Poutine-Kasparov: échecs et Mal | Causeur

Poutine-Kasparov: échecs et Mal

Tremble, monde libre: “l’hiver vient!”

Auteur

Albane de Saint Germain

Albane de Saint Germain
journaliste freelance

Publié le 23 novembre 2016 / Monde

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Dans son dernier pamphlet contre Vladimir Poutine, le "dissident" Garry Kasparov parle de Bien, de Mal, de fin de l'Histoire et de monde libre. Retour vers son futur.
Poutine Kasparov Crimée

Vladimir Poutine, avec son ministre des affaires étrangères,Yuri Ushakov (à droite) , et Barack Obama (de dos) (photo : SIPA. ap21978943_000003)

Dans un pamphlet anti-Poutine à l’intitulé apocalyptique, « winter is coming », Garry Kasparov, le célèbre dissident russe exilé aux Etats-Unis, se rappelle avec aigreur de ce jour maudit du 31 décembre 1999 où l’ancien lieutenant-colonel du KGB accéda à la présidence russe : la Russie allait renouer avec ses vieux démons. Voilà que sur la voie de la démocratisation, elle accueillait maintenant à bras ouverts ce personnage ultra-autoritaire qui voudrait « aller buter les Tchétchènes dans les chiottes ». Un homme conquérant, dit-il, qui n’aura de cesse que le vieux bloc soviétique soit reconstitué. Que la « plus grande tragédie géopolitique du 21ème siècle » – la chute de l’empire soviétique – soit enfin vengée. L’annexion de la Crimée ne serait que la première étape de cette Reconquista russe que le « monde libre » – mené par les Etats-Unis d’Amérique et par l’Otan – devra bien se résoudre à combattre. Certes, reconnait-il, Poutine n’est pas tout à fait Hitler, et l’annexion de la Crimée n’est pas tout à fait l’Anschluss, mais on ne saurait faire preuve de trop de prudence à l’égard d’un « dictateur » adepte de la dissuasion nucléaire.

Garry Kasparov n’y a jamais été de main morte : des « marches du désaccord », il en a suivi pléthore, des pancartes « Russie sans Poutine », il en a brandi plus d’une. Quoi que, depuis lors, l’épisode Medvedev et le retour d’une dictature sans fards en 2012 l’aient déterminé à l’exil, il continue de mener ce qui est devenu le combat de sa vie. Il croit à la « fin de l’Histoire » et à la victoire de la démocratie libérale et du capitalisme sur les forces obscures du totalitarisme et du communisme. Il ne peut pas voir en peinture ce mausolée de Lénine qui trône encore au beau milieu de la place Rouge, symbole de l’impunité des sectateurs du communisme. Gorbatchev, il le compare volontiers à Louis XVI ou à Nicolas II – chef d’Etat pusillanime qui tentait de sauver les décombres du communisme, comme les derniers rois ceux de la royauté. Kasparov le verrait bien en commanditaire du Putsch de Moscou. L’octroi du Nobel de la paix au dernier des communistes ? Une hérésie. Ceux qui le dépeignent en héraut de l’effondrement de l’URSS ? Des révisionnistes qui se gardent bien de rappeler que Gorbatchev était partisan du « socialisme à visage humain » d’Alexander Dubcek.

Poutine c’est le Mal

Que le communisme pût avoir un visage, Kasparov n’y a d’ailleurs jamais cru : cet individualiste forcené a toujours considéré que la société de libre consommation capitaliste était l’aboutissement de la nature humaine ; il rappelle à qui veut l’entendre ses propos tenus dans le magazine Playboy, à l’âge de vingt-six ans : « La vie en Union Soviétique est une déformation de la vie ordinaire ». La vie ordinaire, c’était pour le jeune joueur d’échecs l’ « American way of life », le Coca-Cola, les blue-jeans et le rock’n roll : il communiait avec Eltsine et parlait déjà mort du communisme – « l’Empire du Mal » – devant un Henry Kissinger incrédule. Il ne fera pas partie de ces russes humiliés d’avoir perdu la guerre froide. Lui rêve d’un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis, lui souhaite le triomphe de la démocratie et du capitalisme. Gary ne se sentira pas de joie à la lecture des propos de George Bush père : « La scène internationale est aujourd’hui une feuille blanche. […] L’importance de l’implication américaine n’a jamais été aussi forte. Si les Etats-Unis ne prennent pas la direction de ce monde, personne ne le fera », mais déchantera face au peu d’empressement de ce dernier à renverser Saddam Hussein et à dénoncer les « pratiques nazies » de Slobodan Milosevic.

Le leadership moral des Etats-Unis, il ne le goûtera que lors de l’intervention militaire de Bill Clinton au Kosovo. Une croisade anti-Milosevic que Kasparov aurait aimé plus prompte à ressusciter sous la forme de croisade anti-Poutine lors de la crise ukrainienne. Car pour Kasparov, Milosevic et Poutine, c’est bonnet blanc et blanc bonnet : fi de ces dictateurs qui n’ont pas entendu parler de la « fin de l’Histoire » ! Le joueur d’échecs reconverti en défenseur des peuples opprimés a acquis de ses années passées du mauvais côté du rideau de fer deux convictions inébranlables : la première, c’est que l’Ouest est forcément dans le camp du Bien. La seconde, c’est qu’il existe un camp du Bien. Une intervention militaire des Etats-Unis d’Amérique et de l’Otan est donc par définition « humanitaire » et exempte de morts civils. L’ingérence obéit à des motifs nobles pourvu qu’elle soit le fait des gagnants de la guerre froide. Ceux qui oseraient le mettre en doute sont de toute évidence des « nazis » – plaisante façon de qualifier les sceptiques qui ne croient pas à la « bonne nouvelle » de Francis Fukuyama. Kasparov a au moins le bon goût d’admettre que l’administration américaine elle-même ne s’est pas toujours comportée dans le sens de la « fin de l’Histoire » : George Bush père n’a jamais souhaité la destitution de Gorbatchev, Bill Clinton n’a pas voulu faire de la Tchétchénie un second Kosovo, et George Bush fils n’a pas cherché à abattre Vladimir Poutine. Tous ont été trop diplomates pour oser mettre un terme à la partie d’échecs que leur jouait les forces branlantes d’un siècle finissant. L’administration Clinton surtout, dit Kasparov, s’est montré particulièrement lâche en continuant à fournir une aide économique à une Russie qui massacrait des civils en Tchétchénie et soutenait le développement d’un programme nucléaire en Iran. Elle n’a pas joué son rôle de grande moralisatrice des relations internationales, d’ingérence humanitaire, de championne du Bien : elle n’a pas déployé son armée pour défendre les Tchétchènes, elle qui l’avait pourtant fait pour sauver les kosovars.

Gary Kasparov à sa sortie de prison, novembre 2007. SIPA. AP20666613_000001

Kasparov n’est pas de ces cyniques qui considèrent que « L’Etat est le plus froid des monstres froids » et que le glacial intérêt plutôt que la morale dicte sa politique étrangère ; il n’est pas non plus de ceux qui pensent que l’on peut se permettre de déposer un tyran balkanique, mais qu’il serait fort peu diplomatique de s’attaquer à une grande puissance telle que la Russie. Derrière l’obsession de la « fin de l’Histoire », il y a un homme brisé qui ne cesse de ressasser d’amers propos de feue Anna Politkovskaïa: « La déclaration universelle des droits de l’homme, qui ne date qu’à peine plus d’un demi-siècle, est morte lors de la seconde guerre de Tchétchénie ». Cet homme-là ne pouvait qu’honnir la politique de conciliation du « monde libre » lors de l’épisode tchétchène : c’était un véritable traître que ce « camp du Bien » qui n’affichait que trop peu ses valeurs morales et n’avait que faire de l’avenir démocratique de la Russie. Tony Blair visitant le musée de l’Ermitage en compagnie de Vladimir Poutine ? Ce geste symbolique en faveur d’une coexistence pacifique n’eut pas bonne presse chez ce partisan d’un monde unipolaire placé sous les auspices du capitalisme et de l’économie de marché. Ni plus qu’une Condoleeza Rice songeant que « la guerre froide [était] vraiment terminée » lors du fameux coup de téléphone de Vladimir Poutine à George W. Bush au lendemain du 11 septembre 2001.

L’Amérique, c’est le Bien

Contrairement à Condoleeza Rice, Kasparov et ses suiveurs ne voulurent jamais admettre que le conflit entre le « monde libre » et l’ex-URSS pût conduire à autre chose qu’à une hégémonie morale, économique et militaire des Etats-Unis d’Amérique. Après le 11 septembre, la perspective de voir les deux puissances faire front commun contre le terrorisme ne les enchantèrent guère. Comme Sakharov en son temps, ils s’opposèrent à la « détente » : ils refusèrent cette Realpolitik qui impliquait de se compromettre avec des dictatures ; ils croyaient fermement que les Pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique avaient révélé les principes du Bien. Souvent nostalgiques d’Henry Scoop Jackson – ce sénateur démocrate de l’Etat de Washington qui militait pour une politique étrangère américaine morale dans les années 1970 -, ils répétaient à l’envi que – Soljenitsyne dixit – « les affaires intérieures [n'existaient] plus sur notre Terre surpeuplée » et qu’il fallait désormais que l’Occident libre se consacrât exclusivement à la protection des peuples de la planète contre les dictatures. D’après eux, la guerre froide n’était pas « vraiment terminée » puisque Vladimir Poutine ne se conciliait les intérêts des Etats-Unis d’Amérique que dans le but de saper à sa guise les velléités démocratiques en Russie : il était au moins probable que l’ancienne terre des Tsars renaîtrait ; il fallait craindre qu’elle renouât avec l’héritage d’Ivan le Terrible ; surtout, il fallait s’attendre à ce qu’elle refusât l’hégémonie américaine et à ce qu’elle offrît une main tendue à une Europe avide de se défaire du paternalisme américain.

Face à ce danger, il fallait affirmer l’importance des « valeurs américaines » : c’est ce que fit Kasparov en parcourant le Wyoming, coiffé d’un chapeau de cow-boy, pour parler de capitalisme et de liberté à des New-yorkais en costume-cravate. Il fallait aussi inventer une « autre Russie » qui fût calquée sur le modèle américain, avec « une presse libre, un marché libre, un état de droit et d’authentiques élections ». Il va sans dire que quelques années plus tard, Kasparov vécut l’émergence d’un G8 réunissant sept grandes démocraties industrielles et … la Russie de Poutine comme une insoutenable trahison. Un peu comme si Don Corleone s’était allié avec le Vatican. Ce fut le début d’une période de vaches maigres pour la dissidence russe : Poutine était désigné « personnalité de l’année 2007 » par le magazine Time, et les dirigeants occidentaux – Nicolas Sarkozy en tête – saluaient la victoire éclatante de Medvedev. Dans ces conditions, carte blanche était donnée au « dictateur » russe.

« Hitler n’était pas Hitler en 1936 »

Kasparov comptait sur l’élection présidentielle américaine de 2008 pour arranger les choses : peut-être l’hégémonie morale américaine allait-elle renaître de ses cendres grâce à ce candidat républicain qui osait, en pleine crise géorgienne, clamer que « les Américains, ainsi que tous les peuples qui approuvent l’indépendance des anciennes républiques soviétiques, [devaient] se préoccuper au plus haut point du destin de la Géorgie »; peut-être le monde libre allait-il se doter d’un dirigeant qui protégerait la Géorgie et l’Ukraine d’une invasion russe. Quelle ne fût pas la déception de l’ancien champion du monde d’échecs ! A la rigueur morale de John McCain, les électeurs américains préférèrent le consensus mou de Barack Obama. Second espoir déçu en 2012 : Kasparov n’eut pas l’heur de fêter la victoire de ce Mitt Romney qui n’avait pas hésité à déclarer que la Russie de Poutine était « l’ennemi géopolitique numéro un » des Etats-Unis d’Amérique et qu’elle défendait « les individus les plus condamnables de la planète ».

Cependant il continua, contre vents et marées, à tenter de convaincre le « monde libre » de la dangerosité du camarade Poutine : adepte de la reductio ad hitlerum, il n’hésita pas à comparer les Jeux Olympiques de Sotchi, qui réunirent de nombreux chefs d’Etat étrangers malgré une tentative de boycott, aux tristement célèbres Jeux d’été de 1936. « Mais Poutine n’est pas Hitler ! » lui répondirent quelques journalistes. Certes, répondit Kasparov, « le mal personnifié par les nazis défie toute comparaison rationnelle », mais « Hitler n’était pas Hitler en 1936 »… L’annexion de la Crimée n’a t-elle pas prouvé aux dirigeants occidentaux que Poutine était un homme perdu ? Pour l’ancien joueur d’échecs, il serait grand temps d’agir. Et d’arrêter Poutine. De cesser de faire de la Reapolitik. Et surtout de réaffirmer haut et fort que « les ennemis [du monde libre] sont bel et bien présents en ce monde » ; que la Russie de Poutine, la Corée du Nord de Kim Jong-Un, le Venezuela de Maduro, l’Etat islamique et les monarchies religieuses du Moyen-Orient ont en commun de rejeter les valeurs occidentales et la modernité ; et que ce sont toujours les dissidents qui nous révèlent les sombres réalités de ces sociétés.

Le 9 novembre 2016, Garry Kasparov a écrit sur son compte twitter : « Winter is here ». Une alliance Trump-Poutine symboliserait pour lui la fin de l’ordre du monde tel qu’il a fonctionné depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

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    La rédaction de commentaires est impossible pour cet article

    • 26 Novembre 2016 à 19h58

      hmr dit

      Pourquoi le Québec peut-il vouloir sortir du Canada, l’Ecosse du Royaume- Unis, la Catalogne de l’Espagne, sans s’attirer les foudres de l’Occident, ni celles de M Kasparov, alors que lorsqu’il s’agit du Donbass, là, tout d’un coup, l’intégrité de l’Ukraine devient sacrée.

      • 27 Novembre 2016 à 0h54

        IMHO dit

        Tout le monde s’en fout du Donbass, en Ukraine comme ailleurs,
        il n’y plus là que des mines qui sont des gouffres à subsides et des tombes pour les mineurs, et des usines sidérurgiques qui sont des fabriques de rouille, et des Russes résignés à l’être .
        Le fils de Poutine en a débarrassé l’Ukraine, hourrah !,
        usines et électeurs, et de la Crimée aussi, re-hourrah !

    • 25 Novembre 2016 à 10h02

      IMHO dit

      Si Marcel Déat et Jean Luchaire ressuscitaient, il seraient horrifiés par l’incivisme et l’inintelligence avec l’ennemi qui inonde des textes comme celui-ci .

    • 25 Novembre 2016 à 10h00

      Pepe de la Luna dit

      Quel charabia. Kasparov ou le prototype du collabo prêt à se prostituer à n’importe quel empire, fort de préférence. En -100, il eut été pro-romain, napoléonien en 1810, pro-nazi en 1940. L’éternelle engeance des compradores…

    • 25 Novembre 2016 à 3h13

      babette dit

      1. At-il déjà consulté, ce monsieur? Apparemment, son cas s’y prête !
      2. A-t-il acquis la nationalité américaine ? Si oui, qu’il s’occupe des problèmes intérieurs des Amériques. Si c’est non, en tant qu’arménien de souche, il devrait se soucier de ce pays qui en a grand besoin…
      3. On sent derrière lui la patte de Soros.. Est-ce une illusion d’optique ?

    • 24 Novembre 2016 à 16h44

      persee dit

      Quelle salade ce texte . Beaucoup de faits,  de connaissance , mais le logiciel pour en tirer la substantifique moelle fait défaut . Au fait Kasparov est -il musulman ?

      • 24 Novembre 2016 à 20h51

        Surbranĉa Birdo dit

        Vous demandez si Kasparov est musulman : lisez Wikipédia et vous saurez qu’il est de père juif (son nom d’origine était Garik Kimovitch Vaïnstein) et de mère arménienne.

    • 24 Novembre 2016 à 13h27

      Olivier Grobon dit

      Cet homme doit avoir besoin d’argent. Donc il utilise sa renommée pour tenter de vendre un livre dont il se fout totalement du contenu. Il sait qu’il en vendra beaucoup et qu’il gagnera beaucoup d’argent, ce qui équivaut pour lui à plusieurs quartiers de noblesse US, croit il.
      Tant que le rapport financier de sa signature ne l’obligera à réfléchir avant d’écrire, M. Kasparov gagnera beaucoup d’argent à enseigner n’importe quoi à une civilisation scientifiquement confinée dans une inculture abyssale.
      J’aurai aimé aimer les américains sans réserve. Ma réserve à l’égard des américains est toute contenue dans les intentions douteuses de son microcosme dirigeant.

    • 24 Novembre 2016 à 12h30

      Angel dit

      J’aime beacuoup le joueur d’echecs.
      J’aimais son courage durant les dernieres annees de feu l’Union Sovietique.
      Mais tout come les trahisons de Vaclav Havel Kasparov s’avere etre un laquais du mafieux Soros.
      Quant a l’intervention americaine dans la province du Kosovo et la protection des narco trafiaquants et trafiquants d’organes huumains que sont les dirigeants de cet etat fantoche (dont les amities sont les tristes Koouchner, Bill et sa cocufiee d’Hillary Clinton ou notre Bernard Henri Botul national) est une honte
      pour les Etats Unis et leur larbinat de l’OTAN

    • 24 Novembre 2016 à 11h04

      golvan dit

      Je ne crois pas que Kasparov aime la Russie comme Soljenitsyne l’aimait.
      Ce dernier haïssait le communisme et n’avait pas eu la vie confortable d’un Kasparov, mais son amour profond du peuple russe et sa haine du communisme ne l’avaient pas jeté dans les bras des Américains et de la consommation à outrance, qu’il méprisait tout autant que le communisme.

    • 24 Novembre 2016 à 5h31

      Cardinal dit

      “mais « Hitler n’était pas Hitler en 1936 ” dit il.
      Sauf qu’il a écrit Mein Kampf en 1925 exprimant des idées concoctées depuis 1918.
      On peut se permettre de suspecter que Kasparov, dans son esprit, verrait bien Kasparov soi même Président des USA, faute de pouvoir l’être en Russie.
      Il faut beaucoup d’imagination pour jouer aux échecs.

      • 24 Novembre 2016 à 9h34

        IMHO dit

        Pas faux, ça ! Les Russes, quand on les connait un peu, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre .

        • 24 Novembre 2016 à 9h38

          IMHO dit

          Et ce sont aussi de très braves gens et des gens très braves .

    • 24 Novembre 2016 à 3h12

      Nolens dit

      Comme quoi on peut être un génie des échecs et un crétin dans les autres domaines. Kasparov aurait donc cautionné l’intervention qui a volé le Kosovo au peuple Serbe pour le donner aux terroristes musulmans albanais. Rien que ça le discrédite aux yeux du monde libre.
      Albane de Saint Germain (ça ne s’invente pas) nous présente donc Kasparov dans une spécialité où il ne brille pas. Le monde libre dont la Russie fait désormais partie n’est plus soviétique, la France l’est encore et le masque démocratique dont elle s’affuble chaque jour depuis des décennies devrait inciter la gent journalistique à plus de clairvoyance.
      Le monde réel n’est pas celui des bisounours, Poutine n’est pas un dictateur que je sache, rien que le mot ultra-autoritaire rappelle ultra-libéral. Les russes semble-t-il aiment l’autorité, les français aiment tout et son contraire.
      Kasparov restera dans les mémoires comme le meilleur joueur d’échecs de tous les temps, accessoirement on dira qu’il a écrit des bouquins et on signalera son engagement au côté des causes perdues d’avance.

    • 23 Novembre 2016 à 21h48

      Lector dit

      en avant toute vers le passé : gardez Kasparov ! Le roi des échecs politiques, le chantre de la table rase en feuille blanche parce qu’il le svobodien et que God win in trust ! La fin de l’Histoire chez ce Garry boudeur est un voeu ? Comble de l’occis mort ordinaire à l’Est de nulle-part. Or le transfuge est complètement à l’Ouest, bref rien de nouveau comme on le remarque.

      Et sinon on peut aussi chercher le pat avec Desproges :

      https://www.youtube.com/watch?v=BDun9NqMh4c

    • 23 Novembre 2016 à 21h23

      saintex dit

      Cet article se veut ironique et drôle de ce fait. Le parti-pris qui ressort de chaque ligne est tel que c’est drôle comme une chronique humoristique de la matinale de France Inter.

      • 24 Novembre 2016 à 8h45

        Fioretto dit

        Saintex tu me surprend cet article me semble d’abord passionnant, on pourrait mettre à la place de Kasparov d’autres personnages qui ont très exactement le même fonctionnement.

        • 25 Novembre 2016 à 10h21

          saintex dit

          Tu as probablement raison Fio, et justement. Je ne parle pas du fond, mais de la seule forme qui est d’un total infantilisme. De ce fait elle détourne du propos et lui fait perdre spn éventuelle pertinence et sa faculté d’adhésion. J’ai eu l’impression de lire des “propos-intelligents-de-Sophia-Aram”.

        • 25 Novembre 2016 à 10h49

          Lector dit

          ???!!!! Qu’est-ce qui te permet de dire/voir ça ?

    • 23 Novembre 2016 à 20h07

      DEEP BLUE dit

      ///En tout cas je l’ai bien niqué le Kamarade Kasparov ///

      • 23 Novembre 2016 à 21h21

        Musaraigne dit

        Bien joué Deep Blue :-)

        Mais selon un journaliste du New York Times, lors de la dernière partie perdue par Kasparov (qui lui fait perdre le match) c’est en fait un bug informatique qui serait à l’origine du coup décisif de la machine !

        Kasparov a perdu de sa superbe, à tous les niveaux. Il me fait un peu penser au mathématicien John Nash joué par Russel Crow, persuadé d’être traqué des espions. Une bonne partie de l’intelligentsia française semble atteinte du même syndrome. Elle voit la main de Poutine partout. Le Monde vient de publier une tribune particulièrement corsée :

        “La France est travaillée en profondeur par la propagande du Kremlin depuis plusieurs années” …

        “La vassalisation de l’Europe est en cours, d’après la spécialiste de la Russie Françoise Thom”.

        Rien que ça.

        • 24 Novembre 2016 à 7h17

          DEEP BLUE dit

          /// Un bug informatique? Mauvaise foi stalinienne. Quand il m’a battu je n’ai pas invoqué une crise d’épilepsie de sa part…

          Vous me plaisez Musaraigne. Moi ordinateur extrêmement bien monté (super-calculateur) et vous petite souris rusée, je prédis un très bon clic! ///

    • 23 Novembre 2016 à 19h31

      L'Ours dit

      En tous cas, il est content le Poutine.
      Son meilleur ami américain a été élu Président et son meilleur ami européen est bien parti pour.

      • 23 Novembre 2016 à 19h38

        Martini Henry dit

        Et sa meilleure copine alors? Elle sent des pieds?

      • 23 Novembre 2016 à 19h54

        Bibi dit

        En véritable “démocrate”, et point débile, Vlad se fait beaucoup de soucis (et il y a des rumeurs sur son état de santé). À chaque évolution ses incertitudes et ses instabilités.
        C’est très fragile sa NovoRussia.

    • 23 Novembre 2016 à 18h45

      Martini Henry dit

      L’hiver vient? Oui ben il serait temps! Ici, 22 degrés à l’ombre… Faudrait savoir, on se plaint du réchauffement climatique et puis on a peur de l’hiver…

    • 23 Novembre 2016 à 18h35

      Bibi dit

      Où est passé l’épisode de l’internement forcé?
      Madame ou Mademoiselle trempe sa plume dans un faux et peu savant cynisme – elle a du chemin bien long à faire pour devenir journaliste, détenir une carte de presse n’est pas suffisant.

    • 23 Novembre 2016 à 18h32

      Schlemihl dit

      Ce qui ne signifie pas du tout que la civilisation américaine soit le but suprême de l’ histoire . Ce qui signifie autre chose : en Union soviétique la vie était profondément anormale .

      Un modèle de vie qui impose de mentir sans arrêt , de raconter le contraire de ce qu’ on voit , de feindre d’ éprouver des sentiments qu’ on n’a pas et l’ obligation de ne pas montrer ce qu’on éprouve réellement , de vivre dans l’ imposture , le mensonge intégral , la négation du réel , c’ est un modèle anormal .

      On ne demandait pas ça à un paysans gaulois un berger franc un cordonnier athénien du temps de Périclès ni à un iroquois ni un français ni un aborigène aistralien .

      • 24 Novembre 2016 à 22h10

        IMHO dit

        J’ai cru un instant que c’était la vie aux Etats-Unis aujourd’hui que vous décriviez .