Préférez-vous la mort ou la vie ?

Le “sondage à l’estomac” du Parisien sur l’Afghanistan.

Publié le 24 août 2008 à 0:27 dans Monde

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Etes-vous favorable à ce que de courageux petits gars de vingt ans se fassent trucider par des barbares dans un pays lointain ? Bon, je charrie. Bien sûr, ce n’est pas dans ces termes que Le Parisien a interrogé “les Français” – terme qui dans ce contexte désigne 1008 personnes âgées de 18 ans et plus et sélectionnées selon l’ancestrale et mystérieuse méthode des quotas. Il faut saluer la diligence de CSA qui a réalisé ce “sondage exclusif” sur l’engagement de la France en Afghanistan “à l’arrache”, le 20 août, trente-six heures après l’annonce de la mort de dix soldats français dans une embuscade des Talibans. Il est vrai que sur genre de coup, il faut être le premier ou rien. L’opération a parfaitement réussi, en tout cas pour ce qui est de la “reprise”, c’est-à-dire de la publicité gracieusement faite par les confrères qui est l’unique objectif poursuivi par la presse avec la publication de sondages. Celui du Parisien a bien “fait” l’ouverture d’un nombre respectable de journaux radio. L’effet sur les ventes n’est pas nécessairement garanti. Enfin, moi, j’ai acheté Le Parisien.

Rappelons que cet honorable quotidien n’a pas l’apanage du “sondage à l’estomac”, même si, dans le genre, il est plutôt bon. Grâce au vieux couple qu’il forme avec son institut attitré CSA, on sait en effet, en temps presque réel, ce que pensent “les Français” (voir plus haut le sens de ce terme) sur des questions de la plus haute importance comme “Harry Roselmack doit-il rester au 20 heures ?” ou “Faut-il limoger Domenech?”, deux exemples qui me reviennent en mémoire mais au sujet desquels je ne me rappelle pas quelles réponses avaient été données.

On apprend donc dans Le Parisien du 22 août que “55 % des Français sont pour un retrait de nos soldats d’Afghanistan”. Résultat ô combien surprenant ! D’abord, tout être humain normal ne peut qu’être glacé par la mort de dix jeunes gens dans de telles conditions. De plus, dès l’annonce du guet-apens, télévisions et radios ont répété en boucle que ce drame relançait le débat sur la présence française en Afghanistan, tandis que des proches des victimes s’indignaient de ce que l’on ait envoyé des gamins de vingt ans sur un terrain aussi dangereux. Qui ne s’identifierait pas à ces parents, ces frères et sœurs endeuillés ? C’est bien ce qui me chafouine. En interrogeant son “échantillon de France” à chaud, le sondeur ne s’adresse pas à l’être de raison qui sommeille en chacun de nous ou presque (chez certains, il est dans le coma) mais au téléspectateur englué dans des torrents d’émotion cathodique. Ainsi demandera-t-on “aux Français” s’ils sont pour le service minimum au dixième jour d’une grève des transports ou s’ils font confiance aux compagnies low cost au lendemain d’un crash. Dans le cas présent, si la réponse n’est pas totalement contenue dans la question (il s’est tout de même trouvé 36 % de sans-cœur pour affirmer que nos soldats devaient rester en Afghanistan), elle y est fortement suggérée.

On ne voit pas pourquoi les médias s’abstiendraient vertueusement d’exploiter le filon inépuisable de l’émotion populaire, quand les politiques ne cessent de la flatter. Ainsi François Fillon s’est-il engagé à ce que la présence française en Afghanistan fasse l’objet d’un débat et d’un vote au Parlement. On m’objectera que cela est fort démocratique et que notre participation à “la guerre contre le terrorisme” mérite bien un débat. Certes. Mais alors, il fallait l’organiser en avril, quand le président a décidé d’envoyer des renforts à Kaboul. Cette annonce faite quelques jours après l’embuscade de la vallée d’Uzbin – et le jour même de la publication du sondage du Parisien – donne l’impression que le Premier ministre cède à l’opinion ; plus fâcheux, il semble penser que la mort de nos dix soldats rend urgent un débat qui ne l’était pas il y a quatre mois. Comme si ces morts remettaient en cause la légitimité de la participation française à la “guerre contre le terrorisme” (ce qui, au passage, est l’objectif des assaillants). On se gardera de trancher ici l’épineuse question de la présence française en Afghanistan, mais soit la France avait raison d’y être hier, et elle a encore raison aujourd’hui, soit elle a tort aujourd’hui et elle avait déjà tort hier. Reste une réalité qu’on avait oubliée à force d’entendre parler de nos troupes envoyées sur des théâtres extérieurs comme si elles étaient composées d’infirmières en goguette humanitaire. Il s’agit de soldats et de guerres, et à la guerre les soldats peuvent mourir.

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  • 24 September 2008 à 9h37

    enzo bateau dit

    ce que je ne comprends c’est que les talibans en leurs temps avaient éradiqués la culture du pavot et que nous les gentils pour des raisons humanitaires nous n’y touchons pas. Il est amusant de voir à la télé nos soldats marchant au milieu d’un champs de pavot et dire on ne peut rien faire, et alors que de le monde sait que ces même pavots vont donner des armes de en plus sophistiquées aux Talibans. C’est curieux non ? comment espérer gagner une guerre où l’on ne n’ose pas toucher aux moyens d’approvisionnement de nos ennemis ? il me que nos soldats semblent mourir pour une cause déjà perdu, parce que de toute façon, on fait le jeu des Talibans en ne touchant pas au nerf de cette guerre, la drogue.

  • 3 September 2008 à 19h19

    ma non troupeau dit

    heureusement que nos media traditionnels et notamment France Inter (cf. intervention ce jour au journal de la mi-journée qui sera sans doute relayée ce soir) sont là pour améliorer le moral des talibans: décidément on a toujours pas tiré de leçon des ravages immondes causés par l’esprit collaborationniste: un vrai vomitif à recommander en cas d’excès !

  • 3 September 2008 à 17h50

    ramon mercader dit

    on pourra objecter que le rédacteur de l’article joint par gil mihaely est fortement influencé et que de toutesfaçon le responsable du programme d’érradication de la drogue ,maintenant qu’il tient un confortable fromage,a tout intéret à faire durer les choses.
    maintenant,il s’agit surtout d’etre pragmatique:d’ou vient l’héro qui apparait dans nos rues?comment ce monsieur,parlant d’une culture illégale donc ni déclarée ni comptabilisée peut il nous dire qu’elle a diminué,(et pire encore ,il ne parle pas de dizaine de pour cent,à la louche mais il arrondi,pour un peu ce serait des dizièmes de pour cent.ça fait penser à l’enquète qui avait couté son job à michèle tribalat,qui recensait la pratique islamique-je n’ose écrire islamiste-chez les clandestins en france:du foutage de gueule intégral,elle l’a dit ,elle l’a écrit,résultat ,elle parti mener ailleurs d’autres combats),comment pouvez vous y croire?
    et pendant ce temps,les gentils journalistes du premier pouvoir s’en donnent à coeur joie pour vendre du papier,le must en la matière etant le rédac chef du canard ,qui fait très fort dans le style”le corbeau de ma concierge m’a dit”.on adore.

  • 29 August 2008 à 14h49

    Gil Mihaely dit

    @ramon mercader : le “papaver somniferum” (pas d’accents en Latin…) semble pousser un peu moins dru, malgré tout…
    http://www.nytimes.com/2008/08/27/world/asia/27afghan.html?ref=asia

  • 29 August 2008 à 14h05

    ramon mercader dit

    “faudra” et non pas “faudrat”
    désolé

  • 29 August 2008 à 14h04

    ramon mercader dit

    à la question initiale(pour ou contre la vie?)biaisée à l’évidence,on ne peut que répondre oui(oui on est pour la vie,pour le pain ,la paix ,la liberté comme disait mon père pendant sa période communiste)
    maintenant,pour ce qui est de décider du maintien de nos hommes là bas,chez les footballeurs-avec-chèvre(ou alors avec prisonniers,c’est toute la signification du mot “bochkazy” littéralement “arrache-chèvre”) il faudrat un peu plus qu’un sondage sur 1800 français représentatifs(je n’ai pas mis de guillemets,notez bien),il faudrat un peu plus que les exhortations d’un hollande(qui a d’ailleurs cautionné l’envoi de nos hommes sous chirac-jospin ou jospac-chirin ,sans paraitre s’en souvenir),il faudrat un peu plus que les malédictions de besançenot(lui au moins est logique dans son discours,faut dire qu’en 2001,il a pas eu voie au chapitre).
    il faudrat surtout plus qu’un débat parlementaire,qui on le sait,sert surtout aux effets de manche d’une opposition en coma dépassé.
    on ne sait pas ce qu’il faudrat,mais réflechissons que les conditions qui nous ont poussé à y aller ne se sont pas le moins du monde modifiées;ben laden est toujours libre,les slamistes se font toujours sauter en public(ça peut etre interprété de différentes façons,ça),le pavot pousse toujours aussi dru (papaver somniférum pour les lettrés) et la population toujours aussi misérable (mais ça ,à la limite…).
    alors ,comme dans les équations de notre enfance,deux solutions/
    _soit maintenir nos troupes et prendre conscience des implications pour une fois dans notre vie politique(la guerre ,en général, ça tue )
    _soit abandonner, donner aux tlb un semblant d’état et s’en servir à l’occasion pour appaiser les oppinions occidentales(comprendre par là ,les bombarder quand ça chie trop sur le front social ou commercial en europe :clinton et blair en usaient ainsi avec les regréttés sadam husein et milosevic et ça leur réussissait assez bien)

  • 28 August 2008 à 13h30

    GOUDA dit

    Dans l’article d’E. Levy on distingue deux aspects. L’un est lié au rôle que jouent les médias avec l’aide d’agences d’opinion et l’autre lié à l’utilité de la présence française en Afghanistan. Pour le rôle que joue la presse, on y trouve une bonne analyse dans le commentaire ci-dessous de JOB le 24/08, quant à l’utilité de la présence française le commentaire précédent de PHIL du 28/08 est assez pertinent, sauf qu’il a oublié de rappeler que la présence française est une décision des Nations Unies où est associées plusieurs nations. Se désolidariser serait affaiblir le pouvoir (déjà assez faible) de l’ONU.

  • 28 August 2008 à 10h56

    PHIL dit

    Selon le sondage du Parisien paru le 21/08/2008/, 36 % des sondés seraient favorables au maintien des troupes françaises en Afghanistan. Pour une fois, je vais me montrer plutôt optimiste et je dirai que ce « chiffre à chaud » est, contre toute attente, assez « rassurant » vu l’état du pacifisme mal comprit et donc post munichois qui règne sur la pensée de cette nation. Disons, pour faire simple, que c’est un moindre mal. La question, effectivement légitime, se pose de savoir « pourquoi sommes-nous là bas ». Mais le sous-entendu idéologique est évident ; il faut traduire : est-ce encore l’ultra libéralisme des amerloques ou un dernier avatar du néo colonialisme et cetera qui nous utilise et nous mobilise là bas. C’est donc effectivement une « vraie-fausse » bonne question comme les médias français ont l’habitude d’en poser. Au-delà de cette « question », le problème de « l’armée de métier » ; (doux euphémisme pour dire je n’engagerai jamais mes propres enfants) devrait provoquer de grandes interrogations. Pour faire la guerre, ou décider de la guerre, il est fondamentalement immoral de n’engager que « le sang des autres ». C’est l’ensemble de la population qui doit pourvoir être amenée à défendre la nation aux cotés d’une armée de métier destiné à former les citoyens (on peut imaginer un système de tirage au sort etc..). Ceci dit, le contexte des guerres dites asymétriques implique qu’il est impossible de raisonner en termes rassurants voire simplistes de : « gagner ou perdre ». Abandonner l’Afghanistan serai laisser une énorme base logistique à tous les terrorismes sanguinaires (pléonasme). Une sorte d’immense porte avion terrestre d’où il serait loisible, à tous ces gentlemen de la terreur, de travailler tranquillement et efficacement… totalement en paix! Comme d’ordinaire, la gauche mollassonne et qui a toujours milles excuses d’avance pour cacher sa lâcheté, nous explique doctement que cette « guerre » » est celle des ultras libéraux ! C’est comme si les communistes qui ont lutté contre les Nazis s’étaient dit : c’est une guerre qui arrange les capitalistes, les ploutocrates style Churchill, donc je m’en lave les mains ! La question de savoir si çà arrange les ultras libéraux ou pas est très accessoire ; comme lors de la seconde guerre mondiale. Il est évident que nous ne « gagnerons » pas cette guerre comme l’on peut gagner ou perdre une guerre classique, mais il ne faut pas absolument pas laisser les talibans s’installer à leur aise sur les reculs ou les lâchetés plus ou moins argumentées des démocraties. C’est un but, après tout suffisamment clair et noble pour ne pas baisser les bras.

  • 26 August 2008 à 22h15

    Ludovic Lefebvre dit

    Le sondage que vous avez relevé,chère Elisabeth n’est rien, les prémices de la grande chialerie qui ne donne finalement pas d’importance au support, aujourd’hui dix soldats tués, mais un million ou trois cleps et le discours serait le même. Les journalistes investiguent durs, cherchent la faute de l’armée française, n’encensent pas l’ennemi, mais l’absolvent. Ce midi sur France 3, le journaliste s’en donnait à coeur joie, car il faut pour être journaliste, être le nouvel Albert Londres, dénoncer le triste pouvoir ou la triste force d’intervention. Peu importe les soldats, l’objectif du conflit, seul l’égo du héros droit de l’hommiste importe. Nous allons encore assister à un déferlement, “Moi Je” multiplié par soixante dix millions juste en France avec cette envie exacerbée d’être Robin des bois, mais sans se faire pendre.

  • 26 August 2008 à 16h33

    Pascal dit

    On ne peut plus visualiser le commentaire que l’on est en train d’écrire dans l’espace définitif,comme auparavant…quel dommage!

  • 26 August 2008 à 16h29

    Pascal dit

    C’est bien pourquoi je me garde des informations télévisées :pour ne pas me faire intoxiquer par des images et des commentaires qui font moins appel à notre capacité de réflexion qu’à l’émotion brute.

    On peut faire dire ,comme vous le signalez,tout et n’importe quoi à un sondage fait à chaud,y compris influencer une opinion publique,quand la réponse est(presque) contenue à l’avance dans la question du sondage.

    Sur notre présence en Afghanistan et les 10 tués français…à partir du moment où nous nous sommes engagés aux côtés de nos alliés,pourquoi est-ce serait à nos alliés américains,allemands ou britanniques d’exposer leurs hommes et de subir des pertes,alors que les nôtres resteraient tranquillement dans des secteurs non exposés?
    Nous nous devons d’être solidaires de nos alliés…ou bien,nous faisons la guerre avec zéro mort.

  • 26 August 2008 à 12h11

    Nina dit

    Je pense que la présence militaire en Aghanistan est pertinente sur le fond.
    Cependant, le Pakistan est complice de ces fanatiques en les laissant à leur guise entrer et sortir de leur territoire.
    Dans tous ces pays, apporter la démocratie ou uniquement revendiquer un sort moins terrible à l’égard des femmes est IMPOSSIBLE !
    Tous les pays occidentaux se heureteront au même casse-tête : la tribalité !
    Ces pays sont avant tout des mozaïques où les chefs de tribus ne veulent pas qu’on leur retire une once de pouvoir.
    Même chose pour l’Irak ou demain pour la Syrie, etc… Idem à Gaza : entre le Hamas, Al queda, le djihad islamique et les “grandes familles” qui se disputent le territoire et le fric…Il n’y a pas de Nation à proprement parler qui parlerait d’une seule voix.
    Bientôt, on reverra ces horreurs : des stades bondés où les “déshonorés” viendront couper la gorge devant un public hystérique. Même le moyen-âge avait l’air moins graignos.

  • 26 August 2008 à 11h50

    A.rnaud. dit

    @Nina:
    Là est peut-être le plus dramatique, avoir envoyer des jeunes totalement inexpérimentés dans un tel bourbier.
    Je suis on ne peut plus d’accord, devant la montée en puissance des Talibans, il suffit de regarder sur une carte,
    Je pense que notre armée est un peu plus à même à faire face à la guérilla (les ricains en sont incapables, l’Histoire le montre), mais au nom de quoi sommes-nous là bas? Au nom de “la guerre contre le terrorisme”? Afin de promouvoir la démocratie? La population a l’air ravi que “le camp du bien” pense tant à elle.
    Les motifs de cette guerre et celle-ci sont une vaste blague (et que l’on ne croie pas que je manque de respect à toutes les victimes de ces conflits).
    Kaboul, comme Bagdad n’abrite pas de gentils Bisounours dont les canons tirent des fleurs (ou des bisous), c’est le propre de chaque guerre d’avoir ses victimes (militaires et civiles).

  • 26 August 2008 à 11h19

    Gil Mihaely dit

    @Ours:
    dans ce genre d’incidents la règle est exactement comme dans le cas d’accidents de la route – chaque accident particulier aurait pu être évité mais les accidents en tant que phénomène font et feront partie de la vie.
    Je trouve les résultats de l’engagement pas si catastrophique car les assaillants ont laissé derrière 30 cadavres et en on perdu autant le lendemain. cela montre qu’une fois l’effet de surprise épuisé, les forces alliées – pourtant peu homogène car il y en avait des Américains et des Afghans et peu expérimentées – se sont très bien battues. en affaires militaires, malheureusement, apprendre veut dire que la prochaine fois les erreurs seront différentes…

  • 26 August 2008 à 9h18

    L’OURS dit

    Par rapport à ce que je disais plus bas, notre ministre de la défense a déclaré (entendu ce matin sur Europe 1):
    “peut-être n’avons nous pas été assez précautionneux?”!!!

    D’autre part, pour vous dire franchement ce que je pense, il me semble que la vraie guerre, c’est au Pakistan qu’elle devrait être. Mais là, on entre dans un débat beaucoup plus complexe!

  • 26 August 2008 à 1h25

    Nina dit

    @Arnaud
    Les ricains sont grillés d’avance avec la population…mauvaise presse !
    De toute façon, cette guerre est perdue depuis un bon moment.
    Comme le rappelait Frédéric Encel (géopolitologue) :
    - l’URSS avait envoyé 200 000 hommes et ils ont été battus.
    Les coalisés sont en tout : 70 000 hommes, ce qui est très peu.
    - Les Français qui sont morts dans cette embuscade étaient jeunes et inexpérimentés au niveau géographique, climatique et technique de guerilla.
    -Les Taliban ont reconquis plus de la moitié de l’Aghanistan et prêts à fondre sur Kaboul.
    -Les Taliban sont en possession d’armes très sophistiquées payées par le trafic de drogue.
    -Les ennemis d’hier (Russes) vendent des armes aux Iraniens qui échangent contre de la dope, celle-ci sera écoulée via les groupes terros comme le Hezb.
    En gros : c’est la merde mais tout le monde peut essayer des armes tranquillou, y a de l’espace !

    Une dernière chose : ces gamins (RIP) qui sont morts, sont des soldats de métier.
    Imaginez un instant, les mêmes gamins, CONSCRITS en Israel avec de vrais barbares tout pareils en face…

  • 25 August 2008 à 14h21

    L’OURS dit

    JOB,
    Le débarquement n’était pas une mission de reconnaissance mais une attaque en connaissance de cause!
    Les vrais héros en sont les soldats.

    Maintenant c’est vrai, je me suis souvent demandé si un tel ordre d’attaque était sensé. Je ne suis pas sûr que j’aurais pu donner un tel ordre sachant que la plupart des soldats allaient être de la chair à canon! Peut-être si j’avais été certain que c’était le dernier espoir…

    N’y avait-il pas une autre solution? Je suis incompétent pour répondre!

  • 25 August 2008 à 11h13

    A.rnaud. dit

    Nous parlons bien de la même chose, l’armée française est d’ailleurs l’une des seules à patrouiller dans les villes avec le béret plutôt que le casque (il ne faut pas compter sur les “boys” américains pour faire de même).

  • 25 August 2008 à 10h51

    JOB dit

    @ L’OURS
    “Maintenant pour les patrouilles, faire passer un col par exemple, sans vérifier s’il y a des tireurs embusqués sur les hauteurs, c’est du suicide” dites vous….

    Alors faire débarquer des milliers d’américains sur les plages de Normandie, alors qu’ils savaient être attendu, c’était quoi ???

  • 25 August 2008 à 10h34

    L’OURS dit

    A.rnaud,
    on ne parle peut-être pas de la même chose.
    Ce que j’appelle travail de terrain, c’est faire ami ami avec l’habitant et avoir des informateurs. Ce en quoi, jusqu’à maintenant, le Français avaient effectivement été bons et les Américains négligeants.

    Maintenant pour les patrouilles, faire passer un col par exemple, sans vérifier s’il y a des tireurs embusqués sur les hauteurs, c’est du suicide. Autrefois, le seul moyen, c’était d’envoyer des éclaireurs (sur les hauteurs et non dans le col) mission dangereuse! Aujourd’hui, il y a d’autres moyens!

    Mais je ne suis pas dogmatique sur ce point et suis ouvert à tout information de spécialistes!