Gare à Sangars | Causeur

Gare à Sangars

“Les Verticaux”, élégant premier roman

Auteur

Paulina Dalmayer

Paulina Dalmayer
est journaliste et travaille dans l'édition.

Publié le 15 octobre 2016 / Culture

Mots-clés : ,

romaric sangers verticaux

Romaric Sangars, par Hannah Assouline.

Un critique atrabilaire ou simplement obtus serait tenté, en évoquant le premier roman de Romaric Sangars, Les Verticaux, de commencer par crier : « Le roi est mort, vive le roi ! » En effet, on retrouve chez le jeune romancier aussi bien le style que les thèmes sur lesquels Richard Millet a jadis bâti sa réputation, avant que les embrouilles médiatico-éditoriales dont il fut le principal protagoniste ne fissent croire au commun des lecteurs que sa carrière littéraire était finie. Et avant que lui-même ne délaisse le romanesque pour le pamphlétaire. Un critique pertinent, au contraire, remarquera que le vieux roi n’est pas mort, tout au plus désabusé, alors qu’au dauphin il reste encore du chemin à parcourir. Essayons d’être à la hauteur.

L’auteur des Verticaux, avec ses phrases d’une longueur de demi-page savamment construites, son vocabulaire choyé, sa syntaxe tout en clartés et en nuances, son emploi du passé simple qui fait parfois sourire, tant la littérature contemporaine s’en est détachée, affiche d’emblée une ambition rare : élaborer une forme qui donne du sens par elle-même.

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  • causeur.#39.bd.couv

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    publié dans le Magazine Causeur n° 98 - Octobre 2016

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