Les classiques font leur rentrée | Causeur

Les classiques font leur rentrée

Laissez passer l’avalanche de la rentrée littéraire avec Balzac et Zola

Auteur

Jérôme Leroy

Jérôme Leroy
Ecrivain et rédacteur en chef culture de Causeur.

Publié le 15 octobre 2016 / Culture

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salle lecture bibliotheque sainte genevieve

Salle de lecture de la Bibliothèque Sainte Geneviève, Paris. (Wikipedia)

La rentrée littéraire est ce phénomène étrange, typiquement français, qui consiste à faire sortir simultanément en quelques semaines, en quelques jours même, plusieurs centaines de livres à une période où tout le monde, à l’exception d’un petit milieu, a vraiment la tête à autre chose et n’a plus le temps de lire puisque les vacances sont terminées et que de toute manière on n’a plus d’argent, le moindre roman coûtant au minimum ses vingt euros. A part une petite trentaine de titres qui seront habilement propulsés par les éditeurs pour concourir aux grands prix de l’automne, les romans mort-nés vont assez vite connaître le pilon après un séjour d’une extrême brièveté chez les libraires qui n’en peuvent mais. Il n’est pas question ici de mettre en doute la qualité de la production contemporaine mais les conditions aberrantes dans lesquelles, précisément, elle est produite.

C’est peut-être, du coup, le moment où jamais de se replier sur des valeurs sûres. C’est qu’on aurait très vite tendance à les oublier, ces « livres consacrés par le temps » dont Voltaire recommandait la seule lecture. Nos classiques dorment dans les bibliothèques et on les néglige, persuadés de les connaître parce qu’ils nous seront passés quelques semaines entre les mains au collège ou au lycée. Cela avait déjà frappé Proust, qui fait dire à Swann dans La Recherche: ”Ce que je reproche aux journaux, c’est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles. Du moment que nous déchirons fiévreusement chaque matin la bande du journal, alors on devrait changer les choses et mettre dans le journal, moi je ne sais pas, les Pensées de Pascal !” Comme il y a peu de chances que la presse prenne au mot le dandy amoureux d’Odette, il nous reste la solution du livre de poche. Invention somme toute récente qui date de l’après-guerre, le livre de poche pourra assurément, et pour une somme modique, vous assurer une rentrée littéraire féconde.

On trouvera ainsi deux titres réédités avec un bon appareil critique, c’est à dire qui ne vient pas envahir le texte de l’auteur et ne sert pas de faire-valoir à un universitaire en mal de reconnaissance mais qui est là pour éclairer ce qui a besoin de l’être : La femme de trente ans de Balzac et La fortune des Rougon de Zola. Pour moins de quinze euros les deux, non seulement ils vous assureront des heures de lecture mais de surcroît, ils vous permettront de vous apercevoir que nombre d’écrivains d’aujourd’hui n’ont pas inventé grand chose, tant il est vrai qu’en matière de littérature, dieu merci, il n’y a pas de progrès et que le talent (ou le génie si on a de la chance) consiste à changer d’angle ou de dioptrie pour voir ce qui a toujours été là.

Balzac et Zola, en l’occurrence, ont été les premiers à considérer que le roman pouvait être un moyen de connaissance du monde et de la société, qu’il pouvait comme l’histoire, la philosophie, la sociologie, la psychologie, nous donner à voir. Et avec quelque chose en plus, quelque chose d’irremplaçable, qui s’appelle l’incarnation puisque les personnages de romans, avec leur chair, leur sang, leurs passions, leur courage, leur mélancolie, leurs crimes rendent soudain très concret ce qui sans eux resteraient du domaine de l’abstraction. On a appelé cela le réalisme quand bien même il s’agit, parfois à l’insu des écrivains eux-mêmes, d’une entreprise visionnaire un peu folle. On se souviendra ainsi que Balzac et sa Comédie Humaine voulait « concurrencer l’état civil. » ou que Zola, avec les Rougon-Macquart prétendait à une « Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire. »

La femme de trente ans n’est pas le Balzac le plus connu mais il remplacera avantageusement pour le lecteur une thèse sur le mariage ou le féminisme. Balzac y explore la sexualité féminine dans sa part maudite. L’héroïne, Julie, ne peut être confondue avec Madame Bovary. Si le point de départ est le même, un mariage même pas forcé se révélant une catastrophe dans une société qui ne laisse pas de deuxième chance aux femmes, Julie, elle, va au bout d’une logique de la rupture. Son bel officier impérial se comporte dans l’alcôve comme un parfait soudard et ne la fait pas jouir,  alors elle multiplie les enfants adultérins et connaît une manière de plaisir trouble, masochiste à souffrir, à expier, à voir sa seule fille légitime tuer un demi-frère alors qu’elle est enfant et mourir plus tard d’épuisement entre ses bras, Balzac jouant dans ce roman avec tous les genres littéraires, du mélodrame aux histoires de piraterie. Il n’en reste pas moins que l’exploration de ce « continent noir » de la psyché féminine bien avant la psychanalyse surprend par son audace et aussi par des intuitions sur les liens consubstantiels entre Eros et Thanatos. Nous ne sommes pas seulement dans une prolongation de La Physiologie du mariage où Balzac analysait les contradictions entre l’amour, la maternité, le plaisir et les normes sociales mais dans un texte à la couleur sadienne qui fait de  l’amour un chien de l’enfer.

De Balzac, quand il entreprend ses Rougon-Macquart, Zola admire le projet de la Comédie Humaine comme roman total : « Il y a là toute une société, depuis la courtisane jusqu’à la vierge, depuis le coquin suant le vice jusqu’au martyr de l’honneur et du devoir. » On passe trop souvent sur le fait que les Rougon-Macquart sont une entreprise minutieusement construite, le succès de certains romans comme Germinal, Nana ou L’Assommoir ayant occulté l’architecture d’ensemble. C’est pour cela que la réédition de La Fortune des Rougon, le premier roman de la série est des plus opportunes. Il s’ouvre sur la description d’un ancien cimetière devenu un quartier louche de Plassans (l’Aix de l’enfance de Zola), avec parfois des ossements qui remontent à la surface. Quel meilleur symbole pour ouvrir une œuvre qui laissera toujours le passé, celui de l’hérédité familiale, jeter son ombre sur le destin des personnages ? C’est aussi le roman de la faute originelle d’une époque, celle du coup d’état du futur Napoléon III et de l’opposition désespérée des républicains, incarnée par les jeunes amoureux Sylvère et Miette qui se feront massacrer par les bonapartistes. Le roman qui se déroule sur quatre jours du 7 au 11 décembre, joue sur plusieurs points de vues et ménage de nombreux retours en arrière qui portent en germe les romans à venir des Rougon dans une construction qu’envieraient nombre d’auteurs de thrillers.

Et c’est qui frappe d’abord aujourd’hui à la lecture de la Fortune des Rougon comme de La Femme de trente ans, à nous quatrième ou cinquième génération de spectateurs de cinéma, un cinéma qui célèbre aujourd’hui de plus en plus souvent les noces entre l’esthétique des films « d’art et d’essai » et du mauvais genre : Balzac et Zola se révèlent des scénaristes de génie aussi audacieux que rigoureux et des metteurs en scène accomplis qui ne se trompent jamais parce qu’ils posent, toujours, la caméra là où il faut.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 17 Octobre 2016 à 11h50

      Schlemihl dit

      Je me permets de conseiller

      La gifle du kilomètre 40  d’ Achille Campanile
      Et Alphonse Boudard , plus particulièrement La cerise , La métamorphose des cloportes , Bleubite , L’ Hôpital ( une hostaubiographie )  

      • 17 Octobre 2016 à 14h10

        Schlemihl dit

        Quelques oeuvres méritent d’ être tirées de l’ oubli

        Pertharite de Corneille
        La Grèce contemporaine d’ Edmond About
        Han d ‘ Islande ( j’ai oublié l’auteur )  : essayez de le lire , le livre ne se laisse pas faire
        La langue en action , le seul ouvrage qui soit à la fois un dictionnaire de la langue française et un roman d’ espionnage pornographique
        Jérôme Paturot à la recherche d’ une position sociale , de Raybaud 
        Le Code pénal et tout particulièrement le chapitre 12
        L’ Ile des pingouins de Jacquot le Philosophe
        Le Consul de Levet , poème exotique et épastrouillant
        Comme quoi Napoléon n’a jamais existé de Jean Baptiste Pérès
        La Synagogue des iconoclastes de Wilcox
        Histoire de France Tintamarresque de Touchatout
        Organigramme de la section porcine , ouvrage cochon
        Albert Lebrun , je crois que c’est sa première biographie , je l’ai trouvée à la bibliothèque municipale de Vi…… ( Val de Marne )

        A lire et à méditer 

    • 17 Octobre 2016 à 11h01

      isa dit

      D’accord avec JL: je relis tous les Rougon en poche d’ailleurs, 4 euros et quelques.
      Et ce, après avoir tenté les sorties d’une rentrée littéraire fort médiocre: Karine Tuil ( au secours!), Yasmina Reza ( rien à voir avec ses anciens écrits très prometteurs).
      Pour l’instant, plongée dans ” un président ne devrait pas dire ca”, je suis en train de rechercher ce qui a fait sortir ” les bonnes pages” par nos média déboulés,
      Ce livre ne recherche qu’à nous pousser vers une admiration hollandaise: cet homme est ultra- intelligent( sic), d’une finesse extraordinaire, d’une extrême honnêteté….. Et j’en passe des tonnes.
      Je comprends pourquoi il a voulu ce livre, le Prez.
      Incroyable ce que les média en ont fait! 

    • 17 Octobre 2016 à 9h48

      QUIDAM II dit

      Biens sûr, les « grands classiques » ! mais également des classiques du 20° siècle :
      Francis Carco pour « Jésus la caille » « l’homme traqué » et « Brumes » ; Georges Duhamel pour « La chronique des Pasquier » ; Paul Valery ; André Malraux pour « La condition humaine » ; André Maurois pour « Les Silences du colonel Bramble », mais également pour ses excellentes biographies ; Blaise Cendrars ; Pierre Mac Orlan pour avoir inspiré et nourri « le réalisme poétique » du cinéma français ; Maurice Genevois pour « Raboliot » ; François Mauriac pour « Thérèse Desqueyroux », « le noeud de vipères », « le Sagouin » et quelques autres romans… Roger Martin du Gard pour « Les Thibault » ; « Saint-Germain ou la Négociation » de Francis Walder
      Et quelques autres qui mériteraient d’être cités…

    • 16 Octobre 2016 à 10h44

      Flo dit

      Avec une liseuse,vous pouvez avoir tout Balzac et Zola pour quelques euros.  Je viens d’en recevoir en cadeau et j’ai téléchargé tout Dostoievski pour 2 euros. 

      Je ne me lasse jamais de lire et de relire les ckassiques et je me fous royalement des rentrées littéraires.   

      • 16 Octobre 2016 à 12h51

        Villaterne dit

        “Je me demande qui nous devons remercier pour avoir si habilement travaillé les esprits que personne n’a plus une seule idée à soi”
        Dostoievski les possédés
        A la lumière des classiques notre monde paraît plus clair.

        • 17 Octobre 2016 à 9h20

          Flo dit

          Je viens justement de finir Les Possédés.
          Tout simplement fabuleux !

    • 15 Octobre 2016 à 19h09

      bartolomee dit

      @ Schlemilh

      A votre intention, cette citation de Faulkner : “Le privilège de l’écrivain est d’aider l’homme à tout supporter en élevant son cœur, en lui rappelant le courage, l’honneur, l’espoir, la fierté, la compassion, la pitié et les sacrifices qui font les gloires de son passé.”. Que cette citation ne tombe jamais entre les neurones (enfin ce qu’il doit en rester) de la rue de Grenelle…l’autodafé géant !

      Avant que tout ne tourne au vinaigre, je pense qu’il faut faire provision de livres, avoir une dizaine d’années de lecture devant soi, sinon nous allons nous effondrer de désespoir. Pour le moment, nous possédons encore ce droit bien que je vois des pans entiers de Folio qui disparaissent des catalogues.

      Bientôt Trierweiler édité de son vivant dans la Pléiade ? Plenel en œuvres complètes chez Bouquins ? Craignons le pire. La littérature semble moins menacée que les autres domaines, mais…pour combien de temps ????

      • 16 Octobre 2016 à 1h57

        Schlemihl dit

        Je ne suis pas sur qu’on lise encore dans 20 ans . qui lit encore Corneille ? Timoléon 1658

        Quoi Seigneur vous rêvez et votre âme hautaine
        Hésite à s’ engager et balance incertaine !
        Vous qui sûtes amener l ‘ armée dans le devoir
        Rendre aux peuples hellènes la concorde et l’espoir
        Ecarter du conseil les lâches démagogues
        Renverser les tyrans , jetés au Trou des Gogues ( gouffre près de Syracuse ou on précipitait les sacrilèges )  
        Vous , le libérateur des cités de Sicile
        Syracuse , Agrigente , Eryx , Hecatompyle
        Voyez les exilés , en proie au noir souci
        Faites en Italie ce que vous fîtes ici
        Et traversant les flots du détroit de Messine  
        Châtiez des Mamertins la fureur assassine ….
         
        C’est le début de Timoléon . Lisez cela à des contemporains ! Ce n’ est même plus compréhensible .   

        • 16 Octobre 2016 à 14h05

          alain delon dit

          Il y a du Brighelli en vous

      • 16 Octobre 2016 à 21h37

        Schlemihl dit

        J’aime citer les classiques . Corneille Cervantes Proust Ribéry …..

    • 15 Octobre 2016 à 15h27

      GigiLamourauzoo dit

      J’ai lu Germanal de Balzolac,un livre qui vous troue le c.l!

    • 15 Octobre 2016 à 14h51

      Singe bleu dit

      Surtout qu’une rentrée sans un livre de Leroy c’est le plus grand scandale

      • 15 Octobre 2016 à 15h01

        alain delon dit

        Le type redécouvre Balzac et Zola pour vous, ça devrait vous suffire :)

        • 15 Octobre 2016 à 15h13

          Singe bleu dit

          En effet, heureusement qu’il est là, Leroy voit tout, sait tout, résout les problèmes d’érection soigne les mycoses vaginales.

        • 15 Octobre 2016 à 15h26

          alain delon dit

          Négatif, les mycoses, c’est le boulot de Jean d’Ormesson

    • 15 Octobre 2016 à 14h26

      Schlemihl dit

      De l’ horrible danger de la lecture

      Je ne laisserai pas la publication de cet article sans crier une protestation indignée , sans mettre les populations , et surtout la jeunesse de ce pays ,en garde contre le danger des livres , de la littérature , de la pensée .

      La lecture mène à la réflexion , et la réflexion au doute , au libre examen , à la pensée personnelle , toutes choses qu’il faut extirper de l’ esprit humain comme dangereuses , malfaisantes , infâmes et immondes . L’ homme doit croire , obéir , combattre , se dévouer à la Cause que lui désignent le Chef , tuer , mourir . Il n’ y a pas autre chose .

      Soyez Verts Nazis Communistes Islamistes Chavistes Fascistes ou n’ importe quoi , mais vous ne devez pas penser ! l’ esprit de doute et de libre examen est un poison . Croyez obéissez tuez mourez , ne pensez pas , ne lisez pas .

      • 15 Octobre 2016 à 15h58

        L'Ours dit

        … et donc, surtout éviter Descartes!

      • 15 Octobre 2016 à 16h01

        C. Canse dit

        Schlemihl

        Vous avez bien raison. J’irai plus loin : interdisons les livres, coûteux, occupent de la place inutilement et surtout crament à F 451.
        Protégeons nos enfants de ces objets diaboliques. 

        • 17 Octobre 2016 à 9h39

          Singe bleu dit

          Descartes réduit à une sorte d’idéologie triviale et rationaliste. L’ours dansant n’a pas lu René.

      • 15 Octobre 2016 à 18h23

        Schlemihl dit

        Il faur rétablir l’ index , la censure ! Non , plus de Descartes , bien sur . Interdisons Turold Rutebeuf Occam Chaucer Boccace Dante Villon Ronsard Mme de la Fayette La Fontaine Racine Corneille Swift Taine Burke Soloviev Reinach Zola Hugo Balzac Flaubert Dickens Tchekhov Stevenson les romans policiers les ouvrages historique artistiques pornographiques les biographies les autobiographies les traités de sciences exactes de mathématiques de biologie ….

        Naturellement on aura interdit aussi l’ Ancien Testament  le Nouveau Testament le Talmud le Zohar Saint Thomas d’ Aquin Calvin Luther Avvakoum et le reste .

        il nous faut des traités d’astrologie , des oracles , des prophéties , des penseurs utiles , Drumont Pranaïtis Nostradamus Garaudy Kémi Séba …. Nous voulons une science utile , qui se conforme aux directives du Chef , Fara , Vojd , Fuehrer , Grand Timonier , Duce , Conducator , une science qui puise ses racines dans l’ instinct , la race , le peuple , une science qui sera islamique , aryenne , prolétarienne , noire , asiatique . Peu importe les noms ce sera toujours la même .

        A propos , on peut de débarrasser des musées tableaux ( la photographie est plus exacte ) oeuvres musicales architecturales ( bon sang vous pouvez me dire à quoi servent Chambord Chantilly et Notre Dame ? ) et de l’ archéologie , qui pousse à des réflexions coupables .

        Des actes ! et tous les Verts tous les islamistes tous les nazis tous les fascistes tous les communistes avec moi ! Vive Daech ! Vive Mao ! Vive Pol Pot ! Heil Hitler ! Qu’on en finisse enfin avec la civilisation ! 

        • 15 Octobre 2016 à 18h29

          C. Canse dit

          Avec tous ces jolis, ce n’est pas que la fin de la civilisation mais plutôt celle de l’humanité.

          Et puis de toute façon, tout ça ne sert à rien, livres, tableaux, archi, musique et que sais-je encore, superfétatoire, inutile, élitiste, tout ça n’est que littérature ! 

    • 15 Octobre 2016 à 14h24

      enfer dit

      Balzac et Zola….Un gigolo besogneux et bourgeois libidineux mis au gout du jour par la III ème république et qui continuent à encombrer nos bibliothèques et l’esprit de nos intellos de salon.
      Ils ont servi à tout, jusqu’à excuser les crimes du communisme.Ils tombent des mains de tous lecteur un peu sensé tant l’un écrit avec un pieu et l’autre vous bassine de ses commentaires où la compassion de façade cache mal le mépris du grand bourgeois.

      • 15 Octobre 2016 à 14h27

        Schlemihl dit

        Enfer a raison , et le pire c’ est que parfois ils ont du génie ….

      • 15 Octobre 2016 à 14h50

        Martini Henry dit

        Ils tombent des mains? C’est que, soit vous avez de mauvaises mains, soit de mauvais yeux.
        Mais bon, les goûts et les couleurs…

      • 15 Octobre 2016 à 14h55

        alain delon dit

        +1 à François Bégaudeau pour ce post tout en finesse

      • 15 Octobre 2016 à 18h53

        Villaterne dit

        Vous avez certainement mal lu Balzac.
        Cet auteur a tout décrit, il l’a seulement bien enveloppé.
        Vous avez été trop sensible à l’emballage qui n’était pas à votre goût.
        “Indiquer les désastres produits par les changements de mœurs est la seule mission des livres”