Requiem pour l’humour français
La satire politique la plus bête du monde
Publié le 14 avril 2010 à 13:00 dans Médias

Les Guignols de l'Info, la marionnette de G.W. Bush.
L’humour français a toujours été d’un usage strictement domestique et n’a jamais acquis un statut universel, à l’image de l’humour juif ou anglais. Cela ne signifie pas que ses productions à travers les siècles aient été médiocres, bien au contraire, mais il se trouve qu’il voyage mal, comme le reblochon. Alphonse Allais ne résisterait pas à une traduction en allemand, bien qu’une édition dans la langue de Goethe de L’Album primo-avrilesque du génie de Honfleur soit parue confidentiellement, en 1993, à Munich. Je ne l’ai pas lue, mais je crains le pire.
L’art du contrepet et de la charade à tiroirs illustré par le regretté Luc Etienne, les exercices de style de l’Ouvroir de littérature potentielle du Collège de Pataphysique ne sont pas délocalisables, même si certains des membres les plus éminents de cette vénérable institution viennent du monde anglophone.
La satire politique fut, jadis, une forme de l’humour où l’on retrouvait l’esprit français, au meilleur sens du terme, aussi bien dans sa forme populaire que dans les textes satiriques des grands écrivains qui ne dédaignaient pas ce genre de littérature.
[...]
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Inédit
Article inédit
publié dans
Causeur n° 22Avril 2010

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L'auteur
Luc Rosenzweig est journaliste.
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maurau dit
So what? A la première lecture, j’ai l’impression d’un panégyrique de l’humour d’antan; où l’on se marrait bien, ma foi, entre la poire et le fromage. Question d’époque ou de génération? Des noms me viennent qui ne figurent pas dans votre article : Jammel Debouze (ses premières apparitions sur Canal + étaient plus que politiques), Guy Bedos (vieillissant et agaçant à force mais encore grinçant; je sais cela ne va pas plaire à tout le monde), Omar et Fred (comme Jammel, ils ont des propos très politiques dans leur SAV), Michel Muller, l’équipe de Groland, etc. (je sais tout ceci est très connoté Canal +, mais il faut si faire et sans doute est-ce un signe (de notre époque, de moi-même?). Et si ce n’est pas en vers, il me parait que ceux-là et d’autres arrivent encore à marcher sur les pieds de certains sans trop se compromettre (sauf pour Bedos) sans doute. Et que si la France s’ennuie (comme à l’époque de tante Yvonne) et si c’est la banlieue qui s’ennuie le plus (sans doute), elle sait encore rire d’elle-même (et moi avec elle), n’en déplaise aux grincheux de posture et de circonstance.
BvB09 dit
Effectivement ca sent un peu le sapin.
je ne suis pas fan de Guillon, mais je ne pense pas que les attaques ad nominem soient la règle chez lui. Et puis il est encore jeune.
Deproges que j´apprécie, ne s´est pas fait en un jour.
Bien que personne ne soit comparable à Deproges.
Vous evoquez Ruquier dans le corps de votre texte que vous faites disparaître dans votre conclusion.
Votre texte me laisse supposer qu´il est surtout une charge anti-Guillon
L’Ours dit
+ 1,
mais on va se faire traiter de réacs!
Louis dit
La vulgarité et la faiblesse discursive sont les deux mamelles de l’humoriste post moderne au même titre que la société dans son ensemble…