Retro 2016 (6/8): Parler de souveraineté a plus de sens que jamais | Causeur

Retro 2016 (6/8): Parler de souveraineté a plus de sens que jamais

Le texte du colloque du 18 juin du Comité Orwell

Publié le 31 décembre 2016 / Politique

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C'est la dernière semaine de 2016 ! Causeur.fr vous propose de relire quelques-uns de ses articles les plus marquants de l'année écoulée.

Natacha Polony, février 2014. SIPA. 00677227_000002

Je vais vous raconter une histoire1. Une histoire belge. Plus encore, l’histoire d’un symbole national belge, la mayonnaise qui accompagne les frites servies dans les baraques et les brasseries, et dont la recette traditionnelle fait la fierté de nos voisins. Récemment, un arrêté royal a autorisé à dénommer mayonnaise une préparation contenant 70 et non plus 80% d’huile, et 5 et non plus 7,5% de jaune d’œuf. La raison de cette modification est la demande adressée par l’industrie pour pouvoir rester compétitive face à la concurrence étrangère, qui propose des produits moins chers. Tollé chez les Belges qui dénoncent le dumping, la perte de qualité au nom du profit et protestent en invoquant la tradition, l’identité de leur cher pays qui serait menacée par les assauts de la modernité.

Cette histoire est une parabole chimiquement pure des conséquences d’une mondialisation dérégulée sur un corps politique : impression de dépossession et réaffirmation identitaire. Il y a fort à parier que nos amis belges seront considérés par certains faiseurs d’opinion comme de sympathiques ringards, ou, au pire, d’ignobles chauvins en pleine dérive populiste et identitaire. On leur répondra que c’est le marché qui décide, que si le consommateur préfère payer sa mayonnaise moins cher, c’est l’essence même du libéralisme, et qu’ils ne voudraient tout de même pas interdire la mayonnaise sans huile et sans œufs. Bolchéviques, va ! Et puis, si l’on n’y prend garde, avec ces histoires de mayonnaise, on va finir par parler protectionnisme, et autres lubies xénophobes. Le repli l’aura emporté sur l’ouverture, la haine sur la générosité et l’accueil. De quel droit est-ce qu’ils préfèrent leur mayonnaise, ces Belges ?

Alors nous y sommes. Parler de souveraineté a-t-il encore un sens dans un monde globalisé ? C’est la question qui nous rassemble et il n’y a pas de hasard à la poser en un 18 juin, 76 ans après un appel qui prenait justement acte de la dimension mondiale de la guerre pour en appeler à la légitimité face à la légalité qui s’était exprimée la veille à travers la demande d’armistice du Maréchal Pétain. Nous y reviendrons, mais l’homme du 18 juin est aussi celui qui déclarera le 27 mai 1942 : « La démocratie se confond exactement, pour moi, avec la souveraineté nationale. La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave. »

Parler de souveraineté quand le territoire national est occupé, quand l’Etat et ses rouages ont choisi de collaborer avec l’ennemi, voilà qui est compréhensible. Mais aujourd’hui ? Est-ce que ça ne relèverait pas d’une vieille rengaine masquant des obsessions plus coupables ?

Lisez la suite de l’article sur son lien d’origine.

  1. Ceci est le texte du discours prononcé par Natacha Polony lors du colloque organisé ce samedi 18 juin par le Comité Orwell.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 2 Janvier 2017 à 19h55

      persee dit

      Je me souviens de N. Polony dialoguant avec  humour , sur des sujets délicats avec un philosophe , un pasteur et un prêtre cultivé , elle n’a  pas démérité et fait preuve d’une  spiritualité réelle et très inhabituelle chez une journaliste .

    • 31 Décembre 2016 à 18h14

      AGF dit

      Ne sommes-nous pas dans la même situation que sous Pétain ? La majorité des français, abrutie par des décennies de renoncement , de lâcheté , d’acculturation de propagande multiculturaliste destinée uniquement à leur faire haïr leur propre civilisation au profit d’un Islam conquérant qui n’a jamais caché ses objectifs. Aussi les symptômes de cette société soumise s’étalent au grand jour: attaque de la laïcité, asservissement des services publics, territoires entiers d’où malgré les dizaines de milliards d’Euros injectés, pris dans la poche des français de souche, la république a été chassée ( Ce matin avec une candeur désarmante la chronique de France-Inter s’étonnait d’appendre que Trappes était une ville “radicalisée” depuis 30 ans. Mais il n’ y a pas si longtemps quand on osait le dire on vous traînait devant les tribunaux pour “islamophobie”). Et puis il y a l’antisémitisme délirant repris à leur compte par d’authentiques hommes de gauche tels Pascal Boniface, il y l’antisémitisme intellectuel d’Edgar (Nahum) Morin, pour lui ‘origine de la haine est la haine de l’origine, il y a comme sous Pétain l’exclusion de fait d’ enfants juifs de plus en plus d’écoles publiques avec l’assentiment du corps professoral drogué à la haine permanente d’Israël occupant une place disproportionnée dans les médias à la

      • 31 Décembre 2016 à 18h20

        AGF dit

        (suite) les médias à la botte tel France-Inter qui tient le rôle de Radio Paris.
        Ajoutons-y l’interdiction d’enseigner l’histoire de la France au profit d’un gloubi boulga concocté par les cerveaux dérangés mais enrégimentés de Terra Nova et autres officines de préparation au totalitarisme .

      • 3 Janvier 2017 à 3h47

        Liamone dit

        Fillon contrairement à la famille Le Pen n’a pas commencé sa carrière politique dans les années cinquante. Le chef de la famille ancien député poujadiste a bâti le socle sur lequel sont assises sa fille et sa petite filles celles qui dirigent dorénavant son parti. Sur ce socle sont venus s’agglutiner tous les grands leaders du F. N. A la fin des années cinquante ce socle a été bâti sur la base sociale et politique des anciens soutiens de Pétain qui rêvaient de revanche car ils avaient été condamnés qui à des peines de prison, qui à des peines d’indignité nationale. Ils ont vieilli comme jean Marie Le Pen mais leurs enfants n’ont rien oublié comme leurs petits enfants. Les enfants des pétainistes des années cinquante ont grandi en étant tenu à bout de gaffe par la nation. Cela marque, et c’est bien dur à porter. Aujourd’hui en souvenir d’un père, d’un grand père ils sont là présents autour non plus de Jean Marie mais de Marine Le Pen qui a en finesse et avec beaucoup d’entregent pris la place du vieux. Elle est bien assise sur le socle des grands anciens bâti par son père. C’est celui de l’extrême droite. Celle qui a lutté contre de Gaulle et l’esprit de la Résistance. Celle qui incarne le combat de Pétain contre l’esprit de Libération et contre ceux qui avaient choisi de revenir sur le sol national dans l’honneur et par la victoire.

        • 3 Janvier 2017 à 18h23

          mitch-savoy dit

          “Celle qui a lutté contre de Gaulle et l’esprit de la Résistance. Celle qui incarne le combat de Pétain contre l’esprit de Libération et contre ceux qui avaient choisi de revenir sur le sol national dans l’honneur et par la victoire.” L’histoire est bien plus complexe que cela les premier collaborationnistes et saboteurs de l’industrie Française étaient les communistes, c’est seulement lorsque l’Allemagne a rompu le pacte germano-soviétique qu’ils sont rentrés en résistance. Le premier parti fasciste et collaborationniste Français le PPF de Jacques Doriot était constitué pour une majorité de membres venant de l’extrême gauche et le reste de la droite souverainiste…Comme quoi se référer à l’histoire!!!

    • 31 Décembre 2016 à 18h01

      rolberg dit

      De individus qui choisissent de collaborer pour servir leurs intérêts savent ce qu’ils cèdent de leur souveraineté et ce qu’ils retirent de cette cession. Rien à voir avec l’UE. Les individus, les citoyens des divers pays, sont tenus dans l’ombre des jeux qui servent les intérêts des joueurs.

    • 31 Décembre 2016 à 13h00

      Rico dit

      “… vieille rengaine masquant des obsessions plus coupables ?”

      Marrant,car de rengaine il s’agit surtout de la votre peut être et de cette classe sociale hypocrite et embourgeoisée qui vit dans les beaux faubourgs loin du tumulte migratoire et anxiogène pour leurs compatriotes bien moins lotis qui la subissent avec violence.

      Ce déni de réalité va bien chez Ruquier,Madame plutôt que d’asséner “votre vérité d’analyste forcement indiscutable” issus du grand monde des intellos bobos aveugles de ce qui les entourent a une populace qui n’y croient plus.

      Faites le comptes des crimes commis chaque jour en France contre sa population dépourvue de protection rapprochée par armes blanches ou armes automatiques,agressions,incivilités racistes ou religieuses etc…issus de croyants musulmans ou d’ethnies tiers-mondistes racistes anti-Occidentale et anti-Blanche,afin de mieux percevoir le comportement d’occupant ou de prise d’otage politique qui existe bel et bien sur le territoire Français.

      Celui que vous n’entrevoyez pas encore dans votre manipulation Godwinienne (…obsessions plus coupables) qui franchement nous casse les cou….. a nous autres Français,peuple non élu.

      Faites donc une analyse sur l’origine des repris de justice en France et également sur l’origine de leurs nombreuses victimes dans une France devenue terrain de chasse ou sévit le gibier mécréant et croisés mais que je nommerai Chrétien pacifique.

      Et vous verrez la nature du racisme et la nature de l’occupation qui grandit sur le territoire National. 

      Alors vos allusions nauséabondes sur le bon peuple,vous pensez…  
       

    • 31 Décembre 2016 à 11h58

      Wil dit

      Puisque Causeur recycle ses articles,je pense que je peux recycler mes commentaires.
      “Nous sommes, au Comité Orwell, une association de journalistes. Parce que nous estimons qu’appartient à notre profession le soin d’expliciter les ressorts de toutes les idéologies, de mettre au jour les processus qui sont à l’œuvre derrière l’apparence des événements.”
      Le problème avec Natacha Polony que j’aime bien quand même pour sa relative honnêteté est que malgré toute la malhonnêteté intellectuelle dont fait preuve la médiacratie sur à peu près tous les sujets et donc une grande partie de ses collèges journalistes,qui comme le dit Lordon l’apôtre de Nuit Debout sous forme de boutade(comme à tout le monde il lui arrive de dire des choses justes):”la médiacratie voterait PS même si le PS votait le travail des enfants”,Natacha Polony fait partie de cette médiacratie.Elle s’y sent bien et elle comme beaucoup d’autres qui ont gouté au strass et aux paillettes médiatiques,aux avantages et donc à la vie plus facile qu’ils apportent,elle a peur de l’ostracisation qui la renverrait à l’anonymat.Donc elle ne va jamais trop loin dans la dénonciation des travers de ses collègues.Et quand elle parle de ces travers,elle fait bien attention de ne pas franchir certaines limites.
      Or,quand on veut combattre une idéologie quelle qu’elle soit,pour être le plus crédible et le plus efficace possible on ne peut le faire pas à demi-mots en espérant pouvoir ménager la chèvre et le choux,en dénonçant un système tout en espérant garder les avantages d’en faire partie.Il faut choisir entre ses convictions et son bien être.
      Si pour Natacha Polony la situation de la France est aussi grave qu’elle le dit,qu’elle agisse en conséquence en prenant des risques.Sinon elle risque surtout d’être toujours considérée comme une hypocrite.

    • 31 Décembre 2016 à 10h56

      Impat1 dit

      On ne peut qu’approuver. Il sera bon en effet de mieux affirmer notre souveraineté et d’améliorer le contrôle à toutes nos frontières : avec la Norvège, la Russie, la Biélo-Russie, l’Ukraine, la Moldavie, la Turquie, les pays de l’ex Yougoslavie, ainsi que dans nos ports et aéroports.

    • 31 Décembre 2016 à 9h37

      clark gable dit

      C`est déjà terminé alors 2016 , alors qu`on commençait tout juste a s`habituer a cette année .
      Il faudra désormais tout refaire avec 2017 , vraiment pénible cette société avec ces éternels recommencement !