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President who ?

Publié le 20 janvier 2011 à 5:59 dans Brèves

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Le président chinois Hu Jintao a entamé hier une visite aux Etats-Unis avec un ordre du jour bien rempli : quand les chefs de la première et la deuxième puissances mondiales se rencontrent, ils ont bien des choses à se dire. Sauf que justement, le président chinois a été accueilli à Washington par un article du New York Times s’interrogeant sur son véritable pouvoir. Selon les deux auteurs de l’article, David E. Sanger (chef du bureau du NYT à Washington) et Michael Wines (chef du bureau pékinois), Hu Jintao est le chef d’Etat chinois le plus faible depuis Mao.

Les deux éminents journalistes affirment qu’il est une sorte de « roi fainéant » laissant le vrai pouvoir entre les mains des chefs des forces armées et des dirigeants des géants de l’économie chinoise. Sanger et Wines s’interrogent notamment sur le fait que Hu Jintao a complètement ignoré l’incident survenu lors de la récente visite en Chine du secrétaire américain à la défense, Robert Gates. Les Chinois ont choisi ce moment pour tester un prototype d’avion furtif, geste interprété par les Américains comme très peu amical. Le président chinois se serait alors, semble-t-il, contenté de murmurer l’équivalent mandarin de « Ah bon, ils ont fait ça ? » – et si on choisit de le croire il y a effectivement de quoi se poser des questions.

Les sources de David Sanger lui ont confirmé que l’entourage d’Obama adhère à cette interprétation et en conclut que malgré la réticence du président Hu à défier ouvertement la puissance américaine, les vrais décideurs de Pékin poussent la Chine à montrer les dents.

20 ans après la disparition de l’URSS, on assiste au retour, sous les atours de la pékinologie, de la bonne vieille kremlinologie, science consistant à prédire l’avenir à partir de l’analyse fine de la composition de la tribune officielle sur la Place Rouge au moment du défilé du Premier Mai. Une science si pointue qu’en pleine perestroïka, la quasi-totalité de ses experts ne voyaient rien de bien neuf à l’horizon…

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  • 22 January 2011 à 16h26

    Meunniez-Tudor dit

    @ Pirate

    Merci pour ce lien , effectivement très intéressant (je l’écris sans ironie), mais qui présente des opinions qui sont sujettes à caution. Il serait trop long de le discuter en entier, donc juste un exemple choisi au hasard : l’auteur y écrit que depuis fin 1983 « …Reagan a commencé à se montrer moins intransigeant avec les Soviétiques… ». Or, c’est précisement en 1984 qu’il a commencé a installer en Europe les fusées Pershing II qui devaient contrer les missiles de moyenne portée russes qui visaient les pays européens (vous devez vous souvenir de cette affaire, c’était un des « grands moments » du pacifisme européen). Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

    Mettons nous d’accord sur une chose. Il y a un tas de faits que nous connaissons tous les deux, d’autres qui nous sont inconnus (soit à vous, soit à moi, soit à nous deux). Nous leurs donnons, suite à nos vécus et à nos formations différentes, des interprétations opposées. Ça ne changera probablement pas, mais ce n’est pas une raison d’en venir aux mains, ni aux arguments « ad hominem ». Ceci concerne aussi le fil « européen » d’A.W.

    BàV

  • 22 January 2011 à 4h19

    pirate dit

    Tenez un article à propos de votre mythe : http://www.slate.fr/story/23275/ronald-reagan-pas-qui-vous-croyez

  • 22 January 2011 à 4h06

    pirate dit

    Re

  • 22 January 2011 à 4h03

    pirate dit

    Si vous persistez à croire au mythe c’est votre droit meunniez, mais je vous averti le père noël c’est comme reagan vainqueur du communisme ; du bidon.
    Et puis c’est marrant comment vous déformez l’histoire pour que ça rentre dans votre schémat mental. Dois-je vous rappeler que personne n’a bougé à Pragues de peur de déclencher une guerre ouverte auquel personne n’était préparé ? Dois je vous faire souvenance que l’invasion de l’afghanistan a totalement prit par surprise les etats unis qui n’y avait pas crut jusqu’à la dernière minute ? Dois je vous rappeler qu’à la toute fin de la guerre Churchill avait supplié qu’on fonce vers la yougoslavie et que les Etats Unis ont refusé pour ne pas prolonger une guerre contre les nazis en une guerre contre moscou ? Et pour répondre à votre question évidente “comment ça se fait que tout le monde a été surpris en 89″ Tout le monde ? Non, un diplomate de mon entourage par exemple m’avait prédit ce qui allait se passer, mais sinon peut-être que ceci vous éclairera, en 79 ni la CIA ni Helm ambassadeur des USA (et ex directeur de la CIA) en Iran et très bon ami du Shah ne savait qu’il était atteint d’un cancer… Ronny n’a d’autant rien vu que sa vision de l’ours s’était figé aux années 50.

  • 21 January 2011 à 13h31

    Meunniez-Tudor dit

    @ Pirate.
    S’il l’ours était si faible, pourquoi il a fait de si belles proies dans les années ’60 et ’70 ?
    Si sa faiblesse était si évidente, pourquoi tout le monde était si surpris en 1989-90 ?
    Comme l’a écrit Gil Mihaely sur le fil d’à-côté, il est très facile de prédire le passé.
    Nous (j’entends – les gens qui vivaient dedans jusqu’au cou) savions que le système était pourri et innéficace. Nous (tous) savons maintenant à quel point il l’était.
    Je persiste à dire que Ronnie a vu juste au bon moment et qu’il a joué un rôle décisif dans cette histoire.

  • 21 January 2011 à 2h56

    pirate dit

    Et le résultat se fait sentir aujourd’hui puisque la pléthorique armée est aujourd’hui à bout. Si l’armée était plethorique, et les plans d’invasion jamais accommplit bien là, à la grande consternation de la CIA, la menace s’est avéré après coup bien plus imaginaire qu’autre chose puisqu’en réalité le pays s’était lui-même ruiné. Or vous pouvez disposer de tous les jouets de guerre possible, ils vont nulle part si la puissance économique du pays ne va pas de paire.