L’antifascisme cache des intérêts de classe | Causeur

L’antifascisme cache des intérêts de classe

Entretien avec le géographe Christophe Guilluy

Auteur

La rédaction

Publié le 19 janvier 2016 / Économie Politique Société

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fn regionales christophe guilluy

Propos recueillis par Daoud Boughezala, Élisabeth Lévy et Gil Mihaely

Causeur : Comme après chaque poussée du FN, l’ensemble des politiques clame qu’ils ont entendu et que, cette fois, ils vont changer. La classe politique française a-t-elle vraiment compris le message des régionales ?

Christophe Guilluy : Non, les politiques n’en sont tout simplement pas capables ! Le vote FN traduit un vrai conflit de classes. Tant que les élites, politiques mais aussi économiques, culturelles, médiatiques et administratives n’auront pas intégré cette donnée socio-politique, rien ne changera.

Autrement dit, on aura encore droit à l’antifascisme de pacotille. Ne se rendent-ils pas compte que cela n’empêche plus les gens de voter FN ?

Mais en fait, ça marche ! La diabolisation du FN parvient à figer le système. Elle fait office de bouclier idéologique qui arrête toujours le FN même quand celui-ci rassemble plus d’un quart de l’électorat. Mais il faut bien comprendre que le sujet n’est pas le FN : en réalité, comme l’a avoué Lionel Jospin, « la lutte antifasciste n’est que du théâtre » qui vise à ne jamais remettre en cause des choix économiques et sociétaux faits il y a plusieurs décennies.

Qui a fait ces choix, « l’UMPS » – qui, soit dit en passant, recueille les suffrages de deux tiers des électeurs ?

Appelez-le comme vous voulez, il s’agit du système en place ! Les classes dominantes, les catégories supérieures, les gagnants de la mondialisation, mais aussi ceux qui en sont protégés (les retraités, une partie de la fonction publique), tout cela dépasse largement les élites et forme un gros bloc.

[...]

*Photo: Hannah.

  • causeur 31

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    publié dans le Magazine Causeur n° 90 - Janvier 2016

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    causeur 31
  • La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 28 Janvier 2016 à 13h33

      PSR dit

      Tout à fait d’accord. J’irai même plus loin :
      - La lutte contre le FN est un faux sujet. Le FN disparaîtra comme menace le jour où un gouvernement efficace choisira des reformes audacieuses et dont l’efficacité est démontrée. Tous les sondages montrent que 85 % des francais sont prêts à des sacrifices pour évoluer.
      - Le discours épouvantail ne marche plus. Le FN a fait les efforts de com pour apparaître plus présentable.
      - Des forces commencent à en prendre conscience, encore timides, comme un pacte républicain de JPR ou NKM, non construit comme rempart au FN, mais énoncant un vrai programme. Helas les partis PS et UMP-LR n’arrivent pas à raisonner ainsi, ils sont programmés pour se battre entre eux et gagner des elections, pas pour elaborer un programme de redressement.
      - Faudra-t-il attendre un nouvelle gifle en 2017 ou vont-ils réagir avant ?
      N’oublions pas qu’en 2017, il ne suffit pas de gagner la présidentielle. Et pour les législatives, une fois qu’aucun parti n’a la majorité, on fait comment sans pacte républicain ? On bricole encore ?

      Donc agissons pour ce pacte républicain : un programme simple et réaliste sur les sujets concrets de l’emploi, la sécurité, l’economie.

    • 20 Janvier 2016 à 23h25

      GHMD dit

      La mondialisation était le rêve Rousseauiste que la société occidentale, devenue enfin fraternelle, empathique et tout et tout, bref une société de Gentils, comme le pense Libération, envahirait pacifiquement le Monde entier. c’est presque réussi, mais il y a l’os musulman. Et là, stupeur, et frayeur. Il vient s’opposer par les armes à sa dissolution culturelle. Pas sûr que les risettes et les sermons suffisent à l’arrêter.

    • 20 Janvier 2016 à 17h36

      Yanick Toutain dit

      Je conseille à l’analyste Christophe Guilluy d’examiner les résultats au Havre (je publierai mes analyses prochainement)
      Il verra son erreur !
      ++++
      “Le vote FN traduit un vrai conflit de classes.”
      ++++
      Le vrai conflit de classe il est dans le BOYCOTT des élections….
      Au Havre les inscrits ne sont plus que 37,5% à avoir voté au 1° tour des régionales. -60,7% d’abstention 1,8% de votes blancs et O,1% de votes nuls
        +++
      Les PAUVRES du Havre ne votent PAS FN
      Ils s’abstiennent ULTRA MASSIVEMENT
      Encore aux régionales, les hésitants (9% des inscrits s’étant abstenu au 1° tour mais sont allés voter au 2°) ont apporté leurs suffrages à la droite de Morin.
      Mais il faut noter que dans 2 cantons sur 6, les votes extrême-droite ont DIMINUE !! (-0,97% des inscrits ayant voté extrême-droite au premier tour n’ont pas voté FN au 2°)
      Sur les 6 cantons du Havre, ils sont 2% des inscrits à avoir voté seulement au 2° tour pour la gauche {après un abstention au 1°}, 6;4% pour la droite et 0,63% ont augmenté le score de l’extrême-droite en votant FN
      Cela prouve donc que plus de 50% des Havrais (53%) sont sur la GAUCHE du paysage politique.
      Ils ne VOTENT PLUS mais REFUSENT d’ALLER VOTER même au 2° tour pour le FN !
      Cela montre que la REVOLUTION EST POUR DEMAIN !
      Non pas avec des bulletins de vote mais par la DESIGNATION de DELEGUES REVOCABLES sans urnes ! 

      • 20 Janvier 2016 à 23h20

        GHMD dit

        La Révolution ? Vous avez des armes ?

      • 21 Janvier 2016 à 8h15

        Villaterne dit

        Le Havre ce n’est pas la France que je sache, et lorsque vous dites les pauvres s’abstiennent et ne votent pas FN, il serait peut-être plus prudent de dire que les pauvres ne votent pas encore tous FN !
        Car je pense que l’abstention est faite en majorité de gens qui rejettent définitivement les partis traditionnels (qu’ils ne récupèreront jamais) mais qui pour autant se refusent à voter FN !
        Combien de temps cela va tenir ?

        • 21 Janvier 2016 à 8h23

          steed59 dit

          l’abstention est l’antisas du vote FN. A la prochaine présidentielle, ces mêmes abstentionnistes voteront en majorité MLP ou JLM, voire pour des candidats trotskystes. Bref un anti-système.

    • 20 Janvier 2016 à 12h29

      cheyenne dit

      Cela fait toujours du bien de lire Guyllui,qui est géographe, son analyse du réel est fine et pertinente. En ce sens ils se distingue de nombreux de ses collégues en science humaine qui ont perdu leur approche scientifique et confondent études, théories et idéologie.

      Ses travaux permettent principalement de donner en contre points des poncifs habituel:

      - Les populations sont des systèmes dynamiques. Les banlieues sont des SAS et non des ghettos, il y a donc réussite de l’intégration. Ce qui pose pb c’est le flux ininterrompu d’immigration que nous empêche de stabiliser la population. L’argent investi a donc été utile mais il ne sert à rien d’en mettre plus. 
        
      - l’Intégration économique ne signifie pas intégration culturelle, c’est un point extrêmement important. 
      La plupart des gens pensent “banlieue” quand ils pensent musulmans, alors que les musulmans aujourd’hui sont fonctionnaires,  élus, cadres…S’ils préfèrent rester un autre que “soi”, ne pas devenir “comme nous” c’est bien plus inquiétant de les savoir très nombreux dans dans les lieux de pouvoir.

      -Dans ce contexte, la “racaille” des quartiers et même le djiahadisme sont des épiphénomènes.
       
       Et enfin une voix pour dire bien haut qu’on ne peut pas obliger les communautés à se mélanger.

      Le mélange est une absurdité anthropologique. Ce manque de respect pourra conduire les peuples aux pires violences. Je désespère que les politiques le comprennent un jour.  

      • 20 Janvier 2016 à 12h39

        cheyenne dit

        Et bien sûr son analyse d’une la France périphérique à la mondialisation est éminemment subversive. 
        C’est pourtant le vrai sujet, quel projet de développement du monde, de civilisation continue à oeuvrer en dehors de la souveraineté des peuples?  

    • 20 Janvier 2016 à 12h26

      nico dit

      Ne pas être dupe, donc, de l’escroquerie sémantique consistant à nommer une chose par son contraire — spécialité typique des totalitarismes : le prétendu « antifascisme » est en vérité la forme la plus achevée de fascisme observable à ce jour. Il en a les méthodes (désinformation, propagande, dressage idéologique), le sectarisme, l’intolérance hystérique, le goût immodéré des slogans et la haine du débat, le traitement des contradicteurs par l’intimidation et la calomnie, et la connivence avec les franges les plus barbares de la population. L’antifascisme est aujourd’hui le déguisement que prend  la complaisance pour les plus noirs desseins de destruction de la France. Il est la parure avantageuse dans laquelle se drape l’esprit de soumission et de collaboration. Mais cette imposture va finir. L’éclaircissement sémantique est en cours. Les yeux se dessillent. Les masques tombent. Les charlatans de l’humanisme font de moins en moins recette. Bientôt, ils raseront les murs. Car le temps n’est plus loin où tout le monde comprendra enfin qu’« antifasciste » signifie « collabo ».
      http://les-minuscules.blogspot.fr/2015/08/lantifascisme-en-une-minute.html
      Nl

    • 20 Janvier 2016 à 12h01

      Nolens dit

      Désolé mais ce type m’a fichu de mauvais poil avec son discours sur les retraités.
      C’est du n’importe quoi. Ce n’est pas une maladie et ce n’est pas un privilège d’être vieux. 

      • 20 Janvier 2016 à 13h59

        thd o dit

        Il ne parle ni de maladie, ni de privilège, mais de choix électoraux. Et il a raison…

        La génération du baby-boom, la plus lamentable de l’histoire de France, ne voudra pas revenir sur les choix qui lui assurent (pense-t-elle) une stabilité de revenu, même si cela emmène le pays dans le mur. C’est un fait électoral massif, qui explique en partie le merdier ambiant. Il faut bien que quelqu’un le dise.

        • 20 Janvier 2016 à 15h05

          minguette dit

          Tout à fait.
          Et il le dit très bien.
          Ce n’est pas une maladie d’être vieux, ce n’est pas non plus un privilège, c’est juste un hold up. Combien de générations faudra t-il pour éponger la dette que nous laissent les baby boomers ?

    • 20 Janvier 2016 à 10h42

      Hannibal-lecteur dit

      Remarque pleine de sagesse : “À l’inverse, l’anxiété des catégories modestes et populaires sur la question migratoire s’explique par l’impossibilité d’opérer ces choix résidentiels et scolaires.”
      Remercions Najat vau-l’eau Bécassine, d’y contribuer de toutes ses forces.

    • 19 Janvier 2016 à 22h44

      Fuckwit13 dit

      Biensur qu’ils ont compris…. Mais a leur facon a eux. Ils tiendront compte de ce qui leur servera au fil du temps menant vers les elections….

    • 19 Janvier 2016 à 18h05

      nico dit

      « Le Front national est un parti fasciste qui capitalise sur la haine de l’Autre. »
      « Le Front national est en dehors des limites du pacte républicain. »
      Et la République est en danger. Et la Démocratie menacée. Et il est urgent d’entrer en Résistance. Saint Hessel priez pour nous.
      Depuis trente ans, toujours les mêmes incantations glapissantes, jamais d’explications. Toujours les mêmes affirmations péremptoires, jamais de preuves.
      Et ne demandez pas d’explications à ce charabia spongieux, sinon c’est que vous êtes vous-même fasciste.

      Nos Jean Moulin en carton feraient bien de s’aviser que l’essence du fascisme, c’est précisément le refus de la discussion au profit des mots d’ordre.
      Ces idiots utiles se souviendront aussi des paroles du coton tige Lionel Jospin (une fois retiré des affaires — pas fou l’animal) : « Avec le Front national, nous n’avons jamais été dans une situation de menace fasciste, et même pas face à un parti fasciste. Tout antifascisme n’était que du théâtre » .
      http://les-minuscules.blogspot.fr/2015/08/lantifascisme-en-une-minute.html
      Nl  

    • 19 Janvier 2016 à 16h47

      Nolens dit

      Ce type raconte n’importe quoi. Pur produit des nullités que produit dorénavant l’université détruite elle aussi depuis longtemps par la baisse du niveau d’études.
      Comment peut-on accorder crédit à de tels gauchistes. Étonnant. 

      • 19 Janvier 2016 à 16h59

        golvan dit

        @ nolens
        Avez-vous lu l’intégralité de l’article de la version papier ?
        Je trouve pour ma part que cet article n’est pas sans intérêt.  

        • 19 Janvier 2016 à 17h08

          minguette dit

          Et moi je le trouve très bien. Je ne vois pas où il est “gauchiste”.
          Sa description des banlieues est au plus près de ce que j’ai connu, la fuite des “petits blancs”, aujourd’hui des maghrébins intégrés qui ont accédé à la petite bourgeoisie, preuve que la France intègre encore, l’électorat populaire, même issu de l’immigration, qui se détourne de la gauche, inexorablement, pour des raisons identitaires. Il balance à droite et à gauche, tout le monde en prend.
          Je partage même la conclusion, personne ne peut plus, même si ce serait payant électoralement, fermer les frontières. Nous vivons dans un monde ouvert, c’est un fait, plus un choix. Un pays à l’extérieur de la mondialisation est un pays mort. Et le FN n’a donc qu’à se baisser.
          Mais je suis certain à 100% que le FN n’y changerait rien.

        • 19 Janvier 2016 à 17h17

          thd o dit

          “Je partage même la conclusion, personne ne peut plus, même si ce serait payant électoralement, fermer les frontières. Nous vivons dans un monde ouvert, c’est un fait, plus un choix. Un pays à l’extérieur de la mondialisation est un pays mort.”
          .
          .
          Ce n’est pas sa conclusion mais la vôtre, et elle est fausse.

          Le Japon, pays on ne peut plus mondialisé, refuse l’immigration (et a bien raison de le faire).

          Donc c’est possible de fermer les frontières aux personnes, y compris dans un contexte de mondialisation.

          Ce que dit l’interviewé, c’est que les milieux dirigeants en Europe mettent leur ligne de défense de la mondialisation sur le sujet de l’immigration, ce qui est très différent de vos fantasmes d’ouverture inévitable…

        • 19 Janvier 2016 à 17h23

          minguette dit

          La conclusion de Guilly est une constatation, pas son opinion personnelle.
          La fermeture des frontières ne se fait pas à la carte.

      • 19 Janvier 2016 à 17h45

        Borgo dit

        Nolens, Guilluy est l’un des rares sociologues avec Jean-Pierre Le Goff à tenir un langage différent de la soupe habituelle.

      • 19 Janvier 2016 à 18h10

        Ferdinand dit

        Guilluy est tout sauf un gauchiste. Il dénonce entre autres, l’abandon par la gauche et par la droite de la France rurale, de la France des petites villes, éloignées des grandes métropoles bénéficiant des profits de la mondialisation. Les gauchistes pensent que les habitants de cette France abandonnée sont soit des imbéciles, soit des fascistes. Ce qu’ils ne sont sont pas, bien sur. S’ils vont voir du côté du FN, c’est sans doute parce que c’est le seul parti qui leur adresse encore la parole et s’intéresse au désarroi des petits.
        Je constate avec grand plaisir, que la triste éducation nationale n’a pas réussi à formater tous les intellectuels. Ceux qui, comme Guilluy, n’ont pas l’instinct du troupeau, sont tout à fait remarquables.

    • 19 Janvier 2016 à 14h48

      golvan dit

      Aussi longtemps que ce que qu’on appelle la mondialisation sera présentée comme un phénomène naturel et inéluctable, voire bénéfique à tout le monde comme voudrait nous le faire croire ce crétin de Pascal Lamy, en retraite en France et “missionné” pour un nième projet imbécile et financé avec les impôts nationaux (et non pas mondiaux ), toute forme de résistance au rouleau compresseur des banques associées aux multinationales sera illusoire. 
      La France se retrouve avec une politique du tiers monde, avec des villes qui grossissent sous l’afflux des exclus des zones délaissées, et la concentration d’argent qui va avec, ne faisant qu’amplifier le phénomène d’exclusion des zones dites périphériques.
      Il n’existe plus depuis longtemps de politique d’aménagement du territoire, la régionalisation n’est qu’une déconcentration partielle avec développement en parallèles de fiefs dévolus aux barons des LRPS et leurs fonctionnaires supplémentaires, et les industries ont été déplacées à l’étranger, phénomène rendu possible par la disparition des frontières.
      Car rappelons aux chantres de la “destruction créatrice” que ces industries n’ont pas disparu mais qu’elles ont été déplacées pour ne pas payer les salaires et les charges européens de l’ouest.(cf augmentation des mutuelles, voir plus bas).  
      Et, cerise sur le gâteau, les dégâts occasionnés par la mondialisation, et l’UE qui en est le bras armé en Europe, doivent être réparés par les Etats honnis par l’UE et qui sont censés disparaître !… 
      Petit détail que les gens qui observent le coût des mutuelles (obligatoires) ont remarqué depuis le 1er janvier 2016: augmentation de 2% pour financer la CMU.  
      Le constat de Guilluy  concernant la lutte des classes n’est pas fausse mais elle oppose surtout actuellement la classe ploutocrate supranationale qui ne se définit plus par une appartenance nationale et qui s’enthousiasme d’ailleurs pour l’UE, à tous les Français qui produisent, quel que soit leur rang social, et qui sont rackettés pour subvenir aux besoins de la démagogie de cette ploutocratie au pouvoir et qui compte sur l’immigration pour conserver ce pouvoir.
      C’est la nouveauté de notre époque: les lois et obligations qui sont nationales finissent par fournir les moyens à ceux qui ont pour ambition de détruire les Etats.  
      Bien évidemment de nombreux Français ressentent ou comprennent cette gigantesque imposture, et remarquent qu’ils se retrouvent assis entre deux chaises, la France et l’UE, que ces deux chaises s’écartent et qu’il serait peut-être temps de choisir une chaise !
      Le problème toutefois, c’est que la ploutocratie (qui va de la haute fonction publique aux délocalisateurs les plus forcenés) qui fait des fortunes depuis vingt ans ou plus sur l’ambiguité Nation-UE n’a absolument pas envie de clarifier la situation. 

    • 19 Janvier 2016 à 14h00

      steed59 dit

      c’est agréable de lire un discours aussi réaliste et criant de vérité. Comme quoi il existe encore qui font leurs boulots en sciences humaines. S’il pouvait dégager cet imbécile de Todd (et Le Bras itou) ça assainira grandement la pensée anthropologique.

    • 19 Janvier 2016 à 13h35

      walkyrie dit

      qui ne sait pas ce qu’est une élection.
      Le fascisme n’est pas là où l’on croit si vraiment on veut absolument qu’il en existe un. 

    • 19 Janvier 2016 à 13h34

      walkyrie dit

      Il y a des antifascistes dans un pays où il n’y a pas de fascistes. Je ne vois pas de faisceaux à l’horizon. Et puis, origine du fascisme ? Italie avec le benito Mussolini qui disait une chose intéressante et qui va fâcher la gauche : “Tout par l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État !” Ca s’appelle le communisme voire le socialisme.
      Au lieu de raconter des fadaises sur le Fn, il faut avant tout analyser pourquoi 35% des gens votent pour lui, et qu’il n’a que 2 députés. Si ce n’est pas de la magouille et d carambouillage électoral qu’est-ce que c’est ? La démocratie en France n’est qu’un vain mot. Les institutions ne sont pas démocratiques et pis, elles sont sous tutelle d’une supra institution l’Europe qui ne sa

      • 19 Janvier 2016 à 13h50

        steed59 dit

        ma définition du fascisme : dérive autoritaire et nationaliste du socialisme.
        Ceci dit si il y a un partie en France qui parvient à la synthèse du nationalisme, de l’autoritarisme et du socialisme (dans une version assez light quand même) c’est bien le FN.

      • 19 Janvier 2016 à 13h51

        Wil dit

        C’est trop facile de rejeter la faute de errements de ce pays sur le système.
        Personne ne force les gens à voter pour des menteurs et des incompétents.
        Et c’est d’autant plus la faute du peuple de veaux que sont les français qu’ils savent très bien en votant pour ceux qui les ont mis dans la merde depuis 40 ans qu’ils vont se faire rouler une fois de plus.Ils en redemandent même à chaque fois.
        Ils disent qu’ils veulent du renouveau et finissent toujours par voter pour des escrocs en place depuis des décennies.
        On a la classe politique qu’on mérite.

        • 19 Janvier 2016 à 16h01

          minguette dit

          Totalement d’accord avec vous.
          Pas pour les “veaux”, mais pour la responsabilisation du peuple.
          Trop facile de se jeter sur les “élites” qui sont nos parfaits miroirs.

        • 19 Janvier 2016 à 16h27

          golvan dit

          @ Will
          Trop facile de prétendre qu’on a les politiques qu’on mérite.
          En 2005 un référendum est foulé aux pieds. Les Français avaient voté démocratiquement contre cette version de l’UE, mais on n’a pas voulu tenir compte de leur avis, niant ainsi le fonctionnement démocratique. Les Français ne sont pas des veaux pour autant. 
          Le matraquage des médias et de l’EN est tel en faveur de l’UE que tout opposant à ce système est aussitôt qualifié de vieux con (voir le fil sur Chevènement), d’irresponsable, ou de fasciste.
          Les Français ne sont pour rien dans le fait que l’UE dénie toute légitimité aux votes nationaux puisque la disparition des nations semble être actée une bonne fois pour toutes.
          Et je récuse totalement ce qu’écrit Minguette qui juge que l’es “élites” , en réalité autoproclamées, sont nos parfaits miroirs.
          Personnellement je n’ai rien à voir avec ces gens là qui ont fait le choix d’être “supranationaux” par intérêt personnel.  

        • 19 Janvier 2016 à 16h55

          durru dit

          @Golvan
          Je trouve que Minguette a plutôt raison. Que vous ne vous identifiez pas avec ces “élites”, je le comprends. Ce n’est pas mon cas non plus. Mais ils sont toutefois élus, et même réélus dans la plupart des cas. Peut-être pas par vous ou par moi, mais par les Français de manière générale. Et je ne suis pas encore prêt à faire sécession…

        • 19 Janvier 2016 à 16h59

          minguette dit

          Dans votre miroir il y a le reflet de “Golvan”, vous ne prétendez quand même pas représenter toute la société française à vous seul ))) Un peu de modestie !

          On a les élites qu’on mérite parce qu’en démocratie représentative la tentation est grande de dire à l’électeur ce qu’il a envie d’entendre… La soupe qu’on nous sert c’est nous l’inspirons. Très peu d’hommes politiques ont échappé à ce populisme. De Gaulle bien sûr, Barre, quelques autres mais pas beaucoup.

        • 19 Janvier 2016 à 17h49

          Wil dit

          golvan dit
          @ Will
          “En 2005 un référendum est foulé aux pieds. Les Français avaient voté démocratiquement contre cette version de l’UE, mais on n’a pas voulu tenir compte de leur avis, niant ainsi le fonctionnement démocratique. Les Français ne sont pas des veaux pour autant.”
          Ah bon,les français ne sont pas des veaux?
          Et pourtant depuis 2005,pour qui votent-ils?
          Oui monsieur,ils votent pour ceux qui se sont foutus de leur gueule en 2005 et se sont assis sur leur avis et ils en redemandent.Vous verrez en 2017 si le candidat de second tour contre MLP ne gagnera pas.
          “Le matraquage des médias et de l’EN est tel en faveur de l’UE que tout opposant à ce système est aussitôt qualifié de vieux con (voir le fil sur Chevènement), d’irresponsable, ou de fasciste.”
          Donc le matraquage des médias influence les gens mais Golvan dit qu’ils ne sont pas de veaux…
          Ce matraquage médiatique fait passé le FN de MLP pour à peine mieux que le parti nazi et les français en majorité le croient alors qu’il ne dit rien de plus que ce que disait le RPR dans les années 90 et vous pensez qu’ils ne sont pas de veaux?
          Les médias qui disaient 2 semaines plus tôt que Estrosi ne valait pas mieux que les Le Pen en font le chevalier blanc anti FN et les français le croient vu qu’ils ont voté pour lui mais ils ne sont pas des veaux…
          Non seulement se sont des veaux,mais des veaux amnésiques chroniques en plus.
          “Les Français ne sont pour rien dans le fait que l’UE dénie toute légitimité aux votes nationaux puisque la disparition des nations semble être actée une bonne fois pour toutes.”
          Les français veulent-ils sortir de L’UE?Je n’ai pas l’impression sinon je peux vous dire que n’importe quel politicard de L’UMPS le mettrait dans son programme.
          Ils n’ont que ce qu’ils méritent.

      • 19 Janvier 2016 à 15h58

        minguette dit

        Le FN n’a pas d’alliés, c’est la raison pour laquelle à 30% il lui est très difficile de gagner une élection en système majoritaire à deux tours. Système qui a l’avantage de nous assurer des institutions stables mais n’a pas été créé pour le tripartisme actuel.
        Revenir à la proportionnelle ? Bordel ingouvernable à prévoir..

        • 19 Janvier 2016 à 16h53

          durru dit

          Revenir à la proportionnelle ? Bordel ingouvernable à prévoir..
          Comme dans tous les autres pays d’Europe continentale, n’est-ce pas? Si on arrêtait un petit instant les phrases pompeuses et vides…

        • 19 Janvier 2016 à 17h14

          minguette dit

          Il faut un solide bipartisme pour que ça marche.
          Ce n’est pas notre cas.
          Vous imaginez une Chambre coupée en trois ?
          La IVème qui a laissé de sinistres souvenirs, tellement que de Gaulle a verrouillé le système, en pire encore. Ingouvernable. Majorité introuvable.
          Si on arrêtait un petit instant l’amateurisme ?

    • 19 Janvier 2016 à 12h24

      munstead dit

      “Que je sache, autrefois, il n’y avait aucune mixité sociale : les ouvriers vivaient dans des quartiers ouvriers et personne ne se posait la question de savoir si le fils de l’ouvrier rencontrait le fils de l’avocat !” Inexact, il y avait bien entendu des quartiers populaires, des quartiers bourgeois, mais la mixité sociale existait. Paris en était un assez bon exemple dans ses quartiers centraux, mais aussi Lyon ( 5/6/7 arrondissements). On se souvient aussi de la célèbre coupe du e l’immeuble haussmanien. En revanche, cette mixité a pratiquement disparu depuis l’urbanisme clivant de l’après-guerre qui a donné naissance aux grands ensembles, au zonage etc.En voulant mettre de l’ordre, les urbanistes ont créé le désordre dans la société.

      • 19 Janvier 2016 à 12h43

        Parseval dit

        On dit qu’autrefois un instituteur pouvait devenir propriétaire à Saint-Germain-des-prés…

      • 19 Janvier 2016 à 14h07

        gaze dit

        Votre analyse est très juste, le progrès constitué par l’amélioration des transports, ou encore la rationalisation de l’activité économique a eu la conséquence de ségréguer économiquement le territoire. Maintenant, nous devons également constater un séparatisme communautaire…

    • 19 Janvier 2016 à 12h07

      gaze dit

      Analyse juste et respectable mais partielle car engluée dans le marxisme. Il n’y a pas que la lutte des classes; négliger les phénomènes identitaires conduit à l’impasse.

      • 19 Janvier 2016 à 17h19

        minguette dit

        Non justement, elle n’est pas marxiste.
        Le marxiste explique tout par l’économie et le social.
        Guilly fait intelligemment la part belle à l’identité.
        Il met par terre l’argument habituel des gauchococos, “avec un SMIC à 1500 euros, il n’y a plus de FN”.

    • 19 Janvier 2016 à 11h53

      jcm dit

      l’identification du valet à son maître est le ressort de la fixation des “petits bourgeois”, fonctionnaires, retraités, et autres rentiers, au système en place qui est sacrificiel. Le “système” parvient même à s’attacher de petites gens qui savent qu’en dérogeant ils se retrouveront dans le camp des exclus, assistés certes, mais irrémédiablement condamnés à l’exlusion ( non pas à cause d’un gout ou d’une dépendance à l’assistanat, mais parce que cet assistanat est le garant du maintien des privilèges;

      Oh, je suis moi-même quelque part un petit bourgeois bien heureux de l’être, qui reconnait les saveurs de la culture, de la force indiscutable de notre liberté universelle conquérante ( malgré la conjoncture actuelle, nous savons tous que l’issue est très claire, la défaite finale des totalitarismes religieux parfaitement susceptibles de conduire à la disparition de l’islam d’ici quelques décennies ), avec à la clef la fin de l’Histoire….jusqu’à sa prochaine réapparition !

      le système français taxé d’assistanat est une implacable machine à exclure car pour se maintenir, elle sait ratisser large. le fonctionnaire mal payé sait à quel point il est heureux de bénéficier la sécurité de l’emploi, et aujourd’hui, le petit fonctionnaire est le petit marquis, les hauts fonctionnaires étant les grands ducs. Les salariés des grandes entreprises sont la deuxième caste des privilégiés, car s’ils sont expulsables, ils sont bien protégés par les syndicats extremistes qui leur ont donné des avantages exorbitants ( par rapport aux autres pays ) : on gagne ainsi la paix sociale, avec un CDI qui équivaut au fonctionnariat, avec un cout très élevé pour licensier, et on signe là l’impossibilité pour celui qui a perdu du travail facilement car les places sont figées.
      L’ennemi numéro 1 du chomeur , c’est le salarié qui protège son droit au travail par tous les moyens.

      Il y a infiniment plus de travailleurs que de chômeurs, et le système qui protège le plus grand nombre se fait au détriment de l’exclu qui a d’autant plus de difficulté à retrouver une place, formation professionnelle ou pas ( comme si la qualification des salariés était la cause du chômage en France !!! ). La difficulté à retrouver du travail en France est une caractéristique très propre à la France.
      le SMIC élevé créé du chomage mais renforce l’investissement en capital fixe , en machines plus rentables, et cela a longtemps assuré une compétitivité française…. au détriment des exclus , et au bénéfices des salariés mieux payés qu’à l’étranger.

      Les petites gens se bouffent entre eux : allez trouver un salariés à 1200 euros qui refusent une baisse à 1100 euros pour embaucher par ailleurs une dizaine de personnes dans une grande entreprise…..

      mais si la vie est meilleure à 1200 euros, la terreur de basculer vers l’exclusion qui ne vous récupère plus vers d’autres emplois inexistants, augmente, les syndicats français sont en discrédit total, et l’on parle de plus en plus de la destruction du système qui permettra aux chomeurs de retrouver du travail en menaçant le privilège d’être salarié à vie ou sinon licencié avec un pactole d’indemnités.
      Mais si vous touchez de lourdes indemnités, vous voici riches désormais et vous ne toucherez pas d’allocations ( le patrimoine rentre dans le calcul du RSA ) , votre capital sera très vite bouffé pour votre seule survie et le RSA prendra finalement le relai , et l’emploi ne repart pas dans le même temps.

      les indemnités de licenciement, de chomage, cette foutaise destructrice et illusoire, semblent inutiles dans les pays où elles n’existent pas mais où le travail se trouve partout , avec une rotation rapide et une liberté d’entreprendre….etc…..: ce système alternatif tient encore la route , pour un temps encore certain, …;tant que le diagnostique d’un COHEN ne se trouve pas bvalidé plus clairement ( à savoir que le progrès créé plus de nouveaux postes qu’il n’en supprime, que cet axiome vérifié dans le passé continue à être valide dans la durée, ce qui ne serait nous dit-on, plus le cas )

      le système mondial ne se maintient plus , les déficits explosent partout simultanément, le bon élève est endetté à 70% du PIB, le mauvais à 200%. Le cout de la paix sociale n’est plus compatible avec le système actuel, et ce n’est pas un hasard si le revenu citoyen universel a été pensé non par des socialistes mais par des ultra-libéraux qui ont toujours eu le sens de l’anticipation.

      le FN et l’ultralibéralisme socialisé ont un point commun : le bon diagnostique sur la fin du système actuel. Pour le reste, c’est du marc de café, et je ne m’en sers que pour entretenir mes tuyauteries.

      Les inégalités entre pays se résorbent très vite mais dans le détail les inégalités sociales n’ont jamais été si fortes qu’aujourd’hui, et la question est la suivante : cela ne masque-t-il pas un recul social général ainsi masqué ?

      • 19 Janvier 2016 à 11h58

        jcm dit

        bug , remplacer le paragraphe concerné par :

        “on gagne ainsi la paix sociale, avec un CDI qui équivaut au fonctionnariat, avec un cout très élevé pour licenCier, et on signe là l’impossibilité pour celui qui a perdu du travail D’EN RETROUVER UN facilement car les places sont figées.

        • 19 Janvier 2016 à 13h03

          minguette dit

          jcm, votre commentaire très pertinent colle exactement à ce que je constate tous les jours dans mon entreprise et autour de moi.
          Notre système est à bout de souffle, condamné.
          Depuis 40 ans les politiques de l’emploi se succèdent et le chômage ne cesse d’augmenter, en France plus qu’ailleurs.
          Les aides fiscales ne servent à rien, les emplois aidés non plus, les petits boulots payés par l’impôt encore moins.
          On achète la paix sociale grâce au CDI mais cela ne pourra pas durer. “les indemnités de licenciement, de chômage, cette foutaise destructrice et illusoire, semblent inutiles dans les pays où elles n’existent pas mais où le travail se trouve partout , avec une rotation rapide et une liberté d’entreprendre”. Si ce n’est pas un gouvernement socialiste qui y mettra fin, ce sera un gouvernement de droite ou un gouvernement FN, mais cela ne durera pas.

      • 19 Janvier 2016 à 12h11

        radagast dit

        Il y a sans doute beaucoup de choses pertinentes dans votre commentaire mais il est invalidé par votre “le progrès crée plus de nouveaux postes qu’il n’en supprime” .
        Le nombre de postes créés en regard de ceux qui sont détruits ne me semble pas si pertinent car ces postes ne sont pas toujours occupés par les mêmes personnes et puis il me semble qu’il y a des dommages collatéraux qui ne sont pas pris en compte, et par ailleurs tout dépend du domaine concerné et en plus les emplois créés ne le sont pas toujours chez nous contrairement à ceux qui sont détruits.
        Il y a aussi un problème qui me semble trop rarement évoqué c’est que les impôts et taxes qui financent l’Etat repose sur une assiette qui se réduit comme peau de chagrin , les profits se font ailleurs et autrement ,la part du travail baisse…
        Bref votre discours me semble dans la droite ligne de celui des économistes bien pensants qui rabâchent les mêmes dogmes sans se soucier que l’économie est un tout qui englobe beaucoup trop de variables pour être expliqué par le seul raisonement comme l’application de prétendues lois et qu’en outre l’économie n’est pas l’alpha et l’omega des ressorts humains.
        En revanche je serais curieux d’apprendre comment vous utilisez le marc de café pour l’entretien de vos tuyauteries…

        • 19 Janvier 2016 à 14h32

          durru dit

          Je crois, au contraire, que la phrase le progrès crée plus de nouveaux postes qu’il n’en supprime est plutôt juste.
          Il suffit de regarder le nombre d’étrangers qui arrivent chaque année en France pour pourvoir les postes dont les français ne veulent pas (pour diverses raisons). Des postes non-qualifiés (BTP, hôtellerie, agriculture…), mais aussi qualifiés (hôpital, nouvelles technologies…).
          Il y a un problème d’échelle des valeurs, et aussi d’immobilisme.

        • 19 Janvier 2016 à 18h24

          Ferdinand dit

          Une étude américaine, publiée par le Post (mais je n’en suis pas certain), vient de montrer que les nouvelles technologies, non seulement non pas créé plus d’emplois, mais qu’au contraire, elles en ont supprimé.

        • 19 Janvier 2016 à 19h23

          radagast dit

          Je crois que cet argument des immigrés qui viennent occuper les emplois dont ne veulent pas les Français est en grande partie un phantasme nourri par ceux qui veulent à tout prix justifier la politique d’immigration incontrôlée et bien trop massive qui est menée depuis trente ans.
          Il serait encore une fois intéressant de disposer de statistiques ethniques pour connaître le nombre de chômeurs issus de l’immigration.
          Si certains immigrés , notamment dans l’agricultures , trouvent du travail c’est surtout parce qu’ils sont moins gourmands en salaires voire travaillent au noir , idem dans le B.T.P. et la restauration et les directives européennes sur les travailleurs détachés qui obéissent aux règles de leur pays d’origine en matière sociale ne font qu’amplifier le phénomène.

      • 19 Janvier 2016 à 13h40

        Wil dit

        jcm dit
        “l’identification du valet à son maître est le ressort de la fixation des “petits bourgeois”, fonctionnaires, retraités, et autres rentiers, au système en place qui est sacrificiel. Le “système” parvient même à s’attacher de petites gens qui savent qu’en dérogeant ils se retrouveront dans le camp des exclus…”
        Ce qui tient le système en place c’est la peur.
        La peur du peuple de perdre le peu qu’il a et qui lui fait renoncer encore un peu plus chaque fois.
        La classe dominante politico-médiatique bobo héritière des hippies de 68 devenue apôtre de l’ultra libéralisme et qui elle ne souffre aucunement de la situation bien au contraire,ne tient en place qu’en instillant la peur au peuple grâce aux médias.C’est le dernier argument “politique” qui lui reste pour sauver ses privilèges.
        Ca a été flagrant lors des dernières élections.
        “Si vous ne votez pas pour ceux pour qui on vous dit de voter,c’est la fin du monde,vous perdrez tout”,alors qu’ils sont déjà en train de tout perdre.Mais petit à petit,renoncement après renoncement,pendant que les autres continuent à les rouler.Ca passe mieux.
        Et comme dit Guilluy ça marche.J’ai vu ça dans mon entourage.Des petites gens qui ont voté à gauche toute leur vie,qui finissent par voter autre chose par dégout mais qui disent qu’ils ne voteront jamais FN parce qu’ils ont peur des conséquences.N’étant informés que par les médias “officiels” ils gobent toutes les conneries qu’ils leur racontent.Comme le plus part des français,ils gueulent,se plaignent du gouvernement et des autres qui les ont mis dans la merde dans laquelle ils sont depuis 40 ans,disent qu’ils ne les croient plus,mais quand il faut changer,là les “grandes gueules” se ferment et on se prend pour un rebelle en votant blanc,pour les petit candidats n’ayant aucune chance de changer quoi que ce soit pour le cas ou ils en auraient vraiment envie ou en ne votant pas du tout ce qui ne gène absolument pas ceux qui ont le pouvoir.Ils peuvent être élu avec 5% des inscrits peu importe ce qui compte c’est d’être élu et de garder ses privilèges.
        Et c’est pour ça qu’on se rend compte que ça ne change pas.Simplement parce que le français a encore trop à perdre.
        Quand on a plus rien à perdre on se bouge.
        Ca viendra.

    • 19 Janvier 2016 à 11h50

      Roleo dit

      “société multiculturelle, c’est-à-dire une société où l’autre ne devient pas soi”. Voilà un langage de sociologue, c’est à dire criptogenetique… Pour faire simple: qu’est-ce que ca signifie ?1?

      • 19 Janvier 2016 à 14h22

        scarlet dit

        Roleo: Ca veut dire qu’on ne cherche pas à assimiler, c’est à dire à ce que l’Autre devienne comme soi