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Proche Orient : le retour des Clinton

Obama a bougé, quid de Netanyahu ?

Publié le 19 novembre 2010 à 6:01 dans Monde

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Photo : marcn

Pour découvrir ce qui se passe de nouveau et d’important sur la planète dans nos médias de tous acabits, il faut aller chercher dans les profondeurs des pages intérieures des journaux et des sites web à prétention informative, qui n’en finissent pas de gloser sur nos petites affaires. Les feuilletons du remaniement, de l’affaire Bettencourt, des circonstances de l’attentat de Karachi suffisent, semble-t-il, au bonheur des journalistes et de leurs lecteurs. Qu’on me pardonne donc de jouer les raseurs en ramenant sur le tapis des questions exotiques qui ne sont ni glamour, ni sexy, ni même crapoteuses.

On a vite tourné la page de la raclée prise par Barack Obama lors du scrutin de mi-mandat, en raison du désagrément provoqué chez ses admirateurs inconditionnels par le comportement, à leurs yeux insensé, des électeurs américains.

Cette nouvelle donne au Congrès n’a pourtant pas été sans influence sur l’évolution de la politique étrangère de Washington, où on voit le département d’Etat reprendre en main un certain nombre de dossiers qui étaient jusque-là pilotés en direct de la Maison blanche.

Depuis le départ pour Chicago de Rahm Emanuel, principal conseiller d’Obama, les négociations entre Israël et les Palestiniens sont entre les mains d’Hillary Clinton et de ses experts comme Dennis Ross et… Bill Clinton. Le premier fut le principal artisan du sommet de Camp David entre Ehud Barak et Yasser Arafat qui échoua d’un cheveu en juillet 2000. Son étoile et son influence sont en hausse proportionnelle à la baisse de celles de George Mitchell, l’envoyé personnel d’Obama au Proche Orient. Quant à l’ancien président et époux d’Hillary, il a mouillé sa chemise pour tenter de sauver les démocrates de la débâcle électorale du 2 novembre, et n’a pas fait mystère de son mécontentement devant les bourdes à répétitions des stratèges du parti. Fort d’une popularité qu’il a pu sentir durant les dizaines de meetings électoraux dont il a été la vedette, il se risque aujourd’hui à donner son avis sur les problèmes qui lui tiennent à cœur.

Dans un discours prononcé à l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat d’Itzhak Rabin, il ne s’est pas contenté de faire l’éloge du défunt, mais il a exhorté les parties en présence à « finir le travail » de Rabin (donc le sien aussi) brutalement interrompu par le déclenchement de la seconde Intifada. En creux, il critiquait ainsi la première phase de la politique proche-orientale de la Maison blanche, qui privilégiait la main tendue à l’ensemble du monde musulman au détriment d’une approche plus réaliste du dossier israélo-palestinien. Il n’est ainsi plus question de « tordre le bras » de Benyamin Netanyahou pour qu’il obéisse aux injonctions de Washington, notamment sur la question des constructions dans les implantations de Cisjordanie. On ne lui met pas non plus le couteau sous la gorge pour qu’il modifie sa coalition et chasse l’extrême droite pour faire entrer Tzipi Livni et ses amis de Kadima. Le département d’Etat a donc pris la main dans la gestion de ce problème, alors qu’Obama est obligé de se consacrer à la reconquête de son électorat déboussolé.

Avec Hillary Clinton, le dialogue est âpre, certes, mais le premier ministre israélien sait qu’il a en face de lui non pas un idéologue hors sol comme le président Obama, mais une « réaliste » qui veut parvenir au résultat que son mari n’avait pas été en mesure d’obtenir : la solution dite de « deux Etats pour deux peuples » avalisée par l’ensemble des puissances arabes sunnites inquiètes de l’hégémonisme iranien. On ne connaît pas le détail précis des conclusions de la longue discussion (sept heures !) qui a eu lieu le 12 novembre entre Bibi et Hillary, mais le deal qui en est sorti a paru suffisamment intéressant au Premier ministre israélien pour qu’il le soumette, une fois couché sur du papier, à son conseil des ministres où il pourrait l’emporter de justesse, en comptant sur l’abstention des membres du parti ultrareligieux sépharade Shas. Le vote devrait avoir lieu dès que le document aura été finalisé, vraisemblablement avant la fin novembre.
En échange d’un moratoire de quatre-vingt dix jours sur de nouvelles constructions dans les implantations de Cisjordanie, les Etats-Unis s’engageraient à fournir à Israël des garanties de sécurité accrues, notamment avec la livraison de vingt avions F35 supplémentaires. De plus, Washington s’engagerait à bloquer toute initiative à l’ONU visant à la reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, et à ne pas exiger de renouvellement du moratoire à l’issue de ces trois mois d’abstinence bâtisseuse. Un point de discorde demeure cependant : les Palestiniens exigent, pour la reprise des négociations, que le moratoire s’applique aux constructions entreprises à Jérusalem-Est, ce que Netanyahou ne peut accepter, sauf à voir éclater sa coalition. Aux dernières nouvelles, une astuce semble avoir été trouvée, en évitant de désigner précisément les territoires auxquels s’applique ce moratoire. L’ambiguïté est un outil diplomatique qui peut se révéler fort utile pour sortir d’une impasse…

Le pari d’Hillary Clinton est hardi : il se fonde sur l’espoir qu’au cours de ces trois mois de négociations directes, un accord sur les futures frontières de l’Etat palestinien pourra être conclu, éliminant de ce même fait la questions épineuses des constructions dans les implantations, puisque chacun saurait désormais quel territoire lui sera dévolu. Les cartes sont prêtes, et ne devraient pas différer notablement de celles qui avaient été établies à Camp David, avec rattachement à Israël des grands blocs d’implantation contiguës à la « ligne verte » de 1967, échange de territoires, partage de Jérusalem et statut international pour les Lieux saints.

Une potion rude à avaler, non seulement pour la droite nationaliste de Lieberman et consorts, mais aussi pour une fraction non négligeable du Likoud, le parti de Netanyahou. S’il le veut vraiment, Netanyahou peut s’appuyer sur une majorité de l’opinion publique israélienne pour faire admettre ces « concessions douloureuses » à la Knesset, quitte à désoler son centenaire de papa, ancien secrétaire de Vladimir Zeev Jabotinsky, théoricien du « Grand Israël ».
Il se retrouverait alors dans la situation de son vieux rival Ariel Sharon, qui n’hésita pas à affronter les « durs » du Likoud, dont Netanyahou lui-même, lors de l’évacuation, en 2005 des implantations juives de Gaza. À propos de Sharon, toujours dans un état végétatif au bout de six ans de coma, il vient d’être transféré de l’hôpital Sheba à Tel Aviv vers son ranch du Néguev, signe que l’on a perdu tout espoir de le voir ressusciter…

Deux analyses de ces derniers développements s’opposent parmi les observateurs habituels de cet interminable feuilleton de la paix toujours ajournée.
Les optimistes font valoir que la crainte inspirée par l’Iran aux pays arabes dits modérés (Arabie Saoudite, Jordanie, Emirats du Golfe) les incitera à faire pression sur Mahmoud Abbas pour qu’il accepte ce qu’Arafat refusa à Camp David.
Les pessimistes pensent au contraire que tout cela n’est qu’un jeu de dupes, où Israéliens et Palestiniens manœuvrent à qui mieux mieux pour faire porter à l’autre le chapeau d’un nouvel échec des négociations sans avoir l’air d’attaquer de front la puissance américaine. À court terme, le statu quo est relativement confortable pour Netanyahou comme pour Abbas : l’opinion israélienne se fiche complètement du sort des Palestiniens, pour autant qu’ils ne se fassent pas exploser sur les marchés de Tel Aviv. L’économie marche fort et le carpe diem est un mode de vie passablement agréable. Mahmoud Abbas, dont le statut politique est pour le moins bancal1 craint, non sans raisons, d’être balayé par le Hamas dès le retrait des forces d’occupation israéliennes. Jusque-là, depuis soixante deux ans, les faits ont donné raison aux pessimistes. Si cela devait changer, il serait convenable que Barack Obama fasse cadeau de son prix Nobel de la paix à Hillary Clinton et, pourquoi pas, qu’il s’efface devant elle pour l’élection présidentielle de 2012.

  1. Son mandat de président de l’Autorité palestinienne est échu depuis 2009, mais l’élection d’un nouveau président est sans cesse reportée en raison de la situation à Gaza
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  • 24 November 2010 à 13h17

    Bibi dit

    George

    Pour info, ni ce site ni ce fil ne sont consacrés à la formation ou à l’approfondissement de connaissances relatives à Israël ou aux conflits auxquels l’état hébreu fait face. Donc prétendre susciter une nième “controverse”, fondée de surcroît sur des informations partiales et partielles, est parfaitement hors sujet et hors cadre.

    Si vous voulez, vous pouvez vous instruire ailleurs, par exemple ici:
    http://contrecourant1.wordpress.com/

  • 24 November 2010 à 12h40

    Bibi dit

    @Damran

    Je pense que le récent texte de Rupert Murdoch « Le but est de faire d’Israël un paria » résume bien la situation.

    Ma perspective est simple: nous vivons dans un monde où sévit une guerre continuelle contre les Juifs. Durant les premières décennies qui ont suivi la fondation d’Israël, cette guerre était de nature conventionnelle. Le but était net et précis: employer la force militaire pour envahir Israël. Bien avant que ne tombe le mur de Berlin, cette approche avait clairement échoué.

    Alors est venue deuxième phase : le terrorisme. Les terroristes ont pris pour cibles des Israéliens, tant à l’étranger qu’en Israël – depuis le massacre des athlètes israéliens à Munich, jusqu’à la deuxième Intifada. Les terroristes continuent à prendre pour cibles des Juifs dans le monde entier. Mais ils n’ont pas réussi à faire tomber le gouvernement israélien et ils n’ont pas affaibli la détermination israélienne.

    Aujourd’hui la guerre est entrée dans une nouvelle phase. C’est la guerre de faible intensité, dont le but est d’isoler Israël en le délégitimant. Le champ de bataille est partout : médias… organisations internationales… ONG. Cette guerre a pour but de faire d’Israël un paria.

    http://www.france-israel.org/modules/print_articles.php?art_id=1310

  • 24 November 2010 à 8h33

    George dit

    Bonjour,
    @Damran

    Voilà le genre de controverse que j’espérait susciter avec mes “preuves” (sic). Qui n’était après tout qu’un récit chronologique identique à celle que l’on peut trouver sur n’importe quelle encyclopédie. Je découvre, et je ne suis sûrement pas le seul, que l’existence d’un peuple Palestinien est sujet à controverse. Notez que je n’ignorais pas la notion romaine du nom Palestine, seulement son intention vexatoire. Pourtant, depuis les années 70, le début de mon état conscient, l’on ne parle que d’eux. Laissez moi le temps d’avaler la couleuvre. Je vous promet de me documenter. Avez vous des ouvrages à me proposer?
    Toutefois, il me reste une question (je sais je suis têtu, mais ne la croyez pas incidieuse), sans références aucune à une nationalité cette fois ci. Les “individus” expulsés, ayant des titre de propriétés ont-ils à votre avis des droits?
    Je tiens à vous remercier pour cette leçon d’histoire. J’ai beaucoup appris grâce à vous et je n’attendais que ça. Je ne suis pas le défenseur de l’un, et n’ai aucun a priori sur l’autre. Je suis simplement le “candide” qui cherche à comprendre en provoquant car relayant, à mon corps défendant, des thèses universellement répendues mais sujette à controverse. Force m’est de reconnaître que la manoeuvre était maladroite et a raté son but. Mais avouez que vous n’y avez pas mis non plus de bonne volonté. Il n’était que de me convaincre…

  • 23 November 2010 à 18h17

    Damran dit

    @ L’Ours & Bibi,

    Merci pour vos contributions à ce fil.
    Merci pour votre patience envers Georges qui traque, loupe à la main, la moindre petite “preuve” (sic) de la mauvaise foi d’Israël, sans convaincre aucunement ceux qui connaissent un peu l’histoire de cette région.
    Malheureusement, la désinformation permanente sur ce sujet a fait les dégâts souhaités par ses initiateurs, c’est la raison pour laquelle j’ai posté cet ancien article qui remet un peu les pendules à l’heure.

    Les povpalestiniens peuvent compter sur l’imposteur qui squatte la Maison Blanche pour essayer d’obtenir dans les 3 prochains mois le tracé des frontières de leur futur état arabe, faisons-leur confiance pour trouver un prétexte à la mords-moi-le-noeud pour faire capoter les négociations, et de foncer à l’ONU demander la reconnaissance de leur état, sans qu’ils aient à négocier tout le reste.

    On ne le répètera jamais assez, l’élection de Obama est le plus grand désastre qui a frappé la planète, après la destruction des structures des USA, il va faire le nécessaire pour faire dégringoler son pays du 1er rang mondial.

    Enfin, j’ai écouté un “expert” français (CNRS) parler de l’agression nord coréenne, et cet abruti n’a même pas fait référence à l’alliance sino-nord coréenne.
    Mieux, il n’a pas encore compris que la Chine utilisait la Corée du Nord pour faire pression sur la Corée du Sud et le Japon, sans oublier qu’elle importe une grande part de son brut chez les mollahs.
    Tchao !

  • 23 November 2010 à 18h03

    Damran dit

    Final

    Note
    (1) Mais existe-t-il une base solide qui prouverait qu’il est ici parlé de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem ? La réponse est : Non !. Au temps de Mahomet, qui mourut en 555 après Jésus Christ, Jérusalem était une ville chrétienne du royaume byzantin. Elle ne fut conquise que en l’an 732 par les omeyades par le calife Omar qui fit de Jerusalem une capitale administrative (voir dossier archeologie dans migdal)
    Durant cette période, il n’y avait que des églises dans la ville et sur le Mont du Temple se trouvait une synagogue. Vers l’an 750, soit 200 ans après la mort de Mahomet, elle fut transformée en mosquée et appelée al-Aqsa uniquement par manque de place. Mahomet ne pouvait donc pas penser à cette mosquée quand ces descendants ecrivirent le Coran, puisqu’elle n’existait pas.
    D’ailleurs Mahomet n’éprouvait pas de sympathie particulière pour Jérusalem. Il permit à ces fidèles de prier tournés vers Jérusalem pendant quelques mois, pensant ainsi convaincre les juifs de se tourner vers l’islam. La tentative ayant échoué, il prononça, l’interdiction de prier en direction de Jérusalem.
    Cette ville ne fut jamais pour les musulmans un lieu saint.

    Francis NADIZI, islamologue
    Par Joseph Farah, journaliste Arabe Américain
    http://www.worldnetdaily.com

  • 23 November 2010 à 18h01

    Damran dit

    4ème Partie

    Les Musulmans, aujourd’hui, se réfèrent à un vague passage du Coran, la 17ème Sourate, intitulée “le Voyage Nocturne”(1). Il y ait fait état d’un rêve de Mohammed qui fut transporté de nuit “du temple sacré au temple le plus éloigné dont nous avons béni l’enceinte”. Au septième siècle, des Musulmans ont identifié les deux temples mentionnés dans ce verset comme étant la Mecque et Jérusalem. Voilà à quoi tient la connexion si étroite entre l’Islam et Jérusalem – connexion faite de rêve, d’imagination, d’interprétations et de mythe. Parallèlement, le peuple Juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu’à l’époque du patriarche Abraham.

    La dernière vague de violence qui sévit en Israël a eu comme origine, dit-on, la visite du chef du Parti Likoud Ariel Sharon sur le Mont du Temple, là où se trouvent les fondations du Temple construit par Salomon.
    C’est le site le plus saint du judaïsme. Sharon et son entourage y furent accueillis à coups de jets de pierres et d’insultes. Je sais à quoi cela ressemble. J’y étais. Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les Juifs lorsqu’ils sont menacés, lapidés et tenus éloignés du lieu le plus saint du judaïsme ?
    Alors, me direz-vous, quelle est la solution pour apporter la paix dans ce Moyen-Orient ? Franchement, je ne pense pas qu’un homme aujourd’hui puisse se prévaloir de détenir une solution durable. Mais s’il y en a une, elle se doit de commencer par rétablir la Vérité. La poursuite des mensonges n’apportera que plus de chaos. Continuer à mépriser un droit légitime vieux de 6,000 ans pour les Juifs, de surcroît renforcé par des preuves historiques et archéologiques éclatantes, en les confrontant à de fausses revendications, ne pourra que donner une mauvaise réputation à cette diplomatie de menteurs.

  • 23 November 2010 à 17h58

    Damran dit

    3ème Partie

    Il n’existe pas de langue proprement Palestinienne. Ni même de culture spécifiquement Palestinienne. Il n’y a jamais eu de Palestine dirigée par des Palestiniens. Ces derniers sont des Arabes, et sont indissociables des Jordaniens (la Jordanie étant elle aussi une invention récente, créée de toutes pièces en 1922 par les Britanniques). Mettez-vous bien en tête que le monde Arabe contrôle 99.9% des terres du Moyen-Orient. Israël ne représente que O,1% de la superficie régionale !
    Mais cela est déjà trop pour les Arabes. Ils veulent tout. Et c’est précisément là que se situe le noud du conflit qui les oppose à Israël.
    Avidité. Fierté. Jalousie. Convoitise. Toutes les concessions que pourrait faire Israël n’y suffiront pas.

    Qu’en est-il des lieux saints de l’Islam ?
    Il n’y en a tout simplement aucun à Jérusalem.
    Cela vous choque ? Vous pouvez l’être. Je suis persuadé que vous n’entendrez jamais cette vérité brutale de la part d’aucun média international. C’est politiquement incorrect.
    Je sais que vous me direz : “la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem représentent le troisième lieu saint de l’Islam”, après la Mecque et Médine.
    Et bien, sachez que c’est faux ! En réalité, le Coran ne fait aucune mention de Jérusalem. La Mecque est citée des centaines de fois. Médine est mentionnée un nombre incalculable de fois. Mais Jérusalem, jamais (inversement, Jérusalem est citée 669 fois dans la Torah !). Il n’existe aucune preuve historique que le prophète Mohamed se soit rendu à Jérusalem.
    Alors comment Jérusalem est-il devenu le troisième lieu saint de l’Islam ?

  • 23 November 2010 à 17h56

    Damran dit

    2ème Partie

    La vérité est que la Palestine est un Mythe !
    Le nom Palestine est utilisé pour la première fois en l’an 135 de l’ère actuelle par l’empereur Romain Hadrien, qui, non content d’avoir éradiqué la présence juive en Judée (une présence qui durait depuis plus de 1300 ans !), non content d’avoir détruit leur Temple à Jérusalem, non content d’avoir interdit l’accès du pays aux derniers Juifs, se persuada qu’il fallait annihiler toute trace de civilisation juive dans le pays en le débaptisant au profit d’un nom dérivé des Philistins. Les Philistins étant ce peuple auquel appartenait Goliath et que les Hébreux parvinrent à vaincre des siècles plus tôt. Ce baptême était pour les Romains une façon d’ajouter l’insulte à la blessure. Ils essayèrent également de changer le nom de Jérusalem en “Alea Capitolina”, mais cela ne rencontra pas le même succès.

    La Palestine en tant qu’entité autonome n’a jamais existé au cours de l’Histoire. Jamais ! Le pays fut dominé successivement par les Romains, par les croisés Chrétiens, par les Musulmans (qui n’ont d’ailleurs jamais fait de Jérusalem une capitale pendant qu’ils occupaient le pays), par les Ottomans et, brièvement, par les Britanniques au lendemain de la première Guerre Mondiale. Dès 1917, avec la déclaration Balfour, les Britanniques s’étaient montrés favorables à céder au moins une partie du territoire au peuple Juif afin qu’ils y établissent un Etat souverain.

  • 23 November 2010 à 17h53

    Damran dit

    1ère Partie

    La situation au Proche-Orient paraît simple pour tout le monde: les Palestiniens veulent une patrie et les Musulmans veulent le contrôle de sites qu’ils considèrent comme étant sacrés. Simple, non ?
    Et bien, en tant que journaliste Arabe Américain qui s’est forgé une connaissance approfondie de la situation au Moyen-Orient, à force de commenter jets de pierres et tirs de mortiers, je peux aujourd’hui vous assurer que la justification de la violence et des émeutes ne trouve pas son origine dans la simple revendication palestinienne à une patrie, ni dans la volonté des Musulmans de contrôler des sites qu’ils considèrent sacrés.
    Surpris ?
    Alors comment expliquer qu’avant la guerre des Six Jours en 1967, il n’y eu aucun mouvement sérieux de revendication d’indépendance palestinienne ?
    “Avant 1967 ?” me direz-vous, “les Israéliens n’occupaient pas la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem” C’est vrai. Mais durant la guerre des Six-Jours, ce n’est pas des mains des Palestiniens, ni de Yasser Arafat qu’Israël conquît la Judée, la Samarie et Jérusalem Est. Ces territoires étaient de fait occupés par le Roi Hussein de Jordanie depuis 1948. A-t-on une seule fois demandé au souverain Hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens ? Est-ce qu’une seule résolution de l’ONU a vu le jour à ce sujet ? Non et non. Ne vous demandez-vous pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement découvert leur identité nationale après qu’Israël ait gagné cette guerre ?

  • 22 November 2010 à 14h48

    Bibi dit

    @rocardo,

    Il y a aussi une VF dedans.
    The Muslim Claim to Jerusalem

  • 22 November 2010 à 8h45

    George dit

    @ L’ours
    Merci.

  • 22 November 2010 à 8h01

    L'Ours dit

    George,

    bon! je ne sais plus quoi penser.

    Vous avez l’air sincère, mais je vous assure, vous venez avec un argumentaire dont il faudrait reprendre chaque point pour le recadrer ou le resituer (beaucoup trop long sur un simple fil), mais surtout, vous finissez par des jugements de valeurs qui font qu’on se se dit “bon! il est comme les autres, ce n’est que de la propagande”.

    Je bavarde depuis plusieurs années sur ce site et, croyez-moi, on en a vu défiler des intervenants qui faisaient semblant de discuter, qui sortaient toujours le même discours prémâché sur d’autres sites consacrés à l’antisionisme (quand ce n’est pas pire), et qui en définitive ne tenaient aucun compte des des réponses pourtant factuels. Comme l’immigration massive des musulmans en palestine pour profiter de l’essor économique juif par exemple fin 19ème et début 20ème que vous oblitérez d’une pichenette.
    Votre discours sur “le retour”, par exemple, et typiquement celui conçu par les palestinophiles, faisant fi de nombreux facteurs historiques sur les racines véritables et sur celui destructeur qu’il aurait aujourd’hui.
    Mais nous aurons l’occasion d’en parler sur un autre fil.

  • 22 November 2010 à 7h43

    George dit

    Bonjour,
    @bidon bleu,
    Merci d’apporter à ma connaissance un argumentaire dont j’ignorais l’existence. Si les faits sont avérés, ils nuancent effectivement ma position, même si je ne comprend toujours pas en quoi, l’immigration tardive d’Arabe en Palestine leur octroi moins de droits qu’à leur corolaire Juif. Jje croyais à tort que seul les Juifs avaient un cota à respecter dans leur immigration durant le “mandat britannique” voilà qui m’apporte un regard nouveau sur cette période.
    @bibi
    Ce n’est pas parce que je me fais “l’avocat du diable” que je suis le diable moi même…
    Mais puisque vous le considérez comme tel le mieux c’est d’arrêter là. Dommage, un argumentaire solide comme le dernier de bidon bleu m’auraut plus convaincu que vos invectives. Mais il paraît que vous avez mieux à faire que de convaincre, vous êtes las d’instruire les “ignares” comme moi qui ne connaissent que l’histoire appparente en en ignorant le dessous des cartes. Puisque vous les connaissez, garder les pour vous elles assurent la supériorités que vous ressentez vis vis des quidams d’une “ignorance crasse”. Laissez moi dans l’ignorance et contentez vous de vos certitudes. Si l’on ne partage ni vos connaissances ni vos opinions c’est sûrement par anti sionisme primaire.
    Hier soir il y avait un débat télévisuel sur le sujet, très instructif pour le “naïf ” que je suis.
    @ L’ours, dommage j’apprécie votre modération.

  • 22 November 2010 à 7h09

    L'Ours dit

    Bibi,

    vous êtes tenace.
    Après avoir donné un quitus, je me rends compte que comme d’habitude, on nous sert une bouillie où on mélange tout ( concepts, histoire, chronologies, principes moraux hors contexte ou dans un contexte déplacé par rapport aux enjeux du moment, etc.) pour n’arriver à rien d’autre que de l’idéologie ou, au mieux s’il y a honnêteté, à une espèce de Bouvard-et-pécuchérisme de la question.
    J’ai appris à m’éclipser.

  • 21 November 2010 à 22h33

    gérard dit

    Non Bibi.
    Pour georges et le autres le sioniste est perfide.
    Pourtant il a de la bonne volonté ils ont même des amis “sionistes”.
    Mais l’histoire est tellement dérangeante quand on a 2000 ans “d’antisionisme” derrière soi.
    C’est comme pour Gaza : vexé qu’on dise que l’écrasante majorité des morts de Gaza étaint des enfants,donc que les “combattants” étaient des lâches, le Hamas par la voix de son ministre de l’intérieur vient de faire savoir qu’il n’en est rien.C’est une immense majorité de valeureux martyrs qui sont tombés au combat (et je crois même pour protéger les enfants et les femmes). Silence dans la presse française. car si cela se savail ces sales juifs risqueraient encore de s’en tirer.Pas si sûr …Georges leur trouverait encore une tare.Car Bibi ce que vous évoquez est connu et banal. tous les kibboutznik pratiquaient un socialisme actif . ce qui avalu à un certain nombre d’entre eux de se faire égorger par ceux qu’ils nourrissaient. Mais Georges a-t-il besoin d’aller voir sur place

  • 21 November 2010 à 20h55

    Bibi dit

    Hi Rotil,

    Autant lui faire lire des hiéroglyphes.

    Une des sources fascinantes sur l’immigration légale et illégale durant le Mandat sont les transcriptions des débats aux 2 chambres du parlement de Sa Majesté (Hansard). Ils étaient en mesure d’estimer le nombre de juifs mais pas celui d’arabes, et étaient très laxistes vis-à-vis de ces derniers.

  • 21 November 2010 à 20h41

    Bidon bleu dit

  • 21 November 2010 à 19h21

    Bibi dit

    C’est de l’idiotie ou de la mauvaise foi?
    L’Effendi vend un hameau, bêtes et Fellahin/inféodés compris. Les propriétaires Juifs, au lieu de chasser les Fellahin ou de les employer en esclaves, leur proposent de rester et de coopérer, contre payement.
    C’est cette mentalité qui a fait venir, dans les décennies suivantes, des centaines de milliers d’arabes du voisinage: il y avait du travail, il était mieux rémunéré que chez eux, et les conditions de vie étaient nettement meilleures. Une immigration (en grande partie illégale) économique. La Haïfa décrite par Oliphant était nommée “Oum al Amal” (cité du travail), lors de la construction du port notamment. Voilà pour un bon nombre d’”indigènes”.
    Et sans oublier la présence constante documentée à travers les siècles de juifs (et de chrétiens). Ce qui n’a pas empêché l’épuration des juifs de Jérusalem, de Hébron et de plusieurs localités tombées aux mains des arabes en 1948.

    Il faut se renseigner avant de lancer des accusations sans fondement, mais quand on voit un gogo qui lit de travers (s’il lit), on ne se berce pas d’illusions.