Robert Giraud: le jaja et la jactance | Causeur

Robert Giraud: le jaja et la jactance

Retour sur l’œuvre d’un écrivain trop peu connu

Auteur

Jérôme Leroy

Jérôme Leroy
Ecrivain et rédacteur en chef culture de Causeur.

Publié le 23 octobre 2016 / Culture

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L'écrivain Robert Giraud avait deux passions jumelles : le vin et l’argot, les bistrots et la langue verte, le jaja et la jactance.
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Robert Giraud Copyright © Georges Dudognon

Des écrivains comme Robert Giraud, alias Bob ou Monsieur Bob, ont au bout du compte une postérité enviable. À défaut d’occuper la première place, ou même la dernière dans les manuels de littérature, leur nom circule comme un mot de passe entre initiés, mais des initiés qui ne demandent qu’à partager leur enthousiasme. Tout comme Robert Giraud, navigateur au long cours des zincs parisiens de l’après-guerre, aimait partager un dernier verre pour la route avec Albert Vidalie ou Pierre Mac Orlan. Ce fameux dernier verre dont Deleuze nous a appris dans son Abécédaire que pour l’ivrogne, ce n’est jamais le dernier, mais l’avant-dernier car le dernier verre signifierait la mort du buveur. Et Robert Giraud n’est pas mort puisque par les soins de son biographe attitré, Olivier Bailly1, il revient aujourd’hui avec un roman, La Petite Gamberge, introuvable depuis sa première édition chez Denoël en 1961.

Robert Giraud avait deux passions jumelles : le vin et l’argot, les bistrots et la langue verte, le jaja et la jactance. Comme ses amis Alphonse Boudard et Auguste Le Breton, il devint un académicien du pavé et des bas-fonds travaillant à des dictionnaires bien particuliers : son Argot d’Éros, son Argot du bistrot et sa Faune et Flore argotiques font autorité en la matière et prouvent au passage l’érudition du bonhomme qui trouve ses citations chez les auteurs de polar comme A.D.G. – un autre pote –, mais aussi Balzac, Brantôme, Restif de La Bretonne ou Villon, évidemment, le premier à avoir donné ses lettres de noblesse à la langue des truands, petits et grands, qui sont d’ailleurs les personnages principaux de La Petite Gamberge.

[...]

La Petite Gamberge de Robert Giraud, préface d’Olivier Bailly, éditions Le Dilettante, 2016.

  1. Monsieur Bob d’Olivier Bailly, éditions Stock, 2009.

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    publié dans le Magazine Causeur n° 98 - Octobre 2016

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    • 24 Octobre 2016 à 10h31

      ReCH77 dit

      Chouette billet, santé !

    • 23 Octobre 2016 à 21h10

      Singe bleu dit

      Les petits mecs bien proprets bien dociles bien serviles affectionnent de faire voyou, ça fait oublier qu’ils sont des mecs bien proprets croient-ils.

      • 23 Octobre 2016 à 21h43

        Jérôme Leroy dit

        Ca devient obsessionnel, là,… Si je ne savais pas que vous êtes, contrairement à votre pseudo, un cloporte anonymé du net, je pourrais m’inquiéter. Une telle fixette sur ma modeste personne…Pour le reste, c’est vrai qu’on sent tout de suite le rebelle anticonformiste chez vous. No future, mais avec le pull bleu sur les épaules de la manif pour tous. Je suis certain que vous aimez la littérature. Hélas,la réciproque n’est pas vraie, on dirait. Je vous souhaite un bon compte d’auteur.

        • 23 Octobre 2016 à 21h48

          alain delon dit

          Camarade Leroy, doucement, les misérables cloportes anonymés du net sont votre seul lectorat, donc finalement votre fonds de commerce

        • 23 Octobre 2016 à 21h52

          Jérôme Leroy dit

          Je ne suis pas votre camarade, cloporte anonymé, ça se saurait. Alain Delon (sans majuscule), ça sent quand même un peu l’hormossessualité…

        • 23 Octobre 2016 à 22h00

          alain delon dit

          Mmm, les remarques sur l’orientation sexuelle, pas terrible. Pourquoi tant de haine tout d’un coup, petit père du peuple?

        • 23 Octobre 2016 à 22h04

          Jérôme Leroy dit

          L’hormossessualité refoulée, aurais-je dû préciser.

        • 23 Octobre 2016 à 22h06

          Singe bleu dit

          Je suis beaucoup trop paresseux pour écrire un roman ou avoir des ambitions littéraires.Je préfère boire des coups dans des rades planqués.

        • 23 Octobre 2016 à 22h06

          alain delon dit

          C’est presque un compliment de votre part. Bon, ça ne vole quand même pas bien haut pour un rédacteur en chef (en chef!) culture. Pauvre pomme

        • 23 Octobre 2016 à 22h09

          GigiLamourauzoo dit

          Hé Delon,gros PD,va! J’l'savais!

        • 23 Octobre 2016 à 22h13

          alain delon dit

          Pitié, me faire traiter de pédé par un zoophile et un communiste, je retourne sur le forum de SOFOOT…

        • 23 Octobre 2016 à 22h17

          Jérôme Leroy dit

          Voilà, allez-y. Vous avez la chance d’être juste un porc. Je n’aime que les girafes.

        • 23 Octobre 2016 à 22h23

          GigiLamourauzoo dit

          Ah,vous mr Leroy,vous etes un connaisseur.
          Ps:essayez les babouins,je ne vous dit que ça !

    • 23 Octobre 2016 à 13h13

      André Plougardel dit

      La tête échevelée ,le front ridé et crevassé , une cigarette entre les doigts,le regard scrutateur.Oui , c’est un grand écrivain.

    • 23 Octobre 2016 à 13h01

      Villaterne dit

      Un seul mot
      Oui !