super libéral !!
      Ni l’un ni l’autre, un chef d’Etat français et donc colbertiste, comme le dit l’article (mieux vaut tard  que jamais mmmmm ?). 
      Si on laisse flotter les monnaies faibles, elles seront immédiatement attaquées. Les changes flottants n’atténuent pas l’instabilité, ils l’aggravent en provoquant une instabilité financière endogène.

      • 1 Février 2013 à 14h59

        Olyvier dit

        Mais toute spéculation mise à part, les marchés ne feraient que corriger l’écart de productivité entre l’Europe latine et l’Europe germanique. Et il faut bien que cet ajustement ait lieu ! Si ce n’est pas à travers la monnaie, c’est à dire l’ensemble de la Nation, ce sont nécessairement les moins qualifiés et les plus précaires qui trinquent. 

      • 1 Février 2013 à 21h52

        nadia comaneci dit

        La dévaluation n’est pas une solution. On peut dévaluer mille fois, les emplois ne reviendront pas. L’Europe germanique ce n’est pas un ennemi, c’est notre premier partenaire ! Seuls et dévalués, face à la Chine, à l’Inde, au Brésil, que feront nos latins ? Ils trinqueront et plus encore. Ils couleront.
        Nous (“l’UMPS”) n’avons pas fait les réformes que d’autres ont faites, on en revient toujours là.  

  • 1 Février 2013 à 12h54

    L'Ours dit

    Je peux faire erreur, mais je crois Que Sarkozy avait prononcé cette phrase exclusivement pour les transports publics. Malgré ce léger bémol, il a malgré tout manqué une occasion de se taire.
    En attendant, vous pourriez aussi faire le constat navrant de la CGT qui est certes mise sur la sellette, mais ça ne date pourtant pas d’hier. 
    Un syndicat responsable devrait avant tout penser aux gens qu’il est là pour protéger plutôt que de se protéger lui-même, et  avant tout comprendre que depuis quelques décennies, il s’agit plus de sauver les meubles que de faire croire qu’on peut en réclamer de nouveaux.
    Ces syndicalistes devraient urgemment relire “le héron”.

    • 1 Février 2013 à 13h19

      Olyvier dit

      La CGT, en quoi est-elle responsable que 18 millions (je crois ?) d’européens sont au chômage ? que la zone euro est l’endroit du monde qui connaît le moins de croissance tout en continuant à alimenter celle des autres ? 

      • 1 Février 2013 à 13h41

        L'Ours dit

        C’est comme si vous me demandiez en quoi une rustine est responsable d’une crevaison. C’est uniquement mal posée que sa responsabilité apparaît.

      • 1 Février 2013 à 14h55

        zen aztec dit

        Juste à cause de trucs comme ça:
         http://www.contrepoints.org/2013/02/01/113272-goodyear-amiens-nord-pour-les-syndicats-tout-roule

  • 1 Février 2013 à 12h25

    Olyvier dit

    A partir du moment où l’on ne met en cause ni l’Euro, ni le Libre-échange, je vois difficilement comment le pouvoir d’achat des fonctionnaires pourrait à nouveau progresser.

    • 1 Février 2013 à 13h07

      Jérémy S. dit

      Remettre en cause l’euro, ça laisse songeur. L’arnaque est patente, c’est vrai, mais on ne défait pas si facilement ce qui a été fait. Une autre solution, mais c’est un autre débat, serait de restructurer l’organisation de l’Europe. Mais ça laisse songeur aussi. Il semblerait que nous soyons dans une impasse, et un effondrement de l’euro serait plein de “dommages collatéraux”. Je crois plutôt qu’il faut faire avec ce qu’on a.

      Le Libre-échange – c’est gentil de lui mettre un grand L – n’est pas le diable. Le mal vient de la dérégulation surtout. De fait, il n’y a pas de liberté sans droit. Supprimons le droit, et ne reste qu’un espace sauvage ni libre ni contraint, mais simplement nécessaire… Le néo-libéralisme tient à nous rendre à ces nécessités inhumaines. Bref, il faut réglementer le commerce.

      Et le réglementer à grande échelle, plus le choix : Europe, Onu, et toutes les alliances inter-étatiques connues. Bien que je ne sois pas “progressiste”, je ne peux pas concevoir qu’on en revienne à un chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. Ça me paraît illusoire.

      Faisons avec ce qu’on a. Apprenons à utiliser ce qu’on a, au lieu de pleurnicher sur un âge d’or passé ou des lendemains qui chantent.

      • 1 Février 2013 à 13h13

        Olyvier dit

        Oui, si c’était pire, ce serait pas mieux… et il faut une régulation à l’échelon européen… Je sais, je sais…

    • 1 Février 2013 à 13h08

      nadia comaneci dit

      A catégorie équivalente (A,B, C), le salaire moyen de la FP est supérieur au salaire moyen du privé…

      • 1 Février 2013 à 13h10

        Olyvier dit

        Hier j’ai entendu que c’était vrai pour les C, mais totalement pour les A/A+

      • 1 Février 2013 à 13h30

        nadia comaneci dit

        A dans le privé 2950 euros en moyenne, 2977 dans la FP (3708 euros sans les profs qui payent leur nombre par des salaires plus faibles), 3174 dans la FP territoriale.
        Je ne trouve pas scandaleux que les fonx soient correctement payés, au contraire, mais faut savoir de quoi on parle.
        Le rapport est le même pour les B et les C. 

      • 1 Février 2013 à 13h34

        Olyvier dit

        Bon, et bien écoutez Nadia, si je ne sais pas de quoi je parle, je vais me la fermer. 

      • 1 Février 2013 à 13h55

        nadia comaneci dit

        surtout pas, j’adore parler avec vous !

  • 1 Février 2013 à 12h10

    panpan2017 dit

    Merci Leroy. Comme quoi à force de répéter qu’”il n’y a pas d’alternative” une majorité finit par y croire.
    J’attends toujours la fin de la phrase quand un de nos brillants économistes explique qu’il faut réduire le nombre de fonctionnaires. J’attends “et donc augmenter le nombre de chômeurs .
    J’attends aussi la fin de la phrase quand le même explique qu’il faut reculer l’age de la retraite. J’attends “et donc mettre les 58-67 ans au chômage, puisque de toutes les façons personne ne les embauche”.
     

    • 1 Février 2013 à 13h06

      nadia comaneci dit

      Panpan, j’espère que les fonctionnaires (dont je suis) ne sont pas là que pour masquer le chômage mais parce qu’ils sont utiles. C’est ce que j’ai la faiblesse de croire.

      • 1 Février 2013 à 13h14

        panpan2017 dit

        Non non nadia, ce n’est pas du tout ce que je veux dire. Je suis plutôt un fan de la fonction publique.
        Mon point est juste que l’on répête sans arrêt qu’il faut réduire le train de vie de l’Etat. Et je suis d’accord.
        Mais il faudrait aussi dire qu’inévitablement cela créera du chomage supplémentaire.
        Exemple : pourquoi tant de chauffeurs pour les hauts fonctionnaires, conseils régionaux, généraux etc ? Tous ces gens n’ont qu’à conduire leur voiture. Zou économie. Zou quelques centaines de chômeurs en plus. 

      • 1 Février 2013 à 22h35

        nadia comaneci dit

        Mais moi je suis archi fan de la Fonction publique. Il n’y a pas plus nobles que les serviteurs de l’Etat. 
        Mais ce n’est pas si simple économiquement parlant. Meilleur exemple, le UK. On y a proprement viré des millliers de fonx, pas de statut ici. Et bien, le chômage baisse. Comme quoi, les deux chiffres ne sont pas “inévitablement” liés.
        Le “faux” emploi public est un cauthère sur une jambe de bois. Ce système a été porté jusqu’à la perfection par la Grèce. Qui en creva. Mais s’en relèvera !