La droite islamophile existe, je l’ai rencontrée | Causeur

La droite islamophile existe, je l’ai rencontrée

D’une certaine lecture de René Guénon

Auteur

Renaud Fabbri
est docteur en science politique. Il a publié chez l’Harmattan "Eric Voegelin et l’Orient : millénarisme et religions politiques de l’Antiquité à Daech".

Publié le 30 juillet 2016 / Politique Religion

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Image : Pixabay.

On a beaucoup glosé ces derniers temps sur la fascination, voire la complaisance de toute une frange idéologique de la gauche avec l’islamisme radical. Ce qu’on a moins souligné pour l’instant, c’est que le phénomène n’est pas limité à la gauche mais se retrouve dans certains milieux se rattachant à ce qu’on pourrait appeler la droite « métapolitique », tentés à leur manière par la perspective d’une alliance conservatrice avec l’Islam (ou dans un registre plus laïque avec l’ancien « Tiers-Monde » anti-impérialiste).

On se focalisera ici sur le cas de René Guénon. Né à Blois en 1886 et mort au Caire en 1951 sous le nom de Abd al-Wahid Yahya, René Guénon est l’auteur d’une œuvre abondante touchant à la métaphysique, l’ésotérisme et le symbolisme traditionnel. Il est peut-être surtout connu aujourd’hui pour sa critique radicale de la sécularisation. A ses yeux, la civilisation occidentale représente une véritable anomalie à l’échelle historique. Notre civilisation aurait graduellement perdu tout contact avec le Sacré, opérant finalement une réduction systématique de l’horizon de l’homme moderne à celui de l’individualité. La démocratie et les droits de l’homme seraient les signes les plus manifestes de cette décadence. Dans Le règne de la quantité1, son ouvrage théorique majeur, Guénon distingue deux étapes dans le développement du monde moderne : un processus de solidification caractérisé par le développement du matérialisme, du scientisme ou encore de l’Etatisme. La seconde étape serait marquée par un processus de dissolution culminant dans une grande parodie, une forme de spiritualité à rebours. Guénon voyait dans la psychanalyse et dans les précurseurs de ce qu’on appellerait aujourd’hui le New Age, les premiers signes de cette dissolution. On ne peut qu’imaginer ce qu’il aurait pu écrire devant le développement de l’économie globalisée et néolibérale, l’invasion de l’internet ou encore les diverses formes de parodie identitaire dont le monde occidental nous offre un spectacle toujours plus affligeant.

Face à cette subversion généralisée, Guénon, qui avait vu avec incrédulité l’Eglise catholique se rallier progressivement au monde moderne, a cherché dans un « Orient » en partie imaginaire, un antidote à la maladie spirituelle du monde moderne, Orient que dans le sillage des romantiques et des occultistes du 19ème siècle il concevait comme héritier d’une sorte de révélation primordiale. Guénon a joué un rôle souvent discret mais non négligeable dans la diffusion des religions orientales en Occident. Alors que la plupart des orientalistes de son temps voyaient essentiellement l’Islam, l’hindouisme ou le bouddhisme comme un simple objet d’étude, Guénon a contribué à un changement de regard. Il les a présentés comme des voies possibles de transformation intérieure, en même temps que comme le moyen de reformer peut-être une élite intellectuelle et spirituelle en Occident.

Guénon connaissait étrangement mal le catholicisme et n’a pas anticipé l’implantation du bouddhisme en Occident. Il ne croyait pas non plus en la possibilité pour des occidentaux de se rattacher à l’hindouisme. C’est donc finalement vers l’Islam (sous la forme de l’ésotérisme soufi) qu’il s’est orienté, entrainant avec lui une grande partie de ses lecteurs. Rattaché au soufisme aux alentours de 1912, il s’est installé au Caire à partir de 1930, se moulant de plus en plus dans l’ambiance musulmane. Guénon a largement contribué au développement en France d’une forme de soufisme d’orientation à la fois intellectuelle et mystique, surtout présent dans le champ académique et para-académique.

Ce rattachement à l’Islam n’est pas allé sans résistances en particulier de la part des lecteurs de Guénon fermement enracinés dans la tradition catholique. Avec le temps, l’écart, voire l’abime, entre le soufisme d’inspiration guénonienne et la réalité de l’Islam moyen-oriental ou même européen n’a cessé d’apparaitre de plus en plus criant, donnant lieu à des phénomènes contradictoires : chez certains une islamisation du discours guénonien, chez d’autres une dé-islamisation de la pratique du soufisme.

Si on ne peut guère reprocher à Guénon de ne pas avoir anticipé la montée de l’islamisme djihadiste (encore qu’il ait vécu en Egypte qui était aussi le berceau des Frères musulmans), on ne peut manquer de s’interroger sur le mythe qu’il a contribué à forger, celui d’un renouveau de l’Occident par l’Orient, ce renouveau pouvant passer selon les termes de Guénon lui-même par une véritable « absorption ». On peut s’interroger aujourd’hui avec inquiétude des modalités qu’une telle absorption pourrait prendre. Michel Houellebecq, qui semble avoir lu Guénon, nous décrit d’ailleurs dans Soumission un scénario de ce genre, non sans démonter par avance les complicités intellectuelles et politiques qui le rendraient possible. Ce qui nous interpelle surtout c’est que Guénon, comme d’ailleurs beaucoup d’intellectuels de gauche actuels mais dans une optique très différente, n’a pas hésité à diaboliser le monde occidental et à projeter sur son « autre » oriental toutes les qualités qui lui manqueraient ou qu’il aurait perdues. L’ironie de l’histoire a voulu pourtant que la forme d’islam qui s’impose aujourd’hui soit aux antipodes de l’intellectualisme ésotérisant que promouvait Guénon (tout comme aux antipodes des fantasmes libertaires et égalitaires de la gauche). On soulignera en particulier le fait que le djihadisme se caractérise par une confusion généralisée du psychique et du spirituel. Guénon, anticipant ainsi les travaux de certains sociologues, avait déjà diagnostiqué ce phénomène en Occident à la racine de ce qu’on appellerait de nos jours « les nouveaux mouvements religieux. » Mais il n’avait pas prévu qu’il pourrait aussi se propager en Orient. Dans l’islam djihadiste, le Dieu transcendant devient une simple métaphore renvoyant à l’expérience d’une communauté largement fantasmée et la figure du saint est remplacée par celle du kamikaze, cette psychologisation du sacré allant de pair comme on le sait avec un phénomène de politisation.

Tout lecteur lucide de Guénon se doit de tirer les conséquences qui s’imposent. À l’époque contemporaine, ce qui menace l’Islam, c’est beaucoup moins « l’envahissement occidental » (ce qui ne veut pas dire qu’on doive nier la part de responsabilité des Etats-Unis et de l’Europe dans le chaos moyen-oriental) que la montée d’une idéologie millénariste et totalitaire d’origine autochtone et qui sous couvert de réaction contre le nihilisme et le relativisme occidental, est en train d’achever de détruire totalement ce qui pouvait rester de la spiritualité musulmane traditionnelle. Dans la situation actuelle, le monde musulman est loin de pouvoir apporter un remède quelconque à la maladie spirituelle qui ronge l’Occident. Bien au contraire, il est en train de devenir le vecteur principal des forces de « dissolution » à l’œuvre dans la postmodernité. Le déni de réalité tant parmi les intellectuels occidentaux que dans les sociétés à majorité musulmane ne fait que différer un réveil douloureux. Espérons qu’il n’est pas déjà trop tard …

  1. René Guénon, Le règne de la quantité et les signes des temps, Gallimard, 1945.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 3 Août 2016 à 7h40

      beornottobe dit

      hum !…… “vivre ensemble” ???????
      si la question se pose (et se pose souvent ainsi)c’est peut être que……?
      serions-nous trop nombreux sur cette terre?

      • 3 Août 2016 à 7h42

        beornottobe dit

        c’est en tout cas qu’il y a un problème !

    • 2 Août 2016 à 0h01

      aregundis dit

      Axiophilus. Bonsoir. De Gaulle a créé le mythe d’une France résistante. Il n’a jamais pardonné aux Américains d’avoir libéré le pays. S’il s’est montré pro-arabe et a reconnu le régime de Mao, ce n’était pas pour plaire aux Arabes et aux Chinois, mais pour être désagréable aux Américains. Ah, c’était une figure que cet homme là !

      Il arrive qu’on évoque cette alliance de François 1er avec Soliman pour de bien mauvaises raisons. Toujours les mêmes! En 1535, le roi se serait volontiers allié avec le diable pour contrer les manigances du Barbe bleue anglais, Henry VIII, et s’assurer un allié provisoire dans sa guerre contre Charles Quint après sa défaite à Pavie où il fut fait prisonnier, dix ans plus tôt.
      Petit détail historique : lorsqu’il maria son fils Henri à Catherine de Médicis, nièce du pape Clément VII, celui-ci, le lendemain de la nuit de noce vint, dit-on, s’assurer – de l’œil et du doigt – que le mariage avait été dûment consommé ! Vous voyez, on s’amuse chez Causeur avec ce Guénon qui ne devait pas rire souvent.

      Quant à la transcendance… Libéral quant aux idées politiques et philo ; catho plutôt tradi dans le domaine religieux. Mais c’est plus compliqué que ça. Les miracles, la conception virginale, l’homoousios et tout ça, qu’en dire ? Je regrette le tournant qu’a pris l’Église avec Vatican II. L’Église s’est tiré une balle dans le pied en désacralisant ses rites. Les fidèles ont déserté. Je le sais, je suis le témoin bien âgé d’une époque, les années 40 à 60, où les gens du peuple ne se considéraient pas mariés autrement que devant un curé. Le mariage uniquement civil ? Il était vu comme un collage qui n’engageait à rien. J’admire l’enthousiasme de tous ces jeunes gens autour du pape : l’amour, les bisous, le dialogue, la fraternité, certes… Mais à quoi croient-ils vraiment, au juste ?

      • 2 Août 2016 à 11h01

        Axiophilus dit

        Nuance.De Gaulle n’a jamais pardonné à Roosevelt : 1) d’avoir conservé un ambassadeur à Vichy jusqu’en 1942, 2) de ne l’avoir jamais reconnu comme représentant de la France libre, 3) de lui avoir balancé Giraud dans les pattes et d’avoir organisé une conférence à Casablanca en 1942 sur un territoire sous mandat français sans autorisation du mandataire, 4)de ne pas l’avoir informé de la date des débarquements (Algérie, Normandie), 5) d’avoir fomenté une combine pour établir en Franc l’AMGOT, 6) d’avoir écarté toute participation française au débarquement en Normandie à l’exception du commando Kieffer il est vrai entièrement sous le commandement Anglais, 7) de l’avoir écarté de toutes les conférences des alliés: Téhéran et Yalta (pour la dernière, Churchill regretta l’absence de de Gaulle, Roosevelt gâteux et moribond lâcha tout à Staline).
        De Gaulle appréciait Eisenhower ce dernier le soutint dans le projet de débarquement libérant en priorité la France contre Churchill qui défendait la stratégie d’une percée au nord de l’Adriatique. De Gaulle soutint sans réserve Kennedy dans l’affaire des missiles de Cuba sans, dit-on, réclamer de voir les photos exigence qu’eut MacMillan. De Gaulle ne nourrissait aucune animosité à l’égard des Américains mais se méfiait de leur impérialisme économique et surtout de leur politique étrangère à l’emporte pièce dont le crétinisme de G.W.Bush (soutenu par Hilary Clinton et Cohn-Bendit faut-il s’en souvenir) constitue la plus parfaite illustration.

        • 2 Août 2016 à 21h21

          aregundis dit

          Tout ce que vous dites est vrai, pour autant que je sache, n’étant pas aussi bien informé que vous. On n’entre pas dans ces détails. Les Américains, ceux qui remontaient de Provence en direction de l’Allemagne, je les ai vus de près, GMC, jeep, et tout le barda, ça laisse des souvenirs. J’avais 8 ans. Je sais – entre autres choses – que Roosevelt se méfiait de De Gaulle qu’il soupçonnait d’aspirer à la dictature. C’est très américain, vous savez : le droit, la liberté, la démocratie… A l’époque, on ne parlait pas d’ « impérialisme ». C’est arrivé plus tard avec la propagande, Thorez, Duclos, le PCF aligné sur Moscou, Staline, le Komintern, les grèves insurrectionnelles de 47. J’ai vécu cette époque. De Gaulle avait prévu tout ça. Et c’est en accord avec le haut commandement allié, Eisenhower, donc, que la division Leclerc a foncé sur la capitale, prévenant ainsi toute tentative communiste de s’emparer du pouvoir sous prétexte d’ « épuration ». Bonsoir.

    • 1 Août 2016 à 16h59

      alain dit

      et si une minoritée islamiste se dépechait d’envahir une partie de la planète pour pouvoir sur vivre a l’après petrole

    • 1 Août 2016 à 16h03

      Axiophilus dit

      Aller nous sortir un auteur confidentiel mort en 1951 pour nous expliquer qu’il existe une droite islamophile, j’avoue être surpris par le procédé! La seule chose que j’ai remarqué dans une certaine droite c’est la fascination des esprits militaristes pour une religion qui s’apparente à un règlement militaire: mangez à telle heure, priez cinq fois à l’appel du clairon (pardon du muezzin) , tirez sur tous ceux qui semblent vous attaquer, faites vous obéir en particulier de vos femmes sinon mettez leur une raclée, imposez votre religion aux autres sinon mettez les à l’amende, etc.
      C’est ainsi que Napoléon se posa la question de savoir s’il ne devait pas se convertir à l’islam. Son échec devant St Jean d’Acre et l’obligation de rentrer en France l’arrêta dans ce projet un peu fou. Pour le reste, il existe à droite une politique pro arabe héritée de de Gaulle et de nos rois qui ne vise qu’à marquer notre indépendance par rapport aux États-Unis, à assurer notre présence au Liban (majoritairement chrétien du temps de de Gaulle, hélas minoritairement depuis) et notre approvisionnement énergétique (à l’époque de de Gaulle il n’y avait de pétrole venant d’ U.R.S.S.) ainsi que notre liberté de commercer avec qui on veut (Soliman et François I° Mao encore et de Gaulle). Dernier point: la fascination d’un orient sans péché originel qui rend ses habitants indolents et sensuels. Le formalisme religieux (manger hallal, faire les cinq prières, le ramadan) efface judicieusement des tabous occidentaux comme la pratique très répandue de la pédérastie (Gide et bien d’autres y ont trouvé leur compte) ou celui de la paresse (mine de rien voyez comme le farniente est mal vu en France).
      Par ailleurs, qu’il existe des gens de droite qui regrettent une sécularisation abusive aboutissant au rejet de toute transcendance dans une société matérialiste et mercantile ne signifie pas pour autant une adhésion à l’islam qui lui impose à tous les membres de l’oumma la croyance en Allah.

      • 1 Août 2016 à 19h45

        himavat dit

        “Par ailleurs, qu’il existe des gens de droite qui regrettent une sécularisation abusive aboutissant au rejet de toute transcendance dans une société matérialiste et mercantile ne signifie pas pour autant une adhésion à l’islam qui lui impose à tous les membres de l’oumma la croyance en Allah.”

        est bien dit

    • 1 Août 2016 à 14h03

      beornottobe dit

      tendance chrétienne: tends la joue gauche
      tendance islamique (ou caranique, car c’est pareil)) : t’en veux une autre? le cinéma des musulmans ne rend pas dupe : tant qu’il n’y aura pas l’annulation -sans ambigüité- des préceptes de mort ou d’assassinat) ce sera nul et non avenu (taqyya quand tu els tiens)

    • 1 Août 2016 à 13h07

      beornottobe dit

      “La droite islamophile existe” !…….
      je ne l’ai pas rencontrée, mais je la côtoie (quasiment tous les jours – de même que la Gauche…-)

      allez donc gagner une bataille avec “ça” !………!!!!!!!!

      • 1 Août 2016 à 16h28

        douce France dit

        bienvenue au club !

        • 1 Août 2016 à 19h46

          himavat dit

          elle ne l’ est pas “intellectuellement”, par guénonisme ou autre
          mais par suivisme ou intérêt

    • 1 Août 2016 à 13h06

      ERVEFEL dit

      Il n’y a pas besoin de remonter si loin dans le temps pour trouver une droite islamophile quand Alain Juppé l’incarne si parfaitement, mais c’est vrai que ce n’est pas un homme de lettre et qu’en plus il est particulièrement inculte sur le monde musulman.

      • 1 Août 2016 à 17h07

        douce France dit

        Juppé, lorsqu’il parle d’islam, auquel il avoue lui même ne rien connaître, est en relation live avec Tareq Oubrou via son oreillette …..C’est en tout cas l’impression qu’il donne.

    • 31 Juillet 2016 à 23h43

      aregundis dit

      A Himavat. Il est permis de sourire. Malgré tout. « Malgré la nuit » (Ste Thérèse de la Croix). Ce Mr Fabbri a levé un lièvre avec son Guénon, qui arrive là comme un cheveu dans la soupe. Fantaisie d’intellectuel. Je n’ai rien oublié de ce que vous dites. J’ai beaucoup abrégé. Comment faire autrement ? Ah, Le Matin des magiciens ! Voilà qui ne nous rajeunit pas ! Pauwels et Bergier étaient aussi les fondateurs d’un bimensuel de facture luxueuse, Planète, de tonalité plutôt de droite et élitiste. Il y était question de civilisations inconnues, d’ufologie, de phénomènes dits « inexpliqués », d’univers parallèles, etc… Du Guénon modernisé, en quelque sorte. J’étais un lecteur assidu de Planète, quoique loin du pays à cette époque. .

      Ces histoires de transmission d’un savoir secret transmis par une chaîne de « supérieurs inconnus » ne manquent pas d’intérêt. Voir aussi Édouard Schuré Les grands initiés, 1889, maintes fois réédité, qu’on trouvait partout dans les tourniquets de gares. Le sujet n’est pas nouveau et Guénon ne l’a pas inventé. Il eut même un sérieux concurrent en la personne d’Alexandre Saint-Yves dit « marquis d’Alveydre ». Inventeur de la Synarchie et de l’Archéomètre, une bizarrerie astrologique qui intéressa beaucoup Papus, autre disciple d’Agrippa (XVe s.), celui-là une sorte de sorcier et son chien « Monsieur », qui provoqua la colère de Panurge dans le Tiers Livre quand les devins lui prédirent que s’il se mariait il serait cocu. Je cite ici Paul Leutrat (mort en 2009). La sorcellerie lyonnaise. Laffont, 1977. Livre bien documenté, plein de drôlerie, qui recense illuminés, loges bizarres et diableries en la bonne ville de Lyon et ses environs, de l’antique Lugdunum à nos jours. Bonne nuit à tout le monde.

      • 1 Août 2016 à 13h25

        himavat dit

        merci de vôtre commentaire
        j’ espère qu’ il sera utile à bien des lecteurs
        j’ ai croisé une fois un synarchiste …

        pour ceux qui ne le savent pas, est un centre “occulte” important

        • 1 Août 2016 à 13h26

          himavat dit

          Lyon est un centre …

        • 1 Août 2016 à 16h46

          Axiophilus dit

          Himavat
          Dans le domaine de l’humour l’ordre du clou est à Lyon ce que le collège de pataphysique est à Paris

        • 1 Août 2016 à 18h34

          himavat dit

          j’ essayerai de me procurer “La sorcellerie lyonnaise”

        • 1 Août 2016 à 18h49

          himavat dit

          la référence à Rabelais et à Cornelius Agrippa est bien plaisante également

      • 1 Août 2016 à 18h15

        Schlemihl dit

        Le Matin des magiciens ! très joliment écrit du reste …ça faisait rêver : l’ initiation , les ” centrales d’ énergie ” , les énergies cachées , les connaissances cachées des anciens et le reste .

        Et puis je me suis rendu compte qu’ on se foutait du monde . Ca m’a rendu service d’ailleurs , je suis vacciné contre la Tradition , les Grands initiés ( il n’ y a pas de petits initiés ) , l’ ésotérisme la magie et les prophéties  , m’est avis que je ne serai jamais soufi ni lama ni chamane ni gnostique et que ne me convertirai jamais à rien .

        L’ univers est mystérieux . La science ne suffit certainement pas , mais il vaut mieux ne pas savoir grand chose et en tenir honnêtement compte que de savoir des choses qui ne sont pas vraies . Peut être existe t il une initiation à autre chose , mais pas chez les drogués ni les ésotéristes ni la Golden Dawn ou les cathares .

        on peut peut être s’ instruire en lisant un auteur russe pas assez connu en France , pas un grand initié . Un livre qui vaut d’ être lu : Trois entretiens de Vladimir Soloviev . 

        • 1 Août 2016 à 18h26

          himavat dit

          “Le matin des magiciens” évoque (pour la Golden Dawn) l’ utilisation de tels cénacles par les services de renseignements
          Blavatsky a aussi été suspecte de ce point de vue

    • 31 Juillet 2016 à 21h10

      radagast dit

      Cet article aura eu le mérite de nous valoir quelques échanges et commentaires de haute volée dont nous aurons tous profité.
      Pour le reste et pour ceux qui chercheraient “un antidote à la maladie spirituelle du Monde moderne ” , il n’y a pas que l’Islam dans l’Orient , il y a tout simplement le Christianisme originel et les Pères de l’Eglise.

    • 31 Juillet 2016 à 15h25

      aregundis dit

      Oui, Quidam a bien raison. Mille fois! Le « soufisme » de Guénon est fantasmagorique, idéalisé. Il eût été aussi bien derviche tourneur, tant qu’à faire ! Cela est arrivé à d’autres de son temps, fascinés par le monde arabe, ne voulant voir que « les splendeurs de l’Orient », non sa réalité miséreuse, fanatique et violente.

      En vérité, Guénon – à défaut d’être lu – est surtout connu des férus d’occultisme, de Maîtres inconnus. Le Secret d’un Âge d’or connu des seuls grands Initiés. Le tout-venant habituel des sectes et des utopies… et des charlatans. Lui-même emprunta à diverses sources. Des religions à mystères de l’Antiquité transposé aux loges « spiritualistes » ; du saint Graal aux Templiers et des pratiques spirites aux Rose-Croix ; le « mystère » des Pyramides, le Livre des Morts ; et Blavatsky, Besant, Steiner et tutti quanti…. Guénon, c’était ce vaste bazar érudit qui inspira aussi Oswald Wirth, Huysmans, Gurdjieff, et d’autres plus marqués de catholicisme médiéval, comme plus récemment, Dan Brown, et le regretté Umberto Eco, authentique lettré doublé d’un fin farceur.

      Hors la référence insolite à Guénon, la réflexion de l’auteur du billet reste néanmoins pertinente. Elle rejoint l’inquiétude de J.F. Revel dans son essai Fin du siècle des ombres (1999), avec ce sous-titre éloquent : Les Arabes malades de l’islam, citant à propos Moncef Marzouki (ex-président tunisien) : « L’Histoire du monde arabe est l’histoire d’un échec, citez-moi le nom d’un seul objet de ce siècle, d’une seule école de pensée, de science ou d’art que nous [les Arabes] ayons créés ».

      La violence qu’on nous fait, qui embrase tout le Moyen-Orient, est le résultat de cette sous-culture de masse qui engendre rancœur et frustration. L’Occident chrétien est détesté, non pour ce qu’il fait – à tort ou à raison – mais pour ce qu’il est.

      • 31 Juillet 2016 à 15h38

        himavat dit

        pour mettre les choses à plat, soufisme ou non, Guénon devient musulman
        et donc se pose, légitimement, de ce moment, si ces écrits ne relèvent pas seulement de la taqiya …

        vôtre observation sur le déclin du monde musulman est assez intéressante (à comparer avec les Jeunes Turcs”
        mais il faut aussi une assez étonnante islamophilie “progressiste” en France
        ont peu aussi citer l’ étonnant exemple d’ Abedlkader (1808-1883), également devenu soufi et qui n’ est certainement pas sans relation avec l’ univers du (jeune) Guénon
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Abd_el-Kader

        • 31 Juillet 2016 à 15h48

          himavat dit

          ceci pour dire que le soufisme de Guénon n’ est probablement pas “fantasmagorique” mais ce qui précède dans sa carrière, plus probablement

          autrement, dans vôtre énumération vous avez bien évidemment oublié l’ alchimie, le Comte de Saint Germain, et surtout, les extra-terrestres
          pour J.K. Huysmans (1848-1907), sur lequel j’ ai failli il y a bien longtemps faire un mémoire, il est évidemment antérieur à Guénon (et n’ est pas influencé par lui), mais c’ est par lui que je suis entré en contact avec ce petit monde halluciné dans le quel Guénon évolue dans sa jeunesse
          un classique : “Le matin des magiciens” de Pauwels et Bergié
          Pauwels étant plutôt gurdjievien

      • 31 Juillet 2016 à 15h56

        zigomar dit

        aregundis

        Vous amalgamez Guénon à tout un fatras éclectique et vous avez bien tort.
        Je soupçonne que vous ne l’avez pas lu, car si vous l’aviez lu vous ne tiendriez pas ce langage arrogant, car vous sauriez quelle haute et rigoureuse clarté intellectuelle caractérise son oeuvre.

        • 31 Juillet 2016 à 16h25

          himavat dit

          que vous le vouliez ou non, Guénon sort de ce milieu
          la différence c’ est qu’ il adopte,effectivement un ton “hautement intellectuel” qui essaye de suivre les canons de l’ académisme de son temps.
          Guénon est d’ ailleurs contemporain de l’ apparition de la notion même d’”intellectuel”

          Ce n’ est pas pour rien que Lévy refuse de le cautionner
          dans le domaine indien, où Guénon essaye d’ imposer sa grille de lecture “tradition” (alors que ses connaissances sont parfaitement livresques) et sa tentative est en outre horriblement datée , probablement insuffisamment compétent (de l’ avis de Lévi que l’ on peut ici certainement suivre …), avec quelques contresens de grande taille (“l’ Orient” et autres balivernes) et une ignorance étonnante de ce qu’ est la réalité pratique du monde religieux indien.

          Quant à ses attaques contre ses ex-collègues, elles relèvent possiblement du règlement de compte, du moyen de s’ élever au dessus et d’ arriver nettoyé de tout cela dans le soufisme …
          Son oeuvre est simplement basée sur un parfait contresens

        • 31 Juillet 2016 à 16h37

          himavat dit

          pour revenir au monde indien
          autant lire Daniélou (qui, au moins l’ a fréquenté physiquement, le monde indien)
          et je ne pense pas que le rejet de l’ académisme (manifeste à plus d’ une occasion) soit un gage de rigueur intellectuelle
          ses théories sur le monde indien sont (heureusement) révolues

        • 1 Août 2016 à 23h51

          himavat dit

          ou directement des traductions …

    • 31 Juillet 2016 à 14h13

      elvin dit

      Oui, Guénon a tout faux. La “maladie spirituelle” du monde, c’est la croyance religieuse, dont fort heureusement une partie (hélas encore trop petite) du monde moderne est en train de guérir.

      • 31 Juillet 2016 à 14h16

        himavat dit

        vous ne devez pas habiter sur la même planète

        • 1 Août 2016 à 10h29

          elvin dit

          OK, ÉTAIT en train de guérir (depuis Locke, Voltaire et les Lumières° Espérons que le virus de l’islamisme ne contaminera pas ceux qui sont déjà guéris des religions.

        • 1 Août 2016 à 13h28

          himavat dit

          le problème est que la “guérison des maladies de la religion”, le communisme et différentes variétés du rationalisme ne sont pas exemptes de ce qu’ elles reprochent aux religions …

    • 31 Juillet 2016 à 14h08

      Fomalo dit

      Ah oui, C.Canse,.. “il serait judicieux que ce choix restât une démarche individuelle”. Le prosélytisme malheureusement qui est une démarche d’asservissement, se porterait plus mal s’il n’était pas une façon d’agir récurrente de nos politiques de “république laïque”, qui en vivent.
      Quant à la transcendance, son caractère forcément supérieur ne peut être qu’invisible – non diagnosticable- par tout un chacun, à la merci éventuelle d’une “révélation” ou non, en tous les cas probablement pas transmissible.

    • 31 Juillet 2016 à 10h57

      keg dit

      L’islam insoluble dans la chrétienté. Chrétienté insoluble dans l’islam.
      Pourquoi alors vouloir les marier!

      http://wp.me/p4Im0Q-1dn

      • 31 Juillet 2016 à 14h10

        Lector dit

        qui voudrait les marier ? alors que la Chrétienté considère que l’Islam est une hérésie docète et que l’Islam de son côté réfute la crucifixion… le seul point de convergence est la reconnaissance du christ comme messie (et son retour à la fin des temps).

        • 31 Juillet 2016 à 14h17

          himavat dit

          la dogmatique peut changer?

        • 31 Juillet 2016 à 14h20

          Lector dit

          on peut tjrs l’espérer mais rien ne dit qu’on en prend le chemin.

        • 31 Juillet 2016 à 14h23

          himavat dit

          ça vous paraîtrait souhaitable?

        • 31 Juillet 2016 à 14h30

          Lector dit

          quant à moi je ne formule pas en l’espèce de souhait spécifique, je ne prétends pas devenir un nouveau Luther de l’un ou de l’autre dogme. L’archéologie, l’historicité des textes ou leur “simple” littérature ainsi que leur éventuelle exégèse, m’intéressent plus que les discours portés par n’importe quel épiscopat.

        • 31 Juillet 2016 à 14h44

          himavat dit

          si vous essayez, je vous recommanderai d’ essayer plutôt côté catho, les risques physiques sont faibles
          de l’ autre, vôtre cas sera vite règlé

        • 31 Juillet 2016 à 14h52

          Lector dit

          merci bien, si je couvais des prétentions de cet ordre il y aurait plus d’héroïsme à s’attaquer à une réforme du second.

        • 31 Juillet 2016 à 15h02

          himavat dit

          mais il faudrait d’ abord devenir musulman
          apprendre le livre saint par coeur
          etc …

        • 31 Juillet 2016 à 15h11

          Lector dit

          il faudrait surtout pouvoir lire dans le texte pour s’atteler à un tel ambitieux travail.

    • 31 Juillet 2016 à 10h14

      Augustin Labiche dit

      J’ai attendu qu’elle soit dans de bonnes dispositions pour lui demander :
      - Dites-moi, ma chère, avez-vous lu cet article de Renaud Fabbri dans Causeur ?
      - Oui, oui, mon ami je l’ai lu …
      Elle ne parlait pas de Causeur comme d’un bouge, c’était en soi un encouragement.
      - Croyez-vous que les déclarations du pape François et d’André XXIII peuvent être mises en relation avec ce texte ?
      Elle se rembrunit :
      - Je ne vois pas trop le rapport, Augustin, que voulez-vous dire ?
      - Et bien, quand il dit : « Face à cette subversion généralisée, Guénon, qui avait vu avec incrédulité l’église catholique se rallier progressivement au monde moderne, a cherché dans un « Orient » en partie imaginaire, un antidote à la maladie spirituelle du monde moderne. » N’est-ce pas d’une certaine manière une description des positions exprimées par François et André, l’un dit : « Quand je parle de guerre, je parle sérieusement, il y a une guerre des intérêts, pour l’argent, pour les ressources de la nature, il y a des guerres pour la domination des peuples. Certains pourraient penser que je suis en train de parler de guerre de religions. Non ! Toutes les religions veulent la paix. » L’autre dit : « Nous sommes persuadés que là où les villes fortifiées et les châteaux forts ont échoué, nous réussirons. Nous empêcherons la convoitise et les vols, nous empêcherons les pauvres de prendre nos biens, nous empêcherons les peuples de la terre de venir chez nous. »
      - Oui, et alors ? Je n’aime pas quand elle dit : « oui, alors ? »
      - Et bien, François et André n’expriment-ils pas, chacun à leur manière, l’idée que l’Occident traverse une crise morale et que seule la religion peut arrêter la guerre dont le père Hamel est la dernière victime ? Ceci, mis en regard avec de nombreuses déclarations islamophiles de François et d’autres dignitaires catholiques, ne montre-t-il une certaine fascination pour la piété musulmane ?

      • 31 Juillet 2016 à 10h16

        Augustin Labiche dit

        - Oui, je vois, mais en dehors du procès d’intention que l’on pourrait vous accuser de faire, je crois que ce qui est dit dans cet article est l’exact contraire. La piété dont vous parlez n’a à peu près rien à voir avec la spiritualité dont il est question dans cet article. Vous parlez de piété romaine, de discipline religieuse, de ce qui fait le lien du peuple, la spiritualité serait plutôt la superstition des Romains. On peut au contraire se demander comme l’auteur si l’islam n’entame pas le processus par lequel est passé le christianisme, si ce n’est pas lui qui est infecté par le mal occidental ? La fascination des catholiques pour la piété musulmane n’est peut-être rien d’autre que la marque d’une nostalgie. Là où l’islam domine, il est religion d’État. Mais les germes de la modernité qui ont vidé le christianisme de sa substance pourraient fort bien être déjà à l’oeuvre dans l’islam.
        - Ça n’a pas l’air, Bibiche !
        - Ça n’a peut-être pas l’air, mais le meurtre de Dieu prend du temps, lorsqu’une religion est réduite à la piété, à la discipline, à la coercition, on peut penser qu’il lui manque quelque chose d’essentiel.
        - Enfin, quand même, François et André dénoncent les mêmes travers que les musulmans !
        - Oui, et alors ? Vous voulez dire, comme disaient les marxistes, qu’ils sont des alliés objectifs ? – Ben, oui, entre autres…
        - Hé bien, oui ! Mais ce n’est pas pertinent. Ce que l’on pourrait extrapoler de cet article, c’est qu’il existe peut-être une plus grande spiritualité en Occident qu’on le croit. Les religions asiatiques qui ont influencé des penseurs comme Heidegger ou Jung s’y sont durablement implantées
        - Vous croyez donc que l’islamisme est un feu de paille ?
        - Je ne crois rien, je ne néglige pas la piété romaine ou musulmane, je ne néglige pas non plus les forces spirituelles qui ont échappé pour beaucoup aux églises chrétiennes et à l’islam.
        - En fait, vous n’avez pas vraiment de points de vue.
        Je regrettais déjà mon mouvement d’humeur …

        • 31 Juillet 2016 à 10h31

          C. Canse dit

          Suggérez, cher Monsieur Labiche, à votre tendre épouse quelques détours jusque chez Kant.

          N’oubliez surtout pas ces délicieuses douceurs chocolatées qui embellissent la vie.

          Bonne journée à tous deux. :-) (sourire). 

        • 31 Juillet 2016 à 10h36

          C. Canse dit

          Souvenons-nous des hospices de Beaune qui, sous des dehors austères, dissimulent de vraies merveilles.

        • 31 Juillet 2016 à 11h29

          Augustin Labiche dit

          Chère Madame Canse,

          Kant ? Je ne m’y risquerais pas, c’est une heideggerienne enragée ! Chez nous c’est la “mise au pas” tous les jours. Elle va me prendre pour Martin Buber ou quelque chose de pire, je ne suis pas fou à ce point ! J’ai osé lui poser la question de ce qu’elle pensait des cahiers noirs, elle ne m’a plus parlé pendant quinze jours.

          Gleichschaltungement vôtre.

          Augustin Labiche. 

        • 31 Juillet 2016 à 11h32

          Augustin Labiche dit

          P.S. Un coup à être bon comme la romaine !

        • 31 Juillet 2016 à 11h57

          C. Canse dit

          Courez, volez et offrez-lui des fleurs !

          Les délices orientales ne sont que chimères ; ses douceurs trop sucrées, ses beautés alanguies trop grasses, ses éphèbes trop jeunes.

          De l’Orient, je ne goûte que celui des perles. Sachons tous apprécier notre si douce France ; votre épouse et moi, j’en suis sûre, nous accorderons sur ce point ; resteront quelques divergences de vues. Infimes au regard de l’islam qui n’est que barbarie.

           Puisse cette belle journée vous réjouir le cœur, à tous deux.

          Vous lire étant toujours un plaisir, rapportez-nous vos échanges fructueux d’avec votre sage épouse.

          Au revoir.  

      • 31 Juillet 2016 à 13h45

        himavat dit

        Cher Monsieur Labiche,

        vaste question

        “Ceci, mis en regard avec de nombreuses déclarations islamophiles de François et d’autres dignitaires catholiques, ne montre-t-il une certaine fascination pour la piété musulmane ?”
        Possiblement, mais je crains qu’ il n’ y ait aussi la marque du tiers-mondisme qui a phagocyté le catholicisme depuis un moment. ce qui ne l’ empêche de reculer au Brésil par exemple.
        Par ailleurs en France, ne l’ oublions l’ Église (le phénomène religieux) a été chassée d’ une grande partie du domaine public.
        Les religions sont des phénomènes extrêmement complexes (et s’ il n’ y a avait que les dogmes …), ce qui échappe clairement à des penseurs du type de Guénon (un peu responsable du clivage religieux/spirituel qui me paraît un peu inopérant pour un analyste de ces phénomènes).
        Crise morale, certainement, mais en tous cas, de ce que je comprends de plusieurs religions, cris qui se marque un rejet de toute discipline (éthique en particulier) or une religion sans règle et sans discipline …
        Et il n’ évidemment pas que le domaine religieux qui soit concerné.

        On pourrait effectivement continuer sur des pages …
        et notons (ce qui dans un tout autre domaine) que le déclin du catholicisme est aussi un déclin démographique pris dans un déclin démographique d’ ensemble.

        Pour en revenir à Guénon, en reparlant de son contemporain et maître (réticent, puis opposé) Sylvain Lévi, ce dernier, qui probablement un des plus grands noms de l’ histoire de nôtre orientalisme, était, à côté, un juif pratiquant … quelqu’ un d’ engagé dans une tradition spirituelle vivante, ce qui lui a permis certainement de saisir les subtilités et surtout les spécificités des auteurs qu’ il a traduit …

        Je fais des prédictions de temps en temps (qui se réalisent entends-je), mais elles sont parfois désagréables.

    • 31 Juillet 2016 à 8h24

      Fixpir dit

      J’invite à suivre le fil Twitter #jesuislardon

    • 31 Juillet 2016 à 8h01

      QUIDAM II dit

      “La démocratie et les droits de l’homme seraient les signes les plus manifestes de cette décadence” de l’Occident, selon Guénon ?
      Ne seraient-ils pas, bien au contraire, les signes du triomphe des valeurs et de la morale du christianisme, triomphe si absolu qu’il aurait même rendu la religion chrétienne superflue ?

      Ce qui semble absolument urgent est sans doute moins “un renouveau de l’Occident par l’Orient”… qu’un renouveau par l’Occident d’un Orient spirituellement sclérosé jusqu’au fanatisme, incapable de se mettre en cause, d’assumer ses responsabilités spirituelles et politiques dans son atroce naufrage qui a lieu sous nos yeux.

      Guénon est l’un de ces très profonds penseurs dont l’unique faiblese est d’avoir eu tout faux ; finalement d’avoir plutôt été un rêveur. 
       

      • 31 Juillet 2016 à 8h58

        C. Canse dit

        QuidamII

        Bien d’accord avec vous.
        Le “sacré”, c’est l’Homme.
        L’Être Transcendal est un luxe. 

      • 31 Juillet 2016 à 9h01

        C. Canse dit

        Essartons, mon ami.