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Sacré Giscard !

Le fameux livre est une fiction !

Publié le 23 septembre 2009 à 17:51 dans Culture

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Valéry Giscard d'Estaing et Lady Di ? Même pas en rêve !

Valéry Giscard d'Estaing et Lady Di ? Même pas en rêve !

Depuis le début de la semaine, on s’interroge sur le prochain roman de Giscard. Fiction ou roman à clef ? A qui donc s’adresse cette épigraphe “promesse tenue” ? A Lady Di ? A lui-même ? A sa femme1 ?

Il est plus amusant, pour le commun des mortels, de deviser sur l’éventuelle relation entre VGE et la princesse de Galles et de moquer son éventuel fantasme amoureux. Je n’y ai moi même pas échappé en paraphrasant Diana refusant de participer à une orgie à Chanonat : “Un Auvergnat, il en faut toujours un ; c’est quand il y en a beaucoup qu’il peut y avoir des problèmes.”

Mais quand on se fait le devoir de tenir un carnet politique, il faut revenir à la politique. Et, dans ce livre à paraître, dont Le Figaro nous a relaté l’histoire, le fantasme le plus fou, le plus dément, le plus hilarant n’est pas amoureux ni même sexuel. Il est bel et bien politique. Imaginez que Giscard fait du héros principal un Président de la République réélu en 1981. Difficile d’éluder le fait que le Président qui se représente au suffrage des Français à cette date se nomme Valéry Giscard d’Estaing.

Giscard n’est pas surnommé ironiquement l’Ex par hasard. Il est à ce jour le seul Président de la République en exercice à s’être ramassé lors d’une élection présidentielle. Le Général de Gaulle fut réélu en 1965, François Mitterrand en 1988 et Jacques Chirac en 2002. La mort a interrompu le premier mandat de Georges Pompidou et, pour le locataire actuel de l’Elysée, il faudra attendre encore trois ans. Bref, pour lui, c’est la honte. Même celui qu’il tient pour un grand con a été réélu triomphalement en Père de la Nation : Giscard ne parvient pas à cacher la souffrance et l’injustice qu’il vit et dont il pense être victime.

Alors, il se soigne. En écrivant un roman. Il n’est ni le premier ni le dernier à procéder de cette façon. Non seulement, cela coûte moins cher qu’un psy mais en plus, cela va lui rapporter un maximum. Franchement, il met le paquet, l’Ex ! Réélu avec 56 % des suffrages ! Et on s’interroge pour savoir si c’est une œuvre de fiction ? En partant sur cette base, il peut nous inventer n’importe quoi. Qu’il culbutait une princesse délaissée – c’est fait – mais aussi qu’il devint le premier homme à poser le pied sur Mars, qu’il réduisit spectaculairement inflation et chômage ou qu’il parvint à faire comprendre à la France que la Constitution européenne était un texte intelligible voire intelligent. La plus grande obsession, c’est tout de même bien que ce type puisse imaginer que son septennat ait pu donner envie aux Français de le réélire triomphalement. Parce que le fait que les hommes de pouvoir étaient dotés d’une libido largement au dessus de la moyenne et que leur position sociale pouvait avoir quelque effet sur leurs capacités de conclure, comme dirait Jean-Claude Dus, on savait déjà.

Reste à savoir si ce roman sera aussi mal écrit que Le Passage2 ou le traité constitutionnel européen3. Peu importe. Il se vendra, et la fuite organisée ces jours-ci y sera pour quelque chose. Bien joué, l’éditeur. L’Ex peut ainsi faire la nique au grand con corrézien cité plus haut, lequel doit sortir ses mémoires au même moment. Quand j’écrivais qu’elle était là, son obsession !


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  1. Non, là, je rigole.
  2. Roman écrit par Giscard où le narrateur est un notaire, chasseur et fort bien cravaté, qui a une aventure avec une auto-stoppeuse. Les Guignols de l’Info imaginèrent une adaptation pornographique et invitèrent la marionnette de VGE à un faux journal du hard.
  3. C’est mon obsession à moi.
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  • 24 September 2009 à 14h58

    nadia comaneci dit

    Raymond
    Chirac appelait également Michel Noir “le grand con” (il doit dépasser les 2 mètres) et ce n ‘était pas affectueux. En même temps, la marque n’est pas déposée. On a tous un grand con dans nos mémoires.

  • 24 September 2009 à 14h36

    Patrick Mandon dit

    Le «plan media» est impeccable : la «une» de Paris Match présente le couple VGE-Lady D, dans une posture où l’on peut croire qu’ils avancent main dans la main. La première impression était sans doute de quarante mille exemplaires ; compte tenu de l’accueil fait au livre, de sa pénétration dans la zone people, de l’ampleur du «buzz», l’éditeur peut être assuré d’une première vague d’achat de cent mille exemplaires.
    Pour VGE, c’est le commencement d’une carrière à la Barbara Cartland, the pink Lady.
    Note : Rackam le rougeaud trouve le moyen d’ironiser sur Chirac. Ce bretteur d’arrière-salle est un obsessionnel !

  • 24 September 2009 à 13h54

    Mouche dit

    A Têtuniçois :
    “23 septembre 2009 à 23:12
    Catarichka, à gauche tout le monde ne s’aime pas mais on n’en arrive pas au procès et au croc de boucher ……..ni à l’utilisation des services secrets , de la police et de la justice pour régler des problèmes personnels .”
    Mais si mais si…écoutes téléphoniques, suicides de collaborateurs, Irlandais de Vincennes etc etc Peut-être valait-il mieux pour eux ne pas aller au procès…?
    Au fait : quelqu’un a-t-il trouvé la parodie “Martine a triché” ?

  • 24 September 2009 à 10h28

    Le miraculé du guiers dit

    VGE doit désormais justifier son intrusion à l’académie française. Alors, il publie.

    Merci pour cet article.

  • 24 September 2009 à 9h01

    David Desgouilles dit

    @Pascal Adam

    Franchement, vous avez l’impression que je recommande le livre ?

  • 24 September 2009 à 8h56

    Franz dit

    Je cède au plaisir de remettre la bonne blague de De Gaulle, lorsque Giscard voulut lancer un emprunt portant son nom : « Giscard d’Estaing, c’est en effet un assez joli nom d’emprunt. »
    L’amiral d’Estaing, dernier de sa famille, a été guillotiné à la Révolution.

  • 24 September 2009 à 8h14

    Pascal Adam dit

    Vous n’avez pas un bouquin moins con à recommander, David Desgouilles ?

  • 23 September 2009 à 23h12

    Têtuniçois dit

    Catarichka , à gauche tout le monde ne s’aime pas mais on n’en arrive pas au procès et au croc de boucher ……..ni à l’utilisation des services secrets , de la police et de la justice pour régler des problèmes personnels .

  • 23 September 2009 à 22h37

    Philippe Mesmin dit

    Dans l’histoire de la Vè République, l’Ex sera en effet le seul à s’être ramassé en se représentant à la présidentielle. A l’issue de son quinquennat, si Sarko se ramassait à son tour, ce serait pour faire de l’argent, l’Elysée ne lui ayant servi que de faire valoir.
    Ce que doit surmonter l’Ex, ce n’est pas tant de n’avoir pu vivre une amourette avec Lady Di (et quand bien même l’aurait-il vécue…) mais à l’humiliation d’un “au revoir” et ce après qu’il ait dirigé le pays de la manière la plus intelligente qu’il soit : Giscard fut l’incarnation de l’élite technocratique des 70′.
    Mitterrand croyait aux forces de l’esprit et à ce titre de nous quitte pas. L’Ex, arrivé à un âge que Mitterrand n’a pas atteint et après avoir dû renoncer à son rêve de premier président européen, n’a plus guère que sa plume pour surmonter la défaite d’une vie. Avec le talent littéraire qu’on lui connaît… C’est fou ce qu’il y a de bons joueurs parmi les gens qui savent écrire !

  • 23 September 2009 à 22h33

    Raymond2 dit

    A Bérénice
    Vous dites que “rien n’était figé”. Certes, Giscard a sans doute balancé avant de refuser la grâce -c’est bien le moins pour quelqu’un à qui la peine de mort “faisait horreur”- mais c’est justement ce qui lui a fait prendre sa décision finale qui me le rend méprisable. Je me suis toujours posé la question de savoir si son sommeil en avait été parfois perturbé (j’ai failli corriger ce plus-que-parfait par un ‘imparfait mais je le laisse car je le considère comme déjà mort).

  • 23 September 2009 à 22h20

    Angus Scott dit

    Vous avez vraiment cru qu’il y avait eu une “histoire” entre Giscard et Diana?

    Mais il est vrai qu’entre Causeur et Closer, la différence et mince !

  • 23 September 2009 à 21h37

    Bérénice dit

    @Raymond2
    J’ai lu Le pull over rouge de G. Perrault, c’est plus nuancé que cela; les avocats de Ranucci et les défenseurs de l’abolition de la peine de mort ont fait le siège de la présidence pour obtenir sa grâce; Perrault écrit qu’en effet Giscard était réticent en raison de l’hostilité de l’opinion publique mais rien n’était vraiment figé or ce qui a provoqué le refus de grâce c’est l’enlèvement de Philippe Bertrand : l’opinion est devenue hystérique et on connaît la suite.

  • 23 September 2009 à 21h04

    Raymond2 dit

    Si Giscard n’était qu’une figure de hobereau ridicule, de vieux beau personnage de vaudeville, le mal ne serait pas bien grand. On a connu et on connaît encore des dirigeants de la France qui ne la grandissent pas.
    Mais il est aussi celui qui, par pure démagogie, parce que déjà les gouvernants suivaient ce qu’ils croyaient être l’”opinion publique”, a refusé la grâce de Ranucci. Il avait dit en substance à l’époque que la peine de mort lui faisait horreur mais qu’il ne pouvait pas la supprimer parce que l’opinion publique n’était pas prête. Quand il mourra, peut-être pourra-t-on réviser ce procès, analyses ADN à l’appui. Si le doute subsiste quant à la culpabilité de Ranucci ou si son innocence est établi, le déshonneur de Giscard, pour être posthume, n’en sera pas moins total.

    A David Desgouilles: il me semble c’est de Gaulle qui, dit-on, appelait Chirac, affectueusement peut-être, “le grand con”.

  • 23 September 2009 à 20h16

    L’Ours dit

    Giscard est d’une “constitution” fragile.
    Il essaie donc de se rattrapper avec des romans salaces qui parlent d’écu.
    les érections présidentiellent lui manquent!

  • 23 September 2009 à 19h54

    catarichka dit

    @Tétu
    C’est vrai qu’à gauche tout le monde s’aime… Fraternité !

  • 23 September 2009 à 19h35

    Têtuniçois dit

    La haine Giscard Chirac n’a d’égale que celle de Sarkozy Villepin .

  • 23 September 2009 à 18h12

    laborie dit

    Et ses quartiers de noblesse en “peau de lapin”….

    Les cacographes, n’ayant pas connu le Canard à cette époque, ont oublié la petite extraction de ce prétentieux….. ce n’est qu’en 1920 que le père Giscard a ajouté (acheté) d’Estaing à son patronyme.

  • 23 September 2009 à 18h07

    laborie dit

    Erreur de frappe, D.D……
    “Le fameux livre est une miction, la faute à Prostate”…….

  • 23 September 2009 à 18h06

    Bérénice dit

    Mitterrand disait : ” Giscard n’est pas intelligent, il est braque “.

  • 23 September 2009 à 18h01

    rackam dit

    Méfiance D.D. , méfiance, le “grand con corrézien” est une espèce protégée.
    Depuis avril 2002, la SPA, Société de Promotion de l’Antifascisme, l’a pris sous son aile. Merde quoi, c’était notre rempart contre le nazisme, la ligne Maginot du futur, le Mur de l’Atlantique (non, là, non.). Disons notre bouclier anti-missile.
    La seule chose dont je ne sois pas sûr c’est qu’il soit effectivement, d’origine, corrézien. Label rouge quoi.