Primaire LR: le triomphe du suffrage censitaire | Causeur

Primaire LR: le triomphe du suffrage censitaire

… ou la République des partis

Publié le 17 novembre 2016 / Politique

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Primaire Les Républicains

Débat pour la primaire des Républicains (photo : SIPA_ap21962745_000001)

À l’origine, l’élection du Président de la République par le scrutin universel uninominal à deux tours avait pour objectif d’asseoir la légitimité populaire du chef de l’Etat dans l’exercice de sa fonction. Et puis les socialistes ont eu l’idée de la primaire, avant que la droite dite de gouvernement, toujours prompte à courir derrière les billevesées de la gauche ne l’imite, trahissant ainsi un peu plus de ce qu’il reste de son héritage bonaparto-gaulliste.

L’article 3 de la Constitution de la Vème République est pourtant limpide et dispose que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum », rappelant ainsi la filiation naturelle entre les deux grandes figures historiques de la droite qui dans la classification de René Rémond s’apparente au même courant de pensée.

« Vous voyez le Général de Gaulle dans un débat à huit, avec son ancien premier ministre, son ministre des Affaires Etrangères, de l’Agriculture? »

Caution gaulliste et gaullienne du mandat de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino lui-même est tombé dans le piège en feignant de se présenter au casting d’ « Adopte un Chef (d’Etat) » organisé ce mois-ci par ses camarades de parti, alors même qu’il fût le premier et sûrement l’un des seuls à déconseiller l’ancien Président de la République de s’y présenter. « Vous voyez le Général de Gaulle dans un débat à huit, avec son ancien premier ministre, son ministre des Affaires Etrangères, de l’Agriculture? », aime-t-il d’ailleurs faire semblant de questionner à travers une rhétorique cruelle et implacable, qui illustre pourtant de façon tragique l’abaissement de la fonction présidentielle et le manque de hauteur dont font montre les prétendants à la Magistrature Suprême.

Il faut dire que d’un scrutin uninominal majoritaire à deux tours où chaque candidat a rendez-vous avec ses concitoyens dans le but d’incarner la Nation française aux yeux du monde entier, nous sommes passés à un scrutin à quatre tours où tout se joue lors de la première manche.

Une première manche tronquée si l’on considère le poids des sondages dans le choix du candidat et le corps électoral impliqué, les classes populaires, déjà les plus abstentionnistes, ne se déplaçant pas ou très peu.

Car à n’en pas douter, sous couvert d’étendre la démocratie partisane à la base militante, force est de constater que les primaires ont pour seul but de verrouiller le choix des candidats et a fortiori limiter le corps électoral à la portion des privilégiés.

Et tant pis si leurs idées sont parfois contraires à l’idée que l’on se fait du corpus idéologique de sa famille politique. Les électeurs, souvent issus des centres villes des grandes métropoles, catégorie CSP+ ou retraités, choisissent alors « celui qui a le plus de chances d’être au second tour » selon le phénomène bien connu du « band wagon ».

Peu importe le poids réel du candidat au sein de son parti et auprès des militants, ce qui compte désormais c’est son poids supposé auprès de l’ensemble des français, mesuré par les instituts de sondage.

A gauche, que ce soit en 2007 ou 2012, la primaire s’est transformée en plébiscite pour le candidat le mieux placé, les instituts de sondage jouant ici le rôle de catalyseur à travers des projections ajustées en fonction des besoins du résultat final.

Annoncée favorite dès le début de l’année 2006 par plusieurs enquêtes d’opinion, Ségolène Royal n’a pas eu trop de mal à convaincre les militants socialistes à se rallier à sa candidature en dépit d’une lutte interne entre les vieux pachydermes mitterandiens.

Idem cinq années plus tard en dépit d’un soubresaut inattendu répondant au doux nom de Nafissatou Diallo. Si la femme de ménage a bien ruiné les ambitions politiques de DSK, il en fallait plus à la caste médiatique et sondagière pour remettre en cause son statut de faiseur de roi, ajustant son discours et ses projections en faveur du candidat qui disposait alors de plus d’argent et d’une large clientèle partisane pour avoir été premier secrétaire général du PS.

La suite, on la connaît.

Une République des partis soumise au suffrage censitaire.

La droite, pourtant héritière d’une certaine conception de l’incarnation du pouvoir républicain, s’est donc laissée biaiser par le jeu calendaire et médiatique, se coupant un peu plus des classes populaires qui lui avait pourtant permis d’enregistrer un de ces plus beaux succès électoraux en 2007 et d’éviter la débâcle annoncée de toute part en 2012.

Les débats télévisés, les meetings, les congrès ne sont ici qu’artifices, chacun ayant peu ou prou un programme similaire qui ne diverge que sur les mises en œuvres techniques de son application. Et comme il est quasiment acté que le champion de cette primaire aura le privilège d’affronter Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en mai prochain, il s’agit de bénéficier des meilleures projections pour remporter la mise.

Reste donc l’image que renvoie chaque candidat auprès des journalistes pour juger de sa capacité à faire barrage au second tour au Front National. Détesté par une partie des médias alors même qu’il est adulé par une large portion de la base militante, Nicolas Sarkozy sent bien qu’il est en train de se faire voler sa victoire par le mécanisme de la primaire ouverte. Une ouverture vers le centre – pour ne pas dire le centre gauche – qui bénéficie à Alain Juppé, de retour parmi les vivants, et qui a su tirer profit des querelles internes de l’automne 2012 et des casseroles judiciaires de l’ancien chef d’Etat.

Technocrate, pince-sans-rire, à l’origine du plus important mouvement social de la fin du XXème, « le meilleur d’entre nous » est en passe de réussir son pari à coup de « Une » dans une presse iconoclaste pour la droite (Les Inrocks, Society …). Et tant pis si la majorité des sympathisants LR ne souhaitent pas voir l’actuel maire de Bordeaux porter les couleurs de la droite au printemps prochain au motif – entre autre – du soutien affiché de François Bayrou.

François Fillon a d’ailleurs bien résumé la tragicomédie de cette primaire ouverte lors du deuxième débat des primaires : « 6 millions de chômeurs, 100% de dette, le totalitarisme islamique qui frappe à notre porte, et le sujet majeur de la campagne des primaires, c’est le sort du maire de Pau. C’est le retour à la République des partis ».

Une République des partis soumise au suffrage censitaire. Pas de doute,  46 ans après la disparition de son illustre fondateur, l’esprit de la Vème République est bien mort et enterré.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 20 Novembre 2016 à 7h18

      Pol&Mic dit

      La France est devenue un triste pays avec les socialistes (ainsi que la Droite Chiraco/Sarkosienne)

    • 18 Novembre 2016 à 16h26

      QUIDAM II dit

      @ IMHO   Ou avez-vous vu que je préconisais la possibilités d’être candidat sans conditions ?
      Obtenir 500 formulaires de présentation de la part d’élus, appartenant pour la plupart à des formations politiques dominantes, confère un quasi monopole de candidature aux partis déjà très enracinés, et exclut des individualités éminentes (des universitaires, des diplomates, des grands patrons, des scientifiques, de fortes personnalités…)
      Des conditions politiquement moins draconiennes peuvent être sainement envisagées.
      Le découpages des circonscriptions électorales aboutit à des distorsions flagrantes, sinon même scandaleuses, de la représentation nationale au point qu’il peut apparaître comme une tricherie légale.

    • 18 Novembre 2016 à 10h50

      QUIDAM II dit

      Il est parfaitement évident que, grâce aux primaires, les partis politiques finissent de s’adjuger le monopole absolu de la désignation des candidats à l’élection du président de la république.
      L’accès à la compétition électorale avait déjà été très considérablement « durci » pour avoir le droit d’être candidat.
      Conditions de candidatures à l’élection présidentielle : 500 formulaires de présentation. De plus, parmi les signataires de la présentation, doivent figurer des élus d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents, sans que plus de 50 (un dixième de 500) d’entre eux puissent être les élus d’un même département, d’une même collectivité d’outre-mer ou d’un des deux « départements virtuels » que constituent, d’une part, les sénateurs représentant les Français établis hors de France et les membres élus de l’Assemblée des Français de l’étranger et, d’autre part, les ressortissants français membres du Parlement européen élus en France.
      Sans être soutenu par un parti politique, il est évidemment impossible de remplir ces conditions.
      En France, le système électoral est également cadenassé par le biais du découpage des circonscriptions électorales.
      Le système politique français devient progressivement un décor médiatique en carton-pâte de moins en moins convaincant.
      On a oublié que, dans la 5° république, la primaire… c’est le premier tour.  

      • 18 Novembre 2016 à 13h17

        IMHO dit

        Primo, s’il y a une primaire, c’est précisément parce que le LR et lUDI ne sont pas capables de désigner un candidat au cours de congrès de ces partis, c’est-à-dire une assemblée des association et organisations qui forment ces partis, comme ça se fait sans toutes les démocraties .
        Ces primaires prouvent que le LR et le CDI ne sont qu’un quarteron de rivaux ennemis flanqués de leur séides du moment .
        Secundo, que voulez-d’autre ? Vois semblez préconiser que chacun sans condition puisse être candidat à l’élection présidentielle, est-ce bien raisonnable ?
        Voyez-vous cela au premier tour: quinze candidats à cinq pour cent au moins, sept à dix au moins et un à vingt ou plus !
        Quel cirque au second tour !

    • 18 Novembre 2016 à 7h53

      taubiroute dit

      il faut donc que le peuple revienne aux sources de la 5eme republique et elimine des le premier tour de la vrai presidentielle, les candidats qui auront ete designes par des primaires.
      c est le seul moyen de remettre le pays sur les rails de la democratie.

    • 17 Novembre 2016 à 23h32

      Pax dit

      De Gaulle ne se serait pas soumis à la primaire. C’est sûr. Mais il se serait présenté aux élections et les aurait gagnées. 
      C’est d’ailleurs ce qu’il a fait.  
      Personne n’a remplacé de Gaulle. Et la primaire est un moyen d’échapper aux appareils des partis. Il n’est pas parfait. 

      • 18 Novembre 2016 à 13h19

        IMHO dit

        DE Gaulle se serait soumis à bien pis qu’une primaire pour rester au pouvoir .

        • 18 Novembre 2016 à 15h51

          Pax dit

          Non. de Gaulle avait des défauts, mais pas celui de transiger. Ni pour venir au pouvoir. Ni pour en partir.
          Les compromis et la cohabitation, c’était pas son truc.
          C’est ce qu’on appelle un grand homme d’Etat

        • 18 Novembre 2016 à 19h21

          Hannibal-lecteur dit

          ImhoBill, votre remarque est si sotte, si dénuée de toute crėdibilité qu’il faut croire que vous aimez passer pour un sot, et en recherchez l’occasion. Eh bien cette occasion-ci, elle ėtait bonne et elle va graver davantage dans l’esprit de ceux qui vous lisent cette sottise que vous revendiquez, c’est gagné !

        • 18 Novembre 2016 à 19h22

          IMHO dit

          Comme on connait ses saints on les honore .

    • 17 Novembre 2016 à 23h01

      Emile dit

      Comme le titre de l’article l’indique bien, cette fameuse Primaire n’est pas celle de de la droite et du centre mais du parti Les Républicains.
      Or LR n’a pas le monopole de la droite et du centre, pas plus que le PS n’a le monopole de la gauche.

      D’autre part, il est demandé aux futurs votants de signer une charte concernant “les valeurs républicaines de la droite et du centre”.
      Quelles sont ces valeurs ? Curieusement ce n’est pas indiqué sur le site officiel.

      • 18 Novembre 2016 à 3h02

        steed59 dit

        euh non cette primaire s’intitule bien “primaire de la droite et du centre”, et je rappelle que JF Poisson vient du parti chrétien-démocrate, et donc le seul qui ne soit pas LR. Lagarde au nom de l’UDI et Bayrou au nom du modem ont été conviés à y participer mais ont décliné l’offre

      • 18 Novembre 2016 à 13h18

        IMHO dit

        Celle de la gauche en moins équitable .

    • 17 Novembre 2016 à 20h04

      IMHO dit

      La maladie de la vache molle attaque les cervelles en Absurdie, à ce que je vois .

    • 17 Novembre 2016 à 19h00

      lafronde dit

      Eh bien les gens de Droite (libéraux ou non),ou les Conservateurs, ou les républicains patriotes (ou les patriotes républicains) doivent se bouger dimanche pour voter. Attention à votre n° de Bureau de vote !

      Dans le Figaro de ce jour le trio de tête a chacun une interview. J’ai remarqué qu’un candidat nous promettait davantage de Liberté, en faisant reculer les contraintes étatiques.

      Le phénomène qui rend notre Société si malade (chômage, agression perte de repères moraux, invasion) ce phénomène source de tous nos maux c’est le progressisme. Le progressisme ruine tout ce qu’il touche : université, école, Droit, justice, économie, solidarités, morale, Nation.

      Le progressisme est fondé sur les Droits de l’Homme, mais attention, pas les Droits-Libertés du Bill of Rights anglais, ou de la Constitution américaine et ses célèbres Amendements, ni sur notre Déclaration des Droits de 1789, non, sur des textes bien plus récents, d’après la Seconde Guerre mondiale. Convention Europenne de Droits de L’Homme.

      François Fillon a déclaré qu’il était prêt à en sortir, quitte à renégocier l’adhésion de la France à la CEDH. position inédite, je crois dans la mouvance du centre-droit, et méritant un soutien des patriotes.

      Il est temps, car sur ces ruines de notre Droit progressiste, un cancer se développe : l’impunité pénale et la violence, et un corps étranger opportuniste se répand : l’islamisme ou islam de la Charia.

      • 17 Novembre 2016 à 19h12

        Sancho Pensum dit

        “J’ai remarqué qu’un candidat nous promettait davantage de Liberté, en faisant reculer les contraintes étatiques.”
        Non, pas à vous, aux entreprises. Pour les citoyens, faudra repasser.
        Sinon, je pense que vous n’avez bien compris le film. La Convention européenne des droits de l’homme est à peu de choses près une resucée de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
        Qu’est-ce qui vous gène dans la CEDH ? Le droit à la vie ? L’interdiction de la torture ou de l’esclavage ? Le droit à la liberté et à la sécurité ? Le droit à un procès équitable ? La liberté de conscience, de pensée, d’expression et de religion ? Le droit au respect de la vie privée ? L’interdiction de la discrimination ? L’interdiction des sanctions arbitraires ? La protection de la propriété privée ? Le droit à l ‘instruction ? L’égalité homme-femme ?…

        • 17 Novembre 2016 à 21h28

          lafronde dit

          Ainsi vous croyez que la CEDH est une version modernisée de la DDHC de 1789 ?
          Avez-vous entendu parler de Droits-Libertés et de Droits-créances ? posez-vous la question : qui paie pour les créances ? A qui le créancier en Droit CEDH s’adresse -t-il sa revendication ?
          Si vous êtes gêné pour répondre, voyez donc le site Wikiberal section “Faux Droits”
          Bonne lecture.

        • 17 Novembre 2016 à 23h14

          durru dit

          Sancho ne connaît pas le mot “devoir”, il est de gauche…

        • 18 Novembre 2016 à 0h14

          Sancho Pensum dit

          La distinction est subtile mais artificielle. Elle repose en réalité sur des pré-supposés idéologiques, liés au périmètre qu’on veut bien accorder à l’Etat, aux conditions de vie qu’on juge “normales” à une époque donnée.

          Il n’y a pas de vrais droits et de faux droits. Les droits sont le résultat d’un contrat social passé entre le peuple et ses dirigeants. Aucun droit n’est donné d’emblée, même ceux qui nous paraissent aujourd’hui évidents : égalité, liberté, propriété et sécurité (minimum syndical du libertarien).

          L’existence de tout droit pour moi implique une contrainte pour autrui, ne serait-ce que celle de ne pas me nuire. Et inversement. L’interdiction de nuire aux autres leur confère des droits inaliénables.

          Je connais assez bien ces questions, car je suis, par certaines côtés, libertarien. Je considère en effet que l’Etat n’est légitime à m’interdire que ce qui peut nuire physiquement aux autres. Ainsi, je revendique le droit à me droguer ou à ne pas mettre ma ceinture de sécurité (si je veux), etc.

          Mais je ne me cache pas que les choses ne sont pas toujours aussi simples. Prenons par exemple, le droit à la liberté d’expression. Un droit fondamental pour les libéraux. J’ai le droit de tout dire. Ce faisant, je ne nuis directement physiquement à personne. Je respecte le contrat social de base. Supposons maintenant que je passe mon temps à diffamer publiquement tel ou tel. Est-ce qu’indirectement, à force, ma liberté d’expression ne risque pas de créer un “instrument humain” qui, lui, nuira physiquement à l’objet de ma diffamation ?

          PS : dans la CEDH, il y a peu de “faux droits” au sens où vous l’entendez. Droit à la vie privée, droit à l’instruction en font à la rigueur partie. Mais ces droits sont aujourd’hui tellement prégnants dans nos sociétés que je ne vois pas bien l’intérêt de les passer sous silence.

        • 18 Novembre 2016 à 18h46

          lafronde dit

          Ainsi la distinction entre droits-libertés et droits-créances vous semble-t-elle artificielle ? C’est pourtant simple ; un droit-liberté exige de s’abstenir d’empiéter sur le droit ou la liberté d’autrui. Un droit-créance en revanche exige que d’autres paient ce droit soit via l’Etat et par l’impôt, soit en restreignant la liberté contractuelle de tiers.

          Tout cela est expliqué et illustré sur Wikiberal dont je reproduit une citation : “Avec l’Etat-Providence les faux droits sont payés avec de la fausse monnaie.” (Ph Simmonnot, essayiste)

          N’est-ce pas le cas de la France en déficit chronique depuis 1981 et depuis l’euro avec un rachat des bons du Trésor français sur le marché secondaire ?

      • 17 Novembre 2016 à 19h21

        Quatre chemins dit

        @lafronde, Intéressant ce que vous dites sur le référentiel juridique du progressisme (récent selon vous), qu’est-ce qui vous a amené à cette conclusion si vous avez le temps? bien à vous

        • 17 Novembre 2016 à 22h42

          lafronde dit

          En fait le progressisme commence avec la Révolution française qui est fondée sur la raison et l’universel, donne un Droit nouveau et une architecture administrative nouvelle. des exemples ? la Constitution civile du clergé, et le Légicentrisme : tout les Etats et Parlements de Province disparaissent !!! si c’est pas un coup d’Etat !

          Les Révolutions anglaise et américain étaient fondées sur la Common Law : Droit formé au fil du temps par les jugements, souvent selon la coutume, puis actés en jurisprudence. ces révolutions doneront lieu à des guerres civiles courtes et bien moins sanglantes que chez nous.

          On a eu le progressisme en économie, dont vous savez l’expérience et l’issue. Depuis 1968 nous avons le progressisme dans l’Université, l’école. Depuis la Chute du Mur de Berlin, nous avons le progressisme migratoire : l’humanité nomade, avec les droits afférents, faux droits que F. Fillion veut récuser en sortant de la CEDH.

          Outre la ressource en ligne Wikiberal (chercher Faux-droits)

          lire “Les Droits de l’Homme contre le Peuple” du Pr JL Harouel (editions Desclée de Brouwer)

          ou encore “depr l’urgence d’être conservateur” du Pr R. Scruton (Oxbridge) (editions l’Artilleur)

          Bonne lecture.

        • 18 Novembre 2016 à 0h28

          Sancho Pensum dit

          Alors nos révolutionnaires devaient être des sortes de Mr Jourdain du progressisme, ce terme n’étant apparu dans le dictionnaire qu’à l’orée de la révolution industrielle.

          Au sens où vous l’entendez, il peut à la rigueur avoir vu le jour au moment des Lumières, soit environ un siècle avant votre datation au Pastis 51 !
          Pour le reste, évitez d’appliquer ce terme à tout ce que vous détestez, vous gagnerez en cohérence intellectuelle.

        • 18 Novembre 2016 à 22h16

          lafronde dit

          Progressisme cible bien mieux l’idéologie d’un sens de l’Histoire vers un Progrès organisé par l’Etat. C’est donc lui qui doit être combattu à travers ses avatars actuels : écologisme, égalitarisme, gender, immigrationisme, humanitarisme, relativisme moral. Certes il reste des progressistes archaïques : socialisme, ou caducs : communisme. Mais le réel ayant dissipé les illusions qu’ils portaient, leur danger relatif a régressé.

          La pire menace actuelle est le nihilisme ethnique ou culturel présenté comme un progrès de tolérance et d’accueil. La meilleure défense est d’y opposé votre Liberté dans tous les domaines. Pourquoi devriez-vous subir les externalités négatives de l’Open Society et ses “no borders” ? Pourquoi devriez-vous financer ces exodes et ces implantations ? Subir une détérioration sécuritaire ? Scolaire ?

          Aux urnes, citoyen !

    • 17 Novembre 2016 à 18h31

      vieuxchameau dit

      Précision: Si un Robert Ménard ou un Philippe de Villiers se présentait à la magistrature suprême, je reverrais volontiers ma position mais pour l’instant: ce sera le bulletin blanc, nul, ou le boycott……
      RAS LE BOL DE TOUTE CETTE MASCARADE POLITICO MEDIATIQUE

    • 17 Novembre 2016 à 18h28

      vieuxchameau dit

      Je signerai tout appel à une grève totale des urnes en 2017 si rien ne change! En effet qu’avons nous?
      A gauche: inutile de perdre son temps à écrire sur la racaille qui démolit la France
      A droite: ils sont tous devenus gauchistes et après avoir hurlé sur le choc fiscal, je constate que mes impôts ne baisseront pas ou si peu que cela ne change rien
      Quant au FN avec la ligne gauchiste du tandem “amoureux” MLP-Philippot, il est inutile de compter sur eux pour chambouler le système….La dédiabolisation a atteint de tels sommets dans le ridicule que ce parti est l’équivalent des autres
      Quant à Macron: c’est le nouveau Giscard, donc très peu pour moi!
      De plus, effectivement, la 5ème république devrait être la rencontre d’un Homme ou d’une Femme avec les Français or comme à l’heure actuelle il n’y a personne de ce calibre, je refuse de cautionner par mon vote quelque politicard que ce soit!

    • 17 Novembre 2016 à 18h11

      Jean le Blanc dit

      Un peu hors sujet , mais : ” Bonne Fête Elisabeth !!!” Bises !!!

    • 17 Novembre 2016 à 17h45

      Hannibal-lecteur dit

      Bon, eh ben la conclusion s’impose : si je suis pas élu à la primaire, moi, Sarko, je démissionne et je me présente en individuel …
      Y a jamais de fatalité absolument fatale …

      • 17 Novembre 2016 à 18h14

        IMHO dit

        Pas impossible du tout .

      • 17 Novembre 2016 à 22h06

        Villaterne dit

        Non c’est impossible pour deux raisons !
        1) Sarkozy n’a rien a espéré dans ce cas de figure
        2) Il serait l’artisan de la présence de la gauche au deuxième tour ce qui le condamnerait historiquement

        • 19 Novembre 2016 à 10h25

          IMHO dit

          1) être au second tour si Fillon l’emporte dans la primaire, grâce aux votes des derviches marcheurs .
          Alain Juppé sera quand même candidat, soutenu par l’UDI, le Modem et une partie de l’UMP, lequel va se scinder en autant de partis qu’il y aura de candidats, jusqu’à l’élection, et si Juppé le fait, Sarkozy le fera, et si il y a plusieurs candidatures à droite, il y en aura trois ou quatre à gauche, plus Macron, ce qui me semble très sain .
          2) l’Histoire ne fera certainement pas grief à Nicolas Sarkozy d’avoir été l’artisan de la présence de la gauche au deuxième tour, et de toute façon, l’Histoire il s’en fiche .

    • 17 Novembre 2016 à 17h03

      gege26 dit

      les primaires sont anti démocratiques puisqu’elles éliminent des candidats

      • 17 Novembre 2016 à 17h30

        Wil dit

        Désolé de vous le dire mais une primaire n’est absolument pas antidémocratique

      • 17 Novembre 2016 à 17h36

        IMHO dit

        Ça c’est origina

    • 17 Novembre 2016 à 16h34

      Pyrrhon dit

      Le quinquennat de François Hollande ne fait pas une bonne publicité au système de la primaire. Vue son évolution depuis, on peut imaginer ce qu’aurait été le quinquennat de Ségolène Royal.
      Si la droite s’est résignée à ce système, c’est qu’elle s’est retrouvée trop bien pourvue du fait du retrait de Nicolas Sarkozy, battu en 2012. Fillon, Copé, Juppé, ont commencé à préparer leur destin, dès l’été 2012. L’automne a vu la crise créée par la fraude massive de l’élection du président de l’UMP. Réactivée par l’affaire Bygmalion, révélant l’énorme dépassement des dépenses de campagne de Sarkozy, et sa dissimulation. Un “coup d’état” a poussé Copé à la démission, remplacé par une direction collégiale. Jusqu’au retour de Sarkozy à la présidence de l’UMP, avec 67% des voix. “Il” aurait bien voulu se débarrasser au plus vite de ce projet de primaire. La résistance des “autres” a été plus forte. Mais “IL” dispose de nouveau de l’appareil et des finances du parti. Ses rivaux se débrouillent pour financer leur campagne. 
      Finalement, la primaire rompra, au moins cette fois-ci, l’automatisme de la désignation de la candidature à la présidentielle.  

    • 17 Novembre 2016 à 16h32

      Terminator dit

      Cette primaire est un déni de démocratie et une pantalonnade à la sauce socialo qui n’augure rien de bon pour la suite…

    • 17 Novembre 2016 à 16h23

      René de Sévérac dit

      Pierre-Henri,
      avouez que cette triste comédie résulte de l’abandon des rênes du pouvoir à Mme Merkel (après les avoir refusées à Mr Hitler) !
      Cette comédie vise à rien d’autre qu’à gagner une sinécure dans les palais dorés de la République. Bref, faire le Holland’ouille !

    • 17 Novembre 2016 à 16h15

      Wil dit

      Rien que la photo de groupe t’as pas envie d’y aller.
      On se demande s’ils ont pas tous en manche à balai dans le cul pour tenir debout.
      (Ok,celle là,elle est facile.)

      • 17 Novembre 2016 à 17h42

        Hannibal-lecteur dit

        Ils l’ont. Avant c’était un sceptre et ça se tenait à la main…les temps changent.

    • 17 Novembre 2016 à 15h17

      nico dit

      Ces oligarques autosatisfaits incarnent jusqu’à la caricature ce qu’est devenue la classe politique, ce ramassis de notables impotents, d’apparatchiks ringards, de paresseux de l’esprit formatés jusqu’à l’os, incapables d’articuler autre chose que le prêt-à-penser routinier et gâteux dont on leur a farci le crâne à Sciences po ou à l’ENA et qui, depuis, leur garantit une « respectabilité » médiatique (chacun ses valeurs) et un joli train de vie.
      L’homme politique contemporain est un illettré. Il ne lit jamais, sinon des prompteurs. Il n’écrit rien, sinon des communiqués de presse — rédigés par ses assistants. Il n’a pas de vocabulaire, il a des éléments de langage. Il n’a pas de pensée, il a un programme. Pas d’éloquence, mais des petites phrases. Pas de repartie, mais des sarcasmes. Pas d’arguments, mais des insultes. Toujours les mêmes.Depuis trente ans.
      http://les-minuscules.blogspot.fr/2016/02/lultraliberalisme-en-une-minute.html
      Nl
       

    • 17 Novembre 2016 à 14h52

      Sancho Pensum dit

      Ah, la primaire qui profiterait à Ali Juppé, ça passe décidément mal à Causeur… M’enfin, les gars, c’est gros comme une maison que vous roulez pour Sarkozy (à défaut de Marine) avec vos arguments à géométrie variable et à circonvolutions évolutives !
      Assumez ! Au lieu de vous cacher derrière votre petit doigt.
      Vous adorez l’homme qui promet double ration de frites aux petits beurs ! Hein !? Ben dites-le ! Franchement ! Comme un homme !

      • 17 Novembre 2016 à 15h28

        cab driver dit

        bien dit !

        • 17 Novembre 2016 à 15h41

          Malinamodra dit

          Monsieur Cab Driver!
          Mr Pensum sait penser…on peut au moins lui reconnaître cela . Il pense mal mais il pense
          Vous, en dehors d’aboyer et de lever la patte pour faire pipi sur la roue du 4×4 qui va faire tousser vos petits poumons beriberiques…on ne peut que se réjouir qu’il vous faille beaucoup de temps pour reprendre des forces entre deux eructations. Prenez soin de vous, la santé du Bobo est fragile tout comme sa réflexion

      • 17 Novembre 2016 à 16h25

        mogul dit

        Mais moi je ne crache pas sur une double portion de frites.

        • 17 Novembre 2016 à 18h14

          Sancho Pensum dit

          Même avec du beur ?!

        • 17 Novembre 2016 à 22h10

          Ex Abrupto dit

          A SP: pas avec du beurre, avec du gras de porc…..

      • 17 Novembre 2016 à 17h34

        agatha dit

        Encore une fois, vous êtes jaloux, personne ne vous demandera ici pour qui vous votez.

    • 17 Novembre 2016 à 14h50

      pic dit

      Je vais voter aux primaires de la droite et du ” centre”, sans enthousiasme excessif car les primaires, à mon avis, sont un filtre à la démocratie directe, un de plus!
      Cependant, faire mentir les sondeurs me semble être un devoir de citoyen!

      • 17 Novembre 2016 à 15h44

        Malinamodra dit

        Ben enfin monsieur Le Pic, de quoi vous plaignez vous?
        1 VOUS POUVEZ VOTER
        2 Vous pouvez éliminer Ali Cranenpeaudefesses, duc de Bordeaux, ou le nabot de Neuilly ou …le choix vous est ouvert
        Que demandez vous de plus? Elle n’est pas belle la vie!

        • 17 Novembre 2016 à 18h03

          Hannibal-lecteur dit

          MaLina mordra chérie, les nabots de l’intellect aiment bien appeler nabots les gens de petite taille, ça les console.