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Princesse Marie-Frat’

Néo-classique tendance néo

Publié le 15 novembre 2008 à 15:57 dans Politique

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Dans la famille Ingres, on avait un pouvoir d’achat suffisamment élevé pour s’acheter des prénoms à n’en plus finir, mais quand il s’agissait d’acquérir du matériel de bonne qualité ou de payer des cours au petit dernier qui voulait faire peintre, il n’y avait plus personne. C’est ainsi que Jean Auguste Dominique Ingres devint le plus pitoyable artiste de sa génération (au point que beaucoup ont longtemps cru qu’il jouait du violon, pas qu’il faisait des tableaux). Quoiqu’il en soit, désargenté à cause de la politique mené par Napoléon III et sa femme Eugénie (une étrangère qui jouait de la guitare), Ingres accepta de faire le portrait de la princesse Marie-Fraternité. Vaguement apparentée à la famille royale hollandaise, cette Rémoise était la petite-nièce par alliance de Philippe Egalité. “C’est nous qu’on est la princesse” : c’est par cette légendaire sentence qu’elle fit son entrée à l’Académie française en 1864.

Jean Auguste Dominique Ingres, Portrait de la Princesse Marie-Frat’. Huile sur toile, 1857, conservée au musée municipal du Bouchon de Champagne de Reims.

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  • 28 December 2008 à 12h29

    Brünhilde Wagner dit

    Ah ! Ségolène Royale en réincarnation de la comtesse d’Haussonville.. Ce n’est guère flatteur pour la dite comtesse. Mais qu’est-ce que ce tableau – aux traits de Marie-Frat’ – est réussi !
    Sublimissime, spa ?

  • 21 November 2008 à 18h01

    Raúl Cazals dit

    Patrick, je vais vous faire une confidence : je ne suis pas branchée par les anadyomènes, je les préfère propres sur elles, les filles.

  • 19 November 2008 à 10h36

    Yalta dit

    Pour voir Sarkozy reportez vous au tableau “Portrait des Princes Palatins” de Antoon Van Dyck (d’habitude au Louvre mais actuellement visible au Musée Jacquemart-André).

    http://www.insecula.com/oeuvre/photo_ME0000058399.html

  • 18 November 2008 à 17h24

    Patrick dit

    On ne comprend bien la haine de l’illustre cubain, son aigreur contre Ingres que si l’on sait que, seul l’homme de la Vénus Anadyomène pouvait rivaliser avec le talent du somptueux et somptuaire Cazals. Et même le laisser loin derrière. Ce dernier a nourri jusqu’à aujourd’hui un sentiment de jalousie violente et injuste.

    Voici quelques vers qu’ Arthur R. consacra, non point à Raúl mais à une Vénus Anadyomène :

    Comme d’un cercueil vert en ferblanc,
    [une tête
    De femme à cheveux bruns fortement
    [pommadés
    D’une vieille baignoire émerge, lente
    [et bête,
    Avec des déficits assez mal ravaudés ;

    Puis le col gras et gris, les larges omoplates
    Qui saillent ; le dos court qui rentre
    [et qui ressort ;
    Puis les rondeurs des reins semblent
    [prendre l’essor ;
    La graisse sous la peau paraît en feuilles
    [plates ;

    L’échine est un peu rouge, et le tout sent
    [un goût
    Horrible étrangement ; on remarque surtout
    Des singularités qu’il faut voir à la loupe…

    Les reins portent deux mots gravés :
                                        [Clara Venus ;
    – Et tout ce corps remue et tend sa large                                                     [croupe
    Belle hideusement d’un ulcère à l’anus.

  • 18 November 2008 à 12h36

    CAubrée dit

    Un pur délice!! Mais Marie-Ség.. Fraternité est rémoise et non reimoise d’adoption…

  • 17 November 2008 à 17h17

    Odilon dit

    À quand le portrait de Nicolas-Liberté, troisième de la trilogie, issu de la branche hongroise de la même famille?

  • 17 November 2008 à 14h22

    Rotil dit

    Je vais pouvoir – merci Raùl – ne pas être complètement hors sujet pour annoncer sur mon blog, une rubrique nouvelle, consacrée aux compositrices mal connues.

    Vous pourrez y écouter en son entier le trio op. 45 pour piano, flûte et violoncelle de Louise Farrenc, ainsi que la polonaise op. 19 de Léopoldine Blahetka. En page d’accueil, vous avez aussi les variations sur un air russe varié de Louise Farrenc.

    Je m’occuperai ces prochains jours des Fanny Mendelssohn et autres…

    Pour ce qui est de ce tableau que nous a concocté notre fôssère préféré, j’avertis de suite le SO du PS. (Ainsi que le mossad et l’IGS, pour faire bonne mesure).

    Amicalement !

  • 17 November 2008 à 11h21

    bertaud dit

    ressemblance:”Y a comme un air de Ségolène”..N’est-ce pas!

  • 16 November 2008 à 18h45

    The Chap dit

    Ingres a t il assigné son père en justice pour avoir refuser de payer ses études universitaires ?
    à l’instar d’une personne bien connue,

  • 15 November 2008 à 20h58

    Pirée dit

    Même sur photographie, le faire du corsage est superbe.

  • 15 November 2008 à 19h52

    Jules dit

    La plus belle pour aller danser

  • 15 November 2008 à 18h09

    Plus-tout-à-fait-Naï dit

    Ha oui, vous avez aimez (l’oeuvre) ? Cliquez sur le lien (site Internet ou mon pseudo ?) Vous en baverez de bonheur… Bon il est vrai que l’originale est moins souriante…

  • 15 November 2008 à 17h43

    Plus-tout-à-fait-Naï dit

    Magnifique (chef d’oeuvre ?) portraitiste, saisissant de clarté, de lumière et supra réaliste. Je reveux du classicisme, de la rigueur, du travail de forcené, de l’intelligence à l’état pure, du bonheur pour mes yeux et mes pensées, d’oeuvres de toute une vie ! dans la rue ! dans les médias ! dans ma vie ! Grèce ! Rome ! Roman ! Gothique ! Renaissance ! XVI, XVII, XVIII, XIXe ! Où êtes-vous !

  • 15 November 2008 à 17h28

    L’Ours dit

    “à la tête” de la Princesse de Broglie, je veux bien, mais à la tête du PS ou de la France, pitié!

    Blague à part, j’ai toujours été fasciné par la perfetion de la peinture d’Ingres!