Revoir Le Guépard, palme d’or 1963
Tout a changé pour que rien ne change
Publié le 23 mai 2010 à 8:00 dans Culture
Mots-clés : Cinéma

Alain Delon et Claudia Cardinale.
Les retrouver, tous les deux, à Cannes, quarante-sept ans après, sur les marches du Palais, tels qu’en eux-mêmes l’éternité les change, fut l’une des plus belles images de ce festival 2010. Claudia Cardinale, Alain Delon, guépards du temps, étaient là pour célébrer la sortie d’une version inédite et restaurée du chef d’œuvre de Luchino Visconti, le prince rouge du cinéma italien.
Notre époque chercherait des crosses à Visconti
En 1963, il reçut la Palme d’or pour Le Guépard, adapté de l’unique roman paru en 1958 à titre posthume d’un aristocrate sicilien, Giuseppe Tomaso, prince de Lampedusa. Le roman est un chef d’œuvre, mais l’adaptation qu’en fait Visconti transcende, hypostasie même, le roman. Visconti est un spécialiste de la chose et rééditera ce sacrilège, être meilleur par l’adaptation que l’œuvre adaptée, avec Mort à Venise. Autant la nouvelle de Thomas Mann avait quelque chose d’un peu lourd, démonstratif, allemand pour tout dire, autant le film de Visconti rendait à merveille la pourriture somptueuse de Venise en proie au choléra et cette ultime passion d’un esthète agonisant pour un jeune garçon beau comme un dieu. C’était en 1971. On peut être certain que notre époque qui ne trouve pas obscène de laisser des Etats s’agenouiller devant des “spectaculateurs” mais se sert de Polanski comme d’éternelle victime propitiatoire à son besoin de moraline en montant en épingle l’opportun témoignage d’une actrice en perte de vitesse, aurait cherché des crosses à Visconti. Communiste, prince, pédé, voire pédophile, son compte était bon. Au trou, Visconti !
Mais revenons plutôt au couple mythique, à Claudia Cardinale et Alain Delon. Pour ceux qui auraient oublié pourquoi Le Guépard est l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma, rappelons simplement qu’il s’agit d’un film total, au sens où il orchestre dans une harmonie parfaite l’essentiel de ce qui fait la vie des hommes : le passage du temps, les secousses historiques, l’amour, la lutte des classes, le vieillissement, la beauté du monde dont la figure s’en va sous les coups de boutoirs d’une modernité épicière.
Que nous dit Visconti dans Le Guépard ? Que si l’ordre ancien était injuste et féodal, au moins savait-il préserver ce qu’il y avait de multicolore dans le réel. Que ses valeurs étaient empreintes de common decency, loin des eaux froides du calcul égoïste. On tissait des liens de sujétion, mais ils étaient aussi des liens de fidélité, de réciprocité. On préférait l’honneur à la banque et les longues contemplations d’un crépuscule sur Donnafugata à l’agitation des parlements de la monarchie bourgeoise du Risorgimento et à ses affairistes appliquant le précepte de Guizot qui est toujours l’alpha et l’oméga, cent cinquante ans après de la muflerie médiocre et mortifère de notre temps : enrichissez-vous !
Que cet éloge de l’aristocratie, de la lenteur, du farniente comme savoir-vivre soit le fait d’un communiste pourrait paraître paradoxal. C’est bien mal comprendre ce qu’est, au bout du compte, le communisme de Visconti, comme celui de son contemporain Pasolini : la volonté de retrouver le monde d’avant dans le monde d’après, d’oublier la parenthèse qui aura transformé notre univers en galerie marchande avec des affamés qui s’écrasent sur des vitrines blindées qui ne vendent pourtant que de la pacotille frustrante.
Dans Le Guépard, le prince Salina incarné par Burt Lancaster a une intuition fondamentale. L’Italie fait son unité et la vieille noblesse du Royaume des Deux-Siciles va sombrer. Elle va sombrer devant les fortunes hâtives des hommes du Nord qui auront instrumentalisé les garibaldiens aux chemises rouges pour faire la révolution contre l’ordre féodal avant de les faire fusiller comme des chiens.
À défaut de pouvoir sauver tous les meubles, au moins doit-on essayer de garder les murs. C’est pour cela qu’il accepte le mariage de son neveu Tancrède (Alain Delon), qu’il a encouragé à suivre Garibaldi, avec la fille d’un plouc enrichi, le maire de Donnafugata. Heureusement, Angelica, jouée par une sublimissime Claudia Cardinale, avec sa très légère transpiration sur la lèvre supérieure, saura donner un visage merveilleux à cette trahison de classe. Et le vieux prince, séduit, ira jusqu’à danser avec elle, le soir du grand bal donné pour annoncer le mariage.
C’est dans ce film, et par la bouche de Salina, que Visconti montre qu’il a saisi un point capital dans la dialectique qui permet à tout ordre en place de se maintenir : “Il faut que tout change pour que rien ne change.”
Et de voir, près d’un demi-siècle après Claudia Cardinale et Alain Delon à nouveau réunis, nous rappelle à quel point cette phrase est juste.
Esclaves et heureux
Entre 1963 et 2010, tout a apparemment changé. On communique en temps réel, on prend la pilule, on avorte, on se marie entre personne du même sexe, on divorce, on a cent-cinquante chaînes sur le câble, l’URSS a disparu, les USA ont un président noir, il y a eu mai 1968 puis mai 1981, on a décolonisé politiquement, on a décrypté l’ADN, les Américains ne sont plus au Vietnam, la révolution sexuelle et le sida ont transformé la grammaire amoureuse, j’en passe et des meilleures…
En fait, rien n’a changé. L’exploitation du Nord par le Sud a pris un autre visage, aidée par des potentats locaux corrompus jusqu’à l’os. Le Travail a encore perdu du terrain par rapport au Capital et les gains de productivité absolument fantastiques en cinquante ans n’ont jamais été redistribués ou si peu, sous forme de temps libre et de salaire. Les Américains sont toujours enlisés dans des guerres sans fin, ils ont juste remplacé Ho-Chi-Min par Ben Laden et le Vietnam par l’Irak et l’Afghanistan. Les femmes sont tellement libérées qu’elles sont toutes célibataires et celles qui sont mariées sont répudiées vers cinquante ans, grâce au divorce, par leurs maris cadres sup saisi par le démon de midi. La jeunesse est toujours considérée comme une classe dangereuse et les rappeurs du 93 ont remplacé les blousons noirs qui cassaient tout aux concerts de Johnny.
“Il faut que tout change pour que rien ne change.” Oui, décidément, cette maxime que le prince Salina espérait appliquer à son Arcadie sicilienne de Donnafugata, finalement, c’est la société marchande qui a su le mieux l’utiliser avec un pragmatisme et un cynisme remarquables. Chaque année apporte ses nouveaux colifichets néophiles, chaque année les cybergédéons et les turbobécassines du regretté Gilles Châtelet, l’auteur de Vivre et penser comme des porcs, croient renouveler leur garde-robe idéologique avec de nouveaux droits sociétaux et festifs. Sans s’apercevoir qu’ils sont toujours et encore les esclaves heureux d’un talon de fer qui n’a jamais allégé sa pression, bien au contraire.
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L'auteur
Jérôme Leroy est écrivain et journaliste. Dernière parution, Le Bloc (Gallimard)
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Aymenon dit
Dès le premier plan interminable de Citizen Kane, on comprends que si l’on n’aime pas ce film, c’est qu’on ne comprend rien au cinéma. Mais alors là, strictement rien!
Venik dit
Z-êtes dans la merde Jérome..communiste, pas communiste..écrivain, pas écrivain..
Ca fait tarlouze quand même un peu tout ça..entre nous.
Le guépard c’est un film de snobs, et puis Delon jeune il “jouait” comme un pied, comme dans “Rocco et ses frères”. Dans “Plein soleil” c’était déjà mieux.
Antoninus, z-êtes sûr pour Citizen Kane . Essayez encore une fois.
Et Pergolesi connaissez ?
Roba dit
Relisez le Guépard. Visconti n’a pas transcendé le livre; il en a fait autre chose. Le livre est, pour sa part, mille fois plus riche.
Et quand vous aurez relu le Guépard, empoignez ‘Les princes de Francalanza’ de Federico De Roberto et vous vous réjouirez qu’un fumiste à la Visconti n’a pas (encore?) dénaturé ce chef d’oeuvre là.
Antoninus Lucretius dit
Chapitre suivant, dans lequel A.L. en consterne plus d’un sur ses goûts musicaux.
Encore un mot sur le cinéma. Quelquefois les “auteurs” font de jolies choses lorsqu’ils restent humbles. Arnaud des Pallières a réalisé un petit bijou qui s’appelle “Adieu”. un film “intello” qui m’a enthousiasmé. Il traite de Jonas et de la baleine, d’un enterrement de campagne et d’un curé qui perd la foi à l’occasion d’une rage de dents. Le film d’un humain qui ne se prend par pour un surhomme. Voila. The end, comme on dit au cinoche quand c’est un western.
Question musique, donc, consternant aussi. Si on me donne à choisir entre Mahler et Little Richard, devinez qui je choisirai?
Je me reconnais un goût certain pour le baroque. Monsieur de Lully me séduit, Purcell aussi et j’ai pris une claque monumentale un soir à Cambridge, où j’avais réussi avec quelques amis à m’introduire dans la chapelle du King’s college –à l’acoustique réputée– pour assister à une répétition du King’s College Choir. je ne sais pas ce qu’ils chantaient -un truc religieux- mais je fus transporté très haut.
Evidemment il y a Ludwig Van, qui n’est jamais aussi bon que lorsque l’orchestre est conduit par Herbert Von.
Et puis Mozart. Comme disait Guitry : “Mozart est venu au monde à Salzbourg, en Autriche mais quand il est venu au monde, il est venu au monde entier”.
mb dit
Cher Jérôme, vous êtes de meilleur en meilleur, votre article est lumineux !!!
Antoninus Lucretius dit
@l’Ours : je reconnais humblement qu’autant en ce qui concerne le cinéma que la musique j’ai des goûts très simples. “Le Guépard” est probablement -certainement- un chef d’oeuvre. Personnellement je m’y suis ennuyé comme un rat mort derrière une malle. Quand on a voulu me traîner à “Mort à Venise”, j’ai donc éludé au profit d’un festival de dessins animés (Tom et Jerry, Tex Avery, Wiley Coyote etc..)
J’admets que j’ai peu d’affinités avec le cinéma dit “d’auteur”, un terme qui a d’ailleurs tendance à dévaluer pas très gentiment le cinéma qualifié, de haut, “de cinéma de divertissement”, réalisé par des gens qui ne sont donc pas des auteurs. Un peu comme si le divertissement était une tare.
A ma grande honte, je reconnais que Sam Peckimpah(“divertissement”) à ma préférence sur Ingmar Bergman(“auteur”) et j’avoue être une des rares personnes à avoir quitté la salle aux deux tiers de “Citizen Kane”, autre chef d’oeuvre obligatoire. La seule a avoir osé le faire, peut être?
Je ne suis qu’un Béotien.. Mon chef d’oeuvre à moi s’appelle “Apocalypse Now”..
Désespérant, non?
Que voulez vous, la folie, le déchirement, la mort, l’horreur, l’absurdité de la vie sont des thèmes qui m’interpellent plus que le copinage entre les aristos siciliens et les bourgeois d’Italie du nord.
Au chapitre suivant je vais en consterner plus d’un sur mes goûts musicaux..
Souris donc dit
Adalbert dit :
23 mai 2010 à 18:39
“des affamés qui s’écrasent sur des vitrines blindées qui ne vendent pourtant que de la pacotille frustrante”
Pourquoi un communiste comme JL méprise-t-il les gens qui ont des revenus modestes ?
Adalbert, merci.
schaffausen dit :
23 mai 2010 à 20:17
“lourd, démonstratif, allemand pour tout dire…”
Jérôme Leroy a un problème avec la culture allemande apparemment.
Il est un peu méprisant peut-être ?
Moralité :
Rien ne vaut de penser, il faut réfléchir avant (Pierre Dac)
L’Ours dit
Antonius,
d’accord avec vous pour “Ludwig ou le crépuscule des Dieux”, mais alors pas du tout pour Malher! L’adagietto de la 5ème me trouble au plus haut point!
Et pour Visconti, “mort à Venise” est un chef d’ouvre avec un Dirk Bogarde des grands jours!
Porc dit
“Le guépard”ouvre la période fastueuse de Visconti. Avant, il faisait dans le néo-réalisme italien, fût-ce avec des acteurs français. Mais on peut comprendre ce film comme un règlement de comptes avec sa mère. Antonella Lualdi y incarne la décadence. Une splendide créature, pourtant. Intelligente, en plus. Elevée dans un pensionnat chic, où elle apprit à dire “Prince”, et non pas “Excellence”. Ma foi, pour fumer les terres d’un aristocrate, pas si mal. Comme maman. Et papa ? Les films suivants sont autant d’hommages à papa, homosexuel, comme Luchino. Mais j’ignore si papa avait l’obsession de la décadence.
F-Cat dit
Si j’étais un démagogue populiste (et en conscience, je ne peux totalement rejeter cette accusation), je dirais que l’aliénation est un concept inventé par les élites culturelles afin d’expliquer pourquoi le peuple n’est pas spontanément séduit par leurs théories brillantes alors même qu’elles estiment lui montrer la voie de son intérêt objectif.
La perfection du concept est incontestable et son efficacité dialectique à peu près imparable (puisque le contester, c’est faire preuve de son aliénation, pas vrai ?). Dans ces conditions, peu importe qu’il repose sur une logique normative (tout le monde devrait se comporter dans son propre intérêt, intérêt individuel, comme le pensent les libéraux, ou intérêt de classe, comme le prônent les marxistes) qui va à l’opposé des comportements de la plupart des êtres humains, à peu près depuis la nuit des temps.
Il est bien trop utile, par exemple pour fourguer le mot « fascisme » dans une analyse d’un régime ne comportant aucune des principales caractéristiques des régimes fascistes considérés comme phénomènes historiques.
Quoi, vous pensez qu’un système politique dans lequel la constitution garantit les libertés fondamentales (même si elles ne s’exercent pas toujours dans dans des conditions satisfaisantes), et dans lequel l’alternance politique est possible, non seulement en théorie mais en pratique, ne peut pas être qualifié de fasciste ? Mais vous êtes un gros naïf ! Michel Onfray, priez pour lui !
D.H. dit
“Les Damnés” sont également un grand film de Visconti. La collusion entre les puissances de l’argent et les tenants d’une idéologie intolérante, raciste et xénophobe…
Le nazisme comme “la dernière phase du capitalisme dans le monde”.
Antoninus Lucretius dit
Jérôme a mis une majuscule à “travail”, qui est probablement le mot de la langue française qui mérite le moins cette distinction. C’est suspect.
Visconti était aristocrate, Italien, homosexuel et communiste. Avec de telles qualités on ne peut évidemment produire que du grand “cinéma d’auteur”. A l’époque, coco et homo c’était très chic. Aujourd’hui on dirait très tendance. Il y en avait plein à St Trop’ et à Portofino.
Il ne pouvait donc pas rater la Palme d’or au festival de Cannes, qui n’en rate pas une.
Une palme, bien sur…
Comme personne n’est parfait, il aimait Mahler. Contrairement à Wagner qui donne envie d’envahir la Pologne, Mahler donne envie de l’évacuer au plus vite pour aller se tirer une balle dans la tête dans un cagibi.
Il aimait aussi Helmut Berger, qui fut son amant, ce qui donna à ce dernier le droit de me casser les burnes pendant quatre heures avec “Ludwig ou le crépuscule des Dieux”, un film dont l’action se déroule en fin de journée. J’ai mis une majuscule à “Dieux”. On en met une à l’Autre, alors il n’y a pas de raison.
Helmut Berger est un de ces acteurs qui me mettent totalement mal à l’aise. Son talent n’est pas en cause. C’est juste son visage et sa façon de bouger qui me gènent. Je suis plutôt du genre Lee Marvin.
Je suis allé voir “Le guépard” pour Delon, Cardinale et Lancaster. Pas pour Visconti.
Je lui ai toujours préféré Sergio Leone..
turbo22 dit
Tout à fait, surtout qu’il nous l’avait déjà refilé sur le site queer.
rackam dit
Impat,
ce fut une de vos plus courtes interventions.
Mais elle sonne juste.
Impat1 dit
…”(suite et fin)”…
Ouf.
alain jugnon dit
(suite et fin)
“Autre leçon magistrale, celle de La Boétie : il affirme dans son Discours de la servitude volontaire que tout pouvoir s’exerce avec l’assentiment de ceux sur lesquels il se manifeste. Ce micro-fascisme ne vient donc pas du haut, mais il irradie sur le mode rhizomique avec des passeurs qui deviennent des conducteurs, au sens électrique, de cette énergie mauvaise. Ce constat constitue le premier temps nécessaire à une logique de résistance. Savoir où est l’aliénation, comment elle fonctionne, d’où elle provient, permet d’envisager la suite avec optimisme”
Michel Onfray, La puissance d’exister, 2008
alain jugnon dit
D’un fil l’autre
spéciale dédicace à Jérôme Leroy
Une généalogie de Causeur
“La pensée dominante célèbre la pensée des dominants ; le marché fait la loi sur la totalité des secteurs – éducation, santé, culture, bien sûr, mais aussi armée et police ; partis, syndicats, parlements participent à l’oligarchie reproduisant le social à l’identique ; on déconsidère l’usage public de la raison critique au profit de logiques irrationnelles de communication – savamment théâtralisées et scénographiées par des consortiums financiers en situation de monopole ; on manipule quotidiennement les masses par un usage adducteur de la télévision ; on empêche tout projet constructeur un tant soit peu consistant au profit d’une religion consumériste, etc. Ce fascisme de renard est micrologique, car il se manifeste dans des occasions infimes et minuscules. Leçon de Michel Foucault : le pouvoir est partout. Dans les intervalles, les interstices, l’entre-deux du réel. Ici, là, ailleurs, sur de petites surfaces, dans des zones étroites. Mille fois dans la journée, cette renardie produit des effets.”
(à suivre)
L’Ours dit
nadia comaneci,
Oui, et Nino Rota était un grand, un très grand!
Il n’a pas seulement fait des musiques géniales d’ “habillage” de films, ce qui est déjà un exercice difficile, mais dans certains cas, sa musique est entrée en symbiose totale avec la mise en scène et il serait difficile d’imaginer aujourd’hui l’une sans l’autre.
Peu nombreux sont ceux qui ont su faire cela, entre autres: Ennio Morricone, Michel Legrand, Vladimir Cosma, Maurice Jarre …
gerard dit
Petit oubli:
Les communistes affirmaient encore que la religion est l’opium du peuple. Au moins vis-à-vis de l’une d’entre elles, ils ont bien changé.
B.L. dit
Superbe article !