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Racaille : l’avenir du bourgeois ?

La culture des barbares est parmi nous

Publié le 30 avril 2013 à 17:30 dans Société

Mots-clés : , ,

racaille lumpen banlieue

Dans la quête éperdue du bon sujet révolutionnaire, certains théoriciens ont élu un nouveau héros : le « jeune de banlieue », d’origine maghrébine ou africaine. Situé à la périphérie de nos villes, se baptisant lui-même du grand mot de « racaille » (« caillera », en verlan), il conjoindrait deux grands récits : celui des classes laborieuses et celui de la décolonisation. Il concrétiserait l’alliance de l’insurrection ouvrière et du combat anti-impérialiste. Rimbaud, pendant la Commune de 1871, prônait déjà l’« encrapulement ».
La fascination du mauvais garçon dans l’extrême gauche (mais aussi dans le show-biz, y compris à Hollywood, gangrené par ses liens avec la Mafia) n’est pas nouvelle : Jean Genet n’a cessé de chanter les charmes du beau voyou et du criminel ténébreux. Herbert Marcuse, dans les années 1960, célébrait les marginaux, les drogués comme des rebelles dressés contre la répression des instincts et le détournement des potentialités humaines. Tous ces « groupes catalyseurs », étudiants, émigrés, chômeurs, squatteurs, artistes en marge étaient seuls à même de retrouver une combativité perdue par un prolétariat embourgeoisé. À cet égard, les émeutes de 2005 furent saluées par le groupe de Tarnac, rassemblé autour de Julien Coupat, comme le fer de lance de « l’insurrection qui vient »1 et interprétées comme une réplique des luttes anti-coloniales sur le territoire de la Métropole, prélude à la guerre civile généralisée. Tout ce qui blesse, heurte le système capitaliste réjouit ces activistes, possédés par un rêve néronien de grand ensauvagement, d’incendies gigantesques, de krachs économiques et boursiers. Les bandes de jeunes et de très jeunes qui brûlent, détruisent, dévalisent sans revendications sont bien les porteurs d’une étape nouvelle de l’Histoire. Leur mutisme, éloquent, signifie qu’aucune langue ne peut assouvir leur rage, leur volonté d’en finir avec ce vieux monde. Si l’on devait écrire une histoire du snobisme contemporain, elle connaîtrait là, dans l’éloge des « lascars » blacks-blancs-beurs exonérés de toute responsabilité par leur statut de victimes post-coloniales, sa dernière métamorphose.

[...]

*Photo : La Haine.

  1. L’Insurrection qui vient, La Fabrique, 2007.
  2. Je renvoie à mes analyses sur le sujet dans Misère de la prospérité (Grasset, 2002) et La Tyrannie de la pénitence (Grasset, 2006). Voir également l’excellent roman de Morgan Sportès : Tout, tout de suite (Fayard, 2011) sur l’affaire Ilan Halimi.
  3. Tony Montana, joué par Al Pacino dans le remake de Scarface, de Brian de Palma, en 1983, est une petite frappe qui s’élève par le meurtre et la ruse au rang de chef. Scarface a longtemps été un film culte dans les banlieues.
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  • 9 Mai 2013 à 15h26

    albert.Sannicolao dit

    !!

  • 3 Mai 2013 à 10h26

    kravi dit

    Excellent texte, Mr Bruckner.
    Les mal-comprenants le trouvent “daté”, ce qui témoigne de leur incompréhension crasse. Vous analysez bien ce malaise dans notre civilisation, qui risque d’y perdre en effet des valeurs pourtant essentielles car passées de mode.
    Cela étant, racailles et cinéastes ne représentent pas l’ensemble d’une société, même si les valeurs frelatées des uns magnifiées par les autres ont élargi leur territoire dans des proportions préoccupantes.

  • 2 Mai 2013 à 19h58

    Jac_Bro dit

    “les racailles se délectent” : les cultivés, les intelligents leur donnent leur explication. Même par les plus abrutis d’entre eux, c’est bon à prendre: ça les aide à se fabriquer une histoire dont ils sont les héros, en attendant qu’elle s’enrichisse de leurs rajouts, pour devenir (peut-être!) une mythologie fondatrice d’une civilisation dont ils seraient les Seigneurs (“c’est eux qui le “croivent”").
    Ces sortes de fantasmes ne peuvent-ils constituer des noyaux de pensée identitaire, des  embryons de civilisations ( “à essayer”, ou bien par sélection darwinienne?)
     Mais  d’abord, avons-nous “bifurqué?” 

  • 2 Mai 2013 à 19h19

    Jac_Bro dit

    les racailles se délectent de la grandeur d’âme de leurs victimes.

    • 2 Mai 2013 à 19h27

      cage dit

      En partie vraie!! 
      A recroiser avec C.Levi Strauss:
      “Le barbare croit à la barbare sinon il s’y prendrait autrement”  

  • 2 Mai 2013 à 14h47

    pascal.solal@cegetel.net dit

    On croirait ce papier écrit il y a 15 ans. Aujourd’hui, quel est l’ennemi principal du capitalisme et de la société de consommation? Quel est le plus grand péril? Certainement pas les jeunes de banlieue. 
     

    • 2 Mai 2013 à 15h10

      cage dit

      Quel est le plus grand péril “politique”?
      cela eut été d’écrire ça en l’an 1998/2000 cad en pleine naïveté Jospinienne.

  • 2 Mai 2013 à 12h57

    saintex dit

    2 Mai 2013 à 12h21 Parseval dit : Exactement, je pense que avant tout il faut cultiver l’esprit critique.
    Affirmatif et 100% d’accord.
    Ce qui signifie qu’il faut enseigner que la première remise en cause à faire est celle de soi-même.
    Et aussi à faire la différence entre esprit critique, lequel est respectueux et avise de connaissance, et esprit de critique qui est irrévérencieux et sectaire.
    Or ce propos, “impossible avec une religion qui oblige à admettre des dogmes insensés de sottise” me laisse à penser que le chemin sera long.

    • 2 Mai 2013 à 13h44

      Parseval dit

      je suis d’accord sauf sur le dernier paragraphe. Je ne dis pas qu’on ne peut pas avoir de l’esprit critique et suivre une religion mais dans ce cas on a commencé à se détacher de cette religion et à penser contre.

      • 2 Mai 2013 à 14h28

        saintex dit

        C’est bien la première fois de ma vie que quelqu’un ne me trouve pas l’esprit critique. Je dois beaucoup aux échanges sur Causeur dans la découverte de l’image que je donne.
        A moins qu’encore une fois vous n’ayez écrit religion en pensant église. Auquel cas, nous commencerions à nous apercevoir sur nos chemins respectifs.

      • 2 Mai 2013 à 14h33

        Naif dit

        et pour penser contre vous utilisez une religion encore plus sectaire encore plus sotte, bravo !

      • 2 Mai 2013 à 14h37

        Parseval dit

        En effet je pense Eglise, mais dans ce cas ce que vous appelez religion se rapproche plus d’une école philosophique, la référence à un concept sacré, omnipotent et omniscient en plus. Et alors la morale ne découle pas forcément de la composante sacrée mais plutôt de la composante philosophique.

    • 2 Mai 2013 à 14h27

      Parseval dit

      Si croire que le concept que vous appelez Dieu se serait manifesté aux Hommes il y a environ 2000 ans (pourquoi pas avant ?) après avoir créé le monde en 6 jours et qu’il se serait incarné pour se faire crucifier et cela simultanément dans tout l’univers n’est pas un dogme insensé de sottise, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

      • 2 Mai 2013 à 15h46

        saintex dit

        On peut effectivement extraire une pensée philosophique, morale de vie de l’Evangile sans le trahir. L’Evangile étant essentiellement composé de paraboles, la notion divine même peut être considérée ainsi, comme la vie après la mort peut être comprise comme l’ouverture à la vie conséquente à la compréhension et l’adoption de cette philosophie.

        Ensuite est un long débat sur le sens des livres. Mais il n’est pas le sujet en ce que les chrétiens ni ne prétendent que dieu ne s’est pas manifesté avant Jésus. De même qu’ils ne nient pas les apports philosophiques culturels et moraux liés aux religions précédentes. Car là est le sujet. Et c’est du reste la définition de l’homme que la religiosité qui s’exprime par le rite. Pas de rite = ancêtre hominidé, rite = homme.
        Ce qu’il me faut ? Comme à tout un chacun, de ne pas être systématiquement, répétitivement, permanentement qualifié de sot du simple fait de ma cosmogonie. A plus forte raison en voyant celle-ci parodiée et réduite, peut-être par incompréhension, peut-être par ignorance, peut-être les deux et aussi c’est évident par la faute d’un message de dogme lui-même réducteur. Donc loin de mon Evangile qui lui est universalisant.
        Mais ceci n’est qu’une parenthèse sur le débat du lien entre religions et morales.

  • 2 Mai 2013 à 12h48

    cage dit

    LE SUjeT N’APPARTIENT PAS AU MONDE, MAIS IL CONSTITUE UNE LIMITE DU MONDE. L. Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus,5.632 

    • 2 Mai 2013 à 16h32

      collet gérard dit

      Limite ???
      sans aucun doute la seule ouverture au delà … de cette limite !… vers l’ être pourrait on dire ?…

  • 2 Mai 2013 à 12h24

    saintex dit

    Parseval s’est donc construit ex-nihilo, ce qui est admirable. Au-delà, je veux bien l’accepter, même si je n’arrive pas à imaginer de chercher le Graal de façon inculturée et laïque (non ce n’est pas la même chose).

    Mais je charrie et il faut bien comprendre entre les lignes. Parseval s’est construit une morale propre, disons comme une grande majorité des humains. Pour cela il s’est appuyé sur tout ce qu’il avait à disposition. Comme ce tout est religieux, des peintures de Lascaux aux Lumières (anti-cléricaux certes, mais loin du rejet d’un ordre universel suprême), en passant par les philosophes Grecs, il a du faire un sacré travail de dissection.

    Zut, je charrie encore. Disons que Parseval a construit sa morale sans référer à l’Eglise Romaine qui est le porte-parole officiel et longtemps auto-proclamée unique, de la parole d’Evangile et de la morale (commune) qui en découle.
    Cela est bel est bon, et même très bon tant il faut de tout pour faire un monde dans lequel chacun doit aller sa voie, de là dont il part, à son rythme, et selon ses muscles et la charge qu’il a sur les épaules.
    Il n’est d’ailleurs pas le seul et nombre de chrétiens font la même chose, se basant sur le ressenti de l’Evangile plutôt que sur un dogme.

    Pour autant cette position fort honorable et humainement grande, perd un peu de sa grandeur si elle doit déboucher sur la négation du lien entre morales et religions. Ceci pour au moins trois raisons.

    La première est que la négation de ce qui nous est constitutif et base, fut-ce remanié jusqu’en l’une de ses essences, ne peut être un point d’appui, lequel est nécessaire pour hisser une construction.

    Le second est, même si ce n’est ouvertement exprimé, que cela ressemble à une déclaration de suprématie de l’ego sur toute autre valeur antérieure. Sans oser le mot péché, il y a bien de l’orgueil.Par rapport à dieu je veux bien. Il a du être dit que, nul pas même dieu, n’est plus grand pour chacun que lui-même, déclaration très aboutie d’athéisme. Mais c’est plus difficiele à justifier quand dans le même sac que dieu se retrouvent pépé et mémé, et toute l’humanité qui a abouti à soi.

    La troisième tient dans la stricte construction de la réponse. “Quelqu’un nie-t-il le lien entre religions et morales humaines ?’ -> moi, il n’y a nullement besoins d’une religion pour construire une morale”.
    Il est possible de nier ce lien, comme il est possible de tout nier, de tout affirmer, de tout condamner et de tout défendre. La casuistique est même une bonne et saine gymnastique de l’esprit.
    Ici, le premier mot est “moi”(renvoi au point deux). Très bien, lisons ce que dit “moi” à ce sujet. Et bien moi fait une confusion entre le cas général, l’histoire des civilisations, l’évolution de l’humanité et… “moi”. Ce faisant, il met ce “moi”, pourtant très postérieur à l’histoire, comme expliquant, justifiant et même invalidant tout ce qui l’a précédé. Et cette confusion entre éventuelles causes et conséquences, désordre absolu, ne plaide pas le moins du monde contre l’avis contenu dans la question.

    • 2 Mai 2013 à 12h27

      Eugène Lampiste dit

      ben oui, parseval s’est construit en sachant que c’était pas bien de tuer son prochain, même s’il mange de la viande le vendredi ou vit en couple avec un homme qu’il sodomise.

      je sais, c’est carrément dingue. 

    • 2 Mai 2013 à 12h56

      Eugène Lampiste dit

      bon, c’est pas tout ça, il fait beau, je retourne à la plage.

      le plaisir est plus grand quand on bronze pendant les heures de bureau. 

      • 2 Mai 2013 à 14h10

        cage dit

        diversion bien tenté Eugène,
        mais grâce à vos infos, je sais que vous êtes maître nageur, et que votre plage est peuplée de burkini et autres strings latérals… autant dire que vous êtes à la peine… je compatis, d’autant plus qu’ ici à Miami, temps couvert mais bon… les naïades pudiques ayant fait “leur” maillot, on supporte mieux…

      • 2 Mai 2013 à 18h27

        Eugène Lampiste dit

        je sais pas comment c’est à miami, mais ici, avec le soleil qui se couche de plus en plus tard, j’ai des horaires de dingue, je rentre de la plage de plus en plus tard

        heureusement que j’ai pu faire la sieste 

    • 2 Mai 2013 à 13h03

      saintex dit

      Ah, ben alors il connaît le code d’hamourrabi, le décalogue et autres textes religieux !
      Quelqu’un a dit que ce n’est PAS MORAL de manger de la viande le vendredi ?
      Sinon, c’est étonnant comme tu es au courant de la sexualité des Causeurs.
      Quant à la plage pendant les heures de bureau, même si la ficelle est un peu grosse, ça peut marcher comme esquive pour faire râler certains contre les fonctionnaires branleurs. Les provocations les plus grosses sont peut-être les meilleures.
      Provocation = chiffon rouge et esquive, décidément c’est la corrida.

    • 2 Mai 2013 à 14h02

      Parseval dit

      Je ne nie pas absolument le lien entre morales et religions mais je dit que la proposition “religion ⇒ morale” est fausse. Que les religions proposent une morale où il y a du bon à prendre, c’est un fait, mais elle ne sont pas la source exclusive de la morale. Aussi étonnant que cela puisse paraître je n’ai naturellement jamais eu envie de tuer ou voler. Je propose donc plutôt
      “∃ E≠∅, E = morale⋂religion”

      “une déclaration de suprématie de l’ego sur toute autre valeur antérieure” -> non, il y a des limites objectives (ne pas tuer, voler…) qui s’imposent naturellement par la présence des autres, on peut appeler ça la “décence commune”. Là où on peut voir une supériorité de l’Ego, c’est que je ne m’interdis pas de critiquer qui ou quoi que ce soit — moi compris — je ne veux pas sombrer dans l’idolâtrie, sur ce sujet Thomas Bernhard résume ce que je pense ” L’admiration est plus facile que le respect, que l’estime, l’admiration est le propre de l’imbécile”.

      • 2 Mai 2013 à 14h33

        saintex dit

        C’est une pensée admirable, en effet ;o)
        je reviendrai probablement sur le reste. Il y a des hiéropglyphes qui avaient probalement une volonté de langage mathématique, mais qu’internet à pulvérisé en vermicelles.

      • 2 Mai 2013 à 14h46

        Parseval dit

        Mon orgueil luciférien me pousse à vouloir — comme Wittgenstein — écrire mon tractatus logico-philosophicus ^^
        Ce que je voulais dire c’est que religion n’implique pas morale, mais qu’il existe (∃) un ensemble (E) non vide (≠∅) constitué d’une intersection (⋂) entre la religion et la morale. Ça se recouvre (avec un taux < à 100%) mais il n'y a pas forcement de relation d'ordre entre les deux. On peut arriver à la même morale en partant d'une religion (pas une Eglise) ou d'une pensée athée mais c'est fortruit (ou dû à la décence commune)

      • 2 Mai 2013 à 16h31

        saintex dit

        L’expression de décence commune me gratouille un peu. En tant qu’anglicisme d’une part, parce l’inféodation à cette langue est réductrice de pensée et que dans la seule nôtre, nous avons développé des concepts bien moins réducteurs. D’autre part parce que justement elle est religieuse, expression de la morale rigide des descendants du Mayflower. Penser qu’elle s’étend à une sémantique générale est optimiste.

        Sur le fond, cela reste un cas d’école. Dans le principe on peut imaginer une morale qui naît hors de toute pensée religieuse. Mais ce n’est le cas d’aucune. Et en premier lieu parce que, comme rappelé ailleurs, c’est la religiosité qui définit l’homme. Cela est développé avec une grande et efficace simplicité dans “Les Animaux Dénaturés” de Vercors. Ce n’est pas l’astragale qui définit l’homme mais le rite, y compris pour les anthropologues biologistes.

        Il est certainement intéressant de réfléchir à ce cas d’école. Il faut néanmoins penser au départ que notre réflexion n’étant pas vierge, il nous est très difficile de nous élever au-dessus de notre propre pensée. Et pour tenter de le faire, il nous faut être conscient que justement nous ne sommes pas vierges, mais héritiers des religions, que nous soyons athés ou non, et à plus forte raison bouffeurs de radis noir (faut bien des religions pour motiver des clergés servant à remplir la gamelle).
        C’est le premier a-priori à passer. Et le mode d’emploi indispensable est l’écoute hors caricature.

        Le débat m’intéresse, mais il devient très hors-sujet, comme généralement toute attaque systématique des religions, et êtes-vous prêt à accepter votre héritage pour commencer un dialogue, une dispute comme disent les clercs :o)

      • 2 Mai 2013 à 16h53

        Parseval dit

        Intellectuellement, je veux bien hériter de la mythologie gréco-romaine. Pour ce qui est du christianisme, les œuvres d’art qui en découlent sont parmi celles que je préfère, mais ça ne veut pas dire que je suis influencé par leur morale.

      • 2 Mai 2013 à 18h10

        saintex dit

        La myttologie gréco-romaine est religieuse, la philosophie géro-romaine est religieuse. Vous refusez de reconnaître votre part de christianisme. Ce n’est alors même pas le fait dea religion que vous rejetez, c’est juste cette religion-ci, jusqu’en sa morale. C’est votre père que vous rejetez. Donc vous vous refusez la liberté d’être vous-même dans une pensée libre. Quant aux oeuvres d’art, elles sont humaines, c’est une évidence.

      • 2 Mai 2013 à 18h33

        Parseval dit

        La mythologie est assurément religieuse, mais merveilleuse avant tout et c’est ce qui m’attire. Toute la philosophie gréco-romaine n’est pas religieuse :
        Cf. ici j’aime beaucoup Lucrèce et son De rerum natura par exemple. Il n’y a pas que Aristote — plus tard assimilé par le christianisme — dans la vie.
        “C’est votre père que vous rejetez” -> non, pas même métaphoriquement, mais je ne baigne pas dans une culture chrétienne et ne suis pas baptisé. Et si je prend cette religion en exemple c’est parce qu’elle a été la plus influente dans l’histoire de l’Europe. J’en vois aussi tout les jours les symboles (églises…), il ne vous a pas échappé que plus personne ne croit en Zeus et donc que cette religion a perdu sa part de sacré.

      • 2 Mai 2013 à 18h42

        Eugène Lampiste dit

        je peux quand même continuer à croire en mes dieux gaulois, parseval ?

        ma bible, c’est astérix, et j’attends toujours qu’on me prouve que ses aventures sont plus connes et moins crédibles que les fables qu’on nous raconte dans la bible (ou les autres contes pour adultes des religions concurrentes) 

      • 2 Mai 2013 à 19h04

        saintex dit

        Je crois en Zeus, au même titre qu’en le dieu de l’ancien testament, et pour la place qu’ils occupent dans leur lien avec une partie de la spiritualité humaine.
        Je parle de moi ? Je ne suis pas un cas général ? Admettons que vous soyez l’Européen qui a réussi à n’être en rien touché par la philosophie et la morale de l’Evangile par la seule absence de baptême. Référez donc à l’unique antiquité gréco-romaine, à la démocratie qui exclue femmes et esclaves et autres joyeusetés.
        Confondez même athéisme avec absence d’imprégnation d’une morale d’origine religieuse, tout que qu’il vous plaira. Mais si vous voulez vraiment trouver un écho ailleurs que chez les autres uniques, vous devriez éviter les mots de mépris. Et si vous ne voulez pas d’écho, pourquoi vous évertuer à dénigrer. Ca me dépasse un peu.
        Sinon je crois aussi en Astérix.

      • 2 Mai 2013 à 19h17

        Parseval dit

        @ Lampiste : je suis bien d’accord Astérix c’est mieux que le la Bible et les dieux gaulois plus intéressant que le schizophrène atteint de délire mystique.

        @ saintex : vous devenez de mauvaise foi… je ne vis pas dans l’admiration béate de l’antiquité et la démocratie athénienne n’a rien à voir avec Lucrèce. Où ais-je été méprisant ? Croyez à ce que vous voulez du moment que vous ne faites pas de prosélytisme et n’essayez pas d’imposer aux autres un comportement inspiré par ce que vous considérez comme de sainte écritures.

      • 2 Mai 2013 à 19h52

        saintex dit

        Parseval,

        J’avais lu un “persiste et signe”, ce qui me dégage de l’accusation de mauvaise foi pour me reléguer au pire dans l’erreur d’interprétation.

        1 – religion qui oblige à admettre des dogmes insensés de sottise
        2 – (si ce)…n’est pas un dogme insensé de sottise, je ne sais pas ce qu’il vous faut.
        3 – plus intéressant que le schizophrène atteint de délire mystique.

        Ceci dit, je conviens volontiers que vous n’êtes ni le plus virulent, ni le plus agressif sur le sujet

        Pour ce qui est du prosélytisme,
        vous n’en trouverez pas chez moi
        j’en trouve chez vous, ne serait-ce que par cet interdit absolu que vous venez de poser
        je me demande au nom de quel principe vous refusez aux autres ce droit que vous vous arrogez, et j’espère que ce n’est pas du à un dévoiement du principe le laïcité de notre république.

      • 2 Mai 2013 à 20h07

        Parseval dit

        Je suis navré mais tout le folklore sur les miracles de Dieu, la création, etc, c’est assez peu crédible. Y croire au premier degré comme les créationnistes par exemple c’est insensé de sottise, si vous prenez ça comme des paraboles que vous interprétez de façon érudite c’est plus intéressant.
        Pour la dernière partie ce que je voulais dire c’est que l’on peut faire des lois “athée” dont la validité peut, pour ainsi dire, se démontrer car basées sur un raisonnement logique ; tandis que des lois d’inspiration divine ne laissent pas de place à la raison puisqu’elles sont imposées par Dieu.

        Si vous voulez continuer cette conversation ce sera pour demain, je vais maintenant voir ce film sur Arendt.