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Mon Journal extime 2012 1/2

De janvier à mai, cinq mois dans la vie d’un homme

Publié le 02 février 2013 à 14:20 dans Culture

Mots-clés : , ,

brive hollande sarkozy

Janvier1

Donc, cette année doit être celle de la fin du monde ou celle du sarkozysme. On verra en mai ou en décembre.

En attendant, je passe le nouvel an chez mon ami René Rey, à Longjumeau. À la grande époque de la littérature populaire, dans les années 1970, il écrivait six romans par an, pour le Fleuve Noir ou la Série noire. Il faisait partie de ceux qu’on appelait « les forçats de l’Underwood ». Il avait plusieurs pseudos : Emmanuel Errer (les initiales de René Rey), Jean Mazarin (parce qu’il a habité à Chilly-Mazarin) ou Charles Nécrorian quand il a écrit pour la mythique collection Gore. Quand René a compris que la littérature de gare agonisait pour cause de multiplication des chaînes de télé, il est devenu scénariste, notamment pour la série Navarro.

Il faudra que je m’interroge un jour sur le fait que mes amis sont tous beaucoup plus âgés que moi. Je me prépare une vieillesse solitaire.

À chaque fois que je vais chez René, je pense à la nouvelle fantastique de Léon Bloy dans Histoires désobligeantes : « Les Captifs de Longjumeau ». Un couple veut déménager et quitter la ville : il n’y arrive jamais. Quand je pars de chez René, et que je me retrouve sur le périph’ le soir du 1er janvier, je me demande si Bloy n’avait pas raison. C’est impossible, parfois, de quitter Longjumeau.

Février

En février, je m’aperçois que je n’existe plus. C’est la faute à François Hollande, qui a déclaré au journal anglais The Guardian : « les communistes, en France, il n’y en a plus ».

[...]

*Photo : sandrine magrin.

  1. Topor voyait dans le journal extime l’inverse du journal intime : un journal ouvert, tourné vers les autres.
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  • 3 Février 2013 à 17h47

    Jérémy S. dit

    Je ne sais trop où ça mène, même s’il y a un flow littéraire pas désagréable. Oui c’est du quotidien, d’accord, et l’anecdotique me renvoie – j’imagine nous, nous renvoie – à notre propre année, du type : “pendant ce temps là, moi j’étais…” et ça fait une petite revue personnelle sur la base d’un journal extime, qui ne mange pas de pain. Mais c’est un peu court, je trouve ! Les touches impressionnistes me laissent sur ma faim. – http://jeremystoerkler.blogspot.fr

  • 2 Février 2013 à 19h23

    néonéo dit

  • 2 Février 2013 à 16h07

    néonéo dit

    “Il faudra que je m’interroge un jour sur le fait que mes amis sont tous beaucoup plus âgés que moi. Je me prépare une vieillesse solitaire.”

    Meuh non, ma poule… On va organiser un Leroython…
    Et, si tu veux, je serais ton amie: j’adore les vieux cons de gauche qui ont du style et qui se plaignent tout le temps que c’était mieux avant et que tout fout l’camp… Tu fais penser à Jean Yanne avec ton côté “l’apocalypse est pour demain”.
    Je t’amènerai des pâtes de fruit, on jouera au scrabble et je te lirai du Dantec, pour que les longs après midis pluvieux te semblent moins gris dans ta maison de retraite du Nord…
    Bon, par contre, faudra pas trop faire ta sucrée si jamais j’ai de la sauce blanche sur le menton quand je bouffe un kébab… 
    Allez, je te laisse, papy, faut que j’aille bosser jusqu’à 70 ans pour payer ta retraite. D’autant que, comme la plupart des viocs qui râlent tout le temps, tu vas sûrement nous les briser encore un bon moment et finir centenaire…
    Et puis, je sais que t’es pas à une contradiction près, mais “la vieillesse est un naufrage”, c’est du de Gaulle, bonhomme. Alors, en attendant la fin du monde, laisse aller, c’est une valse… 

        “I hate reality but it’s still the best place to get a good steak.”
                                  -Woody Allen-