Hommage au général Pierre Guillain de Bénouville | Causeur

Hommage au général Pierre Guillain de Bénouville

Quand la droite était encore au rendez-vous

Auteur

Esther Benfredj

Esther Benfredj
est titulaire d'un master de sciences politiques (Université Jean Moulin, Lyon III) et d'un LL.M. en droit international (Université de Montréal).

Publié le 23 novembre 2014 / Culture

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pierre de benouville

« Le bien le plus précieux de l’homme n’est pas la vie, c’est  l’honneur. »
Pierre Guillain de Bénouville

Le 5 novembre dernier était célébré, à la Grande Chancellerie de la Légion d’honneur, le centenaire de la naissance du général Pierre Guillain de Bénouville. Réunissant de nombreuses personnalités du monde politique et journalistique, cette exposition commémorative, conjoitement organisée par Laurent Dassault et par la Société Baudelaire présidée par Isée Saint-John Knowles en collaboration avec l’avocat-historien Charles Benfredj, évoque la vie d’un héros baudelairien qui vécut à l’écart des sentiers battus.

Né le 8 août 1914 à Amsterdam, Pierre Guillain de Bénouville passe sa scolarité chez les Jésuites à Angoulême. Il fait alors la connaissance d’un élève de l’école libre, son cadet de deux ans, François Mitterrand, avec qui il servira la messe. Pendant les années trente, Bénouville s’installe à Paris pour y étudier les Lettres. C’est alors qu’il projette dans sa vie les pensées et les rêves de Baudelaire auxquels il restera indéfectiblement attaché : en 1936, âgé de 22 ans, il écrit son premier ouvrage, Baudelaire, le trop chrétien. Il part également, pendant l’été 1936, combattre en Espagne dans les rangs carlistes avec son ami Michel de Camaret.

A la même époque, il vit ses premiers affrontements entre communistes et camelots du roi. Royaliste, Bénouville, qui exècre la IIIème République, se tient aux côtés de ces derniers. La montée du nazisme le heurte alors profondément. La philosophie qui sous-tend l’Allemagne hitlérienne le conduit à rédiger un ouvrage fort, Le Réveil du paganisme. Les Accords de Munich qu’il critique avec virulence l’amènent à rompre, dès 1938, avec l’Action française.

Mobilisé en 1939 après d’héroïques combats en Alsace, puis dans les Vosges, il est fait prisonnier mais parvient à s’évader. Repris, il s’évade à nouveau et gagne la zone sud où il s’embarque pour l’Algérie afin de rejoindre Londres. Dès son arrivée en février 1941, il est arrêté à Alger. Libéré le 1er avril de la même année, il est arrêté une nouvelle fois et transféré à la prison maritime de Toulon. En dépit des conditions abjectes de détention, il rédige un nouvel ouvrage : Saint Louis ou le Printemps de la France. Acquitté par le Tribunal militaire en août 1941, il renonce à son projet de gagner Londres et rejoint la Résistance, d’abord à Radio Patrie (rattachée au S.O.E britannique). Il fait alors une rencontre décisive, celle d’Henri Frenay, fondateur et chef du mouvement Combat, dont il devient le conseiller pour les affaires militaires, et un adjoint fidèle.

Dès 1942, Bénouville perçoit les manœuvres de ceux qui souhaitent ressusciter le régime des partis à la fin de la guerre. Il confira plus tard à Alain Griotteray : « Le Conseil national de la résistance fondé par Jean Moulin était une invention politique à laquelle nous n’avons donné notre accord que du bout des lèvres. De Gaulle en avait besoin pour justifier son action devant les Américains. Quant à l’Assemblée provisoire d’Alger, qui a permis la réhabilitation des partis, là encore à cause des Américains, c’était une farce. »1

Sous la direction d’Henri Frenay (le Patron), Pierre Guillain de Bénouville et Claude Bourdet (Lorrain) dirigent « Combat », le plus important Mouvement de Zone Sud, fondateur des Groupes Francs, de la Résistance Fer, du « noyautage des administrations publiques », mais également de l’Armée Secrète. Inventeur du sigle MUR (Mouvements Unis de Résistance) en 1943, Bénouville fait partie de son Comité Directeur. Avec Philippe Monod, également membre de Combat, il établit et approfondit en Suisse les contacts avec les Services spéciaux américains dirigés par Allen Dulles et Max Shoop. Il franchira la frontière clandestinement plus de cinquante fois !

En avril 1944, il traverse l’Espagne puis rejoint Alger où il est reçu par le général de Gaulle dont il deviendra un fidèle. Il s’engage dans l’Armée d’Afrique commandée par le futur maréchal Juin et combat dans ses rangs de mai à juin 1944. Ayant à nouveau rejoint la Résistance française à l’été 1944, le véhicule qu’il conduisait se retourne dans un ravin pour échapper à une patrouille ennemie. Miraculeusement, il survit malgré de très graves blessures qui lui laisseront d’importantes séquelles physiques.

Au lendemain de la guerre, il est fait Grand Officier de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, décoré de la Croix de guerre 1939-1945 (cinq citations), de la Médaille de la Résistance, de la Croix de guerre belge et de l’Ordre de Léopold. Il est promu général de Brigade à 30 ans par le général de Gaulle qu’il suivra dorénavant politiquement.

Elu Député gaulliste d’Ille et Vilaine de 1951 à 1955 puis de 1958 à 1962, il devient Député de Paris entre 1970 et 1983. Il est également le plus proche collaborateur de Marcel Dassault qu’il secondera pendant près d’un demi-siècle tout en menant une prestigieuse carrière dans le secteur privé : administrateur des Editions Robert Laffont et président de Jours de France. Profitant de sa position au sein du groupe militaro-industriel Dassault, il put fournir des armes à l’Etat d’Israël en contournant l’embargo décrété par le gouvernement français lors de la guerre des Six Jours en juin 1967.

De 1985 à 1990, Jacques Soustelle représente en Angleterre le général de Bénouville,  président  d’honneur  de  la  Société  Baudelaire,  à  l’occasion  d’hommages officiels rendus au peintre des Fleurs du Mal, Limouse.

C’est à Paris que Pierre Guillain de Bénouville s’éteint le 4 décembre 2001. Une cérémonie d’hommage lui a été consacrée en l’église Saint-Louis des Invalides en présence de tous les hauts personnages de la République et de ses amis qui lui ont toujours conservé respect, fidélité et affection.

  1. Alain Griotteray, 1940 : la droite était au rendez-vous. Qui furent les premiers résistants ?, Editions Robert Laffont, 1985.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 2 Janvier 2015 à 18h43

      Colonel DAX dit

      Esther / Master : un petit engagement de votre part SVP…

      On n’est pas (trop/encore) des vermines universitaires.

    • 25 Novembre 2014 à 16h30

      isa dit

      A la a Rédaction de Causeur:

      Il y a même eu des gens de gauche qui ont été Résistants.
      Si, si 

    • 25 Novembre 2014 à 13h16

      nadiacomaneci dit

      La droite ??
      Non.
      L’extrême-droite.
      Cela n’a rien à voir.

      • 25 Novembre 2014 à 13h26

        thd o dit

        Il y a quelques mois, je vous avais proposé de repasser le concours des AE.

        Mais là, je vous ré-expédie directement en première (S, j’imagine) :

        http://bacdefrancais.net/roseetreseda.php
        “Quand les blés sont sous la grêle
        Fou qui fait le délicat
        Fou qui songe à ses querelles
        Au coeur du commun combat “

        • 25 Novembre 2014 à 16h28

          isa dit

          Parce que son père est avocat, elle en a entendu parler????

          Ça c’est de l’argument.

          Non, ce qu’il y avait d’intéressant, c’eût été de démolir les ( gros) soupçons qui pèsent sur Benouville. 

        • 25 Novembre 2014 à 18h24

          nadiacomaneci dit

          Oui mais là, il n’y a plus personne…

        • 25 Novembre 2014 à 18h26

          nadiacomaneci dit

          Thédo, vous êtes gentil, laissez dormir le petit pion qui sommeille en vous.

        • 25 Novembre 2014 à 20h20

          mogul dit

          Il n’y a rien à démolir. Il y a l’histoire et ceux qui l’ont vécue. Les roquets n’ont qu’à se taire.

        • 25 Novembre 2014 à 23h14

          nadiacomaneci dit

          Vous l’avez vécue ?

    • 25 Novembre 2014 à 12h49

      borgoloff dit

      Isa, pas d’alcool avant 18 h.
      Ce que j’en dis c’est pour votre santé. 

      • 25 Novembre 2014 à 15h13

        eetu dit

        Elle, c’est le Pernod – et pas que Jean-Pierre …
        Elle est trisomique 51.

        • 25 Novembre 2014 à 16h22

          isa dit

          Va a les deux kouglofs, manque Mogul.

      • 25 Novembre 2014 à 16h25

        isa dit

        Kouglof, vous ne prenez ce pseudo que pour vous jeter sur Nadia ou moi?
        Sachez que je bois fort peu car je n’aime que les grands crus.
        Ces insinuations sont d’une lourdeur… Quand vous ne savez quoi répondre, allons, une bonne femme qu’Israël nous répondre, ça doit être qu’elle picole ou sûelle est dame pipi a s’ennuyer. C’est grave.

        • 25 Novembre 2014 à 18h33

          nadiacomaneci dit

          Ils ont pas encore osé “mal baisée”, mais je sens qu’un jour ils vont céder à la grande tentation de nous sortir l’argument suprême du petit homme des cavernes qui bredouille sa frustration.
          Et ça vient nous parler de défaite de l’homme occidental…

        • 25 Novembre 2014 à 20h17

          mogul dit

          “Mal baisées” ?
          Ce serait désobligeant pour vos compagnons…

        • 25 Novembre 2014 à 23h17

          nadiacomaneci dit

          Qui ne boxent pas dans la catégorie du pleurnichard dévirilisé où vous stagnez, indéniablement.

    • 25 Novembre 2014 à 10h57

      borgoloff dit

      Un sans-dents ? Tout s’explique !

    • 25 Novembre 2014 à 6h58

      isa dit

      Et l’auteur, Esther Benfredj est titulaire d’un MasterCard a l’Universite Jean Moulin, lis- je?

      Et euh, vous n’étiez pas au courant des doutes de ses compagnons de Résistance?

      Étonnant, non? 

    • 24 Novembre 2014 à 23h51

      borgoloff dit

      Madame Comaneci, vous qui savez tout, vous connaissez sans doute le nom de celui qui a cassé le vase de Soissons ?

      • 25 Novembre 2014 à 0h07

        nadiacomaneci dit

        Non hélas. Quelques parchemins retrouvés dans des tourbières axonnaises parlent bien d’un nain contrefait et édenté à l’ascendance évidemment consanguine dont le nom aurait commencé par borgo ou quelque chose comme ça… Mais en l’absence de preuve irréfutable, un témoignage direct de son secrétaire par exemple, je préfère m’abstenir.

        • 25 Novembre 2014 à 7h00

          isa dit

          On m’a affirmé qu’un certain kouglof, connu pour son côté bourratif et indigeste, serait à l’origine de l’accident de vase.
           

        • 25 Novembre 2014 à 9h55

          mogul dit

          C’est, vous, vous êtes d’avantage accoutumée aux accidents de verre…

        • 25 Novembre 2014 à 12h54

          eetu dit

          “un nain contrefait et édenté à l’ascendance évidemment consanguine dont le nom aurait commencé par borgo ou quelque chose comme ça”
          Non, pas “borgo”, c’est “sarko”

      • 25 Novembre 2014 à 10h33

        mogul dit

        … C’est VRAI…

        • 25 Novembre 2014 à 12h24

          isa dit

          Dites, Mogul, question arguments c’est faiblard.
          Vous allez finir par faire du eetu. 

    • 24 Novembre 2014 à 21h46

      alainpsy dit

      Il faut méconnaître la vie de ce personnage, ami trop intime de Mitterrand, pour écrire un tel article. Je conseille la lecture du livre de Pierre Péan “La diabolique de Caluire” afin de comprendre que la mort de Jean Moulin c’est bien de bénouville qui en est responsable comme manipulateur en chef, à l’image de son cher ami d’Angoulême, spécialiste de ce genre de magouille odieuse.

      • 24 Novembre 2014 à 21h58

        nadiacomaneci dit

        Je n’osais pas le dire parce que le résistant cagoulard est très bien vu ici, mais puisque vous y êtes allé prems, bien sûr que Bénouville n’est pas blanc bleu à Caluire.

        • 24 Novembre 2014 à 22h08

          alainpsy dit

          Effectivement, le courant cagoulard, à partir de 1943, prépare l’après-guerre politique, chacun s’achète une résistance. Et on dénonce pour éliminer les concurrents. En 43, Bertie Albrecht est arrêtée en sortant de chez Danielle Couze, future Mitterand, elle ne sera jamais inquiétée alors qu’à cette époque loger une terroriste recherchée par la gestapo…même chose pour le maquis Mauduit fréquenté par Mitterand. En fait, les amis de la cagoule exècrent les communistes et les gaullistes, et ils se soutiendront jusqu’au bout…ou presque.

        • 24 Novembre 2014 à 22h12

          mogul dit

          Mmh, je crois me rappeler que Hardy, le félon, qui avait accusé Bénouville, s’était rétracté peu avant sa mort…

        • 24 Novembre 2014 à 22h15

          mogul dit

          …Et il faut rappeler que les cagoulards ont constitué (avec “la synagogue”) le gros des troupes gaullistes en 1940…

        • 24 Novembre 2014 à 22h31

          nadiacomaneci dit

          « Bénouville est évidemment responsable de l’arrestation de Jean Moulin. Avait-il l’intention de le livrer à la Gestapo ? Je réponds catégoriquement non. Bénouville était un aventurier qui pouvait être de tous les coups fourrés du moment qu’il avait le sentiment d’y jouer un rôle. Mais il n’a pas pour autant pensé qu’il envoyait une bombe à Caluire en la personne de René Hardy.”
          Daniel Cordier.

          Cool, il ne voulait pas envoyer Jean Moulin à la mort, il lui a juste mis dans les pattes un gars qui avait été arrêté et relâché par Barbie peu de temps avant (témoignage de Gaston Deferre).

        • 24 Novembre 2014 à 23h05

          mogul dit

          Sauf qu’à ce moment tout le monde l’ignorait. Sinon, on imagine comment il aurait été accueilli à Caluire… L’arrestation de Hardy dans le Lyon Paris n’a été prouvée que quelques années après la guerre. Contrairement à ce que vous pensez, Cordier n’est pas plus que les protagonistes de Caluire, un imbécile…

        • 24 Novembre 2014 à 23h27

          nadiacomaneci dit

          Qui vous parle d’imbécile.
          Cordier est très clair et le mieux placé pour en parler.
          appuyé par Azéma qui est plus dur encore à l’encontre de Bénouville.
          Moulin a été victime de règlements de comptes et de conflits de pouvoir entre gaullistes et résistance de l’intérieur où ils étaient très mal venus.
          Hardy n’était pas là par hasard. Relire les Aubrac à ce sujet. Ils ont tenté de le faire empoisonner, hélas infructueusement.

        • 25 Novembre 2014 à 9h15

          mogul dit

          Nous n’avons pas attendu M. Azema pour savoir que la résistance n’était pas un monde de bisounours, avec les luttes d’influences entre communistes, gaullistes, résistants pétainistes (Frénay), sans oublier les petites concurrences entre réseaux. 
          Une petite recherche wiki m’apprend que M. Azema avait 6 ans à l’époque de l’épisode de Caluire. Je préfère m’en tenir aux dires des témoins directs.
          Cordier est effectivement très clair. Il n’aime pas Bénouville, il lui garde un chien de sa chienne, mais il ne l’accuse pas pour autant d’avoir livré Moulin à la gestapo.

        • 25 Novembre 2014 à 13h11

          nadiacomaneci dit

          Mais ce n’est pas non plus ce que j’ai dit, si vous savez lire.
          Bénouville avait juste des copains très douteux.
          Dont un qu’il a fait venir à une réunion capitale où se retrouvaient tous les chefs de la résistance, tous été arrêtés… sauf son pote.
          Après, chacun en tire ses conclusions. Les Aubrac avaient les leurs.
          Maintenant si vous ne croyez que les témoins directs (qui ont tous vu avec quelle facilité confondante Hardy s’est échappé juste en “courant en zigzag” sic), vous pouvez aussi fermer toutes les chaires d’histoire.

        • 25 Novembre 2014 à 20h10

          mogul dit

          Je n’irai pas jusque là, et je ne remets évidemment pas en cause la très probable culpabilité de Hardy. :)
          Mais je me méfie instinctivement des gens, historiens ou non, qui décernent des brevets de résistance et de courage 70 ans après les faits. D’autant qu’attaquer Bénouville 10 ans après sa mort ne présente pas de risques majeurs. Azema, si brillant soit il, qui se mêle de surenchérir sur les jugements émis par Cordier, je trouve ça suspect…

        • 25 Novembre 2014 à 23h22

          nadiacomaneci dit

          Il ne s’agit pas de décerner des brevets de résistance et de courage, plutôt du contraire. De dégonfler des postures et des personnages troubles. La personnalité de Bénouville a troublé, avant même la fin de la guerre. La victoire a mis sous le boisseau ces personnages ambigus, mais l’histoire n’est pas, ne vous en déplaise, une science figée.

    • 24 Novembre 2014 à 19h48

      isa dit

      Oui Villaterne, peut- être avait- il évolue, peut- être voulait- il emmerder de Gaulle? 
      Bon et sa noblesse non prouvée, pourquoi? Il s’agirait de Pierre Benouville. 

      • 24 Novembre 2014 à 19h59

        Villaterne dit

        Peut-être, peut-être, peut-être……….
        Peut-être que rien n’est tout blanc ou tout noir !
        Peut-être que personne n’est parfait mais que la fidélité à des idées est respectable !
        Peut-être qu’avoir combattu les nazis c’est le principal!
        Peut-être qu’en démocratie, toutes les idées ont leurs places, y compris celles qui nous plaisent pas !
        Peut-être que les procès d’opinion sont des armes de fascistes !

        • 25 Novembre 2014 à 6h16

          isa dit

          Je ne parle pas de délit d’opinion mais de trahison, Villaterne.
          Et de nous présenter un personnage pour le moins sujet à caution, comme étant blanc bleu.
          C’est pas joli, joli. 

    • 24 Novembre 2014 à 17h06

      Huron dit

      La question n’est pas de juger la carrière de Guillain après la guerre mais pendant la guerre. Pendant cette période, il a été à la hauteur de la situation. Le reste est affaire d’opinion. En démocratie, on a le droit d’exprimer ses opinions politiques, c’est même la règle. Ne confondons pas tout.

      • 24 Novembre 2014 à 17h17

        isa dit

        Intéressant, Huron.
        Suite a vos réflexions, je suis allée voir un peu qui est le m’sieur.
        Faux noble, d’extrême- droite, cagoulard et antisemite.

        Un pur bonheur, il ne faut surtout pas que Causeur oublié de rendre hommage a un tel personnage, ce serait tellement dommage. 

        • 24 Novembre 2014 à 17h28

          nadiacomaneci dit

          Sans oublier Isa que ses potes Fresnay et Astier n’ont jamais cessé de mettre des bâtons dans les roues de Jean Moulin, jusqu’à un point troublant.

        • 24 Novembre 2014 à 19h15

          isa dit

          J’ai même lu, mais ce sont certainement des mauvaises langues qui l’ont écrit, et on ne le saura jamais, c’était le dernier témoin qu’il aurait été à l’origine de l’arrestation de Hardy, soit Jean Moulin.
          Je n’aime pas les rumeurs, mais vu son pedigree et son anti- communisme primaire, c’est tout au moins fort trouble.
          Bref, c’est quoi ces compliments? 

        • 24 Novembre 2014 à 19h25

          Villaterne dit

          Et ça vous l’avez lu ?
          Il a transgressé l’embargo décrété en 1967 par le général de Gaulle, sur les armes à destination des belligérants du Moyen-Orient, en fournissant des armes à Israël
          Pas mal pour un antisémite !

        • 24 Novembre 2014 à 22h05

          Bibi dit

          Ç’eut été plus crédible s’il ne s’agissait pas de Dassault. Cette entreprise a préféré encaisser de lourdes pertes plutôt qu’avoir affaire avec Israël, jusqu’aux années 2K, lorsque le patron s’est rendu à Canossa /Lod.

        • 24 Novembre 2014 à 22h07

          nadiacomaneci dit

          Isa, Hardy c’est Didot, c’est le traitre.
          Qui lui a dit qu’il y avait à Caluire une réunion des chefs de la résistance pour choisir le successeur de Delestraint, le chef de l’AS ? Bénouville. Hardy n’y était pas convié. On se demande ce qu’il fichait là.
          Ils seront tous arrêtés sauf Hardy qui parviendra à s’enfuir sans que les Allemands ne le pourchassent.
          La résistance était un panier de crabes. Et Bénouville avait de grosses pinces pas très propres.

        • 24 Novembre 2014 à 22h28

          mogul dit

          Curieux que de tous les acteurs de l’affaire, certains ayant accusé Aubry, beaucoup ayant accusé Hardy, Vergès ayant même essayé d’aiguiller les soupçons vers les Aubrac, personne n’a jamais mis en cause Bénouville ! Heureusement qu’alainpsy et Nadia sont là pour rétablir la vérité…

        • 24 Novembre 2014 à 22h35

          nadiacomaneci dit

          Personne n’a jamais mis en cause Bénouville ?? Vous avez entendu parler de JP Azéma ?? De Daniel Cordier ?
          Aubry et Bénouville ont invité Hardy à Caluire. Personne ne l’attendait. Il s’est sauvé avec une facilité enfantine.

        • 24 Novembre 2014 à 22h55

          alainpsy dit

          Pour ceux (mogul par ex) qui s’étonnent que de bénouville n’ait jamais été inquiété, c’est tout à fait logique. Hardy était le paravent sur lequel se sont cristallisés tous les soupçons, qui pouvait se douter que de bénouville savait qu’il avait été retourné par barbie pour l’amour d’une femme et qu’il trahissait pour elle. Or, de bénouville était également un ami très proche de la dame et connaissait parfaitement les projets d’arrestation de Jean Moulin, le livre de Pierre Péan sur cette “diabolique” qui se confiera plus tard sur cette histoire et sur ses nombreuses relations est tout à fait explicite. Mitterand et de bénouville garderont des relations jusqu’à la fin, unis dans la trahison et le mensonge.

        • 24 Novembre 2014 à 23h15

          mogul dit

          Cordier considère Bénouville comme “responsable mais pas coupable” de l’arrestation de Moulin. D’autre part, le témoignage de Lydie Bastien est sûrement intéressant mais je me garderais bien de prendre comme vérité d’évangile sur l’histoire de la résistance, les propos d’une aventurière collabo au “cul international” comme aurait dit Arletty…

        • 24 Novembre 2014 à 23h29

          nadiacomaneci dit

          En temps de guerre on évitera de citer Georgina Dufoix.

        • 24 Novembre 2014 à 23h34

          nadiacomaneci dit

          Dan un jardin public lyonnais, Gaston Deferre a vu Barbie causer à Hardy. Avant l’arrestation chez le docteur Dugoujon.
          Et malgré tout Hardy a été élargi après la guerre.
          Même Mitterrand croyait à la responsabilité de Bénouville, son vieux copain.

        • 25 Novembre 2014 à 6h32

          isa dit

          Oui, merci Nadia, j’ai confusionne.
          Je confusionne toujours avec le gourou de Lutte Ouvrière aussi.
           

    • 24 Novembre 2014 à 11h25

      Parseval dit

      Tiens un giscardien.
      Notons le magnifique château de Bénouville, un des dernières œuvres qui nous restent du génial Ledoux.

    • 24 Novembre 2014 à 11h13

      Monsieur Dourtal dit

      Ce fut une figure de la Résistance mais un dangereux homme politique.
      Royaliste, probablement assez xénophobe et favorable à un état fort, dirigiste et peu démocratique.
      Hormis cela, un “bien brave homme” ! 

      • 24 Novembre 2014 à 11h18

        isa dit

        Je ne le connais pas, mais en revanche j’ai eu la bonne fortune de connaître Griotteray.
        Bonne fortune, façon de parler.
        De forts doutes sur le héros encense ici si c’était son ami.
        Un milieu… Très, très, très     À droite.
        A en être inquiétant. 

        • 24 Novembre 2014 à 17h24

          Saul dit

          très très très à droite ?
          concernant un ancien camelot du roi qui fraya avec la Cagoule, qui fit le coup de feu dans les rangs des requetés et eut quelques sympathies pour l’OAS et autres Algérie française, ça semble assez juste ;-)

        • 24 Novembre 2014 à 17h41

          nadiacomaneci dit

          Tu veux dire qu’il tout pour plaire sur Causeur.

    • 23 Novembre 2014 à 18h48

      L'Ours dit

      Villaterne,
      je suis persuadé qu’il y a encore en France des hommes de la trempe de Bénouville, mais quand les médiocres arrivent aux manettes, ils mettent les hommes de valeur sous l’éteignoir!

      • 23 Novembre 2014 à 19h16

        Villaterne dit

        Vous avez raison
        Ce qui est terrible, c’est que ce phénomène fonctionne à tous les étages de la société actuelle!
        L’homme de caractère passe pour un emmerdeur et le larbin pour un as de la négociation !
        On voit où ça nous mène !

      • 23 Novembre 2014 à 23h29

        Nolens dit

        Les hommes de cette trempe n’émergent qu’aux grandes occasions ou après les grandes catastrophes. Le reste du temps les minables font du vent et font de la figuration.
        Ce n’est juste qu’une question de temps pour la grande catastrophe, si elle ne survient pas, c’est que les minables auront laissé le pays mourir à petit feu. 

        • 24 Novembre 2014 à 9h37

          mogul dit

          D’accord avec Nolens, 
          De tels personnages, à l’âme forgée par le souffle de l’histoire, ne peuvent être distingués que par des circonstances exceptionnelles. Dans le marasme ambiant, nous ne pouvons être que sous la coupe des décolleurs de moquette et des boutiquiers…

        • 24 Novembre 2014 à 10h35

          Nolens dit

          D’autant plus que nous vivons certainement sur un cadavre …

    • 23 Novembre 2014 à 17h25

      IMHO dit

      ” Dès 1942, Bénouville perçoit les manœuvres de ceux qui souhaitent ressusciter le régime des partis à la fin de la guerre ”
      Autrement dit, cet homme, par ailleurs manifestement plus qu’estimable, voulait continuer l’Etat Français en substituant Charles de Gaulle à Philippe Pétain .
      Non . Ni bon ni faisable, ni surtout honnête .
      La IVième République a mal fonctionné, en grande en partie à cause des gaullistes, mais un Etat national-catholique aurait été pire .
      Quand à l’amour du général pour l’oeuvre de Baudelaire, elle me touche et m’émeut, mais je me demande s’il ne voyait pas Baudelaire en plus chrétien qu’il l’était, s’il l’était .

    • 23 Novembre 2014 à 17h17

      Villaterne dit

      La France n’a pas manqué d’hommes de qualité, mais ça c’était avant !
      Aparté
      Né le 8 août 1914 à Amsterdam, Pierre Guillain de Bénouville passe sa scolarité chez les Jésuites à Angoulême
      C’est marrant ! Savez-vous qu’avant de s’appeler New Amsterdam New York s’est appelé Nouvel Angoulême
      C’était juste en passant!

      • 23 Novembre 2014 à 19h33

        Mangouste1 dit

        On a échappé aux “Experts à New Angoulême”, alors…

        • 23 Novembre 2014 à 19h42

          Villaterne dit

          ça sonne pas si mal que ça finalement ! :)

        • 23 Novembre 2014 à 19h46

          Mangouste1 dit

          Et à “New Angoulême, New Angoulême”, par Frank Sinatra : 
           
          Start spreading the news,
          I’m leaving today
          I want to be a part of it
          New Angoulême New Angoulême…

        • 23 Novembre 2014 à 21h12

          Villaterne dit

          Euh… là.. c’est pas top !

        • 23 Novembre 2014 à 21h46

          mogul dit

          Ça me rappelle aussi : “J’ai rêvé (chœur) New Angoulême, j’ai rêvé (chœur) New Angoulême, (chœur) New Angoulême city sur Charente…”
          Yves Simon.