“Fragilisées, les classes moyennes vont fuir le camp libéral” | Causeur

“Fragilisées, les classes moyennes vont fuir le camp libéral”

Entretien avec le journaliste Kévin Boucaud-Victoire (2/2)

Auteur

David Desgouilles

David Desgouilles
Blogueur et romancier.

Publié le 31 mai 2017 / Politique

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Affiche de campagne d'Emmanuel Macron, mai 2017. SIPA. 00805516_000002

>> A lire sur Causeur.frla première partie de cet entretien

La question écologique, les défis autour de la manipulation du vivant, le débat sur le transhumanisme ne peuvent-ils pas faire apparaître de nouveaux clivages et faire éclater vos distinctions entre les gauches ? Vous participez vous-même à une revue, Limite, dont les rédacteurs assument leur conservatisme et piochent davantage chez Patrick Buisson que chez François Ruffin et Frédéric Lordon.

Je ne sais pas si vous ferez très plaisir à Paul Piccarreta ou Gaultier Bès en leur disant qu’ils sont plus proches de Buisson que de Ruffin, qui se revendique de la décroissance ! Mais en effet, aujourd’hui, des enjeux inédits viennent s’ajouter aux anciennes questions, qui ne sont pas pour autant désuètes. Ces problématiques proviennent même de l’extension du domaine du capitalisme et de la marchandisation à tous les domaines de la vie. Je pense pourtant, à la suite de Cornelius Castoriadis, qu’« il y a longtemps que le clivage gauche-droite, en France comme ailleurs, ne correspond plus ni aux grands problèmes de notre temps ni à des choix politiques opposés. »

A quelles recompositions doit-on s’attendre ?

Je parie à terme sur un jeu à trois. Il y aurait d’abord les libéraux avec leurs différentes nuances postmodernes, progressistes, républicaines et conservatrices. C’est cette famille que Macron a, en grande partie, captée, même si LR et le PS continuent de feindre l’opposition, malgré leur objectif commun de transformer la France en nouvelle Silicon Valley. Il y a ensuite l’alliance des néo réactionnaires – qui voudraient revenir avant Mai 68 – et des identitaires. Pour finir, et c’est là où je me situe, il y aurait les radicaux qui désirent rompre avec le capitalisme et éviter le nouveau monde qui nous est promis, « celui du réchauffement climatique, de Goldman Sachs et de la Silicon Valley », comme le dit Michéa dans son dernier livre, sans pour autant revenir en arrière.

Mais pour avoir une chance d’exister, ces derniers doivent abandonner la religion du Progrès, qui voit comme condamnable tout ce qui est passé et s’enthousiasme devant n’importe quelle nouveauté, et doivent accepter les limites de notre monde et de notre humanité. Dans certains domaines, si ce n’est tous, il ne faut pas aller trop loin. Bref, ces radicaux devront apprendre à révolutionner tout en conservant. On comprend alors que je puisse me retrouver dans la ligne de Limite, même si je n’ai a priori pas du tout la même histoire politique que les fondateurs de la revue. Mais nous partageons cependant de nombreuses références, de Michéa à Orwell, en passant par Ellul, Bernanos, Simone Weil et Pasolini.

En attendant, même s’il ne présente plus aucun intérêt intellectuel, le clivage gauche-droite existe et structure à la fois nos pensées et la vie politique. Comme je ne suis pas hors-sol et ne vis pas dans le monde pur des idées, je dois en tenir compte. A l’heure qu’il est, je suis donc bien à gauche.

Mais dans un jeu à trois, « il faut être l’une des deux », selon la formule de Bismarck. Les libéraux se trouvant en position centrale, ne sont-ils pas sûrs de gagner à tous les coups, si les deux autres puissances persistent à se regarder en chiens de faïence ?

Effectivement, la démocratie représentative et la parlementarisation qu’elle entraîne – même dans un régime parfaitement présidentiel comme aux Etats-Unis – favorise le partage en deux camps. Ensuite, il faut remarquer que les libéraux gouvernent déjà depuis 40 ans grâce à leur position centrale. Par-delà leurs vernis progressistes ou conservateurs, PS et droite « républicaine » sont d’accord sur le principal : protéger l’économie de marché et aller toujours plus loin dans la mondialisation et dans la construction européenne. C’est « blanc bonnet ou bonnet blanc », pour reprendre les termes du communiste Jacques Duclos. Mais j’ai des raisons d’espérer que l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron signera la fin de cette « alternance unique » et que nous vivons une recomposition politique inédite.

Même si Macron a été élu, le libéralisme ne rencontre plus de vraie adhésion au sein de la population. Un sondage Libération­-Viavoice publié après le premier tour révélait que seuls 58 % des électeurs du candidat d’En Marche ! l’avaient fait par adhésion, soit, d’après mes calculs, 10,55 % du corps électoral. De même, la moitié de ses électeurs au second tour l’ont fait pour éviter le FN. Ma conclusion est que Macron a gagné parce qu’il est apparu comme le « moindre mal » par rapport au péril « communiste », incarné par Mélenchon, au danger « fasciste », représenté par Marine Le Pen, et à Fillon qui, pour un tas de raisons, faisait figure de repoussoir. Cette logique n’est pas tout à fait neuve : en 1988, Debord remarquait déjà que la démocratie libérale préférait « être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats ».

Mais alors pourquoi cette logique du « moindre mal » libéral ne l’emporterait pas indéfiniment ?

Parce que les bases électorales se réduisent comme peau de chagrin. Les classes les plus populaires, ouvriers et employés, ne votent déjà plus pour ce bloc central. C’est le « marronnage des classes populaires », de Christophe Guilluy. Ensuite, parce que le déclassement des classes moyennes, fragilisées par la mondialisation, va à terme les faire fuir le camp libéral. Ce processus a déjà commencé et a permis la victoire à la primaire de Benoît Hamon, mais aussi le score de Jean-Luc Mélenchon. La captation de ces nouvelles classes populaires (ouvriers, employés, classes moyennes précarisées) sera un enjeu électoral primordial, d’où l’importance du populisme. Coté néoréactionnaire, le virage est largement amorcé, avec un populisme identitaire, qui défend un peuple ethnique (ethnos grec) contre les étrangers et les élites mondialisées. Côté radicaux, il reste encore du travail, malgré le virage de Mélenchon, pour construire un vrai populisme social, qui s’appuie sur les classes populaires contre l’oligarchie, qui bénéficie de la mondialisation.

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    • 3 Juin 2017 à 17h40

      Moi ex Adhérent dit

      lafronde
      Vouloir entendre raison à beaucoup de français n’est pas tâche facile.
      Finalement il n’y a que deux catégories de français
      Les passionnés, se plaignant très peu, et les jamais contents.

      Les passionnés, quand ils ne le sont plus, changent de boulot ou de patrons.
      Les “jamais contents” ne changent rien à leur vie, adhèrent aux syndicats très engagés, ou aux partis politiques les plus démagogues, parfois les deux

    • 3 Juin 2017 à 10h07

      lafronde dit

      @t hdo

      Vous soutenez que l’Administration française ne coûte pas plus cher que chez nos principaux concurrents. Si vous y intégrez le budget des politiques publiques vous faites une erreur. Et c’est aisément vérifiable en examinant le budget de l’Etat (il est en ligne sur gouv.fr). Les statistiques des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques le démontrent aussi.

      Je suis stupéfait que vous considériez que l’Etat “élève” – c’est là votre mot – les enfants (pour moi ce sont les parents qui élèvent et la famille qui éduque). Pour l’Instruction si elle est publique, l’Administration s’acquitte très mal de cette tâche.

      Passons sur la “politique industrielle” qui a connu les avanies du “plan calcul” puis avec les nationalisations du Programme commun, la faillite du Crédit Lyonnais.

      Le plus intéressant, c’est votre conviction que notre identité nationale serait conditionnée par l’Histoire de notre Etat, ce qui est de l’historicisme, alors que ce qui perdure ce sont les lois de la Société civile, mises à mal par un Droit politisé et progressiste.

      Pour le reste, vous dites des choses sensées sur la Santé publique, les interventions extérieures, les investissements étrangers.

      31 Mai 2017 à 17h31 t hdo dit
      “Mais l’économie française n’est pas suradministrée.”

      “Quant à l’identité nationale, elle vient de l’histoire ; et historiquement, la France c’est le colbertisme. C’est à dire quelque chose de très différent du libéralisme anglais.”

      31 Mai 2017 à 18h50 t hdo dit

      “… L’administration française est occupée à élever puis instruire des enfants, … à subventionner les entreprises,… à vérifier…”

      “Elle pourrait aussi, comme elle le faisait pendant les 30 glorieuses, mener une politique industrielle…”

      “Mais dire qu’elle ne fait rien … est une imbécillité, dont je vois mal l’intérêt. Et comme son coût (hors protection sociale) est en ligne avec celui des autres pays européens, il est tout aussi imbécile de prétendre qu’elle suradministrerait.”"

      • 3 Juin 2017 à 12h32

        Moi ex Adhérent dit

        Les arguments de “l’Administration aux services des administrés” et son corollaire “manque de moyens”, sont très franchouillards.
        En Suisse le total des fonctionnaires atteint 12% retraités compris.
        Il paraîtrait que les Suisses sont contents de vivre chez eux.
        Sont-ils des imbéciles heureux pour autant ?

    • 2 Juin 2017 à 16h55

      clorouk dit

      Pas un mot sur le vote musulman, à croire qu’il n’existe pas. Et pourtant, à ce jour, pour certains démographes, et non des moindres, ce serait 9 à 12 millions de musulmans qui vivraient et voteraient en France. La plupart sont binationaux, votent pour les partis islamiques dans le pays de leurs pères et pour la gauche dans ses différentes nuances en France. En fait, c’est là une grave anomalie, et les binationaux devraient faire un choix et ne voter que dans un seul de leurs deux pays. En attendant, les musulmans font et feront de plus en plus pencher la balance (Hollande a été élu par eux) et il convient de s’intéresser de près à leur vote.

    • 2 Juin 2017 à 12h58

      Moi ex Adhérent dit

      Vouloir faire sauter les carcans qui :
      découragent toutes velléités d’entreprendre,
      rebutent les épargnants à devenir investisseurs un jour
      les employeurs d’embaucher
      etc …
      Pour autant, est-on des fans du libéralisme “forcément” sauvage ?
      Nos chers corps intermédiaires cultivent les stéréotypes avec pugnacité.
      Les clichés ont la vie dure, divisent les français, et ont créé la droite et la gauche, dans l’imaginaire de l’électorat dit “classe moyenne”

    • 2 Juin 2017 à 12h55

      José Bobo dit

      Cette analyse obsédée par une gauche moribonde oublie de manière remarquable le Front National, qui était, lui, au second tour et que 33% des votants ont choisi…

    • 2 Juin 2017 à 12h51

      José Bobo dit

      La gauche, la gauche, la gauche, on s’y vautre, on s’y complet… Quelle frilosité intellectuelle !

    • 2 Juin 2017 à 10h23

      marcopes dit

      quel est l’intérêt des classes moyennes à soutenir le libéralisme ? en quelques années cela a fait exploser la classe ouvrière en remplaçant progressivement le smic par des salaires lowcoast imposés par l’union Européenne ;agences de l’emploi privées( puisant des salariés de moindre cout en europe ) , travailleurs détachés et délocalisation d’entreprises ; bientot le tour des classes moyennes viendra car elles participent à reconduire les mêmes au pouvoir depuis le départ du gouvernement Chirac et aux élections présidentielles on nous refera le coup du vote contre les partis d’extrême droite ou extrême gauche pour maintenir la finance en gouvernance directe

    • 2 Juin 2017 à 9h29

      Hannibal-lecteur dit

      L’idéologie de ce Boucaud-Victoire l’aveugle.
      D’abord permettez-moi de vomir sur des arguments qui ne sont que des noms propres de personnes ou de tendances : de la cuisine de spėcialiste pour spėcialiste.
      Ensuite il est clair que les souffrances des classes moyennes sont d’abord dues aux socialistes. Croire qu’elles n’en sont pas conscientes, c’est les injurier. En conclure comme le sous-titre le prétend qu’elles vont pour celà fuir le camp libéral est une aberration de pensée extraordinaire. Elles fuiront le PS, c’est sûr mais ne fuiront pas la libéralisation qu’elles réclament, au contraire.

      • 2 Juin 2017 à 12h53

        José Bobo dit

        D’après Christophe Guiluy elles sont surtout en passe de disparaître, ces fameuses “classes moyennes” !

    • 1 Juin 2017 à 16h37

      Terminator dit

      Que l’Etat s’occupe de ses missions régaliennes et laisse le reste à l’initiative privée. Son boulot c’est de protéger et servir les citoyens, pas de tout décider et tout faire à leur place…

      • 1 Juin 2017 à 17h12

        lafronde dit

        Bien d’accord d’un point de vue libéral. Mais l’intérêt du politicien c’est de se faire élire et réélire. Plus l’Etat se charge de mission, plus le politicien dispose de budget et de pouvoir…pour peedurer comme politicien professionnel. Le politicien est naturellement l’adversaire, et parfois l’ennemi du citoyen libre, de la Société civile libre.

    • 1 Juin 2017 à 10h41

      Moi ex Adhérent dit

      Le camp libéral n’ayant jamais existé vraiment, on ne peut pas le quitter.
      Jusqu’à présent, les politiques ont intitulé leurs partis, avec beaucoup de légèreté ou d’opportunisme, face à la valeur des mots.
      La droite, c’est quoi
      Le libéralisme, un mot fourre-tout
      De Gaule, VGE, Pompidou, Chirac, Sarkozy, ne furent pas du camp libéral, mais étatiste avec une logique législative forcenée, où l’Etat s’occupe de tout.
      Résultat, on étouffe …

      • 1 Juin 2017 à 17h07

        lafronde dit

        Si De Gaulle et Pompidou ne se définissaient pas d’abord comme libéraux, ils défendaient la Liberté des français. Dans le contexte du Monde Libre des années 1960, la France était une terre de liberté. Notre Société se portait mieux, nous avions une culture, une identité, une communauté nationale, la liberté…donc la prospérité. Heureuse France du début de la Ve République.

    • 1 Juin 2017 à 9h32

      pale rider dit

      Macron Libéral ? On ne doit pas avoir la même définition du libéralisme. Macron est pour moi l’apôtre de capitalisme de connivence, mariage des intérêts bien compris de l’état et des ténors du privé (grosses entreprises, banques, médias)
      C’est là le côté pervers de cette ploutocratie : se faire passer pour libérale alors qu’il n’y en a pas une once au programme. Les classes moyennes, appauvries par cette nomenklatura libérale de façade vont se jeter dans les bras des anti libéraux autoproclamés : Marine Le Pen et Mélenchon. C’est dramatique.

      • 1 Juin 2017 à 21h44

        isa dit

        Ca a l’air de vous emballer, au contraire.
        Connaissez- vous le sens du mot libéralisme? 

    • 1 Juin 2017 à 6h47

      Dark Horse dit

      La classe moyenne est désabusée. Les présidents et gouvernements se succèdent, et à chaque fois, c’est la classe moyenne qui paye les pots cassés à grands coups d’impôts. L’épisode Hollande aura été le plus douloureux. C’est une part du peuple qui cherche désespérément son candidat. Pour les politiques la classe moyenne est suffisamment riche pour payer, et trop riche pour prétendre à la moindre aide. Mais à force de demander à cette classe se supporter les frais d’une mauvaise gestion, et de détournements par les intouchables politiciens, elle n’arrive plus à boucler ses fins de mois. Mais qu’à cela ne tienne, Hollande, incarnation vivante de l’incompétence, a encore augmenté la pression fiscale sur la classe moyenne. Et le résultat, nous le voyons d’élections en élections, avec des taux d’abstention records. 
      Pour l’instant, cette classe est de loin la plus disciplinée. Elle paye sans protester, sans détournement fiscal ou placement financier habile. De toute façon elle n’a plus d’argent quand l’Etat vient lui prélever les impôts pour payer ses dépenses démesurées, et faire preuve d’une générosité débordante à l’égard de certains. Et elle ne demande plus rien, car elle sait qu’on ne lui accordera rien. De parfaits moutons … mais un jour où cette classe exprimera sa colère, car on peut commencer à la sentir, on peut même commencer à la voir dans les urnes, avec le score du FN, au second tour, qui loin d’avoir perdu des voix au second tour, comme cela avait été le cas face à Chirac, a fortement progressé. Et sans la bourde de MLP lors du débat, cela aurait été encore plus flagrant. Donc ce jour où cette colère s’exprimera, le pays changera, et nombreux sont ceux parmi les profiteurs de tous bords, qui ont feront les frais. 

    • 31 Mai 2017 à 21h53

      alain delon dit

      Très bonne interview de Kevin Boucaud-Danterre, également très soigné à l’oral

    • 31 Mai 2017 à 21h50

      Parménion dit

      Ce n’est pas en faisant de l’étymologie qu’on valide un pléonasme. Un “peuple ethnique” en est un et dire que ça vient “du grec ma soeur !” (Molière, Les femmes savantes) n’est qu’une cuistrerie.

    • 31 Mai 2017 à 20h49

      keg dit

      Qu(attendre de l’éveil de Macron au soir du rAppel du 18 Juin?
      Aujourd’hui, il ne fait pas de vagues, il ne faut surtout pas perdre les législatives…
      Mais qu’en sera t-il après : Dictature ou cohabitation sans ordonnances?

      http://wp.me/p4Im0Q-1T4

    • 31 Mai 2017 à 18h05

      Méridor dit

      Pénurie d’essence : bientôt tous les Parisiens seront En Marche, à pied.

    • 31 Mai 2017 à 17h26

      golvan dit

      Pourquoi opposer la défense d’une identité nationale au souhait d’une économie libérale à l’intérieur des frontières ?
      La grande imposture de l’oligarchie mondialiste et européiste c’est de prétendre que la destruction de toutes les législations nationales, et donc de toutes les frontières, est inéluctable pour autoriser un commerce mondial.
      Les amphores jonchent le fond de la Méditerranée, des vaisseaux pleins de vaisselle chinoise dorment au fond des mers, et le commerce mondial n’a jamais été empêché de se développer du fait de l’existence des nations.
      Les subdivisions proposées ne sont donc pas spécialement pertinentes parce qu’elles occultent la possibilité d’exister en tant que nation tout en refusant une économie suradministrée à la française , fonctionner selon un libéralisme mesuré qui refuse l’assistanat et le capitalisme de connivence et cantonne l’Etat à ses missions régaliennes.
      Bref: le retour du bon sens.

      • 31 Mai 2017 à 17h31

        t hdo dit

        Mais l’économie française n’est pas suradministrée.

        Quant à l’identité nationale, elle vient de l’histoire ; et historiquement, la France c’est le colbertisme. C’est à dire quelque chose de très différent du libéralisme anglais.

        Donc le retour du bon sens, ce n’est pas par là où vous voulez aller.

        • 31 Mai 2017 à 18h23

          Nolens dit

          Vous êtes idiot et aveugle. L’administration française est uniquement préoccupée à empêcher l’économie de fonctionner.
          C’est un raccourci mais prétendre qu’on n’est pas sur-administrés voudrait dire que vous êtes fonctionnaire ou que vous n’avez jamais été entrepreneur.

        • 31 Mai 2017 à 18h50

          t hdo dit

          Je ne vois pas l’intérêt de ce type de caricature. L’administration française est occupée à élever puis instruire des enfants, à entretenir et construire des infrastructures, à arrêter les voleurs de poules, à subventionner les entreprises, à vérifier qu’on ne vend pas de lasagnes au cheval roumain ou d’oeuf à la listériose, à éradiquer les jihadistes au Mali après les avoir malencontreusement fait apparaître en Libye.
          Elle pourrait aussi, comme elle le faisait pendant les 30 glorieuses, mener une politique industrielle et éviter que les grands groupes ne soient rachetés à tort et à travers, ce qui prépare des lendemains difficiles.
          Mais dire qu’elle ne fait rien ou qu’elle met des bâtons dans les roues est une imbécillité, dont je vois mal l’intérêt. Et comme son coût (hors protection sociale) est en ligne avec celui des autres pays européens, il est tout aussi imbécile de prétendre qu’elle suradministrerait.

      • 31 Mai 2017 à 18h09

        Renaud42 dit

        Libéralisme étant aujourd’hui synonyme de sans limite il n’y a pas lieu de souhaiter une économie libérale, même à l’intérieur des frontières.

        • 31 Mai 2017 à 18h24

          Nolens dit

          C’est pourtant l’économie qui fonctionne le mieux sur la planète. Mais pas en France où tout est bloqué par la réglementation et les syndicats.

        • 31 Mai 2017 à 18h54

          Renaud42 dit

          @ Nolens : le mot économie étant devenu aussi vicié que le mot libéralisme, une économie qui fonctionne signifie à présent prolifération cancéreuse des productions les plus absurdes et contraires à la vie.

    • 31 Mai 2017 à 16h51

      t hdo dit

      Bon, enfin il n’y aura pas d’alliance entre les mélenchonistes et les autres. Donc on peut disserter, mais pour l’instant vogue la galère à l’horizon.

      Remarque, les immigrants et minorités sont favorables à l’UE, cela s’est beaucoup vu en GB lors du referendum sur le Brexit et c’est vrai aussi en France.

    • 31 Mai 2017 à 16h45

      isa dit

      Et  votre Kevin, il a une petite mèche de cheveux plus longue que les autres derrière?
      Parce que sinon c’est un complot, c’est pas un vrai Kevin. 

      • 31 Mai 2017 à 22h17

        ji dit

        Très bien vu ! il faut aussi un brillant dans l’oreille.

    • 31 Mai 2017 à 16h37

      ruanluis dit

      Le titre de l’article semble logique. Mais complètement hors sujet. On ne peut pas fuir quand on est “moyen”. S’il s’agit de savoir si les classes moyennes vont voter Le Pen aux prochaines elections, en 2017, 67% ont voté “liberal”. Macron est froid et pragmatique. Comptez sur beaucoup de “moyens” pour continuer à “vivoter” aux côtés du nouveau peuple que nous continuons à acceuillir. Seule la peur de l’islam visible pourra mobiliser les “moyens”. Le Pen au 1er tour, Macron au second tour. Voilà le camp où ont fuit les classes moyennes en 2017. Je crois que les classes moyennes ne sont pas pertinentes pour analyser. Les vieux, les jeunes, les fonctionnaires, les “du privé”, les “assistés” autant de reactions différentes au sein de la classe moyenne. Désolé d’être trop négatif mais j’ai peur que l’épisode macron ait balayé les débats d’idée. Pinson-Charlot au secours.

      • 31 Mai 2017 à 16h57

        Renaud42 dit

        D’ici 2022 il faut que se crée un parti de droite social et conservateur.