Retro 2016 (8/8): Trump, cochons de votants! | Causeur

Retro 2016 (8/8): Trump, cochons de votants!

Les médias ont encore confondu information et rééducation

Auteur

Elisabeth Lévy

Elisabeth Lévy
est fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur.

Publié le 31 décembre 2016 / Médias

Mots-clés : , , , ,

C'est la dernière semaine de 2016 ! Causeur.fr vous propose de relire quelques-uns de ses articles les plus marquants de l'année écoulée.

A Las Vegas, des Américains fêtent l'élection de Donald Trump, novembre 2016. SIPA. AP21974039_000028

Peut-être avez-vous raté cette breaking news : au lendemain de l’élection de Donald Trump, Marine Le Pen et l’éditorialiste du Monde ont eu exactement la même analyse. « Ce n’est pas la fin du monde, c’est la fin d’un monde », a déclaré la première (qui peut remercier sa plume pour cette belle formule). « L’élection de Donald Trump est un bouleversement majeur, une date pour les démocraties occidentales. Comme la chute du Mur de Berlin, comme le 11-Septembre 2001, cet événement ouvre sur un nouveau monde », écrivait pour sa part Jérôme Fenoglio, le directeur du Monde qui, pour l’occasion, avait sorti les grands mots.

Bien sûr, la convergence s’arrête là, car le rêve de la patronne du FN est le cauchemar du journaliste (et de 95 % de ses confrères). Or, avec l’élection du « très controversé Donald Trump », comme on l’appelle désormais sur France Inter, ce rêve et ce cauchemar ont effectivement acquis une nouvelle consistance. Dans le nouveau monde dont on nous annonce l’avènement, Marine Le Pen aura probablement beaucoup plus de pouvoir que Jérôme Fenoglio. Et quoi qu’on pense de l’ascension annoncée de la première, on peut trouver quelques vertus à la déconfiture du second et de sa corporation.

Voilà des années que Fenoglio et ses congénères observent le plouc occidental avec mépris et suffisance, qu’ils dénoncent ses manières « déplorables » comme dit Hillary Clinton, l’engueulent pour ses votes lamentables et  lui prodiguent en toute occasion des leçons de maintien destinées à élargir son esprit étroit, à désodoriser ses idées nauséabondes et à aérer ses peurs rances. Et voilà des années que le populo affirme avec constance qu’il ne veut pas du monde mondialisé et ouvert à tous les vents qu’on lui présente comme son avenir inéluctable. Le plouc qu’on appelle également petit blanc bien qu’il ne le soit pas toujours, veut des frontières à l’intérieur desquelles il pourra faire peuple en conservant ses traditions et ses petites manies.

Lisez la suite de l’édito d’Elisabeth Lévy sur son lien d’origine.

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 2 Janvier 2017 à 22h50

      hmr dit

      Américain, j’avoue que j’aurais voté pour Trump, faut dire sans grand espoir qu’il soit élu! Mais maintenant qu’il l’est, à lire tout ce que la “bonne presse” dit des conséquences de sa victoire imprévisible, je me rends compte à quel point, ce désir doit cacher chez moi un côté nauséabond comme ils disent et qu’il est grand temps que je consulte un psy bien pensant, (ne le sont-ils pas tous?)pour une possible rédemption. Mais, en plus, imaginez comme mon cas est grave, son élection m’a aussi grandement satisfait! J’ai bien peur,oh! Bien Pensance régnante, après tous ces aveux, que tu juges mon cas sans espoir!

    • 2 Janvier 2017 à 17h50

      marie210917 dit

      Oui excellent article : bravo à vous

    • 2 Janvier 2017 à 11h37

      Lecteur 92 dit

      D’abord, bonne année à toute la Rédaction et à tous les lecteurs.
      Excellent article, le dualisme information/rééducation, c’est exactement cela.
      Le mélange politique, showbiz et journalistes, s’est isolé dans sa bulle et vit dans un autre monde un peu névrotique car comment dit-on de quelqu’un qui refuse la réalité et se réfugie dans un monde imaginaire. Le plus fort est qu’ils veulent le faire avaler aux gens qui ont les 2 pieds dans le réel et constatent que ce n’est pas vrai et que cela ne marche pas? Alors, on fait des lois pour interdire de dire le contraire.
      Quand on voit l’acharnement de gens qui se disent “démocrates” contre Trump. Il est instable, c’est un danger, enfin toutes les accusations stalinistes, comme dirait un dealer, c’est stupéfiant!

    • 1 Janvier 2017 à 13h08

      hoche38 dit

      Bonne année Èlisabeth. Je suis sûr que vous garderez votre bonne humeur et votre courage. L’idée que les bobos de droite et de gauche vous placent dans la faschosphère me réjouit par sa sottise.

      Comment des gens qui n’ont jamais été socialistes pourraient-ils idéologiquement avoir été faschistes?

    • 1 Janvier 2017 à 4h16

      taubiroute dit

      En effet , il n y a pas que des petit balncs qui pensent TRUMPS, il y a aussi des Grand Blancs, eduques, intelligents, riches, qui ont reussis dans lunivers mondilaisee, et qui connaissent la musique de ces BOBO meditico gaucho qui cachent leurs nmediocrite intellectuelle derriere un pseudo pouvoir mediatique, et l arrogance de leur pensee unique, et qui s accrochent a leurs prebandes et a leur pogons comme de vulgaires morpions.

      Et bien ce sont ces Grand blanc et ces petit blancs, qui gace a leur connaissance du reel, leurs succes mondilisee,leur argent, leur pouvoir et leurs valeurs vont demanteler ce pseudo pouvoir mediatiques et boboiste .

      Nous avons commence a nettoyer les ecuries d Augias

    • 1 Janvier 2017 à 0h41

      Wil dit

      Ce soir,31 décembre,veille de la nouvelle année,avec son plein de champagne,de foi gras et de petits fours,au moment où la médiacratie mondialiste parisienne s’extasie devant les belles images de passage d’une année à l’autre venant du monde entier et surtout de Time Square,NYC,où de Courchevel ou des Seychelles,elle a établie ses quartiers d’hivers,un bandeau passe sous les feux d’artifices de Itélé ou de BFMTV disant:”27 morts dans un attentat en Irak.”
      Le week end de la finale de coupe d’Europe où l’équipe de France était en finale il y avait eu le plus puissant attentat que l’Irak ait connue et qui avait fait 200 morts dans l’indifférence générale des grands moralistes parisiens qui préféraient s’extasier devant les footballers français quasi analphabètes mais tellement plus intéressant pour rentrer et avoir quelque chose à dire dans une soirée mondaine parisienne quand on en a marre d’être obliger de vanter le dernier soi disant artiste moderne à la mode qui n’a aucun talent mais qui a sucé qui il faut pour être bien vu et donc bien vendu.
      Bref,c’était un soir comme les autres.

      • 1 Janvier 2017 à 12h47

        Archebert Plochon dit

        Devrions-nous pleurer nos ennemis ? Frémir dès que quelqu’un, dans le vaste monde, se donne un coup de marteau sur le doigt ? Les irakiens ont ils pleuré nos morts du 13, du 14, etc. ? Je préfère regarder le foot, ne vous en déplaise, moraliste.