Présidentielle: Fillon sacrifié, Le Pen dépassée, Macron bientôt martyrisé? | Causeur

Présidentielle: Fillon sacrifié, Le Pen dépassée, Macron bientôt martyrisé?

Sept leçons et un espoir

Auteur

Marin de Viry

Publié le 05 mai 2017 / Politique

Mots-clés : , , ,

Préparation du Carnaval de Nice, janvier 2017. SIPA. 00790880_000006

Leçon numéro 1. Le sacrifice de François Fillon, unique objet du premier tour, est complètement raté. Certes, sa candidature a été tuée, mais les électeurs ne sont pas en phase avec les sacrificateurs. Or, l’immolation est faite pour construire du consensus, pour détendre tout le monde, et le bourreau est supposé être l’artisan de la justice. Dans le cas de Fillon, l’exécution a exaspéré la méfiance à l’égard des gouvernants, de la justice, des médias, et de ses adversaires politiques. Au lieu de les libérer, le sacrifice a exaspéré les tensions.

Leçon numéro 2. Le sacrifice de Marine Le Pen, objet unique du second tour, est non moins raté. Certes, elle ne gagnera très probablement pas, car une partie des électeurs est encore en faveur de l’ancienne liturgie dans laquelle un Front Républicain fait barrage au Mal, mais le doute a gagné les partisans du Bien – doute qui s’exprime dans l’abstention ou tout simplement dans le peu de conviction avec laquelle la « diabolisation » s’exprime –  et les partisans du Mal deviennent de plus en plus décontractés, de moins en moins concernés par l’injonction morale, l’admonestation solennelle, l’argument d’autorité « antifa ».

Macron et le hub France

Leçon numéro 3. Donc, la victoire de Macron apparaîtra comme le résultat d’un double sacrifice raté. On le regardera comme une sorte d’importun, voire d’imposteur, qui n’aura pas réussi à transformer sa victoire sur les autres en victoire pour tout le pays. Il ne sera pas élu, il sera placé premier. Et nul doute que tout le monde réclamera la vidéo car le match a été scandaleusement arbitré.

Leçon numéro 4. Nous avions bien compris, et toute la campagne l’a montré : le monde de Macron, c’est le hub France, avec ce raffinement de cruauté qu’il est en plus drogué à la dépense publique. Le hub France, c’est l’aéroport de Roissy. Au premier étage, une entrée réservée et discrète : dans des fauteuils cools, des dirigeants zens s’envoient un whisky japonais pas pingre en discutant avec leur private banker sur Internet. Au rez-de-chaussée, des cadres moyens sirotent de la bière et grignotent des cacahouètes dans un confort relatif, en gérant leur crédit revolving sur leur application bancaire de masse. Au sous-sol, les bagagistes payés au lance-pierre n’ont d’autre choix que le fondamentalisme (anti-immigré ou musulman) ou le vote Mélenchon. Faute de leur avoir enseigné La Fontaine et leur avoir donné des perspectives décentes, difficile de leur en vouloir, même s’il faut les dominer. Personne ne veut de ce monde-là. Nous allons voter pour. Le masochisme est officiellement devenu une catégorie de la pensée citoyenne. Ça faisait longtemps que ça couvait, ont noté les meilleurs observateurs.

Leçon numéro 5. Il y a plus : sur le plan de la politique économique, Macron, c’est la double peine : le socialisme en grand et le libéralisme en roue libre. L’Etat local hypertrophié entièrement au service de la mondialisation, c’est-à-dire de la séparation des pauvres et des riches à l’échelle planétaire, comme elle déjà eu lieu à l’échelle urbaine, et entre les villes et les campagnes. Des entraves étatiques partout, obsédantes, au service de la libération des forces du marché, c’est-à-dire de la cupidité décomplexée. Le pire de la bourgeoisie, le pire de la bureaucratie. Le Français contemporain doit s’habituer à avoir deux maîtres : l’inquisition de la cupidité et l’inquisition administrative. Comme tout le monde ne peut pas avoir un parcours d’inspecteur des finances, élite pointue qui peut avoir une carrière de double inquisiteur, très peu gagneront dans ce monde. Gageons que sur les 250 000 marcheurs que revendique le mouvement d’Emmanuel Macron, à peine mille verront leur avenir s’éclaircir. Aux yeux des Français, Macron peut passer en six mois pour un uber gandin au centre d’une cour de gastéropodes liberticides, valets de l’esprit ploutocratique.

Le naïveté restauratrice du FN

Leçon numéro 6. Ce n’est pas parce qu’il est devenu à peu près normal que le FN est devenu intelligent. Sa fonction était de transformer la colère et la méchanceté irréfléchies en proposition politique pour lutter contre leurs racines même : l’ignorance, l’oisiveté démunie, le sentiment d’avoir été abandonnés par les dirigeants de la communauté nationale, la fierté blessée, l’humiliation de l’expulsé, l’angoisse du déracinement, la morsure du mépris. Le FN a beau dire qu’avec la bénédiction de Nicolas Dupont-Aignan, il a opéré la jonction des républicains et des patriotes, il y a des trous dans la raquette républicaine et des trous dans la raquette patriotique. Des trous dans la raquette républicaine, car son programme est marqué par une sorte de naïveté restauratrice – c’était mieux avant, retournons-y -, par la préférence pour une pédagogie punitive, et par l’absence de stratégie globale tant sur le plan européen que sur le plan économique, qui sont à pleurer. Sa conception de la République est celle d’un colonel d’infanterie en 1950. Respectable, mais l’expérience du monde réel et l’imagination véritablement constructive sont ailleurs. Et des trous dans la raquette patriotique, car, quand bien même le mot de souverainisme met d’accord les patriotes et les nationalistes, la ligne de fracture en ces deux sensibilités persiste, et reste lourde de malentendus, de querelles, de conflits. J’appelle patriotique le sentiment que la patrie doit être respectée et aimée comme l’espace qui nous vient du temps, si je puis dire, et dans lequel la communauté s’organise solidairement pour continuer son histoire ; j’appelle nationaliste ce sentiment d’exaltation qui nous vient des batailles, de la culture de la guerre, et qui nous porte à préférer la France à tout, y compris à la réflexion et à la sympathie. La difficulté qu’a le FN à se débarrasser des hibernatus maurrassiens qui se nourrissent à sa racine belliqueuse est le signe malheureux de son incapacité à distinguer les deux, et à en tirer les conséquences politiques. Il va falloir choisir entre la psychologie de la guerre et celle de la paix, quand on parle de la France.

Leçon numéro 7. Nous vivons dans une démocratie où l’intimidation était jusqu’à très récemment considérée comme une technique argumentative supérieure à la délibération dans le calme. J’écris « était », car c’est fini, les puissances intimidantes ont été tellement odieuses qu’elles sont puissamment rejetées. Mais tout de même, on se pose beaucoup la question autour de moi : «au fait, comment appelle-t-on un régime qui fait financer par l’impôt l’immixtion à contretemps de l’autorité judiciaire dans un processus démocratique qui vise à choisir l’exécutif, la partialité voire la propagande des médias publics (il faudra en juger calmement, car c’est un scandale), et l’aide directe et indirecte à une presse contrôlée par des gens en affaire avec le pouvoir ? ». Il doit y avoir un mot…

J’ai fait un rêve…

Espoir unique. Au fond, tout va bien. A peine Macron élu, un mouvement intellectuel va exploser : il viendra de tous ceux qui ne supportent plus que la grandeur de l’homme, la dignité du citoyen, et la solidarité réelle entre les Français soient foulés aux pieds, et qui pensent que l’histoire de notre pays, notre espace politique, nos ressources de toutes natures contiennent les idées et les moyens qui nous permettront de redresser le pays et de donner à chacun sa chance et son dû, pourvu que le pouvoir reste dans la patrie et qu’il en soit fait un usage sage, intelligent, ardent, imaginatif. Et surtout : pensé par nous, pensé pour nous et tous ceux qui s’y reconnaîtraient dans le monde. Emmanuel Macron sera un bon point de repère pour ce mouvement, un peu comme une sorte d’amer sinistre que les marins laissent le plus au large possible. Nous allons lui tomber dessus démocratiquement, mais à bras raccourcis. Nous allons faire la fête au cyber mirliflore et aux turbos bécassines. Nous allons démonter son petit hub, boulon par boulon. Ce sera la France contre les robots, enfin ! Emmanuel Macron, merci d’avance pour ce moment.

  • Article en accès libre. Pour lire tous nos articles, abonnez-vous !

    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 7 Mai 2017 à 19h38

      IMHO dit

      http://static.cameroonweb.com/imagelib/pics/17772005.jpg

      Et vous en voteriez pas pour un si beau jeune homme ? Vous êtes donc déjà mort !

    • 7 Mai 2017 à 17h39

      Niulinca dit

      Grâce à Macron et ses soutiens j’ai compris: le futur Orwellien est devenu notre présent : il il est temps d’entrer en résistance contre la dictature des média orchestrée par les puissants !

    • 7 Mai 2017 à 13h50

      Caminho dit

      Les deux sujets principaux : l’UE et l’immigration musulmane sont interdits de discussion sous peine d’excommunication. La politique comme une religion sectaire….
      Macron a pire que tout faux, c’est tragique.

    • 7 Mai 2017 à 10h19

      cantor dit

      Pour rendre compte de cette campagne, il faut s’en remettre à Aragon, bizarrement prémonitoire :

      C’était un temps déraisonnable,
      On avait mis les morts à table,
      On faisait des châteaux de sable,
      On prenait les loups pour des chiens.
      Tout changeait de pôle et d’épaule.
      La pièce était tellement drôle,
      Moi, si j’y tenais mal mon rôle,
      C’était de n’y comprendre rien !

      • 7 Mai 2017 à 12h00

        Habemousse dit

        Pour que la France continue
        A s’enliser dans la fiction ,
        On avait mis des leurres à tables,
        Des bulletins à un seul nom,
        Afin que l’homme de la rue,
        En votant, vote pour Macron.
        Pour les français les plus bancables,
        Pour les gredins pas fréquentables,
        C’était le temps des parvenus,
        Des miracles en dessous de tables.  

        • 7 Mai 2017 à 12h09

          Habemousse dit

          Et la soumission revenue…

        • 8 Mai 2017 à 14h39

          Liamone dit

          Pétain Aragon, même combat.

      • 7 Mai 2017 à 12h42

        IMHO dit

        Que d’esprit pour être sot !

        • 7 Mai 2017 à 13h27

          Habemousse dit

          C’est l’aveugle qui se moque du borgne.

    • 7 Mai 2017 à 9h11

      munstead dit

      Et la haine continue, s’annonce, triompher. Après Ruffin dans le Monde,voici Viry dans Causeur. Les battus sont heureux de l’être car maintenant, ils ont gagné une raison supplémentaire de haïr celui qui a su remporter les suffrages de ses concitoyens. Ils ont échappé aux responsabilités du pouvoir auquel ils n’étaient d’ailleurs pas préparés, ils retombent dans les délices de l’opposition, avec une haine augmentée.

      • 7 Mai 2017 à 10h33

        georges dit

        Si c’était aussi simple !
        Le nouveau Julien Sorel est protégé par une armée de terre cuite visible sur toutes les chaînes. Quant aux ondes radiophoniques ; à longueur de journée nous entendons malgré nous le chant des sirènes. Ça résonne jusque dans mes grottes de Dordogne, c’est dire !
         

        • 7 Mai 2017 à 17h52

          munstead dit

          Vous êtes visiblement un homme de la préhistoire.

    • 7 Mai 2017 à 8h46

      L'Ours dit

      On nous dit- et c’est hélas vrai – que Henri Guaino n’avait aucune chance car il aurait des difficultés d’élocution.
      Je pense au demeurant qu’il en est de même pour le moins mauvais candidat d’une gauche acceptable, je pense à Valls.
      Mais là encore, je crois que c’est surmontable. Encore faudrait-il que les médias, mais aussi les appareils politiques cessent de faire des élections un “The Voice” de la politique.
      De surcroît,Si la droite avait d’emblée choisi HG comme meilleur candidat, il aurait fini par s’imposer tant il est au-dessus des autres.
      Enfin, qui avait naturellement le plus une stature présidentielle en imaginant chacun négociant avec les grands de ce monde?
      Mais bon! je divague. Il semble que le bon peuple préfère qu’on lui fasse écouter un chanteur de variété.

    • 7 Mai 2017 à 0h56

      Lector dit

      “cyber mirliflore et aux turbos bécassines” :)))))) clap clap clap

      gageons cher Marin de Viry que vous serez l’une des plumes de cette nouvelle “France contre les robots” (à relire effectivement, comme manuel de combat) …et mieux accompagné que du temps de Sur le Ring (:je pense à votre interview de Houellebecq de cette époque).

    • 6 Mai 2017 à 23h31

      janloup91 dit

      article largement incompréhensible et quand on arrive à en comprendre certains passages farfelu . Par exemple , au contraire de ce que prétend l’article , le flinguage de Fillon a été parfaitement réussi puisque , de peu, il n’est pas au second tour .Et la rancœur de ses partisans quelle importance çà peut avoir ?

    • 6 Mai 2017 à 22h39

      Charles Lefranc dit

      Depuis 1992 , il n’ y plus aucun politique vraiment de droite , chez l’ UMP-LR . Chirac a chloroformé ses adversaires Pasqua-De Villiers-Seguin et autres minus habens Carignon-Noir .Chirac a fait 12 ans du surplace , en rad-soc démagogue . Résultat ; quand Sarkozy est arrivé le pays était déjà ” boboiste “et Sarko est allé arrondir son image de ” dur ” avec Kouchner-Fred.Mitterand-Rama Yade et autres germanopratins.Sarko applqiue aussi son souverain mépris du vote démocratique de 2005 contre la Constitution européeene . Il echoue pour toutes ces raisons face à la nullité Hollande , pour une question de style , trop cassant , trop vulgaire . Les français sont trés attachés a l’ étiquette de la monarchie republicaine. Et voilà le résultat : Hollande +Macron; ce sera la triple peine bureaucratique-liberticide-mondialiste .Les français ont ce qu’ils méritent.

    • 6 Mai 2017 à 21h24

      nanie68 dit

      Merci
       Je suis avec vous dans cet état d’esprit : à bras raccourcis ! 

    • 6 Mai 2017 à 20h38

      Caminho dit

      La meilleure preuve que Macron est l’héritier de Hollande est que la justice a inculpé ses deux principaux adversaires….pendant la campagne !!!!
      Prenons rendez-vous : il ne l’emportera pas au paradis et sa crédibilité sera nulle, pire il sera méprisé.

      • 6 Mai 2017 à 20h58

        i-diogene dit

        NAN,

        - un inculpé par le PNF,

        - pour l’ autre, la Chambre Correctionnelle du TGI de Paris, attend la levée de l’ immunité parlementaire..

        Les juges, qu’elle a sali et traîné dans sa bauge, ne vont certainement pas l’ oublier..!

        … Un peu de patience, que diable, pas toutes les friandises en même temps..!^^

        • 6 Mai 2017 à 21h36

          Caminho dit

          Vous ne croyez pas ce que vous dites : vous militez.

    • 6 Mai 2017 à 19h02

      IMHO dit

      Nous devons à l’auto-immolation de François Fillon la paix de l’âme que nous goûterons demain dimanche , délivrés que nous serons de l’incertitude sur le résultat . Grâces vous soient rendues , Sire Fillon .

      • 6 Mai 2017 à 20h39

        Caminho dit

        1) Une immolation est toujours “auto”.
        2) Vous avez vu les films de Costa-Gavras ?

        • 6 Mai 2017 à 21h35

          Renaud42 dit

          1) Pas du tout.
          1.1) Vous méritez d’être étymologiquement enfariné.

    • 6 Mai 2017 à 14h10

      t hdo dit

      ” 6 Mai 2017 à 12h18

      Liamone dit

      Ambrosius . Il demeure encore dans ce pays des gaullistes qui se battent contre les héritiers de Pétain et qui sont des adeptes des valeurs et des idéaux du gaullisme. Ils partagent avec les pays frères de la grande Europe, les valeurs et les idéaux de la civilisation européenne issue du christianisme. C’est assez simple mais à l’opposé du simplisme du FN qui voit des ennemis de partout et même surtout chez nos frères européens.”

      Des gaullistes ? En voici un :

      http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/politique/henri-guaino-tous-les-sujets-essentiels-ont-ete-etouffes-dans-cette-campagne-217856

      mais il ne pense pas comme vous.

      • 6 Mai 2017 à 15h32

        radagast dit

        thdo

        Je constate avec plaisir que vous avez de bonnes lectures.
        Gaulliste ou pas Henri Guaino récapitule excellemment dans cette interview tout ce que l’on peut dire et penser des évènements actuels .
        J’attendais justement qu’il le fasse , son verdict en quelque sorte et grâce à vous je viens de le lire :

        ” Le tout paré des oripeaux de la « pensée unique » et de son discours de la « seule politique possible » tenue avec cette détestable arrogance technocratique qui me fait toujours penser à la sentence de l’historien Marc Bloch dans L’étrange défaite : « les trop bons élèves restent obstinément fidèles aux doctrines apprises. En 1940, ils occupent malheureusement les postes les plus élevés».”
        “En réalité, ce n’est pas le gouvernement des meilleurs qui nous est promis mais c’est le gouvernement de tous ceux qui pensent la même chose et qui veulent continuer avec les méthodes et les idées qui prévalent depuis 40 ans.”
        “Enfin, il manque à Emmanuel Macron cet enracinement dans la France profonde qui était celui de Georges Pompidou ou de François Mitterrand. Il n’a pas appris la France. Il n’a pas essayé de l’apprendre. Il est hors-sol.”
        “J’observe ainsi que c’est un personnage qui ne supporte pas la contradiction ou la critique, qui aurait voulu que tout le monde se jetât à ses pieds après le premier tour et qui devient hystérique quand il voit des gens qui n’appellent pas à voter pour lui au second. Il me fait parfois penser à un enfant gâté, capricieux, un peu « sale gosse ». On a le sentiment d’avoir quelqu’un qui, derrière son air de séducteur, tombe vite dans une forme d’autoritarisme et qui ressemble déjà à un vieux souverain cloîtré dans son pouvoir absolu dont il ne peut supporter la moindre contestation.”

        En fait c’est tout l’article qu’il faut lire !
        Tout ce que beaucoup ont écrit ici ces dernières semaines s’y trouve magnifiquement résumé.

        • 6 Mai 2017 à 15h34

          radagast dit

          PS : Je suis un peu vexé de ne pas avoir indiqué ce lien moi même , mais je vous en suis très reconnaissant!

        • 6 Mai 2017 à 17h31

          IMHO dit

          Si la mauvaise foi se mesurait , Guaino serait à Sèvres .

      • 6 Mai 2017 à 18h02

        Liamone dit

        Guaino n’a jamais tenu un fusil ni aucune arme à la main. Il a tenu une plume. C’était la plume de Sarkozy qui en matière d’idéaux et de valeurs du Gaullisme est quasiment l’égal de Marine Le Pen, la logorrhée en moins. Celle-ci en porte en plus les valeurs et les idéaux des héritiers de Pétain, transmis par son papa, le fondateur et chef du clan Le Pen, président d’honneur du Front National. On est là très très loin des idéaux et des valeurs de la Résistance et de la Libération.

    • 6 Mai 2017 à 12h35

      Habemousse dit

      J’espère que les journalistes et autres présentateurs vont être augmentés : entretenir un tel suspense depuis trois mois, sans boussole et sans satellites, avec comme unique repère, l’étoile Macron, la plus brillante, au centre du ciel en partant de la gauche, c’est mieux que du grand art, du grand n’importe quoi.

      Les présentateurs télés trouveront leur gamelle pleine et pourront faire des projets pour les années à venir.

      En attendant, il faut sourire devant l’objectif et jouer la neutralité « outragée » : le danger n’est pas totalement écarté, il reste les législatives, truquées elles aussi, mais tout de même, à force de faire semblant, quelqu’un pourrait s’en apercevoir ! 

      • 6 Mai 2017 à 13h49

        IMHO dit

        Habemousse, ce que tu ne sais pas et que je ne devrais pas t’apprendre , c’est que toute cette campagne et le reste avant , c’est un Truman Show pour toi et les autres non-euclidiens , en fait Fillon n’a jamais été candidat , il est ambassadeur de Poutine à Neuilly , Causeur est un des très nombreux sites du Ministère de la Réalité , Le Monde et les autres publient plusieurs éditions , une pour chaque bulle , et en fait le mandat présidentiel a été tacitement reconduit et c’est Macron qui a endossé l’identité de François Hollande, lequel est devenu Président du Sénat . Voila , tu sais tout .
        Et moi je suis le voisin sympa .

      • 6 Mai 2017 à 15h32

        Sancho Pensum dit