Comment unifier nos 36 régimes de retraites ? | Causeur

Comment unifier nos 36 régimes de retraites ?

La solution la plus radicale est la meilleure

Auteur

Jacques Bichot
Economiste.

Publié le 06 janvier 2017 / Économie

Mots-clés : ,

 

Manifestation contre la réforme des retraites à Toulouse, octobre 2013. SIPA. 00667410_000016

Un précédent article a mis en évidence le fonctionnement réel des retraites par répartition : l’investissement dans le capital humain génère un dividende versé sous forme de pensions. Mais l’erreur dirimante que constitue le calcul actuel des droits à pension au prorata des cotisations vieillesse n’est pas la seule à laquelle il faille remédier pour repartir du bon pied ; le cadre catégoriel qui divise nos retraites par répartition en trois douzaines de régimes, les uns dits « de base », et les autres « complémentaires », est une autre cause majeure de dysfonctionnement du système.

Réforme en attente depuis… la Libération

On le voit bien : les exploitants agricoles actuels, les cheminots actuels, les commerçants actuels, sont trop peu nombreux pour verser de quoi vivre décemment à ceux qui exerçaient jadis le même métier. En laissant subsister des régimes catégoriels, dont la fusion avait pourtant été prévue à la Libération, le législateur a failli à son devoir. La répartition ne peut fonctionner correctement que dans un cadre au minimum national, tout simplement parce que, si les enfants de Français sont des Français, les enfants d’agriculteurs ne sont pas forcément des paysans.

Pour tenter de conserver ce cadre catégoriel, une « compensation démographique » entre régimes de base a été instaurée en 1975, complétée par des subventions en provenance du Trésor public. Mais ce rafistolage ne suffit pas pour que notre système de retraites fonctionne correctement. Moult rapports ont cherché le moyen d’améliorer la compensation démographique ; aucun n’a fourni une solution satisfaisante. Il est temps de tirer la conclusion de ce feuilleton languissant, et de son homologue, celui de la « convergence » des régimes : l’unification de nos trois douzaines de régimes, prévue en 1945, doit enfin être réalisée.

Nos voisins l’ont fait

Il est grand temps, et cela est possible : la Suède et l’Italie, notamment, y sont parvenues. Laborieusement, certes, car ces pays étaient des pionniers, mais nous pouvons tirer parti de leurs expériences. La Confédération française des retraités a organisé récemment un colloque1 où sont intervenus deux experts des retraites suédoises et Elsa Fornero, qui a conduit la réforme italienne de 2011 en tant que ministre du travail ; une fois de plus, le message a été : « l’unification est possible, nous l’avons réalisée. » Voyons donc comment faire.

La solution la plus radicale est la meilleure : transformer tous les droits acquis dans nos divers régimes par répartition en points du nouveau et unique régime, disons France Retraites. Les retraités obtiendront un nombre de points calculé d’après la somme des pensions qu’ils reçoivent actuellement (près de 3 par personne, en moyenne, sans compter les pensions de réversion) ; pour eux, ce sera une simplification : ils recevront un seul virement mensuel, égal à la somme de leurs diverses pensions antérieures.

Pour les actifs, à partir par exemple du 1er janvier 2018, les acquisitions de droits à pension prendront exclusivement la forme de points France retraites (points FR). La conversion en points FR des droits acquis antérieurement dans les divers régimes sera très simple en ce qui concerne les actuels régimes par points, tel que l’Arrco et l’Agirc : il suffira d’établir un « taux de change » équitable entre chacun de ces points et le point FR. Pour les régimes par annuités, comme l’assurance vieillesse de la CNAV et celle des fonctionnaires, il faudra pratiquer une liquidation fictive : la pension virtuelle ainsi déterminée sera convertie en points FR comme les pensions réelles des retraités.

Un « big-bang » réalisable et souhaitable

Fort heureusement, il existe un fichier national où sont répertoriés tous les droits à pension de tous les assurés sociaux de 55 ans et plus : cela permettra de commencer immédiatement le travail de liquidation fictive. Compléter ce fichier en y faisant entrer les assurés sociaux de moins de 55 ans sera certes un gros travail, mais nous disposerons de plusieurs années pour le mener à bien. L’important est que, pour chaque actif, les liquidations fictives permettant le calcul du nombre de points acquis avant le 1er janvier 2018 aient lieu longtemps avant leur départ à la retraite.

Un « big-bang » mettant en place le régime unique est donc techniquement réalisable. Reste à préciser en quoi cette réforme améliorera les choses. Premièrement, les frais de gestion seront divisés par un facteur supérieur à 2, ce qui économisera plus de 2 Md€ par an, tout simplement parce que le travail requis pour tenir 3 comptes de droits à pension est 3 fois supérieur à celui qui suffit pour tenir un seul compte.

Deuxièmement, la gouvernance du système unique sera autrement plus simple et efficace que celle de 36 régimes disparates. La variable de commande principale sera la valeur de service du point : il suffit de la fixer chaque trimestre au niveau requis pour que les pensions versées ne dépassent pas les cotisations perçues. Les gestionnaires pourront être rendus responsables de leur gestion, c’est-à-dire débarqués s’ils n’équilibrent pas le budget de France Retraites. Le législateur, ayant instauré un cadre institutionnel convenable, n’aura plus à se mêler de tripatouiller la loi année après année, que ce soit en votant des lois retraite spécifique, ou en prenant des dispositions dans le cadre des LFSS (loi de financement de la Sécurité sociale) annuelles.

Troisièmement, la technique des points, jumelée au principe de neutralité actuarielle, engendre simplicité, équité et liberté, comme nous le montrons dans un ouvrage qui sort actuellement en librairie.2 Par exemple, un enfant élevé pendant un an donnera droit à X points FR, 100 € versés pour la formation initiale ou pour la branche famille donneront droit à Y points FR, etc. Autre exemple, la retraite pourra être prise par chacun quand il le voudra, moyennant application de coefficients actuariels à la valeur de service du point, de façon à ce que nul ne soit financièrement avantagé ou lésé du fait de son choix. Enfin, il sera possible à tout assuré social de liquider une fraction seulement de ses points, pour passer à un travail à temps partiel ou pour toute autre raison – dont il sera seul juge.

Bref, un régime unique de retraites par répartition simple, astucieux, efficace et juste peut remplacer le fatras de régimes actuels, pour peu que nos futurs gouvernants possèdent deux qualités : assez d’intelligence pour comprendre le fonctionnement de la répartition, et assez de volonté pour réaliser une vraie réforme.

  1. « Le régime universel de retraite : la réforme que la France attend ? », Sénat, le 16 décembre 2016.
  2. La retraite en Liberté, Le Cherche-midi, 128 p.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 11 Janvier 2017 à 12h51

      GontranB dit

      L’unification des régimes de retraite ne pourra pas faire l’économie préalable de la convergence public-privé. En effet les régimes spéciaux et retraites de fonctionnaires sont actuellement non financés, avec des engagements hors bilan colossaux. Tout le monde sait que l’alignement nécessaire des retraites du public sur celles du privé se fera en France par réformettes successives, sous la pression de déficits manifestes, et non lors d’un Grand Soir qu’un pouvoir politique trop faible serait incapable d’imposer, face à la coalition des mécontentements et au troisième tour social.

      Au contraire, une fusion des régimes pourrait solvabiliser les iniquités actuelles (avec des retraites qui vont souvent du simple au triple entre le prof ou le cheminot et l’agriculteur), en les finançant par un hold-up sur les cotisations du privé.

    • 9 Janvier 2017 à 21h59

      PierreDuval dit

      Sachez que l’idée qu’à derrière la tête Jacques Bichot et 2 ou 3 de ses comparses dont Antoine Bozio, de passer à la retraite universelle par point est bien plus glauque que celle qu’il évoque dans son texte. Son but est de se service des points pour imposer un partage des droits à la retraite entre conjoints. Partage qui serait obligatoire en cas de divorce. Cela signifie que toute personne mariée dont les qualifications professionnelles seraient supérieures à celles de son conjoint serait assuré de perdre une partie voire la moitié de sa retraite en cas de divorce, même dans le cas d’un divorce pour faute de l’autre. Et il propose cela aussi à titre rétroactif, c’est à dire aussi pour les mariages en cours.
      Or l’article 1404 du code civil (ainsi que 1406) nous dit que les droits à la retraite acquis dans un régime de retraite obligatoire sont des biens propres et pas des biens communs. Par ailleurs ce sont des droits personnels qui sont fonction de vos qualifications professionnelles et pas de celle de votre futur ex-conjoint.
      La cour de cassation a d’ailleurs plusieurs fois confirmé cette nature de biens propres.
      Il faudra donc partager tous les biens propres (dont les héritages ainsi que les biens acquis avant le mariage), et s’intéresser au partage de la vocation successorale puisqu’il s’agit aussi de revenus futurs.

    • 8 Janvier 2017 à 12h08

      IMHO dit

    • 8 Janvier 2017 à 11h26

      IMHO dit

      • 8 Janvier 2017 à 11h58

        durru dit

        Je me disais… Ils parlent bien du Minitel, j’ai eu peur! Voilà, même sans internet, la France serait restée à la pointe de la technologie.
        Banane, tu te rappelles Nokia et BlackBerry? Jamais entendu parler, n’est-ce pas? Avant 2007 (il y a dix ans, hein, on parle pas du siècle dernier là), qui avait la plus grande part de marché sur la téléphonie mobile, grand public et entreprise? Etait-ce Apple, Google ou Samsung?
        C’est ahurissant comment des gens qui ne comprennent rien viennent parler, avec des arguments d’autorité en plus, de sujets où ils sont nuls.
        Vas-y, raconte-nous encore. Qui a introduit sur le marché ADSL en France les boxes? Les fibres optiques déployées à grande échelle? Etc? Etc? Est-ce la grande entreprise fonctionnarisée France Télécom/Orange, ou le petit poucet Free, qui a détruit des emplois mais divisé par… n (je ne sais plus par combien, en fait, ça marche les divisions par zéro?) la facture du consommateur? De 60 millions de consommateurs?
        Oui, banane, c’était vachement mieux quand on se connectait avec Wanadoo sur un modem et qu’on payait plein pot chaque minute de connexion, n’est-ce pas? Certainement, cela faisait vivre des dizaines de milliers de fonctionnaires, et plein d’emplois directs qui ont été détruits par les maudites box ADSL de ce méchant capitaliste Free, sponsorisé par le suceur de sang de prolos Xavier Niel. N’est-ce pas, coco?

        • 8 Janvier 2017 à 13h16

          IMHO dit

          durru, si tous et tout vous font écumer en France, ce qui est manifeste, retournez dans vos verts pâturages
          Dans la rue on doit vous retrouver en suivant le filet de bave .

        • 8 Janvier 2017 à 13h56

          durru dit

          Pour votre gouverne, Bill, il y a (encore) autre chose que des fonctionnaires et des énarques en France. Et c’est d’ailleurs pour ça que ce pays continue à exister.

      • 8 Janvier 2017 à 12h03

        durru dit

        Quant au pauvre Michel Bon, je ne vois pas pourquoi on s’insurge, il fait partie des grands capitaines de pédaloindustrie, il était dans la même promotion ENA que Jean-Paul Huchon, Alain Richard, Claude Guéant, François d’Aubert, Jean-Louis Bianco ou Jean-Claude Trichet.
        Il a donc toutes les compétences requises pour faire passer une entreprise innovante au XXIème siècle, comme tous les autres. D’ailleurs, Wikipédia le dit très bien: “Les lacunes de Michel Bon en stratégie industrielle, couplées à la faillite du Conseil d’administration qui n’a pas assumé son rôle de contrôle, mènent France Télécom à la débâcle financière et poussent Michel Bon à démissionner en octobre 2002.” [petit rappel: de 1997 à 2002 c'était le gouvernement Jospin qui contrôlait le CA]
        Eloge à tempérer toutefois: “Après l’explosion de ce que l’on a appelé la bulle Internet, la quasi-totalité des patrons des opérateurs téléphoniques européens (à part Martin Bouygues) quittent leur poste.”
        Je vois toutefois assez mal le rapport entre ses prouesses futures et sa nomination par le gouvernement Juppé.

    • 7 Janvier 2017 à 13h13

      Philvar dit

      C’est de toute évidence la moins pire de toutes les solutions. Ne rien faire va conduire à la pire des catastrophes. Mais bon ! L’état paiera (ha ! ha ! ha !) a dit le mollusque.

    • 7 Janvier 2017 à 11h19

      golvan dit

      @ durru à 0h17 le 6 01
      Quand on lit une intervention nous expliquant que les artisans, qui rappelons le cotisent au RSI qui est un racket en bande organisée, vivent une retraite aux dépens des fonctionnaires qui eux ne cotisent pratiquement pas, et que les retraités de la Sncf relèvent d’un régime excédentaire, on peut imaginer les mouvements dits sociaux qui résulteront de la moindre remise en cause du puzzle actuel des retraites en France.
      Et le pire c’est que j’ai bien l’impression que le retraité de la fonction publique qui écrit ces âneries croit écrire quelque chose d’intelligent.

      • 7 Janvier 2017 à 18h22

        IMHO dit

        Transferts définitifs entre régimes vieillesse au titre de la compensation démographique généralisée

        Certains caisses de retraites de branches sont en déficit structurel pour des raisons démographiques ou de niveau de cotisation.
        Pour compenser ces déficits, la Loi 11 puis le Code de la Sécurité sociale ont institué le principe de transferts de financement en faveur des régimes les plus déficitaires.
        Deux régimes sont particulièrement bénéficiaires de ce dispositif le régime général des exploitants agricoles (75 %) et le régime des non-salariés non agricoles de l’industrie et du commerce (15 %). À eux deux ils absorbaient en 2004 environ 90 % des transferts.
        Le régime général fournissant un peu moins de la moitié des ressources ainsi que les différents régimes du secteur public (État, Collectivité Locales, Industries électriques et gazières…) les 5 % restants provenant du régime des profession libérales.

        Comptes 2004 de la caisse de compensation (produits)

        Régime des non-salariés non agricoles (Professions libérales) 370 millions €
        Régime général & Régime spécial des salariés
        5800 millions €
        détails →
        Régime général CNAV 2806 millions €
        Régime spécial fonctionnaires État 1395 millions €
        Régime spécial fonctionnaires Collectivités locales 1436 millions
        Régime spécial salariés EDF+GDF 80
        Régime spécial salariés Divers 83
        Total produits CDC 6 170

        Comptes 2004 de la caisse de compensation (charges)

        Régime général Exploitants agricoles RFPSA 4 276
        Régime spécial des salariés
        Mines 310
        SNCF 9
        Marins 60
        Régime des non-salariés non agricoles
        Industrie Commerce 898
        Artisans 436
        Cultes 175
        Clercs de notaires 6

        Total charges CDC 6 170

        https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gimes_sp%C3%A9ciaux_de_retraite

        • 8 Janvier 2017 à 17h51

          Aristote dit

          @ IMHO

          Un vrai inventaire à la Prévert.

          Et qui ne nous dit rien du rapport entre ce que Dupont, agriculteur, a cotisé (lui ou son employeur) et ce qu’il perçoit en retraite, en comparaison avec Martin, salarié des autres régimes, notamment des spéciaux.

          Le fait que le régime des exploitants agricoles (je n’en suis pas un) soit subventionné par d’autres régimes (les enfants des agriculteurs ne sont plus agriculteurs, ce qui bénéficie aux autres régimes !) n’implique aucunement que le ratio prestations de retraites sur cotisations payées soit plus favorable pour les agriculteurs que pour les autres régimes. 

        • 8 Janvier 2017 à 18h57

          IMHO dit

          gna gna gna .

        • 8 Janvier 2017 à 19h42

          durru dit

          Effectivement, “gna gna gna” c’est la meilleure traduction qu’on puisse faire de vos messages sur ce fil (et ailleurs, en fait).
          Aucune logique, aucune cohérence, aucun argumentaire, juste des chiffres, soit sorties du contexte, soit sans rapport avec le sujet.
          Ce que dit Aristote est par contre au coeur du débat. Et l’argument central pour unifier, une fois pour toutes, tous les régimes afin d’aboutir au résultat inéluctable, implacable: l’incapacité de ce système à assurer, à terme, des retraites décentes à ses allocataires. Mais ça, c’est une autre histoire…

    • 6 Janvier 2017 à 21h19

      Aristote dit

      C’est la réforme du bon sens.

      Elle permet à ceux qui veulent travailler plus longtemps pour jouir d’une retrait plus confortable de le faire, aux autres d partir plus tôt en retraite en en assumant les conséquences financières.

      La gestion de la valeur du point de retraite permet de s’adapter aux cycles économiques longs.

      Et il est tout à fait possible de reconnaître la contribution des familles à la société en octroyant des points de retraites à ceux qui ont élevé des enfants.

      La CFDT est globalement pour, la CGT contre. Pourquoi ? En théorie, cette réforme ne touche pas aux droits des régimes “spéciaux”. Simplement, les actuaires devront calculer le nombre de points que la SNCF aura à acquérir pour garantir la retraite promise à ses agents. Êt là, la valeur financière des avantages que représentent les régimes spéciaux apparaîtra au grand jour, quand tout le monde saura que la SNCF doit verser par agent peut-être deux fois ce que Peugeot verse pour un salarié du même niveau de rémunération.

      La CGT ne veut pas la lumière, elle préfère l’ombre, et pour cause…   

      • 6 Janvier 2017 à 22h44

        IMHO dit

        http://www.la-retraite-en-clair.fr/cid3198285/retraite-agents-sncf.html#affiliation et cotisations

        La SNCF vous obsède à ce qu’on dirait . Mais les pensions payées par la SNCF sont fiancées par la SNCF a très peu chose près, tandis les pensions des exploitants agricoles et des artisans sont payées à raison de 6 milliards par an par les salariés, les professions libérales et les fonctionnaires .
        Les salariés de la SNCF ont effet un meilleure pension de retraite et un peu plus tôt, mais les cadres aussi ont une meilleure pension de retraite, parce que eux et leur employeur payent pour ça, comme la SNCF le fait pour ses salariés.
        Où est la différence, s’il y en a une ?

        • 6 Janvier 2017 à 23h02

          durru dit

          Ben alors, s’il n’y a pas de différence, la CGT n’a aucune raison de craindre l’unification des régimes, n’est-ce pas? Si elle refuse, elle doit avoir ses raisons, les connaissez-vous?

        • 6 Janvier 2017 à 23h28

          IMHO dit

          Ben alors, s’il n’y a pas de différence, la CGC n’aurait aucune raison de craindre l’unification des régimes cadres et non-cadres, n’est-ce pas?
          Si elle refusait, elle devrait avoir ses raisons, les connaissez-vous?
          S’il n’y pas de différence entre a) une retraite de 1.600 € payée par son employeur et b) une retraite de 1.300 # payée par les cotisations de tous les salariés, il n’y a en effet aucune raison d préférer a) à b) .
          PS durru ne va rien comprendre bien sur, mais a-t-il jamais rien compris ?

        • 7 Janvier 2017 à 0h17

          durru dit

          Oui, je vois. Quand la SNCF a des pertes de milliards (dues, entre autres, à des charges sociales aberrantes), l’Etat actionnaire va couvrir ces pertes. Avec quel argent? Tombé du ciel, évidemment.
          Quand une boîte privée embauche un cadre, aussi bien la boîte que le cadre cotisent par deux fois: une fois au régime général, et une deuxième fois au régime spécifique.
          On enlève donc le régime spécial supplémentaire pour les cadres? Chiche, ils vont mettre en place une retraite par capitalisation, ou ils vont se faire une assurance-vie, ou que sais-je…
          Ou en fait vous envisagez que: la SNCF continue à “contribuer” pour ses employés en utilisant de l’argent public, les cadres et leurs employeurs continuent à contribuer deux fois au régime unique, les retraites des fonctionnaires seront toujours alimentées par de l’argent public directement. Et que, après tout ça, on offre les mêmes retraites à ceux qui ont contribué deux fois et à ceux qui ont demandé aux autres de contribuer, c’est ça?
          En gros, l’employé SNCF contribue pour 300€, ce à quoi on ajoute une “contribution” du budget de 1300€, le cadre (et son employeur) contribue pour 1600€, le fonctionnaire contribue pour 300€ plus une “écriture comptable” du budget pour 1300€. A la fin, le retraité SNCF touche 1600€, le retraité cadre 1300€, et le retraité fonctionnaire 1600€.
          J’ai tout bon?

        • 7 Janvier 2017 à 11h29

          Aristote dit

          @ IMHO

          Je prenais la SNCF comme un exemple paradigmatique des régimes  spéciaux.Il y en a beaucoup d’autres, je n’ai pas d’obsession particulière pour la SNCF.

          @ durru

          Vous avez tout bon. Les bénéficiaires de régimes spéciaux pourraient argumenter que ce sont des droits acquis en contrepartie de sujétions particulières, etc. Mais la raison pour laquelle ils ne veulent pas de l’éclairage cru qui résulterait d’une retraite à points généralisée, c’est que l’ordre de grandeur des avantages est injustifiable.

          Bénéficier d’une meilleure retraite quand l’âge de la retraite est de 65 ans et l’espérance de vie est 70 ans ce n’est pas la même chose que quand la retraite est (était) à 60 ans et l’espérance de vie est 80 ans. La baisse par le PS de l’âge de la retraite à 60 ans quand l’espérance de vie augmentait d’un trimestre par an a été à la fois une ânerie économique et un cadeau royal aux fonctionnaires, leur base électorale. 

    • 6 Janvier 2017 à 20h11

      golvan dit

      Je trouve que la “radicalité selon l’auteur de cet article est encore quelque chose d’assez doux.
      La radicalité pourrait être très rapidement un plafonnement drastique des retraites versées voire une faillite totale des caisses de retraites, tout simplement.
      Si l’on avait demandé aux Soviétiques s’ils pensaient toucher l’intégralité de leur retraite dans les années 80, ils auraient vraisemblablement acquiescé.
      Mais ici en France, malgré l’évidence de la faillite proche, il n’est pas question de toucher à quoi que ce soit pour les bénéficiaires des régimes spéciaux.
      Le système proposé par l’auteur ressemble au système de retraite par répartition des retraites aux Usa qui, contrairement à ce que l’on prétend est infiniment plus juste socialement, car les gros salaires n’y débouchent pas sur de grosses retraites payées par tout le monde… Pour ces gros salaires, ce sont des cotisations complémentaires qui sont nécessaires car les retraites par répartition sont plafonnées.

    • 6 Janvier 2017 à 19h53

      alain delon dit

      @Jacques Bichot

      Rarement vu un article aussi sexy. Alors chiche, on tente votre méthode miracle et le montant de votre retraite sera indexé sur les résultats de votre mesure…

    • 6 Janvier 2017 à 18h57

      Jrafe dit

      Régler ce problème de retraite est une priorité car il justifie en partie la folie de nos dirigeants à accueillir le flot migratoire. 
      le système actuel se base sur un principe de croissance sans limite, économique et démographque  complètement irresponsable. 
      Quelle concession devrons -nous faire pour y parvenir, c’est une information que j’aimerai avoir.  La génération des cinquantenaire sera t-elle sacrifiée ? Il serait temps de nous dire ce qu’il en est.  

      • 6 Janvier 2017 à 19h06

        durru dit

        M’est avis que toutes les générations actuelles qui sont assez loin de la retraite (au moins tous ceux en dessous de 50 ans) seront sacrifiées sur l’autel du bien-être non-négociable de leurs aînés.
        On peut espérer pour les (très) jeunes générations une certaine amélioration, pour de nombreuses raisons (dont démographiques), mais la plupart d’entre nous ne vont pas vivre assez longtemps pour le constater.
        Ce qui n’est pas dit non plus dans cette fuite en avant, d’une croissance démographique sans limite, c’est que, contrairement aux débuts de la démarche, on est passé d’une immigration de travail à une immigration d’assistanat. Ceux qui viennent ne viennent plus pour remplir les caisses et permettre des jours heureux aux jeunes retraités, mais pour bénéficier eux aussi de la “solidarité nationale”. Ce qui a un double impact sur les retraites: un, direct, qui fait que les entrées baissent; et un deuxième indirect, qui fait que d’autres dépenses deviennent encore plus prioritaires.

    • 6 Janvier 2017 à 17h34

      IMHO dit

      Des économies dans l’administration des pensions de retraites, il y en a en effet à faire , mais les montants cités par Jacques Bichot ne sont pas bouleversants .
      Ensuite, la phrase-clé du début de l’article ” l’investissement dans le capital humain génère un dividende versé sous forme de pensions” , c’est-à-dire implicitement, que le droit à un pension de retraite devrait dépendre du nombre d’enfants qu’on a fait et des savoirs et savoir-faire qu’on leur aura fait acquérir, me parait très discutable, pour les raisons suivantes.
      La première que j’ai exposée dans le premier article, cité ci-dessus, ” qu’il faut bien élever et instruire ses enfants, pour qu’au moins ils ne nuisent pas et qu’ils soient et vous rendent heureux, mais le nombre de ces enfants qui devenus adultes, feront un métier qui ne soit pas seulement un gagne-pain,, sera de moins en moins grande, vu la concurrence des machines, et en faire partie ne sera pas un choix, mais affaire de capacités, dont un QI qui sera a

      • 6 Janvier 2017 à 17h58

        IMHO dit

        dont un QI de 115 au moins, soit 15 % de la population .
        Les autres seront utiles, pue ou prou, mais leur revenu ne sera pas prélevé sur une création de ressources mais au mieux sur une sauvegarde de ressources .
        Donc faire des enfants ne sera plus nécessairement un mérite, qui devrait être récompensé par une pension de retraite, comme le proclame le vieux FNC qu’est entre autres, sans offense, Jacques Bichot .
        C’est dur mais c’est ainsi.
        Bien sur, on peut se dire ceci ” je vais élever et faire étudier mes enfants si bien qu’ils auront un bon diplôme qui vaudra au moins présomption qu’ils participent à la création de ressources.
        Je crains que l’implacable logique des machines intelligentes anéantisse très vite ces présomptions et remplacent des employés très qualifiés et aujourd’hui jugés indispensables, par des interactions de logiciels .
        Il y a une seconde raison, mais j’ai oublié laquelle, ça va me revenir, ou si ça ne me revient pas, c’est que ce n’était pas important.

        • 6 Janvier 2017 à 18h47

          durru dit

          Expliquer l’économie à un fonctionnaire (ou assimilé) bouché de gauche (combien de pléonasmes là?), mission impossible.
          Bill, veux-tu être assez aimable pour nous expliquer quelle sera l’économie de demain, où seulement ceux ayant plus de 115 de QI seront opérationnels?
          La fameuse “logique des machines intelligentes” va remplacer “des employés très qualifiés et aujourd’hui jugés indispensables” pour créer d’autres activités “indispensables”, comme cela a toujours été le cas. Les machines dans les usines, ça ne date pas d’hier. Et pourtant, le chômage n’a pas explosé à cause de ces machines.
          Ce qu’il faut, c’est surtout arrêter de préparer nos jeunes têtes blondes à des métiers dont plus personne n’a besoin. Et aussi permettre à ceux qui ont des métiers en voie de disparition de se forger une nouvelle carrière. C’est possible, faut pas croire, même sans un QI de 115.

        • 6 Janvier 2017 à 18h59

          IMHO dit

          Parseval a écrit naguère que discuter avec vous de quoi que ce soit, c’était comme discuter un problème de chimie avec Elena Ceausescu .
          Il avait raison comme toujours, et ça ne me fait pas plaisir : vous n’êtes pas idiot malgré les apparences

        • 6 Janvier 2017 à 19h39

          durru dit

          La réponse est à la hauteur de votre personnage, Bill.
          Vous partez du principe que la majeure partie de la population va avoir des activités sans valeur ajoutée, ou pas d’activité du tout, ce qui est complètement faux. Mais ça, c’est très au-delà de vos capacités de compréhension.
          Parseval avait une mauvaise foi d’une qualité inouïe quand il ne voulait pas reconnaître qu’il avait tort (ce qui arrivait à chaque fois qu’il avait tort, d’ailleurs, mais pas souvent globalement). Mais au moins il apportait des arguments. Vous n’avez pas le niveau, vous n’apportez donc que des poncifs, et des injures quand le stock premier est fini.

        • 6 Janvier 2017 à 20h21

          IMHO dit

          Je veux dire des activité économiques sans surplus, c’est-à-dire qu’ils consommeront des ressources qu’ils n’auront pas contribué à créer, comme aujourd’hui. L’employé de call-center qui vous téléphone pour vous faire acheter quelque-chose crée-t-il une ressource ? Nullement, car si vous n’achetez pas ce qu’il vous propose, vous achèterez autre-chose ou vous épargnerez au lieu de dépenser, et en outre, en téléphonant il consomme inutilement des ressources, électricité, frais de bureau et de déplacement, etc
          Le travail de cet employé n’est donc pas une exploitation d’un capital humain qui aurait été crée par ses parents et ses éducateurs .
          Et donc si l’on suit la logique de la phrase de Jacques Bichot sur les ” dividendes du capital humain “. les parents devenus vieux de cet employé ne devraient pas recevoir une pension de retraite puisque l’homme qu’ils ont engendré et élevé, quoique normalement intelligent, ne rapporte rien,
          Si on vous fait un cadeau qui ne vous sert à rien, vous devez récompenser l’acte, mais pas la valeur du cadeau .

        • 6 Janvier 2017 à 20h32

          durru dit

          L’employé du call-center est payé par une boîte, qui doit trouver un intérêt à faire ce genre de démarchage. Cela lui permet soit de réduire les coûts de publicités, soit le nombre de ses commerciaux, soit autre avantage. En tout cas, si son activité n’est pas considérée rentable (ou si elle peut être faite par un robot), son poste va disparaître.
          Par contre, si la boîte produit des super produits, mais qu’elle n’arrive pas à les vendre, là c’est la cata’. Même les employés le plus directement productifs vont se retrouver sur le carreau, malgré la qualité de leur travail. Alors ils ont tous intérêt à avoir des super gars au call-center pour les aider à vendre.
          L’économie est une chose trop sérieuse pour la laisser aux mains des comptables.
          Vous auriez pu évoquer des travailleurs dans le domaine social, pour donner un exemple plus complexe. Mais il y a une explication à cela aussi. Et ça passe par la compréhension du concept de société humaine, que la nouvelle gauche n’arrête pas de saper.

        • 7 Janvier 2017 à 23h32

          IMHO dit

          L’employé de call center ne sert pas à quelque-chose, il sert à quelqu’un ou à quelques-uns (à augmenter leurs bénéfices).
          La société n’a pas à tenir compte de l’aide fournie à une personne contre ses concurrents, dans le calcul de la pension de retraite méritée par les ascendants de l’aidant, car cette aide est inutile à la société, ou utile très marginalement .
          De toute façon la teneur de l’article ci-dessus peut être résumée comme suit .
          Jacques Bichot désirent que les pensions de retraite soient réduites et pour ce faire il veut employer les moyens suivants :
          réduire les droits à une pension des retraités qui n’ont pas eu d’enfants ou qui ne leur ont pas fait faire des études, donc a contrario augmenter le pensions des retraités parents de famille nombreuse
          et de condition aisée, plan subtil et rusé s’il en est .
          confisquer les droits à la pension déjà acquis dans les régimes spéciaux par un calcul actuariel
          fixer les pensions non en quotité des revenus, mais en points c’est-à-dire en actions de monopoly .
          limiter le total des pensions payées au total des cotisations encaissées, sans y ajouter aucune autre dotation, ce qui vu l’augmentation du nombre des retraités et la stagnation du nombres des cotisants doit forcément faire baisser le niveau de pensions,
          ce qui revient à diminuer la part du principe actif dans un médicament si ce médicament est prescrit à trop de malades .
          En fait ce que veut Jacques Bichot est clairement exposé dans sa page Wikipedia, c’est un homme qui veut remplacer la société par la Famille, une lubie classique .

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Bichot

        • 8 Janvier 2017 à 0h31

          durru dit

          Comme je le disais, parler économie à un retraité fonctionnaire (ou apparenté) de gauche, c’est plus qu’inutile.
          Ben oui, coco, l’économie communiste planifiée, il n’y a que ça de vrai. Mort aux exploiteurs capitalistes qui sucent le sang des prolos! Sauf qu’aujourd’hui, les prolos, c’est plutôt des feignasses derrière un bureau, qui se lèvent à peine pour aller prendre un café.
          Et ensuite viennent donner des leçons d’économie à ceux qui bossent, qui prennent des risques, qui font tourner la machine et qui, entre autres, produisent suffisamment de richesse pour que la feignasse puisse répandre son ignorance.
          Oui, coco, “la société”, il n’y a que ça de vrai. Comme dirait Sancho, “ça me va très bien, du moment que c’est moi qui dirige”. Les individus sont tous des crétins, sauf le chef. Les autres, ils doivent se soumettre au chef qui-sait-tout, c’est déjà trop comme liberté.
          Elle est pas belle la vie?

        • 8 Janvier 2017 à 8h18

          IMHO dit

          durru est battu par abandon, comme d’hab ‘.

        • 8 Janvier 2017 à 11h12

          durru dit

          Ben oui, coco, j’abandonne. Si dans ta conception d’une société l’employé du call-center, qui fait partie d’un modèle économique non-subventionné, mais viable, est inutile, que veux-tu que je te dise de plus?
          Qu’il est certainement plus utile que l’employé de la mairie/préfecture/etc qui te fait remplir une pile de CERFA pour que tu puisses avoir un papier “officiel” minable qui te permet l’accès à des droits que tu as déjà (de par tes droits constitutionnels) et pour lequel tu as déjà payé grassement en taxes et impôts divers et variés?
          Que toute entreprise, si elle produit plus qu’elle ne consomme, elle fait du bon travail, même si Bill ne pige que dalle à son fonctionnement?
          Quant à “remplacer la société par la Famille”, je comprends tout à fait que l’égalitariste forcené ne supporte pas l’idée que c’est la famille qui soit la cellule de base de la société, et pas “l’Etat”. Les gauchos idéologisés jusqu’à la moelle ne supportent même pas ce concept (pouah! “famille”? ringard, réac…), on a eu l’occasion de bien le voir ces cinq dernières années (et pas que).

        • 8 Janvier 2017 à 11h19

          IMHO dit

          En en juger par ce qu’il dit, donc les mots qu’il met en mouvement, durru doit mesurer un mètre dix en hauteur.

    • 6 Janvier 2017 à 17h08

      Dominique dit

      Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué comme on sait si bien le faire en France, à quoi servirait l’ENA alors ?

    • 6 Janvier 2017 à 16h45

      lapaladine dit

      Pour avoir été chef du personnel à l’équipement, je m’étonne que vous ne calculiez que 36 régimes de retraite différents :
      - contrôleur des phares et balises, votre épouse bien que ne faisant rien est considérée comme employée et touche donc une retraite au départ à la retraite de son mari
      - marins au départ à la retraite vous touchez un pactole qui vous permet d’acheter un petit appartement en plus de la retraite
      - ouvrier des parcs et ateliers (OPA) votre retraite est calculée sur les salaires des 12 derniers mois y compris les heures supplémentaires aussi durant l’année avant le départ à la retraite, l’OPA arrive à travailler presque 24 heures par jour!
      - filière technique retraite calculée hors primes qui peuvent représenter 50% du salaire de base
      etc.
      D’autre part les fonctionnaires cotisent moins que dans le privé pour la retraite. Dans le privé on cotise à la SS et à une complémentaire ou des complémentaires, les cotisations totales peuvent représenter jusqu’à 25% du salaire brut.
      Alors oui, il est temps de mettre un terme aux acquis sociaux, la retraite des fonctionnaires est payée par nos impôts, les cotisations pour la retraite des fonctionnaires ne couvrent pas tout l’ensemble des retraites payées aux fonctionnaires et para public. On a atteint 57% du PIB en dépenses publiques, la dette de la France est de 97% du PIB. On ne peut plus continuer comme cela, il en va de l’indépendance de notre pays. Et Mélenchon, les candidats de la primaire de la gauche, le FN promettent encore plus de dépenses et ce sans faire aucune économie. De vrais irresponsables qui comptent lever encore plus d’impôts sur les classes moyennes, les entreprises, les banques, de vrais communistes, irresponsables, seul leur importe le pouvoir et tant pis pour la France!!!

    • 6 Janvier 2017 à 16h29

      ebolavir dit

      On dirait que le bidonville des caisses de retraite actuelles va être remplacé par un HLM rationnel. Mais les habitants seront-ils plus heureux, une fois relogés ? Ils étaient contents de leurs petits avantages et jaloux de ceux des autres, ça remplit la vie. Et les innombrables intermédiaires, intercesseurs, liquidateurs, qui ont calculé et me versent mes six retraites, que deviendront-ils ? C’est comme le revenu unique universel qui devrait remplacer les quatre vingt dix neuf allocations dont chacun peut être ayant-droit, y aura-t-il une Saint-Barthelemy des distributeurs de droits ? La promesse de Fillon, exterminer 500.000 fonctionnaires, elle est là, qu’il ne cherche plus qui dévorer.

    • 6 Janvier 2017 à 15h31

      adadaf dit

      La solution au “fatras” qu’évoque M. Bichot a un nom : le vol.
      Comme il est facile et plaisant d’aller chercher dans la poche des salariés et des fonctionnaires les cotisations que ne versent jamais les indépendants, les professions libérales, les agriculteurs, les commerçants et les artisans. Fraudez, mentez, remplissez vos poches ! Il y aura toujours un économiste, forcément distingué, pour trouver que la solidarité doit être à sens unique. Après tout, c’est vrai, pourquoi s’embêter à cotiser inutilement pour la sécu ou la retraite quand ma bonniche peut le faire à ma place ?

      • 6 Janvier 2017 à 16h10

        G.G. dit

        Je ne peux parler que pour mon cas, mais où avez-vous vu que les professions libérales ne payent pas de cotisations ? En outre, cette approche en lutte des classes est un peu simpliste…

        GG

      • 6 Janvier 2017 à 16h26

        durru dit

        “Dans la poche des fonctionnaires”?
        Elle est bien bonne celle-là! Même maintenant, après moult réformes, les fonctionnaires paient que dalle. Leurs caisses sont régulièrement remises à l’équilibre (tout comme toutes les caisses des “régimes spéciaux” style SNCF ou EDF) avec des transferts depuis les caisses des régimes privés.
        Le vol est légal, mon cher. Et il a un nom, que M. Bichot se refuse d’employer. Il s’appelle un système de Ponzi. Si vous croyez qu’un actif pourra fournir deux retraites et avoir encore une vie “normale”, racontez nous comment vous pensez cela possible.

      • 6 Janvier 2017 à 16h39

        Nolens dit

        Les régimes spéciaux de tous les bras cassés que la France compte (SNCF, EDF, RATP etc.) sont renfloués par le privé.
        Je suis persuadé que la transformation préconisée par M. Bichot va baiser encore plus profond le privé, avec les fonctionnaires ils vont paralyser le pays pour nous voler encore plus de fric et continuer à rester planqués derrière leurs statuts.
        Oui l’état nous vole et les gouvernants s’en foutent.
        Ce pays mérite de disparaître, rien d’autre.

        • 6 Janvier 2017 à 18h35

          durru dit

          Oh que non, les gouvernants ne s’en foutent pas, il s’en servent. Il y a une régime spécial pour les parlementaires aussi, hein!

        • 6 Janvier 2017 à 23h00

          IMHO dit

          Les régimes spéciaux de tous les bras cassés que la France compte (SNCF, EDF, RATP etc.) sont renfloués par le privé.

          C’est faux à quatre-vingt-dix-neuf pour cent .

        • 7 Janvier 2017 à 12h57

          Philvar dit

          MHO dit
          Les régimes spéciaux de tous les bras cassés que la France compte (SNCF, EDF, RATP etc.) sont renfloués par le privé.

          C’est faux à quatre-vingt-dix-neuf pour cent .

          Admettons ! Mais le 1% représente 100% des prélèvements tout à fait abusifs sur le privé : Par ex regardez vos factures électricité et votre cotisation (camouflée) d’aide à la luxueuse retraite des privilégiés exorbités d’EDF; j’en passe et des meilleures.