Quand les flottilles s’en sont allées
Le blocus de Gaza reste un moindre mal
Publié le 14 juin 2010 à 18:00 dans Monde

Maintenant que les esprits se sont un peu calmés, il est temps de parler des choses sérieuses : le blocus israélo-égyptien sur Gaza instauré il y a environ trois ans. Il faut commencer par rappeler qu’il n’est pas une fin en soi mais le moyen d’atteindre un objectif : ramener Gaza dans le giron de l’Autorité palestinienne soit en changeant le Hamas soit en se débarrassant de lui.
L’amère expérience du sud-Liban
La plus vieille astuce dans le débat sur le conflit israélo-palestinien réside dans le choix du point de départ. Jouons donc cartes sur table : je place le mien en mai/juin 2000, moment de la retraite israélienne du Sud-Liban. Le 16 juin, le secrétaire général de l’ONU déclare qu’Israël a rempli à la lettre les exigences de la résolution 425 (1978), notamment en repliant ses forces derrière la “ligne bleue” et en démantelant l’armée du Sud. Or, malgré cette initiative du gouvernement israélien, le Hezbollah a non seulement continué la lutte armée contre Israël mais il a trouvé sans difficulté un large soutien dans le monde arabo-musulman (et hélas un peu en Occident aussi) pour mener sa politique de guerre, qui va jusqu’à la destruction de l’Etat hébreu. Ceux qui pensaient qu’en répondant aux exigences de la communauté internationale Israël priverait le Hezbollah de légitimité et aurait les mains libres pour agir si la milice chiite l’agressait ont malheureusement eu tort.
Contrôler les frontières de Gaza
Cette amère expérience, jointe à celle de trois années d’Intifada (2000-2003), était présente dans tous les esprits quand Ariel Sharon a décidé d’évacuer la bande de Gaza. À quoi bon déchirer la société israélienne si on se retrouve en fin de compte avec un deuxième Liban, demandaient ses opposants. Sharon avait d’autres idées, plus larges. Il a compris que la politique de colonisation était dangereuse pour l’avenir d’Israël. Autrement dit, un Premier ministre israélien, un faucon architecte de la colonisation, a compris que les colonies étaient un obstacle majeur à un arrangement durable et non-violent entre Palestiniens et Israéliens. Il est passé aux actes et à la fin de l’été 2005, il n’y avait plus un seul Israélien dans la bande de Gaza. Mais la retraite israélienne n’a pas été complète. Pour des raisons de sécurité – empêcher la libanisation de Gaza – Israël, avec la coopération de l’Autorité palestinienne, de l’Egypte et de certains pays occidentaux, a gardé le contrôle des frontières. Cette condition a été imposée par Israël non pas pour priver les Palestiniens de l’un des attributs de leur souveraineté nationale, mais parce qu’ils ne pouvaient pas à eux seuls, pas plus que le gouvernement libanais, empêcher un trafic d’armes et la transformation de la bande de Gaza en plateforme de tir des roquettes.
Face à cette politique israélienne – critiquable mais, admettons-le, pas très agressive – il y avait deux possibilités : reconnaître l’important effort accompli avec l’évacuation des colonies ou épingler Israël pour tout ce qui clochait dans cette initiative, surtout le fait qu’elle était unilatérale et incomplète. L’Egypte, les Etats-Unis et l’Union européenne ont ouvertement choisi la première option et l’Autorité palestinienne les a discrètement suivis. Or la situation s’est rapidement dégradée après la victoire du Hamas aux législatives palestiniennes de 2006. Le Hamas a décidé d’entrer dans le gouvernement palestinien sans assumer les d’accords signés avec Israël depuis Oslo (1993), c’est-à-dire sans reconnaître l’Etat d’Israël ni – ce qui est beaucoup plus grave – renoncer à la lutte armée.
La surenchère violente du Hamas
Les Américains et les Européens ont été bien embarrassés, et la solution trouvée a démontré l’embarras et la complexité de la situation : aucun contact avec le Hamas ni avec le Premier ministre issu de ce mouvement, tout (argent et contacts officieux) devant passer par les ministres et le président Abbas issus du Fatah.
Cette drôle de cohabitation s’est encore compliquée par la violente surenchère du Hamas. Ne pas renoncer à la lutte armée est une chose, la mettre en œuvre en est une autre. Or, sans tarder, le Hamas a multiplié attentats (notamment contre les points de passage pour faire souffrir la population et embarrasser Israël et ses alliés) et tirs de roquettes et a même pénétré en territoire israélien (donc hors de la bande de Gaza) pour enlever le désormais célèbre Gilad Shalit, en juin 2006.
Pour résumer la situation, non seulement le Hamas a intégré le jeu politique palestinien sans renoncer aux “privilèges” d’un mouvement de libération nationale – i.e. la lutte armée – mais il a accentué la pression militaire sur Israël. Cette politique, précisons-le, a été décidée unilatéralement par le Hamas et non par le gouvernement palestinien et son président, entraînant une situation bancale et fragile jusqu’à juin 2007 : les masques sont alors tombés et la scission entre Ramallah et Gaza a été consommée suite à une mini-guerre civile.
La négociation n’a pas été possible car le Hamas a continué de refuser les conditions posées par un quatuor composé des Etats-Unis, de l’Angleterre, de la Russie et de la France (dirigée Chirac et Villepin). Israël, en concertation avec l’Egypte, l’Autorité palestinienne et certains pays européens, a essayé de mettre en place une politique appuyée sur trois piliers : diplomatique (une coopération étroite avec l’Egypte, concertation avec les EU, les Européens et l’AP), économique et militaire (sous une forme allant de l’assassinat ciblé à l’opération “Plomb durci”).
Mahmoud Abbas contre le blocus et contre sa levée inconditionnelle
L’Autorité palestinienne en était partie prenante, en particulier sur la pression économique. Ainsi il y a quelques jours à peine, après l’affaire de la flottille, un membre d’une délégation palestinienne en déplacement en Turquie, probablement le président Abbas s’exprimant « off », a exprimé la déception de l’AP face à la politique turque à l’égard du Hamas. Selon cette “source officielle”, la levée inconditionnelle du blocus de la bande de Gaza ne serait pas une bonne idée. Cette politique, disait-il, renforcerait le Hamas et nuirait à l’AP. Ramallah demande « bien entendu » la levée du blocus, mais à la condition que le Hamas revienne sur son coup d’Etat et accepte la médiation égyptienne pour parvenir à une réconciliation entre les deux factions palestiniennes. Sauf que la Turquie essaie justement de prendre la place de l’Egypte…
Le quatrième pilier de cette stratégie aurait dû être la politique vis-à-vis de l’Autorité palestinienne. Or, sur ce front-là, l’insuccès est patent et risque de faire écrouler tout le reste. Les raisons de cet échec sont nombreuses mais le plus important est la déception de l’électorat israélien : par deux fois Israël s’est retiré (du Liban en 2000 et de Gaza en 2005), et chaque fois il a reçu en retour des roquettes et une menace iranienne dans le dos. D’où l’avènement du gouvernement Netanyahou/Lieberman. Chaque Français indigné doit d’abord se poser une question : comment aurait-il agi s’il avait dû voter en Israël l’an dernier ?
La violence du Hamas mieux acceptée que celle d’Israël
Les autres piliers de la stratégie se sont eux aussi affaiblis considérablement. Bombardement aérien, assassinats, opération de grande envergure, opérations du Mossad : tous ces moyens et d’autres encore étaient sévèrement condamnés tandis qu’en même temps la violence du Hamas trouvait des soutiens en Occident. Les 20.000 islamistes massacrés par Assad en 1982 n’ont pas suscité autant de protestation que les neuf militants tués par Israël. Même les méthodes turques, un peu plus douces que les méthodes syriennes (“seulement” 40 000 Kurdes tués depuis 1984) sont inenvisageables pour Israël.
Dans ces conditions, face à un Hamas qui ne cède pas d’un millimètre, n’accepte pas les conditions a minima du quatuor, continue de tirer des roquettes, des obus de mortier, de perpétrer des attentant et d’envoyer des snipers perturber la vie de l’autre côté de la frontière, la seule arme disponible est la pression économique.
Reste donc la seule question qui vaille : l’efficacité du blocus et plus généralement de cette politique vis-à-vis du Hamas. Si le but est de rendre le Hamas impopulaire à Gaza, qui peut prétendre connaître l’état d’esprit des Gazaouites vivant sous le joug d’une dictature ? Il est tout aussi impossible d’affirmer que la dureté de leur vie crée un désamour entre le peuple et le gouvernement que de prétendre que la détestation d’un ennemi commun a créé une union nationale. On sait en revanche qu’après l’opération Plomb durci, les tirs de roquettes, s’ils n’ont pas cessé, sont devenus beaucoup plus rare. Y a-t-il un lien de cause à effet entre la violence de l’opération israélienne et la modération de la violence palestinienne depuis ? Combien de temps cela peut durer ? Voilà d’excellentes questions plus importantes encore que la technique d’abordage de la marine israélienne.
Insensible à la souffrance de ses administrés et pratiquant la lutte armée pour l’éradication d’Israël (à laquelle l’OLP a renoncé), le Hamas peut compter sur le soutien systématique des trois quarts des pays membres de l’ONU et d’un nombre croissant d’Occidentaux. Dans ces conditions sa meilleure stratégie est la patience : il lui suffit d’attendre que les opinions publiques arabes et européennes obligent leurs gouvernements à faire pression sur Israël. L’injustice, voyez-vous, n’est pas toujours là où l’on croit…
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L'auteur
Gil Mihaely est historien et journaliste.
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turbo 22 dit
@ rackam
Je me suis inscrit sur STNT j’espere que cela marchera
yesroll dit
L’histoire que vous contez est lisible et légitime, honnêtement partisane.
Il manque à mes yeux tout un volet cependant, et dans le contexte des ZEE et autres limites du domaine maritime sous régime d’occupation, ce n’est pas rien.
C’est celui des gisements de gaz, d’une valeur économique et stratégique importante tant pour Gaza que pour Israël. Et si ma mémoire est bonne il y avait un projet d’accord sur un gazoduc avec la Turquie qui devait être signé dans la semaine qui a suivi l’assaut contre le bâtiment tragique.
Le hasard existe t il ?
turbo 22 dit
@ Sophie
Desole de ne pas vous avoir repondu plus tot mais le boulot,vous savez…
Bien heureusement rackam vous en a donne l’expliquation et je l’en remercie.
Alpin dit
@Gilles Mihaely,
Bravo pour votre brillante esquisse du processus de naissance des nations.
Je me permettrai de vous copier (et de vous mentionner souvent) pour l’expliquer.
chateaubriand dit
@ Jérôme. J ai employé “proche Orient”, terme un peu vague certes, pour ne pas employer ceux plus connotés de Palestine et d Israël, mais je parlais du territoire entre Méditerranée et Jourdain. Il me semble qu un Arabe natif de Jérusalem y est plus chez lui qu un immigré russe ou français. Pour ce qui est de la prescription, je suis prêt à l accorder aux Israéliens, que je distingue des Juifs, mais il faudrait qu ils renonçassent aux implantations/colonies en Judée-Samarie/Cisjordanie. Je trouve que le sionisme, en considérant les Juifs comme formant une nation à part, va dans le même sens que certains nationalistes pour qui les Juifs de France ne peuvent être de vrais français. Si en tant que Breton je rêvais de m installer outre Manche et d y créer un Etat breton où je prétendrais être chez moi ( quid des Anglais ) devrais je m étonner si les Français ne me considéraient plus comme l un des leurs ?
aaaaa dit
Gil Mihaely,
Je suis bien d’accord: la règle générale de formation des nations est “tous dérrière le mythe!”.
Il s’agit là d’un archaisme peu supportable pour ceux qui tiennent ces mythes pour des histoires.
Vous concluez sur une note universaliste, je dois peut-être comprendre que tout comme moi vous pensez que sur le chemin de l’universel, il conviendrait qu’israel dépose sa mythologie particulière au pied des fidèles.
Qu’au moins, cela soit un horizon.
alain jugnon dit
Mihaely vous vous foutez de la gueule du peuple
le peuple de la révolution a fait tout l’effort que vous refusez aux hommes pour ne pas être une race, une famille, une nature ou que sais-je : une bande
le peuple-race qui semble manquer à Israël aujourd’hui gît dans votre fantasme
ce genre de weltanshauung va certainement poursuivre sur le chemin du sang et de la terre
mais cette force vitale jamais ne fera du droit, sinon par le mensonge immonde des tueurs
Gil Mihaely dit
@aaaaa : Les Nations sont nées comme des tribus même si le discours officiel disait le contraire. même en France la lutte des états – et non pas de classe, le 3e états n’a pas été, justement une classe dans le sens marxien du terme ! – a été accompagné par une théorie des origines, des races différentes, le peuple gaulois secoue le joug des Francs… Il fallait un moment se penser comme une grande famille de 20 millions pour devenir nation. Les autres nations avancent à leur rythme et selon leur histoire et le contexte géopolitique sur ce chemin entre particulier et universel.
Bibi dit
Crétins* s’abstenir de lire:
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/LF15Ak01.html
-
* © correcteur mihaélien ;-)
aaaaa dit
Gil Mihaely,
Mais pourquoi voulez-vous spontanément que ma conviction repose sur l’injonction d’une “loi internationale”? Je ne raisonne pas ainsi.
Je ne dis pas ce qui est le droit mais ce qui me paraît juste.
Je reconnais la beauté et la nature universaliste des mytes et des religions mais je les tiens tous deux pour des formes archaiques de la politique et des universalismes insuffisants.
Dans cette perspective de l’inclusion maximale, tout ce qui sépare la politique du religieux ou du mythe consitue un progrès.
Autrement dit, l’universalisme de Marx est je crois supérieur à l’universalisme de Moïse ou de Paul de Tarse.
Ni l’adhésion au Totem de la tribu, ni une supposée filiation biologique n’autorisent cette inclusion maximale.
Une nation n’est pas une tribu ou un sang.
alain jugnon dit
“les groupes deviennent nation quand ils ont une histoire mythique d’origine.”
non mihaely pas pour les français de la révolution
l’Etat-Nation naît par la révolution contr’un et en guerre
la “nation” à l’israëlienne se donne le droit de tuer justement car elle ne se pose pas contre humainement parlant et donc politiquement, elle croit se défendre au nom de ce qu’elle serait éternellement originellement, le massacre commence chez dieu
vous vous rendez compte des problèmes sémantiques que l’occident est incapable de gérer intelligemment donc historiquement: entre juif, judaïque, sémite, israël, peuple juif, nation juive, sionisme, hébraïque… il fonctionne et travaille où l’Etat dans ce dictionnaire théologico-politique
même l’ONU avec son abrégé y perd son droit
les mots du politique et du droit sont chez Rousseau : ce sont : citoyen, ordre social, justice, droit, volonté générale, législateur, politique
Gil Mihaely dit
@Lisa : pire.. correcteur automatique… mes excuses les plus plates
Lisa dit
@Gil Maihaely
“Cretins”….lapsus calami ?
non je voulais juste le relever, merci pour vos articles et posts qui nous réinforment.
Gil Mihaely dit
@aaaaa : “De même que l’oumma ne saurait être une communauté politique mais une communauté de fidèles, le “peuple juif” ne saurait se constituer en nation.” mais pourquoi donc ? est-ce la loi internationale règle cette question aussi ?
les groupes deviennent nation quand ils ont une histoire mythique d’origine. Chez les Juifs – contrairement aux Chrétiens et aux Musulmans – le mythe des origines parlent d’une famille, de pères et des mères qui lèguent des choses à leurs enfants. Les Juifs se voayeint donc comme un tribu. Quant aux deux autres religions, leur innovation tenait justement à ce qu’elles ont rompu avec la métaphore de la famille pour devenir universelles. Ainsi les Cretins d’aujourd’hui ne se voient pas comme les enfants des apôtres, pas plus que les Musulmans ceux de Mohamed … C’et pourquoi le judaïme – qui n’est pas le catholicisme des <juifs mais quelque chose radicalement différente – s'est transformé si facilement en nation à la fin du 19e siècle.
rackam dit
Sophie,
http://www.cigarsclub.com/Partagas-898.htm
Kacyj dit
Chateaubriand,
Vous dîtes, “Je me demande si, au lieu de créer un Etat palestinien, on ne ferait pas mieux de donner Gaza à l Egypte et la Cisjordanie à la (Trans)Jordanie, cela satisfairait en partie les ambitions arabes. ”
Vous pensez bien qu’ils ne vous ont pas attendu pour imaginer ce type de solution. Mais ni la Jordanie, ni l’Egypte (lors de la restitution du Sinai, Israël voulait y inclure Gaza, ce que les Egyptiens ont refusé) ne sont partisans d’une tel découpage, et encore moins les palestiniens.
Notez que c’est la situation qui prévalait avant 1967 et qu’elle ne semblait pas beaucoup déranger les populations arabes vivant sur ces territoires. Notez également que la Palestine mandataire comprenait également ce que vous appelez avec justesse la (Trans)Jordanie, et donc qu’un premier découpage avait déjà été opéré.
Evidemment, tout cela est désormais plus compliqué avec Jérusalem, les implantations et la voix avisée de la communauté internationale qu’on souhaiterait voir tirer les bretelles au monde arabe un peu plus souvent, si la paix est réellement l’objectif.
Sophie dit
@ Turbo
C’est quoi un 8.9.8. ?
Vous jouez à…. combat naval?
aaaaa dit
De même que l’oumma ne saurait être une communauté politique mais une communauté de fidèles, le “peuple juif” ne saurait se constituer en nation.
Le mot “peuple” largement interne à la langue politique pose problème en effet mais doit être délivré de son équivoque essentielle et doit être rendu à la langue métaphorique des textes saints.
robin dit
Gil Mihaely dit :
15 juin 2010 à 14:18
@Robin : San Remo Manual on International Law Applicable to Armed Conflicts at Sea, 12 June 1994, SECTION V : NEUTRAL MERCHANT VESSELS AND CIVIL AIRCRAFT
67. Merchant vessels flying the flag of neutral States may not be attacked unless they:
(a) are believed on reasonable grounds to be carrying contraband or breaching a blockade, and after prior warning they intentionally and clearly refuse to stop, or intentionally and clearly resist visit, search or capture;
(b) engage in belligerent acts on behalf of the enemy;
la flottille répondait clairement au critère 67.a (or breaching blockade). Ainsi, l’action israélienne est pê stupide et maladroit mais 100% légale, ce qui n’est pas le cas des Somalines.
Next question please
Et au plan moral vous leur dites quoi aux somaliens ? qu’ils doivent avoir l’équivalent d’une shoah pour qu’on leur tolère les mêmes droits ?
Sur ce l’ONU ayant elle même dénoncé le caractère illégal de l’attaque israélienne permettez moi même de douter également du caractère légal !
Bibi dit
Tiens, aujourd’hui le troll post-humain défend l’humanité.
C’est bô la dialectique pilosophique.