Rendez-nous les Hussards! | Causeur

Rendez-nous les Hussards!

Une certaine idée de la France

Auteur

Thomas Morales

Thomas Morales
est journaliste et écrivain...

Publié le 06 mars 2016 / Culture

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Ils avaient la fronde chevillée au stylo-plume et ils vont refaire parler d'eux en cette année 2016.

Antoine Blondin et Jacques Laurent (Photos : SIPA.00259435_000002 / SIPA.00416192_000003)

Nous entrons dans une ère de commémorations intensives. En 2016, nous fêtons Verdun mais aussi les 25 ans de la disparition d’Antoine Blondin (1922-1991) et d’André Fraigneau (1905-1991), Kléber Haedens (1913-1976) nous a quittés voilà quarante ans, les éditions de la Thébaïde ressortent vingt-six ans près L’Orange de Malte du camarade Jérôme Leroy et Finkie a fait l’éloge de Félicien Marceau à l’AcadémieLes Hussards vivants ou morts, ce grand fourre-tout idéologique, cette famille recomposée où les individualités seront toujours plus fortes que le groupe, ont le vent en poupe. Le 3ème Prix des Hussards sera même décerné courant mars par un jury aussi hétéroclite que tonique.

La droite buissonnière bruisse d’impatience de célébrer ses écrivains chéris. Les vieux anars ne sont pas mécontents de voir, à nouveau, tous ces auteurs réprouvés pointer le bout de leur nez dans les rayonnages. Il paraîtrait même que de vrais cocos frappés au marteau et à la faucille jubilent intérieurement. Lassés par la théorie du genre et la macronisation de l’économie, ils gardent un assez bon souvenir de leurs lectures jadis interdites. Excepté Roger Vailland, la littérature rouge des années 50 était plutôt glaçante, voire carrément emmerdante. Si les odes au camarade Staline ne font plus recette, les mots d’Antoine Blondin, de Roger Nimier ou de Jacques Laurent ramassent toujours la mise au comptoir et dans le boudoir. Comme dirait Audiard, le prix s’oublie, la qualité reste. Seuls les libraires trouvent cette renaissance quelque peu nauséabonde car les stylistes pensent mal et se vendent encore plus mal.

Foutraque et enivrant

Nos champions de l’irrévérence n’ont jamais été solidaires de personne. L’humanisme et la bien-pensance leur donnent la nausée, les politiques la colique et les professeurs des aigreurs d’estomac. Toute leur vie, ils auront été d’insupportables réfractaires. Les manuels scolaires ont fini par carrément les effacer de l’histoire littéraire. De la mauvaise herbe à faucher mais qui a tendance à repousser à chaque génération. Le plaisir de lecture se niche dans ce chiendent-là. Un point commun rassemble pourtant tous ces énergumènes non-encartés et non-alignés. Au-delà de la variété de leur style, chacun s’exprimant selon son propre tempo, ils écrivent ou écrivaient tous dans un français gouleyant. De nos jours, une telle prouesse est considérée comme suspecte. En trente ans, l’université a seulement réussi à déconstruire la phrase. On l’a compris, la mauvaise réputation des Hussards, les originels comme les « néo » des années 80, tient en partie à leur positionnement politique brouillon. Car qu’ils soient de gauche, de droite ou des extrêmes, ils ont la fronde chevillée au stylo-plume. On leur dit de marcher droit, ils titubent. Nos diplômés du dernier rang sont en fait à l’image de notre pays. Foutraque et enivrant. En 1975, trois d’entre eux avaient collaboré à un beau livre intitulé La France que j’aime aux Editions Sun.

Cette histoire vagabonde de notre pays était présentée par Kléber Haedens, légendée par Antoine Blondin et racontée par Cécil Saint-Laurent. Nos trois athlètes de la géographie déployaient des trésors d’inventivité et d’érudition pour faire aimer notre nation. Dans sa préface, Kléber annonçait la couleur : « Beaucoup de Français portent en eux une France à la fois réelle et imaginaire, décrassée des impuretés de la vie, dure et brillante, dorée par le feu de l’Histoire ». Cécil Saint-Laurent enfonçait le clou : « Dépêchez-vous, touristes, de profiter de la France. Car sans le savoir, ce que vous aimez en elle c’est qu’elle tienne son unité de couleur d’une diversité de nuances. Ce merveilleux naturel est en péril. Il est absolument contraire aux normes du monde actuel ». Ces affreux jojos qui passaient pour des réacs étaient les enlumineurs de notre territoire. Et puis, Antoine Blondin, de sa gloriole flamboyante venait dégoupiller quelques formules pétillantes : « Les villes et les villages de la Bourgogne centrale sont coiffés de velours côtelé » ou « En Normandie, les hommes et les chevaux se tiennent par le bras à tous les âges de la vie ». Cette poésie du verbe nous manque cruellement.

 

Chez les bouquinistes : La France que j’aime de Haedens, Blondin et Saint-Laurent aux Editions Sun.
Aux éditions de la Thébaïde, L’Orange de Malte de Jérôme Leroy (préface de Sébastien Lapaque et lettre inédite de Michel Mohrt à l’auteur).

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 7 Mars 2016 à 21h09

      Martini Henry dit

      Allez, pour se consoler, ce soir, Boulevard du crépuscule…

      • 7 Mars 2016 à 21h55

        2HARDEL dit

        Pas sot, Martini Henry.
        Faut vraiment que je fasse réparer ma télé. Ou que j’en achète une neuve. Rôôôôô… Acheter un récepteur tout neuf ! Sous garantie ! Tout plat, avec des coins carrés, comme les poissons panés de Coluche (je crois). Ça n’a pas dû m’arriver depuis trente (30) ans
        Bon, allez, c’est décidé ! Je vais investir dans l’industrie chinoise ! 

    • 7 Mars 2016 à 19h37

      IMHO dit

      Rendez-nous les Hussards! On veut bien, mais qui c’est qui doit les rendre ? Qui les a pris d’abord ? 
       

      • 7 Mars 2016 à 20h58

        2HARDEL dit

        @IMHO  Bonjour.
        L’air du temps, sans doute.
        La toute puissance de la littérature  sartro-bovarienne, pardon, beauvoirienne, sur les esprits à la mode.
        La rage d’être “engagé” à tout prix.
        Les “tout anti-communiste est un chien”.
        Les redoutables pitres, si talentueux soient-ils, comme Philippe Sollers, grand bourgeois maoïste même pas repenti.
        Bref, et au bout du compte, les Éditeurs, qui n’ont tout simplement pas fait leur métier. Car il consiste aussi à RÉ-éditer. Ou du moins à réimprimer. En poche, par exemple.
        Allez donc trouver, ailleurs que chez un bouquiniste, Le Hussard Bleu (Nimier) ou, au hasard, Les Dimanches de Mademoiselle Beaunom (Laurent) ou Histoire égoïste (Idem).
        Voilà qui, IMHO…  Et on peut en avoir “gros sur la patate”.
        Mais il est prouvé scientifiquement que l’on peut très bien vivre en en ayant gros sur la patate… 

        • 7 Mars 2016 à 22h08

          2HARDEL dit

          Et j’ajouterai le post de Villaterne du 6 Mars 2016 à 9h37 (déjà ! comme le temps passe vite avec vous…)
          que j’ai oublié injustement, et qui résume très bien le pourquoi du comment. Et à qui ce crime profite. 
          La réponse qui suit de Habemousse n’est pas non plus dénuée de clairvoyance, hélas. Hélas.

    • 6 Mars 2016 à 20h25

      André Plougardel dit

      Ludo, mon pote ce héros

      Il bomba le torse , claqua des talons ,donna quelques coups de mentons.Le “flash cinq” venait de commencer.Il allait s’adresser à ses troupes comme le ferait un général avant une bataille décisive.On le surnommait Walker,plus “texas killer” que “texas ranger”.Le jean serré,le corps dressé comme un phare breton,le regard hautain,le geste que l’on devine méprisant.L’épais ceinturon de cuir noir qui allait de pair avec le personnage, n’arrivait plus à ceindre la taille,le corps devenu trop gros.Notre Walker,notre Walker made in France,prenait de l’embonpoint de jours en jours.Assurément, les repas de la cantine conjuguées aux heures de réunion assis à ne rien faire qu’à jacasser,à vitupérer ou,à l’occasion,à tancer ses larbins tout acquis à sa cause,le rendait gros et gras.Son appétit insatiable pour la cuisine industrielle,riche et grasse,lui donnait cette bedaine bien ronde,aussi ronde qu’un ballon de football et dont le diamètre grossissait au fur et à mesure de ses repas bien saucés.Bref,une bedaine de chef.La seule vengeance qu’un ouvrier,en révolte contre un chef tyrannique,pouvait ruminer,espérer pour ce bonhomme dont la suffisance démesurée n’avait d’égal que la condescendance avec laquelle il traitait ses subalternes,est qu’on le laissât se gonfler d’orgueil et de cholestérol,qu’on le laissât enfler à son aise,se boursouffler de vide tel un ballon de baudruche,jusqu’au jour, le jour tant attendu pour l’ouvrier méprisé,l’ouvrier outragé,l’ouvrier martyrisé où il éclatera comme la grenouille de la fable.
      Et là, enfin l’ouvrier libéré.
      Il avait fait pleurer un agent de maîtrise.Non que celui-ci eût pleuré de joie par une augmentation miraculeuse de ses émoluments,ou que notre légionnaire au poil dur et au regard d’acier s’excusât de son comportement un peu trop martial envers ses subordonnés et que, juré craché, il ne recommencerait plus.Non ,foin de tout cela .L’agent de maîtrise a pleuré parce qu’on l’a humilié, parce qu’on l’a bafoué.I

      • 6 Mars 2016 à 20h28

        André Plougardel dit

        Il s’est senti humilié et bafoué non seulement en tant qu’agent de maîtrise mais aussi en tant qu’homme,bafoué et humilié dans sa dignité.
        Les “ressources humaines”.Un beau concept que nous ont inventé les ricains.Je ne sais ce pas que penserait un descendant d’Hiroshima ou de Nagasaki,de ce concept ronflant qui réduit le personnel des usines à de la viande.De la viande “renouvelable”.La mode est au renouvelable.Le patron n’ a qu’à se servir.Ressources naturelles,on creuse et on a du pétrole, sans se soucier à qui appartient ce pétrole.Depuis que l’éboueur est devenu “ripeur” ,la femme de ménage une “technicienne de surface”,le service du personnel le bureau des “ressources humaines”, le salarié n’a jamais été autant méprisé, humilié, bafoué.On le flatte par une carotte sémantique ,une carotte qu’en fin de compte on lui fourre dans le cul une fois le dos tourné.La vaseline étant fournie par les syndicats, cela va sans dire.
        Chez les ricains,c’est la carotte ou la bombe atomique,on ne plaisante pas.Nous français,on est resté modestement à “la carotte ou le bâton”.C’est quand même plus sympa
        Le salarié comme ressource humaine ,on le presse comme un citron.Une ressource renouvelable et,inépuisable.Une fois pressé et qu’il a donné tout son jus,on le jette et on en prend un autre.Comme un puits de pétrole sitôt épuisé ,on en creuse un autre et ainsi de suite.On jette la peau à pôle emploi dans le pire des cas.Si c’est une vieille peau toute flétrie, on le met à la retraite,on lui fait comprendre par des moyens divers et variés qu’il n’est plus bon a rien, et même mauvais à tout .
        Voilà ce que signifie le concept”ressources humaines”.

        • 6 Mars 2016 à 20h29

          André Plougardel dit

          L’exemple le plus pertinent de cette démonstration est le calvaire infligé à mon pote Ludo.Mon pote Ludo est breton.Petit de taille et têtu comme une mule.Une mule que l’on charge indéfiniment.Sur la mule Ludo ,il y est écrit “poids autorisé à charge”,en hiéroglyphes,l’agent de maîtrise n’a jamais réussi à le déchiffrer ,n’est pas Champollion qui veut.Ce qui permet à son chef de lui ajouter du travail au gré de ses fantaisies.Et comme une mule n’a pas la parole,elle trime sans rien dire.Pourtant ,Ludo ,c’est loin d’être un fainéant ou un tir au flanc.Ses ancêtres avaient déjà le sens des responsabilités.Ils érigeaient des menhirs.Ils sont toujours debout.Ils avaient inventé la conscience professionnelle bien avant les arabes.
          Mon pote Ludo c’est quelqu’un qui refuse les compromissions.Les arrangements entre amis.J’ai bossé avec lui ,il m’a formé à son poste.Et je peux vous dire si chaque français travaillait comme mon pote Ludo , on ne serait pas la sixième puissance économique de la planète.Les allemands passeraient pour des bricoleurs du dimanche.Le “made in France” retrouverait ses lettres de noblesse comme jadis.Au lieu de cela on continue à dénigrer les gens de valeur,à ne pas voir la réalité en face,cette réalité qui nous sauvera demain du naufrage.Parce qu’il y aura un naufrage tôt ou tard.Comme il y eut les irréductibles gaulois face l’envahisseur romain,il y a l’irréductible Ludo qui lutte contre cette maladie insidieuse, sournoise qui s’insinue dans le tissu social et qui nous emportera tous:la fainéantocratie.Le français est un fainéant,c’est l’idée véhiculé ici et là.Les gens qui savent ,on les mets avec les gens qui ne savent pas.Demain ,quand le dernier Ludo aura disparu, il restera les chinois qui nous dévoreront au dessert après avoir servis d’amuse-gueule aux arabes.

          André Plougardel militant FN , chômeur SDF

        • 8 Mars 2016 à 2h31

          Livio del Quenale dit

          Sauf que le monde et les mentalités ont changés, les valeurs avec .
          -
           Aujourd’hui, plus qu’avant le critère est l’argent et l’égoïsme.
           Le travail est remplacé par la présence, voire le semblant.
           Le nouveau remplace le progrès.
          Le luxe remplace la qualité.  
          Le business-charité remplace la fraternité.
          L’égalité est remplacée par l’uniformité,
          et la liberté est surveillée voire contrôlée.
          -
           Sommes nous toujours dans le même monde?
          Ou en sommes nous les derniers ? (comme ceux de l’Hudson )
           –  

        • 8 Mars 2016 à 2h43

          Livio del Quenale dit

          Mai 68 voulait le changement!
          Nous l’avons eu et nous l’avons toujours.
          Mais était-ce celui là ?… pas sûr !…
          En sont issues des générations ”d’enfants rois”
          qui ont pris un autre pli et quel pli !   

      • 7 Mars 2016 à 11h44

        isa dit

        Vous savez que ce sont les plus pauvres qui sont les plus gros, Plougardel?
        Vous devriez sortir dans les endroits ” chics”, vous n’y croiseriez que des minces. 

      • 7 Mars 2016 à 18h44

        LU980 dit

        Après les hussards, les “francs”-tireurs patriotes, qui lézardent de sites en sites pour baver, et faire de gros rototos, à défaut d’aider leurs prochains.

    • 6 Mars 2016 à 20h19

      André Plougardel dit

      Mohammed est binational.Le problème est qu’il est sujet à des flatulences.Oui, il pète,et il pète n’importe où,n’importe quand.Il lui arrive de péter dans un restaurant bondé.Je vous laisse imaginer la gêne.Le souci c’est qu’il n’a pas vraiment une tronche de gaulois.Le cheveu crépu,l’air patibulaire mais presque.

      Avec la loi sur la déchéance de la nationalité concocté par nos amis socialistes en tête desquels Hollande,dont on comprend mieux maintenant pourquoi Mitterrand et Jospin l’ont allègement méprisé,notre ami Mohammed limitera désormais ses virées culinaires à la recherche d’une gargote inoffensive où il pourra dégazer sans danger de déchéance de nationalité.

      Pour un oui , pour un non,on pourra dénationaliser à tout bout de champ.Sans remords ni trompettes, discrètement,au pifomètre.

      Merci les socialistes de merde.

      On dit que le diable est dans les détails.Prenez un portrait de Hollande et scrutez les détails.

      Vous verrez le diable en prada.

      André Plougardel

    • 6 Mars 2016 à 16h31

      isa dit

      Et Andersen et la Comtesse de Ségur, politiquement on les situe ou?
      Par ce qu’avec Hector Malot c’étaient mes livres vedettes entre six et huit ans. 

    • 6 Mars 2016 à 13h15

      Martini Henry dit

      J’attire votre attention sur une écrivain de la bande qui était de toutes leurs équipées mais trop souvent oubliée : Geneviève Dormann! Et puis, un bon ami qui en fut également : Frédéric Musso. Prix Roger Nimier pour son roman, “La déesse”, dont je vous recommande également le roman “Martin est aux Afriques”. Très sympa. Avec cette jolie phrase, en exergue : “En 1882, dans les bistrots du quartier latin lorsqu’on lui demandait des nouvelles de Rimbaud, Verlaine répondait : « Arthur est aux Afriques ».
      Frédéric Musso. Martin est aux Afriques.” Histoire d’un pied-noir qui retourne en Kabylie. À lire.

      • 6 Mars 2016 à 13h40

        isa dit

        Ah je ne savais pas!
        J’ai bien aimé Dorman’, je devrais la relire pour me rendre compte. Merci pour ce rappel! 

        • 6 Mars 2016 à 14h18

          Martini Henry dit

          Elle a aussi écrit les textes d’un joli livre de photos sur les lion de Paris (statues, fontaines, cariatides, etc) : Paris est une ville pleine de lions.
          D’autre part, le livre évoqué par Morales, “La France que j’aime” est un des tomes de la série “que j’aime” parmi lesquels il faut mentionner “Paris que j’aime”, “Venise que j’aime”, “L’Espagne que j’aime”, “Rome que j’aime”, etc. Ces livres ont tous de très bons textes, très littéraires et sensibles. On les trouve en occasion.

        • 6 Mars 2016 à 15h25

          steed59 dit

          dormann c’est pas elle un jour qui a dot qu’elle emmerdait les juifs ?

        • 6 Mars 2016 à 16h22

          isa dit

          Steed, je la lisais quand j’étais jeune, j’aimais bien, c’est tout.
          Je lis plein d’auteurs qui n’ont pas du tout mes idées et, hormis Céline le pourri,, leurs idées sur le judaïsme, sauf si on le ressent dans leurs écrits… Bof!
          Et Zemmour ce qu’il dit sur les Juifs! Pou ah! Ca n’empêche qu’il est encensé ici.
          Pas par moi toujours… 

        • 6 Mars 2016 à 16h27

          isa dit

          Steed,
          Je viens d’aller vérifier, elle dit” j’emmerde les Juifs qui me reprochent ce qui c’est passe quand j’étais petite”, je ne sais pas ce qu’il y a derrière, si elle avait des parents collabos ou???
          Mais toujours est- il que je ne supporte pas non plus quand aux Qntilles on me regarde comme une petite blanche responsable de l’esclavage.

          Je ne l’excuse pas, ne connaissant rien a sa vie et ne me souvenant plus trop de ses bouquins, simplement que je les aimais bien.

    • 6 Mars 2016 à 13h08

      Martini Henry dit

      “L’orange de Malte” de Leroy… Acheté sans savoir l’année de sa sortie car la 4ème de couv m’avait arrêté… Très bon bouquin.
      Tous les hussards représentent ce que je préfère dans la littérature française et ce furent, de surcroît, de très bon copains de mes parents, intimes de Roland Laudenbach qui ont accumulé les souvenirs au bar de pont Royal, auberge de ces francs-tireurs situés en face des éditions de la table ronde… Des litres de whisky ont alors délié bien des langues, fait naître bien des folies, crée bien des disputes qui n’étaient pas que littéraires… et causé beaucoup de décès prématurés.
      Quelle effervescence joyeuse était alors la littérature française…
      Tellement sérieuse aujourd’hui. Triste.

      • 6 Mars 2016 à 15h45

        Ferdinand dit

        Martini Henry
        On peut aussi rappeler le courage et la pugnacité des ces jeunes gens, magnifiques écrivains turbulents, d’avoir fait renaître “les vieux messieurs”, comme disait Nimier : Les Bernanos, Céline, Chardonne, Morand… et d’autres, que le CNE avait un peu trop précipitamment enterré.

      • 7 Mars 2016 à 19h41

        2HARDEL dit

        @ Martini Henry
        Juste en passant.   [... les hussards] furent, de surcroît, de très bon copains de mes parents, intimes de Roland Laudenbach qui ont accumulé les souvenirs au bar de pont Royal, auberge de ces francs-tireurs situés en face des éditions de la table ronde…
        Les Éditions de la Table ronde ! Eh bien, Martini Henry, c’est ce qu’on appelle avoir du bol ! Je vous envie ! °-}  
         

        • 7 Mars 2016 à 19h47

          2HARDEL dit

          Merdreu de merrrrdrrreu !
          Pardon, Martini Henry. J’ai oublié de mettre des guillemets autour de VOTRE texte ! Après “Juste en passant”.
          Je ne peux pas, ou ne sais pas, changer la police de caractères dans la fenêtre “CAUSER”… Ni même mettre en gras, ou en italiques. Grrrrmmmmmblllll !

        • 7 Mars 2016 à 22h19

          saintex dit

          Ah ben ouais ! Résultat, nous avons cru que vos parents aussi… Et nous nous sommes dit, tiens un club privé des enfants des amis de Merlan Gutentag, comment Est-ce possible ? ))))

        • 7 Mars 2016 à 22h46

          2HARDEL dit

          @saintex
          C’est MAL de se moquer des infirmités internetticoforumiennes de pauvres gens qui ne cherchent qu’à apprendre ! 

        • 7 Mars 2016 à 22h51

          saintex dit

          Oui mais j’étais déjà au coin, mains sur la tête et air penaud quand j’ai dit ça. Le bonnet d’âne ? Oh non m’sieur, c’est dur !!!

        • 7 Mars 2016 à 23h24

          2HARDEL dit

          @saintex
          Ah non non non ! C’est pas pour ma vanter, mais le bonnet d’âne me revient de droit ! Restez au coin, vous l’avez bien mérité, mais je revendique le bonnet d’âne !
          Bon, euh, c’est pas encore pour me vanter non plus, mais je crois que je vais aller dormir. 
          Pourtant, ce doit être bien, une nuit blanche sur La Lettre de Causeur, entre gens de bonne compagnie…
          §°-D 

    • 6 Mars 2016 à 10h39

      keg dit

      Où sont les noirs hussards de la République. Seraient-ils devenus hussards de la ripoublique?

      http://wp.me/p4Im0Q-YP

    • 6 Mars 2016 à 10h34

      laborie dit

      J’ai le souvenir ému de “325000 francs” lu à l’age de 15 ans. Ce fut un choc. Il a été réédité en poche avec le tableau “les ouvriers” de Fernand Léger en première de couverture. A relire absolument et redécouvrir les usines des années 1950. Déjà c’est le début de la fin de l’Homo sovieticus et des cocos français postmodernes. A cette époque, dirait Leroy, on avait quelques baffes à disposition du côté des patrons qui vous les rendait allègrement.Au moins la châtaigne vous donnait le gout de vivre…

    • 6 Mars 2016 à 9h56

      steed59 dit

      combien de temps va-t-il s’écouler avant qu’isa vienne hurler à la collusion de causeur avec le rouge-brunisme ?

      • 6 Mars 2016 à 10h06

        isa dit

        Steed,
        Je n’en”ai même plus envie, j’ai l’impression de lire le même 2100 eme article, parlant d’auteurs qui me sont totalement inconnus et qui ont bien sur une réputation sulfureuse, mais ici on aime qu’enrichir.

        Bref, depuis que j’ai lu cet affreux Millet insulte un écrivain en la traitant de Zola, je rêve d’insultes.

         

        • 6 Mars 2016 à 11h01

          steed59 dit

          ceci dit peu d’entre-eux ont une collusion avec vichy ou les nazis, les hussards ce n’est pas céline ou brasillach

        • 6 Mars 2016 à 11h09

          isa dit

          Et Félicien Marceau?
          Les autres je n’en sais rien, jamais entendu parler, ce n’est pas mon monde.
          Mais quand j’entends hussard, je ne peux m’empêcher d’en avoir une imagerie très particulière.
          Aucune envie de me documenter sur le sujet, de plus, donc je ne réponds qu’à votre sollicitation Steed, je n’y connais rien et ça ne m’intéresse pas du tout.
          Et l’impression de lire et relire le même article à l’infini. 

        • 6 Mars 2016 à 11h16

          steed59 dit

          c’est sûr que ce genre d’article c’est très causeurien, après rien ne vous empêche de vous abonnées au “magazine littéraire” ou aux “revues perpendiculaires”

        • 6 Mars 2016 à 11h42

          isa dit

          Je suis abonnée à toutes les revues littéraires, Steed.
          Mais elles peuvent m’ennuyer autant dans un autre sens ou dans un autre domaine.
           

        • 6 Mars 2016 à 11h45

          Parseval dit

          Isa a raison au moins sur un point : il y a ici une monomanie sur les hussards.
          On pourrait changer et parler des autres, non ?
          Par exemple, l’an prochain, Valéry Larbaud sera mort depuis 60 ans.
          Vous allez bien trouver d’autres écrivains nés ou morts depuis un nombre rond d’années !

        • 6 Mars 2016 à 12h36

          cage dit

          ou un autre dossier:
          l’année prochaine, cela fera un an que mon poisson rouge est mort. 

        • 6 Mars 2016 à 13h23

          steed59 dit

          cage, excellent sujet pour un roman-culte

        • 6 Mars 2016 à 17h27

          2HARDEL dit

          @cage
          Vraiment navré pour votre poisson rouge, Cage. Vous n’en aviez pas parlé. Et vous avez affronté seul ce deuil avec courage et dignité. Chapeau.
          Peut-on vous demander les causes de son décès ?
          Peut-être avait-il fait trop de Bêtises, comme le très regretté, lui aussi, Jacques Laurent ?

          Je pensais plus ou moins passer un peu de temps à évoquer Nimier, Blondin, Déon et mon favori, Jacques Laurent, pour essayer de donner à Isa l’envie de découvrir ces auteurs merveilleux, mais, après lecture de ces quelques échanges, je crains que ce temps ne soit, à proprement parler, du temps perdu, et rétif à toute recherche pour le retrouver.
          Dommage.  

        • 7 Mars 2016 à 22h40

          2HARDEL dit

          @isa, votre post du 6 mars 2016 11:09

          Vous dites “Les autres je n’en sais rien, jamais entendu parler, ce n’est pas mon monde.”
          Mais, isa, en littérature, il n’y a pas de mondeS, au pluriel.
          Il n’y en qu’un : celui de l’art de la narration, celui des situations, des personnages, de leurs évolutions — ou non — au fil de l’histoire,  celui du rythme des mots et de la phrase, celui du style, donc, qui peut varier à l’infini.
          Et le reste n’est PAS littérature ! Les années structuralistes ont voulu mettre ça sous le tapis. 
          Je crains— mais je peux me tromper ; et c’est votre droit imprescriptible d’y adhérer encore —  que vous ne soyez, pardonnez moi, une victime de cette mode déconstructiviste, comme elle se qualifiait elle-même.

          Ah !  Saussure, Barthes, Lacan, Althusser (ardent féministe,héhé) et bien d’autres, que de crimes contre l’esprit l’on a commis en votre nom, à Censier et, plus grave, à l’ENS. Enfin, vous avez bien mis la main à la pâte vous même, hein ?
          Mme Althusser en sait quelque chose. °-]

          Quoi, “mauvais goût” ? Et alors ? Je revendique le droit au mauvais goût, camarades structuralistes ! 

          isa, je vous embrasse. 
           

        • 7 Mars 2016 à 23h36

          2HARDEL dit

          Bon ben isa m’embrasse pas, elle.
          Tant pire, comme on dit cheu nous, en Basse Normandie, courbés en deux par les vents embrumés de la Manche Cotentine…

          ‘nuit à toustes ! 

    • 6 Mars 2016 à 9h37

      Villaterne dit

      Il est certain qu’ils avaient un style réjouissant, enlevé et luxuriant. Leurs écrits étaient un hommage permanent à la langue française.
      Bref tout ce qui manque à une grande majorité d’auteurs d’aujourd’hui. Quelques îlots surnagent dans cet océan de platitude que certains s’entêtent encore à nommer littérature.
      Les Hussards ont succombé pour trois raisons
      1) Leur positionnement politique
      2) La masse de folliculaires inondant le marché et donc les intérêts commerciaux des éditeurs
      3) Le peu d’exigence d’un lectorat de moins en moins formé à sa langue et à l’amour de celle-ci
      Et puis nous sommes devenus un pays beaucoup trop sérieux, et j’emploie là un euphémisme !
      Oui leur style nous manque. Il ne reste qu’une solution ; les relire.

      • 6 Mars 2016 à 11h07

        Habemousse dit

        4 )J’y ajouterais le progrès et l’avènement des machines qui, en « soulageant » l’homme et la femme des tâches dites secondaires, les ont rendus paresseux à la maison et automates à l’usine pour en faire les moutons d’aujourd’hui, prêts à suivre ceux qui promettent le plus en demandant le moins.

        Si je devais refaire cette dissertation classique de terminale, nul doute que je mettrais beaucoup de bémols à la libération de l’individu par l’habitude et le progrès. Tout ce temps gagné par les « bienfaits » de l’évolution, ne l’est pas pour une majorité qui ne sait comment l’occuper : cette place vide, les pirates se chargent de la squatter pour l’infecter de virus de toutes sortes, au premier rang desquels l’idéologie et le consommation trônent en maîtres.

        Dehors l’esprit critique, la création et le rêve !

        • 6 Mars 2016 à 11h11

          isa dit

          Pauvre type!

        • 6 Mars 2016 à 12h20

          Habemousse dit

          Vous voyez, vous perdez votre temps !

        • 6 Mars 2016 à 12h22

          Villaterne dit

          l’avènement des machines…..les ont rendus…..automates à l’usine pour en faire les moutons d’aujourd’hui
          Ah Habemousse, je sens bien là votre côté marxiste ;)))

        • 6 Mars 2016 à 12h32

          Habemousse dit

          Oui Villaterne, marxiste laininiste.

        • 6 Mars 2016 à 16h17

          C. Canse dit

          D’accord, Habemousse, bien d’accord mais faut pas désespérer, les gamins (mon aîné en terminale) ruent dans les brancards pour “surnager”. 
           

        • 6 Mars 2016 à 17h58

          Habemousse dit

          « …les gamins (mon aîné en terminale) ruent dans les brancards pour “surnager”. »

           Il va leur en falloir du courage. 

        • 6 Mars 2016 à 22h01

          C. Canse dit

          Habemousse

          Les parents servent aussi à tirer leurs enfants vers le haut, ça s’appelle “élever” des enfants, non ? :-) 

      • 7 Mars 2016 à 8h42

        Habemousse dit

        Tout à fait, j’en sais quelque chose et ne doute pas une seconde de vos qualités. N’empêche que le monde que nous avons créé ( je suis plus âgé que vous ) est plus peuplé d’égoïsme que de jeunesse. 

        • 7 Mars 2016 à 8h57

          C. Canse dit

          Habemousse

          Ce monde, nous pouvons, par l’égoïsme de nos principes, en influencer l’évolution ; si notre égoïsme ne suffit pas, nos enfants émigreront, le monde est vaste et tend ses bras à ceux qui se retroussent les manches. :-)
          Haut les cœurs, Habemousse 

        • 7 Mars 2016 à 16h10

          2HARDEL dit

          @ C. Canse et Habemousse
          Je ne devrais pas être ici. Mon boss (moi)  me considère d’un oeil sévère. Mais le sujet vaut bien quelques entorses à la discipline.
          C. Canse, Habemousse, voilà un échange plein d’humour et qui requinque.
          Néanmoins, j’avoue que votre  optimisme, C. Canse, me laisse perplexe. Je sais bien que “À coeur vaillant, rien d’impossible” (qui n’est après tout que la devise d’un gros bourgeois du 15ème siècle — enfin je crois — mais également, celui d’un hebdo catho d’antan, et de “La bonne Presse”, devenue les Éditions Bayard, sises dans la rue parisienne du même nom.
          Où en étais-je…? Ah, oui ! Je partagerais plutôt la lucidité de Habemousse (car je suppose que c’est une H aspirée), bien que n’ayant pour ma part rien élevé du tout. Déjà bien trop difficile de s’élever soi-même…

          Par ailleurs, je n’ai réellement pas compris à qui s’adresse le “Pauvre type” posté par Isa. C’est un peu décourageant de constater, que, encore et toujours, quel que soit le fil de discussion, l’invective pointe très vite son museau hyéneux sur ce Forum.
          Je le regrette vraiment.
          Et je retourne au labeur. (2H)

        • 7 Mars 2016 à 16h14

          C. Canse dit

          À 2Hardel

          Si tout espoir était perdu, nous n’aurions pas fait d’enfants.

        • 7 Mars 2016 à 16h24

          2HARDEL dit

          @ C. Canse
          Je l’imagine assez bien, C. Canse. Et même, je l’espère. Car “voilà le hic”…
          Il en faut, et en quantité, de l’espoir, pour souhaiter se perpétuer dans le futur jusqu’à “faire” des enfants…
          :-( 
          Bon, maintenant, au taff. Je coupe ce bazar.
          Ah non, merdre, je peux pas. Je bosse avec !  ;-)

        • 7 Mars 2016 à 16h29

          C. Canse dit

          Travaillez bien et amusez-vous, si possible.:-)