Présidentielle: le piège Macron-Le Pen | Causeur

Présidentielle: le piège Macron-Le Pen

Pourquoi l’heure est grave

Auteur

Régis de Castelnau

Régis de Castelnau
est avocat.

Publié le 03 mai 2017 / Politique

Mots-clés : , ,

macron lepen melenchon elites

Emmanuel Macron. Sipa. Numéro de reportage : AP22047409_000031.

Le remake de la grande quinzaine antifasciste de 2002 dépasse toutes les espérances. On pense bien sûr irrésistiblement à la fameuse citation de Marx sur le passage de la tragédie à la farce en histoire, et l’on pourrait rire de la bouffonnerie si les enjeux n’étaient aussi graves. On ne reviendra pas sur les commentaires qui ont analysé ce premier tour en long et en large, si ce n’est pour dire que le seul vote qui avait vraiment du sens, était celui qui aurait permis de gripper la machine avec la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour. Malheureusement, nous sommes coincés entre les deux mâchoires du piège. Tous ceux qui ont intérêt à ce que surtout rien ne change et que se poursuive la mutation de la France en un land allemand de deuxième niveau sont passés en mode hystérique et nous donnent l’ordre de bien voter, à coup d’insultes, d’anathèmes et d’injonctions comminatoires. Tout ceci est d’une violence assez stupéfiante et risque de laisser des traces cuisantes. En attendant les institutions de la République, déjà en partie démolies par la tragique présidence Hollande, risquent d’être définitivement mises à bas. Et chacun sait que le président qui sortira des urnes après des élections trafiquées n’aura pas la légitimité pour être celui de tous les Français et conduire le pays dans une période aussi difficile.

Et c’est la raison pour laquelle le refus de participer peu ou prou à cette mascarade, d’accepter cet attentat contre la démocratie, de lui donner une quelconque légitimité est une position politique responsable. Et ce pour trois raisons.

D’abord, j’ai dit à plusieurs reprises dans ces colonnes que je considérais que nous étions en présence d’un coup d’État. Immédiatement traité de « complotiste », l’insulte qui permet d’éviter le débat, j’avais pourtant relevé une évidence, la grossière partialité de la partie médiatico-judiciaire de l’opération, qui a permis la disqualification de François Fillon.

Antifascisme de pacotille

Mais il y a pire : d’autres institutions ont abdiqué leurs missions de contrôle, et on a pu voir la campagne électorale se dérouler en dehors de toutes les règles prévues par la loi et la jurisprudence en la matière. La sincérité d’un scrutin est le moyen fondamental d’assurer la légitimité de l’élection. Pendant qu’une justice peu soucieuse d’impartialité et de respect des règles s’acharnait sur le candidat LR, CSA, Commission des Comptes de Campagne, Conseil Constitutionnel sont restés muets malgré les évidentes et grossières violations de la réglementation dans la campagne électorale d’Emmanuel Macron. Le système médiatique, service public en tête, a soutenu cette candidature dans des proportions insensées, et dans des conditions manifestement illégales.

Le second tour Macron-Le Pen qui seul pouvait permettre l’avènement du télévangéliste, faisait bien sûr partie de l’opération. Lorsque l’on est confronté à une telle agression de l’appareil d’État contre un déroulement régulier de l’élection la plus importante de la Ve République, on s’y oppose et on refuse d’y participer. C’est la première raison.

Ensuite, l’antifascisme de pacotille qui se déploie sans limites, à partir d’anachronismes idiots, d’assimilations abusives, et de mensonges éhontés est insupportable. Je combats le Front national depuis toujours et je l’ai dit à plusieurs reprises. C’est une épicerie familiale dont la direction rassemble une partie de la fine fleur d’une extrême droite à tendance passablement fascisante. Mais ce n’est pas un parti de masse, il n’y a pas de troupes de nervis, de paramilitaires armés, pas de retraite aux flambeaux, pas d’autodafés, pas de grands rassemblements dans les stades, pas de meurtrières bagarres de rue, toutes choses que les fascismes européens pratiquaient avant leur prise de pouvoir. Il est l’équivalent de ces partis populistes d’extrême droite que l’on rencontre désormais dans beaucoup de pays de l’Union Européenne. Et il faut rappeler que l’avènement au pouvoir de régimes fascistes s’est toujours produit, dès lors que le grand capital et l’oligarchie l’avait décidé. L’arrivée d’Hitler en est le plus bel exemple, et les dictatures d’Amérique latine installées, financés et conseillées par les États-Unis en sont autant d’autres. Pour l’instant les dominants ont choisi Macron. Alors prétendre que Marine Le Pen élue présidente de la République procéderait à une nazification de la France en six mois, c’est de la propagande.

La France d’en haut se sauve

J’ai toujours combattu le vrai fascisme, que j’ai connu en Espagne avec le franquisme finissant, et en Grèce avec la dictature des colonels, et surtout en Amérique latine. Je n’ai aucune, mais vraiment aucune, leçon à recevoir de quiconque sur ce terrain. C’est la deuxième raison.

Il y a enfin la gravité de ce qui vient de se produire. Il y a désormais une véritable convergence dans les analyses des fractures françaises et sur le retour de la lutte des classes. France des riches, des privilégiés, des enfants gâtés de la mondialisation, la France d’en haut, contre celle des pauvres, des chômeurs, des déclassés, des invisibles. Le problème est que ceux qui profitent de la mondialisation financière et libérale veulent absolument continuer. Et sont prêts à tout pour le faire. Y compris et surtout, comme le démontre le fonctionnement de leur chère UE, en mettant en cause la démocratie représentative. Ils rêvent d’une démocratie sans le « démos » et les attaques systématiques des idéologues du mainstream contre le principe même du suffrage universel à chaque référendum ou élection perdue ne sont pas des paroles en l’air. Le mépris d’un peuple qui proteste et s’exprime, s’est transformé aujourd’hui en haine. Emmanuel Macron, n’est pas en reste qui qualifie les électeurs de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon « d’assaillants », et les qualifie d’ennemis: « ce sont eux nos vrais ennemis, puissants, organisés, habiles, déterminés. Vous les croisez dans les rues dans les campagnes, sur la toile, bien souvent masqué, aussi haineux que lâches ».

Comment Macron fut fabriqué

Penchons-nous un peu sur le stupéfiant accouchement du télévangéliste. Des hommes de l’ombre sont passés au clair-obscur, et on a vu une couche particulière diriger la manœuvre du début à la fin. L’opération ne nécessitait pas de cabinet noir, simplement l’existence de réseaux qui ont permis de relier naturellement un certain nombre de choses. Dans son fameux discours du Caire, de Gaulle dressait la liste de ceux qui avaient mis à bas la IIIe République en 1940 : «Une clique de politiciens tarés, d’affairistes sans honneur, de fonctionnaires arrivistes et de mauvais généraux ». Pour les politiciens tarés, pas de problème, ils sont en rangs serrés derrière le télévangéliste, les affairistes sans honneur, sont là aussi, tenant le porte-monnaie ouvert. Pas question pour l’instant de mauvais généraux, ceux qui nous intéressent sont les fonctionnaires arrivistes. Le système pervers du fonctionnement de la haute fonction publique d’État, fait qu’aujourd’hui celui-ci est confisqué par une caste qui a fini de prendre ses aises sans coup férir pendant le mandat Hollande. Nous avons Jean-Pierre Jouyet qui surplombe l’ensemble c’est lui qui a recruté Emmanuel Macron. L’inspection des finances, les grands corps, ceux qui dirigent les grandes institutions et tous ces pantoufleurs qui dans des soigneux jeux de chaises musicales, se gavent en profitant du capitalisme de connivence. Car ce qui les lie est certes l’attrait du pouvoir, mais aussi et surtout l’argent.

Le coup d’Etat permanent

La politique étrangère de la France, aujourd’hui toute de vassalité, a été confisquée par un groupe de hauts fonctionnaires néoconservateurs. Le Conseil d’État est sous contrôle, idem pour le CSA, le Conseil Constitutionnel, et la Commission Nationale du Financement de la Vie Politique, jusqu’au service public de radiotélévision, tous dirigés par des amis de la caste. L’appareil judiciaire est beaucoup moins maniable, l’ENM n’est pas l’ENA. Alors on a créé des juridictions d’exception comme le pôle financier flanqué du PNF, au recrutement soigneux et qui se sont révélées bien utiles. Il n’est pas nécessaire de dresser une liste, les noms viennent à l’esprit de chacun. Ce sont eux qui sont à la manœuvre, les politiques de troisième ordre nommés ministres ne sont là que pour les inaugurations et ne disposent d’aucune autorité sur les services. Cette confiscation a donc permis la création complètement artificielle d’un probable futur Président de la République choisi par cette caste, à l’aide d’une opération frauduleuse. Le quinquennat Hollande a été celui de la mise en place de dispositifs clairement liberticides que Macron développera, puisqu’il l’a annoncé. Ce qui amène d’ailleurs aujourd’hui certains socialistes à en faire un argument. « Vous vous rendez compte si ces pouvoirs arrivaient entre les mains de Marine Le Pen ! » Sans blague !

Aude Lancelin avait dénoncé un « coup d’État médiatique », par lequel le CAC 40 aurait choisi un candidat directement issu de ses rangs. Je ne partage pas cette analyse qui n’est que partielle, l’opération a plusieurs facettes, et le grand capital s’est rangé au choix de la « noblesse d’État » après avoir plutôt penché dans un premier temps pour Alain Juppé. Tout ceci est inquiétant pour la société française, que l’on veut brutalement amener dans une direction qu’elle refuse pourtant majoritairement. Il ne faut pas laisser à cette opération qui constituerait un précédent mortifère pour la République, ne serait-ce qu’une parcelle de légitimité. Et entre les deux mâchoires du piège, celle de Macron est probablement à terme, la plus dangereuse pour la France.

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 7 Mai 2017 à 17h15

      zelectron dit

      Macron n’est pas autre chose qu’un arriviste marxiste avec tendance stalinienne,
      Marine Le Pen n’a aucunes chances d’être élue
      donc je vote de façon « purement » politicienne [façon de parler] MLP pour que le petit (futur) dictateur n’ait pas trop de voix.
      Dans tous les cas ce seront comme dit tout le monde (désormais) les législatives qui feront la différence et là je voterais pour un modéré qui n’a jamais eu de mandat électif . .
      nb MLP n’est pas du tout ma tasse de thé, mais Macron c’est la cigüe

    • 7 Mai 2017 à 4h53

      lafronde dit

      La qualification de coup d’Etat mediatique me semble justifiée, et démontrable, pour les agissements durant cette campagne, de la Presse audiovisuelle, et de son autorité de régulation. Par leur faute, nos concitoyens ont été lésés dans l’exercice de leurs libertés publiques.

      L’Article 34 de notre Constitution prescrit la liberté, le pluralisme et l’indépendance des medias. Cet équilibre est atteint par le libre marché (aux subventions près) pour la Presse imprimée, et aussi pour la webPresse (aux exonérations de TVA près).

      Rien de tel dans les masse medias où le Législateur a instauré un régulateur, le CSA, et un Service Public de l’Audiovisuel (SPA). En contrepartie de l’obtention d’un canal de diffusion, chaque Radio et TV a signé une convention qui l’oblige au pluralisme.

      Extrait du portail du CSA : “Le pluralisme politique et les campagnes électorales”
      “Le principe de pluralisme désigne un objectif constitutionnel tendant à assurer une représentation des différents courants d’expression socioculturels. Le Conseil constitutionnel a estimé en 1986 puis en 1989 que « le respect du pluralisme est une des conditions de la démocratie » et que, plus largement, le pluralisme « constitue le fondement de la démocratie ».

      “… La loi du 30 septembre 1986 prévoit ainsi que le Conseil « assure le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les programmes des services de radio et de télévision, en particulier pour les émissions d’information politique et générale ».

      Le défaut de cette régulation étatique est qu’elle s’est contentée d’équilibrer les temps de parole, alors que la qualité du commentaire journalistique doit être évalué selon la déontologie professionnelle : la Charte des journalistes. Ici ce sont les Directions des chaines et de leur Rédactions qui doivent prendre leur responsabilité.

      L’oubli à l’antenne de la déontologie journalistique, a lésé des millions de citoyens dans leur droit à une Information impartiale.

    • 5 Mai 2017 à 21h29

      Hannibal-lecteur dit

      Cher Régis on peut partager en totalité vos remarques et …regretter leur absence de conclusion. Il semble chez vous plutôt une tendance à l’abstention ou au vote blanc, ce qui m’étonne…de vous . C’est pas très responsable ça…

    • 5 Mai 2017 à 16h14

      Pol&Mic dit

      Le Pen, Le Pen, Le Pen…… est-ce vrai tout ce qu’on raconte ? (en bien ou en mal)?????? (car on finit par ne plus trop savoir les gens racontant n’importe quoi….)( et par mimétisme )

    • 5 Mai 2017 à 10h44

      Livio del Quenale dit

      il ne faut pas se perdre dans les détails qu’il oppose en écran de fumée il berne, leurre, mystifie,manipule, ment ,triche et trahis.
      -
      Macron est un psychopathe dangereux! avec une haute idée de lui même,
      une sorte de fou manipulateur atteint de narcissisme malveillant, 
      Aucun remord, ni regrets, ni culpabilité, il se défend en modifiant le sens de ses déclarations et dissimulateur.  
      Ce qui devrait faire poser des questions!
      -
       Quelques signes apparents tout de même: son regard, ses crises extatiques, voire hystériques sur les tribunes…
      -
      entre lui et l’autre qui ne sait pas où elle va, mauvaises augures pour les 5 ans à venir.
      –    

      • 6 Mai 2017 à 18h04

        i-diogene dit

        Livide que Dalle,

        Tes crises hallucinatoires te disqualifient de tout diagnostique sur la santé mentale de Macron..!

        Par contre, tu ferais bien de consulter pour ta propre santé mentale..!^^

        • 8 Mai 2017 à 3h31

          Livio del Quenale dit

          Quelque fois, quand je vois, que tant de monde suit les conneries à la mode ou sont clamées sur les ondes ou encore promues par laje m’interoge  sur ma normalité
          Mais quand je me compare à la votre, je suis rassuré.

        • 8 Mai 2017 à 3h36

          Livio del Quenale dit

          erreur: le commentaire est parti pendant sa rédaction, lors de la réinitialisation de la page (il n’y a qu’ici qu’arrive ce genre de bug.
           
          il fallait corriger :”ou encore promues par la doxa ambiante”

    • 5 Mai 2017 à 9h27

      jph dit

      Surpris et inquiet de la phrase:’Je n’ai aucune leçon à recevoir de quiconque sur le terrain (de l’antifascisme)’.
      Inquiet, oui, inquiet.

    • 5 Mai 2017 à 4h40

      GAB251 dit

      Il y a trop longtemps que je lis vos ignominies maquillées en position anti-bienpensance. Je ne sais plus ce que fait Alain Finkielkraut chez vous. Il faut qu’il parte. Mais lui au moins dit qu’il va voter Macron. M. de Castelnau par cet article confirme sa totale malhonnêteté intellectuelle, j’en suis attristé. Ayez au moins le courage mesdames, messieurs d’assumer votre vote Le Pen. Le niveau de réflexion et ce complotisme que vous dénoncez sont indignes. Avec des gens comme vous Le Pen sera au pouvoir (elle ou sa nièce) dans cinq ans et la France sera en guerre. Oui honte sur vous et tous les Causeurs irresponsables. Daniel et Patricia si le vote est une mascarade rassurez vous, avec Le Pen vous n’irez plus voter!

      • 6 Mai 2017 à 17h55

        lafronde dit

        L’ignominie c’est le traitement asymétrique des libertés publiques par ce régime socialiste. Garanties pour les partisans du pouvoir (Presse complaisante). Déniées pour ceux de l’Opposition (Presse audiovisuelle dénigrante). Cette élection a été une fraude aux libertés publiques : l’Art.34 n’a pas été garanti à tous les citoyens par le Président en exercice.

        Cette fraude médiatique s’est faite au grand jour, en escomptant que le candidat et le parti LR s’y résigneraient (honte à LR pour ce manque de courage, qui lui sera rappelé en Juin). Ils reste des citoyens résistants qui n’accepterons pas ce coup d’Etat médiatique. Reste à trouver la forme juridique ou politique pour s’y opposer.

    • 4 Mai 2017 à 17h12

      Daniel&patricia dit

      merci M. de Castelnau de ce brillant article et surtout votre démonstration juridique de ce “Coup d’état” qui a privé les Français d’un véritable débat sur les sujets de société à moment et tournant majeur de notre société française et qui a permis à un chef d’état ultra-minoritaire de désigner son successeur contre l’avis des électeurs. Les grands sujets ont été escamotés avec la complicité des médias : offensive islamique, magistrature de fonctionnaires aux ordres, puissance d’une administration orientée, désocialisation de la France cependant je ne suis pas convaincu de la capacité des puissances financières dans cette histoire, je trouve même le medef bien docile. Je suis devenu très pessimiste car nous venons de sortir de la démocratie, je voulais voter “LePen”, mais son comportement rend cela impossible et me préparais à voter blanc, mais la lecture de votre article m’incite à l’abstention pour ne pas légitimer cette mascarade.
      Encore merci Maître de Csstelnau de vos éclairages compétents
      Daniel RENAUD

    • 4 Mai 2017 à 15h12

      jo1934edunom dit

      Je souscris au jugement de Radiopariment sur la qualité de vos articles, et de celui-ci en particulier, ainsi que sur son choix de vote pour le second tour de cette présidentielle.

      Poursuivez votre tâche avec constance pour notre plus grand bien de lecteurs, M. Régis de Castelnau !

    • 4 Mai 2017 à 14h59

      Radiopariment dit

      C’est toujours avec grand intérêt, et plaisir, que je lis vos articles, de grande qualité. Cette fois encore, je suis bien d’accord avec vous sur l’analyse. Pourtant, si l’abstention est une manière efficace d’entamer la légitimité de Macron président, le seul chiffre qui restera, à terme, c’est le pourcentage réalisé par le vainqueur. C’est pourquoi je préfère pour ma part dénoncer cette parodie d’élection présidentielle en votant pour Le Pen. Le risque est minime, et quand bien même il se réaliserait, la gauche, par son anti-démocratisme, en porterait l’entière responsabilité, et secundo il n’y a aucune chance pour le FN d’obtenir aux législatives la majorité qui lui permettrait de gouverner.

    • 4 Mai 2017 à 14h55

      anger dit

      EXCLUSIF – Quand François embauchait Ségolène et “vice versa”
      Ségolène Royal et François Hollande. Députés et attachés parlementaires ? Photo © Gamma

      Coulisses politiques. Selon le récit d’un participant à une conférence sur “Les coulisses de l’Assemblée nationale”, l’intervenant, ancien directeur des finances du Palais Bourbon, a révélé qu’un certain François et une certaine Ségolène, alors députés, auraient “réalisé un montage astucieux pour cumuler leurs indemnités avec celles d’assistants parlementaires”.
      Le mercredi 1er mars, au cours d’une conférence sur “Les coulisses de l’Assemblée nationale”, l’intervenant convié pour en expliquer les rouages lâche une anecdote qui va stupéfier la quarantaine d’adhérents de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH) du comité de Villefranche-Beaulieu. « Au moment d’aborder le chapitre brûlant concernant les attachés parlementaires, témoigne un participant, le conférencier, ancien directeur du service des finances publiques de l’Assemblée nationale, nous révèle qu’un certain François et qu’une certaine Ségolène, tous deux alors députés, auraient réalisé un montage astucieux pour cumuler leurs indemnités avec celles d’assistants parlementaires. Chacun aurait été l’assistant parlementaire de l’autre. » Contacté par Valeurs actuelles, le conférencier, nommé en janvier à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) par Claude Bartolone, dément avoir raconté cette histoire et n’a pas souhaité faire d’autres commentaires.

      Le causeur va t il enquêter sur ce point? qui n’est pas un détail.

    • 4 Mai 2017 à 14h42

      anger dit

      Cher Monsieur,
      Merci pour vos articles. J’ai pu constater le parti pris manifeste des médias et notamment des médias nationalisés devant représenter la pluralité des opinions de l’électorat. Le lynchage du candidat Francois Fillon, qui me rappelait celui de Monsieur Pierre Beregovoy m’avait conduit depuis l’étranger à la place du Trocadéro ou monsieur Fillon pour qui j’ai voté au premier tour a tenté de relancer sa campagne. En rentrant en voiture j’ai pu constater sur France Info la réussite de cette réunion laconiquement mentionnée en quelques secondes avant que cette chaine publique ne passe plus de 10 minutes sur une contre manifestation rassemblant moins de 300 personnes ( selon le journaliste) Place de la république. La ficelle était un peu grosse, mais j’ai longtemps hésité avant de verser dans la thèse conspirationiste. Habitant l’étranger je ne me branche que rarement sur les médias français. un point me choquait cependant. Selon des souvenirs d’étudiants datant de plus de 20 ans, il me semblait bien que L’actuel locataire de l’Elysée et sa compagne avait mis au point un système similaire à celui de monsieur Fillon et de sa femme Pénélope. similaire et non identique! en effet les deux étant députés Monsieur Hollande avait embauché Madame Ségolène comme assistant parlementaire et celle ci lui avait renvoyé la politesse. Les deux vivaient donc confortablement et lorsque je m’étais étonné l’on m’avait répondu que cela était légal…. L’hebdomadaire Valeurs actuelles a ressorti l’information le vendredi précédent le premier tour. Personne n’a repris l’information. et cette absence d’écho m’a convaincu qu’il y avait bien complicité des médias. Maintenant mes deux questions:
      1) Pourquoi l’équipe de FF n’a pas utilisé cet argument?
      2) Si Monsieur Macron est le candidat des médias comment ceux ci vont pouvoir continuer à exister? J’entends beaucoup de francais dirent le mépris que leur inspire les journalistes et annuler leurs abonnements.

    • 4 Mai 2017 à 13h39

      Mouah dit

      R. de Castelnau, vous êtes d’une parfaite mauvaise foi : ce ne sont pas les électeurs de Le Pen qu’Emmanuel Macron traite d’”ennemis”, mais les militants du Front national :
      http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/05/01/35003-20170501ARTFIG00178–la-villette-emmanuel-macron-se-pose-en-defenseur-de-la-republique.php?pagination=11

      • 4 Mai 2017 à 13h46

        t hdo dit

        Que ce soit envers les électeurs ou les militants (et ce n’est nullement clair dans ses propos) il n’a de toutes façons pas à faire cela.
        L’intolérance et la haine sont de son côté lorsqu’il s’exprime ainsi, et vous vous en faites la porte-parole. Ne vous en rendez-vous pas compte ?

      • 4 Mai 2017 à 14h39

        saintex dit

        C’est pire !

      • 4 Mai 2017 à 14h58

        jo1934edunom dit

        Quand il parle de l’Anti-France, Macron parle du FN c’est-à-dire autant des électeurs que des militants.
        Il faut d’ailleurs observer que Macron , en utilisant le terme “Anti-France”, se met dans les pas de Léon Daudet et autres idéologues de l’entre-deux-guerres qui, jusqu’à Vichy et Pétain, se servaient de cette expression pour désigner le ‘complot judéo-maçonnique’
        Il est plaisant de voir Macron, après son instrumentalisation de la Shoah, utiliser le vocabulaire et la phraséologie antisémite des années 1930 pour désigner le FN et ses adversaires politiques d’aujourd’hui !
        Je suis surpris de constater que personne n’ait relevé ce véritable scandale! Ainsi que le signe très inquiétant de la confusion que porte en germe la future présidence Macron !

        • 4 Mai 2017 à 15h02

          jo1934edunom dit

          Rectif:
          “…Je suis surpris de constater que personne n’a relevé ce véritable scandale, qui est aussi le signe très inquiétant de la confusion que porte en germe la future présidence Macron !”

    • 4 Mai 2017 à 13h16

      MIC.TOR dit

      Totalement d’accord avec vous 
      Ne partageant rien de Le Pen ni de Macron je voterai dimanche Le Pen , renonçant à mon idee première et plus conforme à ce que je crois , de vote blanc .
      N’importe quoi pour faire en sorte qu’il soit élu avec moins de 60% des voix
      Cela ne permettra sûrement pas la diffusion d’une vraie réflexion sur la valeur de ce vote Macron ( les medias sont trop partiaux et malhonnêtes ) mais ils ne pourront pas ne pas donner les chiffres réels