Régionales : tous perdants ?
L’abstention, certes. Mais pas que…
Publié le 15 mars 2010 à 17:06 dans Politique
Mots-clés : Régionales 2010

Martine Aubry, présidente de la..., pardon, première secrétaire du Parti socialiste.
Pour une fois, on sera d’accord avec l’essentiel des déclarations faites par les politiques depuis hier soir : rien n’est joué. À ceci près que ce n’est pas au second tour de dimanche prochain que nous pensons, vu qu’il présente à peu près autant d’intérêt que le premier, mais à la seule élection qui compte au pays du quinquennat : la présidentielle de 2012 – including les législatives-croupion qui la suivront. Rien n’est joué donc et, surtout, personne n’a de quoi pavoiser, même si certains ont plus raison d’avoir les nerfs que d’autres…
C’est le cas, natürlich, de l’UMP. Par compassion, on se contentera de rigoler doucement des balançoires proférées hier soir par François Fillon, comme quoi l’abstention massive interdit de tirer une quelconque conclusion politique nationale de ce scrutin. Bon, on sait que le discours d’hier soir n’a pas dû être facile à écrire, mais quand même, y a des limites. Celles de la décence, par exemple, ou celles de l’amnésie. Si notre mémoire est bonne, au printemps dernier, l’UMP ne s’était pas gênée d’en faire des quintaux sur sa victoire forcément signifiante aux européennes. Et là, l’abstention – tout aussi massive –, eh bien, c’était pas le sujet.
La vérité, c’est que le parti du président est dans une panade monumentale. Rarement la droite sera partie si unie à un scrutin, et rarement elle aura fait un score aussi riquiqui. Elle est même laminée quant à l’objectif grotesque qu’elle s’était fixé, à savoir devancer le PS au premier tour, ce qui n’avait pas déjà pas grand sens au départ, compte tenu des réserves de voix Europe Ecologie et Front de Gauche, et qui se révèle calamiteux à l’arrivée, vu que c’est le PS qui est devant. Aïe!
Le PS est-il pour autant le grand gagnant du scrutin d’hier ? Gagnant, sûrement. Grand, c’est moins évident. Certes, il vaut mieux faire 30 que 16, comme aux européennes. À Solferino, on explique, comme de bien entendu, que c’est grâce à la rénovation opérée par Martine Aubry que le parti a retrouvé des scores plus en rapport avec son standing. Pas faux, ou plutôt, pas entièrement. Parce qu’en vrai ce sont les potentats locaux du parti qui sortent renforcés de cette échéance. Et dans la perspective des primaires, ils auront beau jeu d’expliquer que quand ils font le job, eux, alors, ça marche. On parie que ce n’est pas seulement en Septimanie que les apparatchiks provinciaux se réjouissent du score de Frêche et de la déculottée collatérale de la liste imposée par Paris. On souhaitera bien du plaisir à Martine pour les primaires…
À l’instar du grand frère socialiste, les Verts eux aussi font un carton à la Pyrrhus. En un an, le rêve – bien réel chez nombre de militants – de faire jeu égal avec le PS a fondu comme banquise au soleil. Mais en passant la barre des 10 % pratiquement partout, et pas seulement à Oberkampf, les Verts consolident leur pouvoir de nuisance, et il nous semble que ce ne sont pas seulement des places éligibles en surnombre et des présidences de région que vont exiger les écolos, mais aussi, à tous les coups, des circonscriptions réservées pour les législatives. Nous, en tout cas, à leur place, on se gênerait pas pour le faire, et pourtant, on a meilleur caractère que Duflot ou DCB…
Le PCF, lui aussi, a bien tort de se la jouer renaissant avec ses 6 %. Tout d’abord parce seul un groupuscule peut sabrer le champagne avec un tel score. Et puis parce que ces 6 % ne lui appartiennent pas. C’est seulement grâce au tonus tribunicien apporté dans la corbeille de mariage par Mélenchon que le PCF est sorti du caveau qu’il avait lui-même creusé en passant un peu trop brutalement du soviétisme rigide au sociétalisme invertébré. Désormais, l’avenir du PCF passe par le populisme de gauche du leader du PG, qui dit tout haut ce que nombre d’électeurs populaires du PCF n’osaient même plus penser tout bas. Pour le PCF, en 2012, la perspective est donc soit d’avoir un candidat communiste autonome et disparaître, soit de s’effacer derrière Mélenchon. Et donc de disparaître aussi.
C’est d’ailleurs ce qu’a déjà fait le NPA, sans même attendre la présidentielle. Reste que, comme le Modem, il se rassure de ses scores calamiteux aux élections intermédiaires en se disant qu’il a un candidat crédible pour cette échéance. On se rassure comme on peut, hein. N’empêche, ces deux partis nouveaux n’ont plus la cote et, en plus, avec le temps, ils sont de moins en moins nouveaux. Ceci explique peut-être cela.
On pourrait penser que le FN, lui, n’a que des raisons de se réjouir. À ceci près qu’il est trois points en dessous des précédentes régionales, qui elles-mêmes n’avaient pas auguré du meilleur pour la présidentielle de 2007. De plus, l’électorat « de droite » du FN, celui qu’il a pu récupérer de la razzia sarkozyste, risque d’être moyennement content de voir le Front se maintenir dans 12 régions et donc faciliter la victoire de la gauche. Personne à l’UMP n’ira le dire aussi clairement sur les plateaux de télé (même si Fillon a fait un aparté un rien appuyé sur la sécurité, après son appel du pied non moins lourdingue aux électeurs écolos).
N’empêche, les militants de la droite d’en bas ne se gêneront pas pour faire jouer cette fibre-là d’ici le scrutin suprême. Un scrutin où il n’est, à notre avis, plus du tout exclu que Jean-Marie le Pen, fort de ses 20 % en PACA, se représente en fin de compte. Faut savoir se dévouer pour la cause, surtout quand ça vous démange furieusement !
Bref, deux petits tours et puis s’en vont. Les choses sérieuses commenceront dans un an et demi, avec la vraie campagne des vraies élections. Dit comme ça, c’est un peu raide, mais il n’y a pas que nous pour le penser : cherchez bien, 53 % des électeurs vous le diront…










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Lanturlu dit
Souris, J’admets que mon propos dépassait l’événement des régionales. Ce qui me préoccupe fort c’est la mise de côté du phénomène abstentionniste qui touche 55% de électeurs dans mon département (et un fort taux d’abstentions dans de nombreux autres). Et je crains que ce fait ne soit passé sous silence. Car, 55% c’est quand-même la majorité.
Je m’interroge sur ce qui peut être en jeu: les programmes des partis? le manque de confiance dans ce système que l’on appelle démocratique? le découragement devant des structures politiques, économiques et sociales qui semblent impuissantes à satisfaire les gens? Car une démocratie doit tenir compte non seulement de la majorité, mais des minorités, et des courants divers.
Je suis d’accord avec vous en ce que la communication moderne permet de répandre rapidement les idées de tous bords. Cependant, cette même communication génère ici un immense bruit, sème souvent la confusion en s’attachant aux “personnalités” et non aux questions urgentes et de fond. Pour la Chine et l’Iran, elle joue un rôle de transformation. Elle est donc censurée. Mais en France?
L’équation: votez et les choses changeront, ne fonctionne pas. Et les électeurs l’ont montré.
Système en panne? Où sont les mécaniciens?
Souris donc dit
@ Lanturlu
Je ne saisis pas trop bien le sens de votre message, mais si vous insistez sur les concepts de morale, éthique, dignité, responsabilité : je plussoie comme on dit ici.
Contre l’immobilisme conservateur de privilèges, la rapidité de la circulation de l’information me semble un atout nouveau, que les autocraties ont raison de craindre (Iran et même la pragmatique Chine qui cherchent à peser sur Internet).
A ma grande honte, je dois avouer que je n’ai pas encore lu une ligne de Sen (rien n’est perdu), et Kirkegaard reste un vague souvenir de philo, de pensum surtout.
Mais nous nous éloignons des Régionales ?
Jardidi dit
Je vois deux enseignements à tirer de cette élection. La modernité n’empêche pas les pauvres de refuser d’être pauvres. L’immédiateté, l’émotion, la domination des médias, les faux discours, l’omniprésence médiatique ne changent pas grand-chose au vote sur la durée. La seconde leçon est le faible score du FN, celui-ci avait pourtant tout en sa faveur. Diminution de l’obsession de l’immigration, faible nombre de gens obsédés par l’Islam, remontée du moral. La montée de la pauvreté ne va peut-être pas se traduire par l’envolée du FN mais peut se diriger vers un vote constructif. Sur Médiapart, on insiste sur la bonne santé du FN comme pour bien justifier sa haine des classes populaires.
Lanturlu dit
Bonjour Souris, Le choix c’est de lutter (je sais ça fait très gaucho, ce que je ne suis pas) contre l’inéquité, énoncée par Rawls et Amartya Sen. De crier bien fort qu’il existe un hiatus entre le dit et le fait. Enfin, de ne pas se laisser endormir par les discours soporifiques, l’électoralisme dont le seul but est de gagner du temps et de conserver ce qui est.
Il y a peut-être quelques mystiques sur ce site qui préfèrent le salut des âmes au corps. Pour moi, je ne crois à aucun arrière-monde, et la souffrance de l’être (comme le disait Kirkegaard — Crainte et tremblement) est bien réelle, qui ne peut se contenter de ces systèmes attentistes.
Tout cela me rappelle ce que disait un diplomate britannique du XIXéme (Gladstone, Palmesrtone?): En diplomatie, il n’y a rien que le temps ne puisse résoudre. Et j’ajouterai en économie et en société (Je sais, Thatcher disait qu’il n’y avait pas de société, seulement des individus), C’est l’essence même du conservatisme. Et du “moi je m’enpiffre, toi, tu peux crever la gueule ouverte”, selon nos bonnes règles de bienpensance.
Ah, mais !!!
Souris donc dit
Bonjour Lanturlu !
Oui, vrai, mais quel est le choix ? Danser sur le volcan ou redresser l’économie en espérant qu’elle aille mieux pour qu’elle puisse à nouveau exercer ses solidarités?
@ Saul
Juste une petite couche de finition et après je me tais, ouf :
La cotisation des fonctionnaires pour leur retraite est un trompe l’œil, une chimère.
Si le privé s’amusait à ce genre de choses, ça porterait un nom : faire de la cavalerie (boucher un trou en maquillant les comptes et en empruntant indéfiniment).
La cavalerie est un délit..
Un devoir civique presqu’aussi important que le vote : lire tous les ans la loi de finances.
Lanturlu dit
@ Souris et aux autres
16 mars 2010 à 19:24
“L’Allemagne s’en sort mieux que nous”. Oui, mais à quel prix? Au prix d’un bond formidable de la précarité et de la pauvreté des familles. A un tel point que la consommation intérieure en souffre beaucoup.
Le fétichisme du PIB, et de la macro-économie masque des réalités sociales affligeantes.
Quant à Schroeder, il a jeté ses bombes anti-socilaes (réformes Hartz I à IV), et il est parti, non sans avoir négocié de beaux contrats gaziers avec Poutine, qui lui a offert un bon poste tout en utilisant son carnet d’adresses. Il a bel et bien liquidé la Sozialmarktwirtschaft, la fameuse économie sociale de marché qui faisait l’admiration de tous jusqu’à il y a peu.
Le monde économique change, dit-on, mais pour qui? Encore un des traits d’une démocratie où les mêmes paient toujours les pots cassés . Je sais, la nation, la grandeur, le sacrifice, l’avenir, toujours les mêmes antiennes…
Mais, sur ce site, cela n’émeut personne. Parlons plutôt de recettes de cuisine, gastronomique ou électorale. C’est tellement plus rassurant en ces temps d’incertitude.
Souris donc dit
@ Saul
Bonjour !
Je persiste et je signe : les cotisations des fonctionnaires sont de la fiction comptable et il n’existe pas de caisse de retraite qui gèrerait les cotisations. Elles apparaissent sur le bulletin de salaire, mais ce sont des “cotisations potemkine”. Le budget de l’état a une ligne dépense (retraites et traitements) et une ligne recettes (les cotisations), c’est tout.
Pour citer une source peu suspecte de connivence avec l’ultralibéralisme, le syndicat Sud :
“Il s’agit d’un système budgétaire dont l’Etat couvre la plus grande partie du
financement. Il ne comprend pas de caisse de retraite propre. Les crédits
nécessaires sont votés chaque année, dans la loi de finances. Ils sont inscrits aux
budgets des ministères. La pension est liquidée par le Ministre du Budget et le
paiement est assuré par le Trésor Public. Aucun budget n’est identifié en tant que tel
pour les retraites de la fonction publique de l’Etat.
Les cotisations effectuées par les fonctionnaires actifs sont retenues sur leur
traitement (depuis le 1-1-1991= 7,85% du traitement brut). Leur produit est inscrit
dans les recettes du budget de l’Etat (“retenues pour pensions civiles et militaires”)
Source : syndicat Sudptt, fiche N°13
http://www.sudptt.org/IMG/pdf/2387.pdf
L’Ours dit
Saul,
d’accord avec votre 21H11 sur l’UMP.
Que les fonctionnaires cotisent ou pas n’a qu’un sens relatif dans la mesure où les richesses crées et donc les impôts puis leurs salaires viennent essentiellement du privé. Mais on va appeler le fonctionnariat un secteur tertiaire et les services rendus sont utiles aussi bien au citoyen qu’à l’économie.
Mais vous n’avez semble-t-il pas lu mon “paradoxe économique” qui propose une nouvelle façon de calculer les charges des entreprises; et donc des salaires, ce qui remplirait plus sûrement et plus logiquement et donc “justement” les caisses diverses.
Saul dit
@ Souris Donc,
pour les retraites, en ce qui concerne la territoriale, c’ est la caisse nationale des retraites des agents des collectivités locales…
mais si ce que vous dites est vrai, alors qe n’ est qu’ une coquille vide, et des emplois fictifs…et on se fait voler aussi, car on cotise quand meme, c.a.d qu’ on nous retient ces charges sur notre salaire aussi…
bonne nuit, dodo pour moi aussi
Saul dit
Bvb09,
avant d’ aller me pieuter aussi ..
“un ingénieur et une secrétaire de direction licenciés, tous 2 + de 60 ans, étaient respectivement Chauffeur de taxi et vendeuse chez Ikea.”
vous avouerez que question “évolution”, c’ est pas vraiment le top….
sur la fonction publique en France, vous savez, la proportion de salariés sous contrat privé est en constante augmentation,..c’ est un des buts recherché d’ ailleurs, en gros on voudrait arriver à : les cadres avec statut public, et les employés avec statut privé ( je caricature, car il y a aussi de nombreux cadres, directeurs de services etc qui sont sous statut privé )
sur le nombre, là je serais assez d’ accord, mais le problème est qu’ on met à la diète plutot les services techniques que les administratifs ( et pourtant parmi ces derniers, y’ aurait de quoi faire le ménage ! ), c’ est aussi une tendance : ne garder que les services de gestion et externaliser le reste…
on retrouve aussi ce problème dans l’ EN : malgré l’ effectif pléthorique, manque de profs ! pâr contre dans les rectorats, inspections académiques, là on ne peut pas dire qu’ il y a sous effectif…
dans les hopitaux, pareil : manque de personnels soignants mais de plus en plus de gestionnaires….
là est le problème plutot, je pense
Bonne Nuit Bvb09
Saul dit
pour la pénibilité, les études démontrent plutot les causes sur les conditions de travail et non sur l’ absence de hobbies : )
par ex, du fait de l’ horloge biologique, les travailleurs de nuit, tant privés que publics, ont une esperance de vie inferieure de 6 à 8 ans à la moyenne..
les employés du BTP arrivent que très rarement à 60 ans
travail exterieur, qu’ il pleuve, qu’ il neige, qu’ il vente…..
travail physique/non physique
travail au contact de matières toxiques ( plusieurs études démontrent que les agriculteurs, ou les travailleurs dans le phytosanitaire par ex vivent moins longtemps )
plus près, dans mon boulot, je constate que les gars à 50/55 ans sont cassés, usés, problèmes de santé qui déferlent etc…ce que des collègues du privé et dans la meme branche constatent aussi..
du au fait que travail en exterieur, physique, horaires de travail décalés
( les jeunes qui viennent travailler comme saisonnier chez nous l’ été, sont surpris de voir que c’ est aussi dur, et pourtant l’ été c’ est la période la plus tranquille pour nous ! )
ce qui compte par contre et là je vous rejoins, c’ est sur l’ hygiène de vie…
mais sur la bouffe par ex ( hors cadre professionel ) des études montrent que ce sont les classes les plus modestes qui bouffent le plus mal ( achat d’ aliments 1er prix, qui contiennent plus de saloperies, type gras, matières grasses hydrogénées, habitude du mac do )
BvB09 dit
Saul,
je suis sûr que votre réponse m´intéressera, mais il est temps pour moi de vous souhaiter une bonne fin de soirée du fin fond de la belle Toscane (pour le boulot malheureusement)
PS
Si vous pouviez me donner les ref de votre bible de Bouguignon, cela me ferait plaisir
;-)
Saul dit
non pas mon livre de chevet : ) je pourrais vous en citer plein d’ autres qui sont arrivés au meme constat mais ils sont classé à gauche, donc rédhibitoire pour ici et donc inutile de les citer
un quand meme, sur la difference entre gestion privée de l’ eau et gestion en régie public : TOUTES les études montrent qu’ au MINIMUM, la gestion de l’ eau en régie publique coute 2 fois moins cher pour l’ usager ( certaines vont meme jusqu’ à dire 5 fois moins…).
ce qui est interessant pour Bourguignon est qu’ il est liberal et était vice président de la Banque Mondiale ( mais il est quand meme pour la privatisation des services publics…) et qu’ il étaye ces affirmations par du concret ( contrairement à Freud ; )et puis aucun liberal n’ a démontré le contraire…
pour la pénibilité, si c’ est une spécificité française, c’ est peut etre du au fait que la France s’ est penchée sur la question et les autres non …
concernant les hobbies, non là vraiment…vous savez meme ceux qui n’ ont pas fait d’ études en ont… : )
concernant les enseignants, il serait interessant d’ avoir la comparaison entre enseignants du public et du privé…je gage que leur longévité sont semblables…
c’ est plutot du à l’ emploi meme ( travail d’ interieur, non physique etc ) ce qu’ on peut retrouver aussi dans des emplois de bureau dans des DRH du privé par ex..
(…)
BvB09 dit
@ Saul
si on vous suit cher Saul, on va vers l interdiction du licenciement d´Arlette Laguiller et du facteur.
Total a une surcapacité de raffinage parce qu´´ on consomme moins en France et aux USA pays vers lequel cette raffinerie exportait ses excédents.
J´ai vu un reportage sur le Danemark où un ingénieur et une secrétaire de direction licenciés, tous 2 + de 60 ans, étaient respectivement Chauffeur de taxi et vendeuse chez Ikea.
Le temps où on faisait toute sa carrière dans la même entreprise est révolu. Il n´y a que les fonctionnaires francais qui ne l´ont pas compris. En Allemagne seulement 35 % des fonctionnaires ont l´emploi à vie les autres ont un contrat de travail et peuvent être licenciés, ce qui se produit depuis 15 ans. Avant la pratique n´existait pas. A noter qu´il y a le même nombre de fonctionnaire, avec et sans emploi à vie, qu´en France pour une population de 78 Millions d´habitants.
Souris donc dit
@ Saul
“ce pays n’ est pas allé aussi loin que nous dans la désindustrialisation…” La réponse est oui, et les BRIC leur achètent leur technologies fiables et leurs bagnoles.
Angela a un T3 de fonction.
Ce n’est parce que c’est écrit sur la fiche de paie que c’est réel. Dans ce cas : où est cette masse d’argent ? Qui la gère ? Je ne parle que des retraites, pas des cotisations maladie. Je connais la fiche de paie, j’étais fonctionnaire.
@ BvB09
Chavez = Père Ubu.
Présidence à vie, république islamique = mots qui fâchent.
Bonne nuit à tous !
Saul dit
Souris,
“leur traitement ainsi que leurs pensions de retraite sont payés sur le budget de l’Etat = impôts+taxes+emprunt.”
pour les traitements c’ est vrai, ce sont sur les budgets de l’ état et des collectivités donc provenant des impots ( d’ un coté qui voulez vous qui payent cela ? )
mais pour les retraites, la fonction publique a ses propres caisses..
et qui croyez vous qui paye les entreprises privées qui ont reçu des délegations de service public ?
les budgets de l’ état et des collectivités aussi….
et en général ça coute bien plus cher…( ce qui est tout à fait logique, l’ entreprise cherche à faire des profits, elle n’ a pas vocation à travailler à prix coutant )
BvB09 dit
Saul
je suis sûr d´avoir lu queque part que les fonctionnaires avait une longévité supérieure à la moyenne nationale.
J´en suis sûr par exemple pour les conducteurs de train et les enseignants.
Bon Vous parlez toujours de Bourguignon, cela doit être votre livre de chevet :-) mais j´enc onnais qui lisaient Freud et qui se rendent compte peu à peu qu´ils ont perdu leur temps (Il n´y a plus que les francais et les argentins qui “y croient”)
Mais dans le doute, et n´ayant pas l´anti bourguignon à vous jeter à la tête :-), je ne peux qu´espérer qu´un libéral éclairé viendra à ma rescousse. Je peux imaginer que dans certains secteurs la privatisation n´apporte pas grand chose. Notamment dans les secteurs où se créent des oligopoles qui favorisent les ententes.
Pour la pénibilité du travail qui entrainerait une longévité moindre j´avais entendu que la relation entre les 2 phénomènes étaient beaucoup moins évidente que le manque de hobbies “stimulants” des personnes qui ont peu étudié, auquel on peut ajouter une hygiène de vie (Boisson, alimentation) moins appropriée à un vieillissement serain. Mais je crains qu´en France ce genre d´études soient cachées. Il est à noter que les notions de pénibilité du travail sont, à ma connaissance, une particularité francaise, ce qui m´inquiète toujours.
Saul dit
Souris donc,
bonsoir
vous plaisentez ? si je pouvais mettre en image, je vous montrerai un de mes bulletins de salaire…bien sur qu’ on cotise !
j’ ai meme une ligne “cotisation solidarité 1 ” en plus des CSG, RDS etc
la seule cotisation que l’ on ne paye pas est la cotisation chomage ( d’ un coté c’ est logique…)
ce qui a été crée très récemment c’ est la “retraite additionnelle de la fonction publique”, elle est payée de manière équivalente par le fonctionnaire et son employeur ( sur mon bulletin, c’ est 15,57 euros par mois en charge salariale, et autant en charge patronale ).
mais il existait auparavant des cotisations retraites bien évidemment ! ( sur mon bulletin je crois que ce sont les 3 lignes CNRACL + autres abreviations pour chacune des 3 )
et nous cotisons bien évidemment pour l’ assurance maladie etc…
je ne sais pas qui vous a raconté de telles sornettes mais là vraiment…
( c’ est comme pour les jours de greve, on ne nous les paye pas ( ce qui est normal ), contrairement à une légende tenace…)
Saul dit
si vous ne l’ avez pas vu, regardez l’ excellent film “le couperet” avec José Garcia…c’ est en filigrane la question qui est posée…
” quand on sera tous au RMI, à qui ils vendront leurs merdes ? “
Souris donc dit
@ Saul
Bonsoir ! Etes-vous sûr que les fonctionnaires cotisent ? Je croyais que c’était une pure fiction comptable, sur la feuille de paie. Mais en réalité, leur traitement ainsi que leurs pensions de retraite sont payés sur le budget de l’Etat = impôts+taxes+emprunt.
Ils me semble que très récemment seulement a été crée un “fonds” abondé par ? pour faire face à ce problème des retraites de la fonction publique.