La France, Marine et le Vel’ d’Hiv’: avant tout une question politique | Causeur

La France, Marine et le Vel’ d’Hiv’: avant tout une question politique

N’en déplaise à BHL…

Auteur

Régis de Castelnau

Régis de Castelnau
est avocat.

Publié le 17 avril 2017 / Politique

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Marine Le Pen et Florian Philippot, janvier 2017. SIPA. 00787305_000017

Marine Le Pen a donc dit : « je pense que la France n’est pas responsable du Vel’ d’Hiv’… », ce qui a naturellement permis, en pleine campagne électorale, de lui tomber dessus à bras raccourcis, politique politicienne oblige. Fort normalement c’est à qui aura trouvé les mots les plus durs pour la vilipender. Négationniste, digne fille de son père, antisémite, de Christian Estrosi au gouvernement israélien, en passant par les sommets de niaiserie de Laurence Haïm, personne n’a fait dans la dentelle.


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Fort heureusement pour Marine Le Pen, le niveau lamentable du débat politique a trouvé à s’exprimer avec un nouvel épouvantail, Jean-Luc Mélenchon annoncé suffisamment haut dans les sondages pour faire peur aux bourgeois. Parmi toutes les âneries lues et entendues sur le sujet, l’une d’elles se détache, celle de BHL : «France et #Veldhiv: il n’y a PLUS de débat; les historiens ONT tranché; insulte, donc, aux victimes ET aux historiens; obscénité médiatique. »

 

Au-delà de la boursouflure habituelle dans le choix des termes, la partie intéressante est que l’histrion annonce que les historiens ont tranché et que par conséquent il n’y a plus de débat ! Le philosophe fait fort, mais ce n’est pas pour rien. À considérer ainsi qu’il existe une vérité historique ayant autorité de la chose jugée. N’importe quel étudiant en première année de licence d’histoire sait déjà que toute vérité historique est d’effet relatif. Et BHL sait depuis sa polémique d’il y a 40 ans avec Pierre Vidal-Naquet, que l’arbitre des débats historiques n’est plus l’opinion savante, mais l’opinion publique, c’est-à-dire, ceux qui la font, les médias. Au sein desquels il dispose de tous les verrous nécessaires. Et pourtant, on ne saurait trop lui conseiller la lecture de Quentin Skinner, penseur d’un autre calibre que lui, qui enfonce le clou dans le cercueil d’une « vérité historique » immuable : « le maximum que l’on puisse raisonnablement espérer dans les humanités, voire dans les sciences, est que ce que l’on dit apparaisse rationnellement acceptable à ceux qui se trouvent  dans la meilleure position pour en juger. C’est assurément tout ce que j’entends affirmer, et il est préférable de rappeler que jusqu’à présent, le destin universel des explications historiques et même scientifiques fut d’être dépassées. C’est sur ce point que je souhaite m’arrêter : la factualité devrait être distinguée de la vérité. » (Quentin Skinner. La vérité et l’historien. 2012. Collection audiographie. EHESS)

On invoquera aussi le patronage de Marc Bloch disant« En vérité le proverbe chinois est sage qui énonce : les hommes ressemblent plus à leur temps qu’à leur pères ». Ajoutant que les faits historiques étaient par essence des faits psychologiques. (Marc Bloch, Apologie pour l’histoire, Armand Colin.) Alors si on le comprend, les usages du passé, prétendant le clarifier, ne seraient que politiques, et la mémoire le masque de l’idéologie ? Ce que nous confirme Michel Foucault selon lequel le passé nous réserverait toujours des surprises puisque qu’ « on montre aux gens non pas ce qu’ils ont été, mais ce qu’il faut qu’il se souvienne qu’ils ont été. » (Michel Foucault. Dits et écrits 1954 – 1988. Gallimard)

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Alors quel est donc le débat dont BHL prétend qu’il est clos parce que les historiens l’auraient tranché ? C’est tout simplement celui de savoir si le gouvernement de la France entre le 17 juin 1940 et le 25 août 1944 peut être considéré comme légitime et avoir agi au nom de la France, ou si au contraire c’était un gouvernement de rencontre, installé à cause de la défaite et par conséquent illégitime. C’est donc d’abord et avant tout une question politique. Depuis plus de 70 ans, deux vérités politiques s’affrontent, Charles de Gaulle suivi par Georges Pompidou et François Mitterrand a toujours considéré que « la France » qui est une entité indéfinie représentée par le gouvernement légitime d’un État nation territorial ne l’était pas par le gouvernement de Vichy. Les tenants de la collaboration et de la légitimité de « l’État français » de Pétain, dont ceux qui ont fondé le Front national, pensent et défendent la position contraire. Souillure à laquelle ce parti n’échappera jamais. On notera d’ailleurs avec amusement que, contrairement à ce qu’affirment les ignorants, Marine Le Pen soutient une position inverse à celle de son père depuis l’origine de sa carrière politique. Jacques Chirac, suivi par Nicolas Sarkozy puis François Hollande a adopté une position chantournée, qui, qu’on le veuille ou non abouti à identifier l’appareil d’État que Vichy avait récupéré, à « la France ». Ils ont été rejoints ces temps-ci par toutes une cohorte d’historiens amateurs ou de seconde zone, tout émoustillés de se sentir valeureux dans un combat antifasciste, à taper sur Marine Le Pen. Allant jusqu’à accepter qu’on titre leurs interventions: «Marine Le Pen se trompe, la culpabilité de la France est accablante».


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Et l’on voit bien la dimension politique du propos, il est de nourrir la perception de « ce passé qui ne passe pas », comme celui d’une France de collabos, de délateurs, et qui doit expier. Je renvoie ici à la lecture de l’indispensable ouvrage de Pierre Laborie (Le chagrin et le venin, Bayard), qui décortique comment à partir des années 70 s’est construite une nouvelle vulgate sous prétexte d’abattre le mensonge gaulliste et de mettre les Français face à la réalité de ce qu’ils sont, comme dirait BHL, moisis et glauques. Il y avait urgence à se débarrasser de la fable de « l’honneur inventé d’une France résistante et héroïque, par le mensonge sublime du général De Gaulle offert en cadeau aux Français à la Libération. » Or c’est un prétexte, pour masquer l’objectif politique, de cette présentation aujourd’hui.

Il n’y avait pas de mensonge sublime, mais une vérité politique. Charles De Gaulle est parti à Londres parce qu’il avait compris que les puissances de l’axe perdraient la guerre et que la France malgré sa défaite de juin 40 devait être à la table des vainqueurs. Ce qui fut fait et reconnu par les alliés qui durent s’incliner devant cette réalité politique après le Débarquement en Normandie. Et ce n’est pas faute pour eux d’avoir essayé de faire autrement. L’Histoire a tranché.

« Le 17 juin 1940 disparaissait à Bordeaux le dernier Gouvernement régulier de la France. »

Il y a aussi une vérité juridique, celle d’un pouvoir illégitime installé par un double coup d’État, celui du 17 juin 1940 à Bordeaux avec la nomination de Philippe Pétain comme président du Conseil et celui du 10 juillet 1940, dans la confusion et sous la pression des armes allemandes, avec le vote de l’abolition de la République à Vichy. Dans son discours du Caire en 1941, Charles De Gaulle a formidablement décrit en quatre phrases cette réalité historique : « Le 17 juin 1940 disparaissait à Bordeaux le dernier Gouvernement régulier de la France. L’équipe mixte du défaitisme et de la trahison s’emparait du pouvoir dans un pronunciamento de panique. Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur, de fonctionnaires arrivistes et de mauvais généraux se ruait à l’usurpation en même temps qu’à la servitude. Un vieillard de quatre-vingt-quatre ans, triste enveloppe d’une gloire passée, était hissé sur le pavois de la défaite pour endosser la capitulation et tromper le peuple stupéfait. Le lendemain naissait la France Libre.» Très rapidement, De Gaulle demanda à René Cassin de rédiger l’analyse qui établissait l’illégitimité du gouvernement de Vichy et la légitimité de la France libre. Et celle-ci se dota alors des organes juridiques d’un État régulier, quoique de formes provisoires en attendant la reconquête du territoire de la métropole. À la Libération toute la production normative de Vichy fut déclarée nulle et de nul effet. Les dirigeants de « l’État français » furent jugés pour haute trahison, condamnés, et pour les plus coupables d’entre eux passés par les armes.

Ils avaient fait le choix de profiter de la défaite militaire pour instaurer une dictature antirépublicaine et ont cherché grâce à une complaisance de tous les instants à plaire l’occupant dans l’espoir d’une place de choix dans l’Europe allemande. Et c’est bien là, que l’on voit se profiler l’enjeu politique de ce débat et de l’affrontement de ces deux thèses antagonistes. Car l’effondrement de juin 40 n’est pas dû au hasard, ou au refus de la troupe de combattre. Il est dû à la trahison des élites, et au choix de la défaite par la bourgeoisie dès 1936. Comme le demandait Marc Bloch en 1944 peu de temps avant sa mort : « Le jour viendra […] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés. »  L’ouverture des archives permet aux historiens qui n’ont pas peur d’affronter la doxa d’étudier cet avant-guerre et de donner raison à De Gaulle qui disait en 1963 : «Heureusement, le peuple a la tripe nationale. Le peuple est patriote. Les bourgeois ne le sont plus ; c’est une classe abâtardie. Ils ont poussé à la collaboration il y a vingt ans, à la CED il y a dix ans. »

La vérité des héritiers de VGE

La mise en place de la vulgate de la France-collabo date du début des années 70, avec notamment la promotion du film : Le chagrin et la pitié, juste après le départ de De Gaulle, congédié par la bourgeoisie grâce à l’engagement de Valéry Giscard d’Estaing. Cette même bourgeoisie aujourd’hui adossée à des élites « dirigées » raffole de l’UE, outil de la domination d’une l’Allemagne qui les fascine toujours autant. Cette haine de soi s’exprime dans ce refus du débat sur la thèse de la France « responsable du Vel’ d’Hiv’ », car c’est celle qui justifie l’allégeance. Et qui fait que des candidats à la présidence de la République se précipitent sans honte à Berlin pour leur entretien d’embauche au poste de chef de district du länder France.

Pour ma part, je considère que non, la « culpabilité de la France » n’est pas accablante. Un gouvernement de trahison qui avait la main sur une partie de l’appareil d’État s’est mis au service du nazisme. Les 7000 gendarmes mobilisés en ce jour de juillet 1942, pour cette immonde et déshonorante opération ne représentaient pas leur pays, ils n’étaient pas la France. Ceux qui l’étaient à ce moment-là, c’était les 3700 soldats qui le mois précédent avaient tenu pendant 15 jours à 1 contre 50 la position de Bir Hakeim dans le désert libyen.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 21 Avril 2017 à 14h13

      jo1934edunom dit

      J’ajoute, pour conclure, les derniers paragraphes du texte de Raymond Aron, parlant du livre de BHL, dont le sujet est au cœur de la polémique relancée sur l’affaire du “Vel’d'hiv”:

      “Le voilà (BHL !) maintenant Fouquier-Tinville, lui qui prêche la démocratie. Il oublie que la démocratie devient aisément, elle aussi, inquisitoire, sinon totalitaire. Juif comme moi, il exclut de la France et rejette dans la France noire d’innombrables écrivains ou penseurs de notre commune patrie.
      Nombre de Juifs, en France, se sentent de nouveau guettés par l’antisémitisme et, comme des êtres «choqués», ils amplifient par leurs réactions le danger, plus ou moins illusoire, qu’ils affrontent. Que leur dit ce livre? Que le péril est partout, que l’idéologie française les condamne à un combat de chaque instant contre un ennemi installé dans l’inconscient de millions de leurs concitoyens. Des Français non juifs en concluront que les Juifs sont encore plus différents des autres Français qu’ils ne l’imaginaient, puisqu’un auteur acclamé par les organisations juives se révèle incapable de comprendre tant d’expressions de la pensée française, au point de les mettre au ban de la France.
      Il nous annonce la vérité pour que la nation française connaisse et surmonte son passé, il jette du sel sur toutes les plaies mal cicatrisées. Par son hystérie, il va nourrir l’hystérie d’une fraction de la communauté juive, déjà portée aux paroles et aux actes du délire. Oeuvre d’intérêt public, écrivait en conclusion le compte rendu du «Nouvel Observateur». Intérêt public ou danger public?”
      Voilà, tout est dit par Raymond Aron !

    • 20 Avril 2017 à 21h51

      jo1934edunom dit

      Sur BHL, je pense qu’il faut se contenter de laisser parler Raymon Aron.
      En 1981, à propos du livre de Bernard-Henri Lévy, ‘L’idéologie française’, Raymond Aron avait rédigé une critique pour un hebdomadaire de l’époque.
      Le titre donné à cette critique résume clairement l’opinion du grand intellectuel français : ‘’PROVOCATION’’.
      Les mots de Raymond Aron parlent d’eux-mêmes, point n’est besoin d’en rajouter ! Par la force et la rigueur de son analyse, le grand intellectuel et universitaire fait litière de la thèse du livre selon laquelle l’idéologie française serait quasiment par essence anti-sémite.
      Le portrait du jeune BHL qui s’en dégage indirectement est féroce et mais contrairement à celui de Dorian Gray, ce portrait aujourd’hui ressemble toujours au personnage.
      Un extrait du texte introductif de Raymond Aron :
      « Un auteur qui emploie volontiers les adjectifs infâme ou obscène pour qualifier les hommes et les idées invite le critique à lui rendre la pareille. Je résisterai autant que possible à la tentation, bien que le livre de Bernard-Henri Lévy présente quelques-uns des défauts qui m’horripilent : la boursouflure du style, la prétention à trancher des mérites et des démérites des vivants et des morts, l’ambition de rappeler à un peuple amnésique la part engloutie de son passé, les citations détachées de leur contexte et interprétées arbitrairement. Pis encore,le doute subsiste à la fin de la lecture : la violence du ton, maintenue d’un bout à l’autre du pamphlet, révèle-t-elle une indignation authentique ou le goût du scandale et de la diffusion de masse ?
      Allons plus loin : le livre ne se prête guère à une discussion objective, selon le mot consacré dans les universités.Il n’apporte aucun fait, aucun document , aucun texte qu’on ne trouve dans les quelques livres dont Bernard-Henri Lévy a tiré pour l’essentiel la matière qu’il triture à sa manière, Ce qui lui appartient en propre , c’est une certaine mise en place d’un corpus de mots ou de phrases.

      • 20 Avril 2017 à 21h53

        jo1934edunom dit

        (suite et fin)
        Or, cette mise en place est à tel point commandée par le propos de l’auteur que l’on se demande s’il vaut la peine de discuter avec un ”philosophe” qui s’arroge le rôle de justicier…»

        On le voit : la Mauvaise foi , l’Arbitraire et l’Art de triturer les textes étaient déjà il y a 35 ans les caractéristiques du style et de la ‘’pensée’’ de Monsieur Bernard-Henri Lévy

    • 20 Avril 2017 à 20h26

      jo1934edunom dit

      Très bonne synthèse sur la question du Vel’ d’hiv’ !
      Très bon travail de Régis de Castelnau !

    • 19 Avril 2017 à 19h58

      Schlemihl dit

      On a beau dire , je persiste à croire qu’ on aurait du la prolonger jusque à la mer .

    • 19 Avril 2017 à 19h48

      bellini dit

      Si la France c’était Vichy, De Gaulle en 1944 est un vulgaire putchiste, qui de plus est mis au pouvoir par des étrangers. Il faut donc de toute urgence ouvrir un procès contre ce De Gaulle, traitre et usurpateur!

    • 19 Avril 2017 à 18h34

      alcestine dit

      Votre texte est très beau! Merci.
      Alcestine

    • 19 Avril 2017 à 15h21

      curnonsteen dit

      BIbi:
      Simone Veil dans son discours de 2007 sur les Justes de France dit à peu près la même chose que Marine Le Pen. Mais il y a quelques différences :
      1 – Simone Veil porte sur un de ses bras un ensemble de chiffres qui donnent à ses propos une valeur indiscutable lorsqu’elle parle de la France de Vichy et de la France des Justes et des anonymes.
      2 – Nous qui sommes encore ici avons tous “bénéficié” (je parle de ma génération)des actes positifs, passifs ou opportunistes qui légitiment les propos de S. V. et, comme je suis cynique, j’ajoute qu’à cheval donné on ne regarde pas les dents.
      3 – La question qui fâche a été posée à Madame Le Pen par Olivier Mazerolle qui savait qu’il lui tendait un piège : qu’elle réponde ou qu’elle botte en touche, elle allait trinquer.
      4 – Elle a ainsi touché les dividendes de la succession de l’auteur de Durafour crématoire et autres délicatesses. Tant pis pour elle.
      5 – S’il est vrai que De Gaulle aurait dit que la politique de la France “ne se fait pas à la corbeille”, grâces soient rendues à un nombre trop grand de journalistes, elle se fait maintenant à la poubelle.

      • 19 Avril 2017 à 16h19

        Bibi dit

        Je viens d’écouter/voir le discours de Simone Veil, et elle ne dit pas du tout “à peu près la même chose que Marine Le Pen”. Elle remercie d’ailleurs Chirac d’avoir enfin brisé le tabou.
        Je crois que qu’une réponse de MLP au contenu similaire, qui fait la part des choses, l’aurait honorée (et lui aurait fait récolter des voix).

    • 19 Avril 2017 à 10h58

      heraclite dit

      Laurence Haïm, désormais porte-parole de Macron : “Marine Le Pen a fait une faute politique et historique très lourde” à propos du Vél’d'Hiv.
      Et quand son patron déclare que la France a commis des “crimes contre l’humanité” en Algérie, que faut-il faire comme commentaire, sinon que son propos est sacrilège et que, de ce fait, il est indigne de devenir Président de la république française !

    • 19 Avril 2017 à 10h35

      Bibi dit

      Et les “Justes” reconnus et même pas reconnus, ils étaient quoi? Français ou vichystes?

    • 19 Avril 2017 à 10h12

      Augustin Labiche dit

      Monsieur de Castelnau,

      Encore une fois bravo !

      Mes salutations les meilleures.
      Augustin Labiche. 

    • 19 Avril 2017 à 10h10

      Arres dit

      Enfin une analyse historique qui me rappelle les propos que tenaient mon père alors que j’étais enfants. L’état français ( je ne mets pas à dessein de majuscule à état.) n’avait que l’apparence de l’Etat. Il n’était que le produit d’une défaite militaire face à un régime barbare. Certes il y eu des collaborateurs. Mais beaucoup de français, réduits à l’impuissance essayaient de survivre. On ne peut pas demander à un peuple entier de se comporter héroïquement. je suis originaire de la seule région de France qui n’a pas déporté de juifs. Cela tient à trois raisons. la première, était et est toujours géographique, la Corse est une île. Il fallait déjà affréter un bateau pour déporter en masse des personnes; la seconde est que la Corse n’a été occupée que quelques mois, le 3 octobre 1943, elle était libérée; la troisième tient au fait que beaucoup de fonctionnaires corses ne tenaient pas vraiment à déporter des personnes dont les enfants étaient des amis des leurs. Certes il y a eu des collaborateurs, certes il y a eu des profiteurs, mais sans être des héros d’autres ont fait avec leur petits moyens ce qu’ils ont cru possible. N’oublions jamais que” l’on ne peut rien attendes de bon de la faiblesse.” Et l’état français était la produit des complices d’une tyrannie barbare.