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Pourquoi Pie XII ? Pourquoi maintenant ?

La Shoah discrédite la vérité unique

Publié le 28 décembre 2009 à 12:30 dans Société

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piexii

La question de savoir pourquoi Benoit XVI a relancé la procédure de béatification de Pie XII mérite un examen sérieux. Il était évident qu’une telle décision serait mal accueillie par la communauté juive, et pas seulement par elle. Elle ne pouvait que nuire à l’image d’un pontificat qui souffrait déjà de la comparaison avec celui de son prédécesseur. Et même s’il est clair que l’impact médiatique de son action n’est pas la préoccupation première du pape actuel, l’affaire avait tout de même un coût. Pourquoi a-t-il accepté de le payer ? Au nom de quels intérêts supérieurs ?

D’autant que rien n’exigeait une telle précipitation. Le projet était dans les tiroirs du Vatican depuis longtemps. Jean Paul II avait pris la décision d’attendre l’ouverture des archives pour réactiver le processus. Pie XII avait l’éternité pour lui ! Pourquoi Benoit XVI a-t-il néanmoins considéré qu’il était urgent d’agir ?

Pour tenter de répondre à ces questions, il est nécessaire de ne pas perdre de vue la dimension théologique de cette affaire, essentielle pour Benoit XVI, comme elle l’était d’ailleurs en son temps pour Pie XII.

Que reproche-t-on à Pie XII ? Essentiellement son silence pendant la Shoah. Il est admis qu’il a agi pour sauver des juifs individuellement. Mais son absence de réaction laisse entendre que la mise en œuvre d’une politique d’extermination des juifs en tant peuple pouvait lui apparaître comme théologiquement concevable.

Pour le comprendre il est nécessaire de revenir à la naissance du christianisme. D’un point de vue chrétien, les juifs, témoins de la révélation du Sinaï, se définissent comme le peuple qui n’a pas reconnu Jésus comme le Messie qu’ils disaient pourtant attendre. À ce titre, ils ont été déchus de leur rôle de lumière des nations. Ils ont perdu toute légitimité à conduire l’humanité à la rencontre du divin. Depuis lors, leur existence en tant que nation sainte est devenue comme obsolète. Les chrétiens constitués en “Verus Israël” ont disqualifié l’Israël biblique. La nouvelle alliance s’est substituée à l’ancienne. Les juifs forment un peuple sans mission ni direction. Autant dire qu’ils ne sont en vérité plus même un peuple mais une collectivité d’individus qui ne peuvent être sauvés qu’en rejoignant le courant désormais dominant. Faute de quoi ils se condamnent eux-mêmes à une complète perdition. L’imaginaire chrétien a produit la notion de “juif errant” condamné à porter jusqu’à la fin des temps le poids de son incroyable aveuglement et à subir les conséquences de son incompréhensible reniement. La synagogue porte un bandeau sur les yeux et ses fidèles, troupeau égaré, n’ont plus collectivement ni clairvoyance ni destination.

Aussi ne convient-il pas de se montrer surpris quand l’histoire se charge d’apporter aux juifs les châtiments qu’ils méritent. Les persécutions n’y gagnent certes pas une légitimité mais elles peuvent pour le moins s’expliquer comme la conséquence de leur obstination. C’est ainsi qu’il est possible de comprendre que l’Eglise catholique puisse compatir sincèrement aux malheurs des juifs tout en produisant dans le même temps le discours permettant de rendre ces souffrances théologiquement intelligibles.

Si Pie XII se tait sur la Shoah, alors qu’on sait qu’il avait à la fois les moyens de savoir et de comprendre, c’est parce qu’une condamnation de principe aurait signifié un renoncement intellectuel à la vérité qui fonde l’universalisme de la doctrine chrétienne. En s’élevant contre l’idée qu’il était concevable – théologiquement parlant – que le peuple juif soit voué à la destruction, le pape aurait contredit ce qui fonde la vérité du christianisme : “Il n’y a plus ni juif, ni grec…” Si le nazisme pouvait être facilement combattu comme adversaire de la vision monothéiste du monde et comme fondamentalement contraire aux vertus chrétiennes d’amour et de charité, le projet d’extermination des juifs en tant que peuple – toujours considéré alors comme déicide -, bien qu’effroyable dans ses effets, constituait dans son principe une preuve que l’Histoire donnait ultimement raison à ceux qui s’étaient substitués à lui comme nouveau peuple élu.

Benoît XVI ne pense pas différemment. Le maintien de la Shoah comme question indéfiniment béante pour la conscience de chaque homme et pour l’Eglise en tant qu’institution présente à ses yeux l’inconvénient paradoxal d’empêcher le règlement théologique de la question juive. Le silence reste donc pour le Vatican la juste position. On n’approuve pas, on compatit, on sauve même des juifs mais on ne peut se renier en défendant un peuple dont la simple survie porte une ombre à ce que l’on croit.

Il reste à expliquer la précipitation. Depuis Vatican II, l’Eglise catholique a perdu de son influence. Jean-Paul II s’est voulu l’infatigable pèlerin d’une reconquête des esprits et des cœurs. Mais Benoit XVI part du constat que la prodigieuse réussite communicationnelle de son prédécesseur ne suffit plus aujourd’hui à contrer la poussée des systèmes concurrents. La chrétienté demeure une zone de basse pression métaphysique tandis qu’ailleurs s’affirment d’autres centres d’influences. Pour ne pas être condamné à subir la poursuite d’une lente érosion, il y a donc urgence pour le pape actuel à revenir aux fondamentaux : l’Eglise catholique apostolique et romaine détient seule la vérité que seul l’infaillible descendant de Pierre est en mesure de propager pour le salut de tous les hommes. Auteur du catéchisme de l’Église, il avait publié quelques années plus tôt la déclaration Dominus Iesus qui réaffirmait “l’unicité et l’universalité” salvifique de Jésus-Christ et de l’Église. Finis donc les amusements œcuméniques qui érodent les convictions et qui conduisent au relativisme doctrinal. Exit les tours du monde et l’occupation des temps d’antenne. Place à la réaffirmation de la doctrine véritable, à la fixité du dogme. Le combat ne doit plus être conduit ici-bas mais à la racine, dans le monde spirituel, au Ciel même où se situent les véritables enjeux et où se règlent les conflits de croyances.

Cette stratégie des hautes sphères rend raison de la plupart des initiatives qui ont marqué le début de son pontificat.

Elle éclaire d’abord sa préoccupation de rassembler pour la grande épreuve de vérité métaphysique à venir les courants du christianisme qui pourraient s’adjoindre au corps central catholique. Benoît XVI avait déclaré dès le début de son pontificat que l’unité des chrétiens serait l’une de ses priorités. Dans ce but, il était donc logique de tendre d’abord la main aux intégristes lefévristes, d’autant qu’ils n’avaient pas eu tort sur le fond de critiquer les dérives de Vatican II et de mettre en garde contre les conséquences du relâchement du dogme. Mais cette main tendue concerne aussi les Orthodoxes et dans une moindre mesure les Anglicans.

Ce front commun trouve d’abord face à lui le monde musulman. Ce dernier fut donc il y a deux ans le destinataire d’une des premières grandes offensives de Benoit XVI. Lors du fameux discours de Ratisbonne il reprit l’argument d’un empereur byzantin tiré d’un dialogue qu’il avait avec un érudit persan en 1391 à propos du jihad. “La violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l’âme. Dieu n’apprécie pas le sang et ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu. Pour convaincre une âme raisonnable, il n’est pas besoin de disposer ni de son bras, ni d’instrument pour frapper ni de quelque autre moyen que ce soit avec lequel on pourrait menacer une personne de mort…” En filigrane, on pouvait lire : celui qui agit au nom de Dieu avec violence ignore la nature de Dieu. La raison et la foi marchent d’un même pas. Et si d’aventure l’Islam venait à démentir cette position en usant de violence, il verrait du même coup s’effondrer la pertinence de son système de croyance.

Autant dire que de tels propos, qui faisaient curieusement fi des exactions commises dans l’histoire par l’Eglise catholique elle-même, disqualifiaient d’un coup l’Islam comme chemin d’accès à la vérité du divin.

Il restait à s’occuper des juifs. C’est donc par Pie XII interposé que doit leur être rappeler leur faute originelle, celle d’avoir rejeté (et jusqu’à Vatican II tué) celui qui est venu apporter le salut à l’humanité entière. Il s’agit de rendre également clair qu’ils ne peuvent rien nous apprendre, eux non plus, sur la nature véritable de Dieu.

En distinguant son prédécesseur qui a gardé le silence pendant l’extermination, Benoît XVI laisse entendre que la vérité universelle du christianisme, loin d’être ébranlée par la Shoah peut s’en trouver au contraire manifestement renforcée.

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  • 1 January 2010 à 17h57

    Fredk dit

    Catholiques, Juifs, Musulmans, Protestants, Anglicans… etc… aucun d’eux ne sert sincèrement Dieu mais tous se réclament de sa bénédiction et de sa vérité… ils se servent de lui pour se faire valoir..

    Après avoir étudié l’histoire des religions j’ai appris que les Chefs religieux sont des menteurs qui se moquent éperdument de Dieu.

    A son époque, mon seigneur Jésus Christ disait ceci : “vous ressemblez à des tombes blanchies, qui au-dehors, en effet, paraissent belles, mais qui au-dedans sont pleines d’ossements de morts et d’impuretés de toutes sortes. Pareillement, vous aussi, en effet, au-dehors vous paraissez justes aux hommes, mais au-dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’illégalité.”

    Jamais je n’embrasserai la bague d’un homme pour faire un geste d’adoration, pas plus que je ne l’appellerai “mon père”.

    Christ disait aussi : “n’appelez personne votre père sur la terre, car un seul est votre Père, le Céleste. “

  • 1 January 2010 à 17h48

    D.H. dit

    Aristote,

    A. Mercier a essayé de se placer dans la tête chrétienne de Pie XII et Benoît XVI. On ne peut lui répondre qu’en faisant de même. Montrer pourquoi, en tant que chrétien, rien ne pouvait justifier le silence de l’un, s’il est avéré, et pourquoi sa conclusion concernant Benoît XVI et les juifs : « Il s’agit de rendre également clair qu’ils ne peuvent rien nous apprendre, eux non plus, sur la nature véritable de Dieu » est erronée.
    Votre réaction, que je comprends, semble être une manière de réponse à celle de Grandgil, qui la précède. Elle prouve qu’il fallait bien que je précise qu’il n’y avait aucune intention prosélyte de ma part.
    Je m’attache à répondre à A. Mercier, et il est normal que les juifs soient «intéressés» par cette réponse. Dans un dialogue avec eux, je cherche à lever les malentendus.

  • 1 January 2010 à 16h53

    MPL dit

    Bonjour,
    Eh bien, Monsieur Mercier vous en suscitez des réactions !!!
    Je trouve cet article très bien écrit. Il y a une analyse pertinente, le raisonnement est poussé. Que demander de plus, il y a tout pour réfléchir. Merci.
    MPL

  • 1 January 2010 à 16h05

    jacques dit

    J’ai essayé de lire ce laïus mais en ce début d’année ça a été au dessus de mes forces ,l’année commence mal pour causeur.
    Espérons que lorsque les vapeurs seront envolées que les écrits deviendront plus lisibles.
    Bonne année a tous et bon weekend de récup pour M. Antoine Mercier.

  • 1 January 2010 à 15h29

    Aristote dit

    @ D.H.

    Je comprends qu’un chrétien méditant la Shoah soit conduit au mystère de la Passion.

    Je ne suis pas certain que cela fasse du sens de demander à un juif d’entrer dans cette dimension de notre méditation, aussi respectueuse soit-elle.

  • 1 January 2010 à 15h11

    Grandgil dit

    D’accord DH, mais elle est inutile me semble-t-il.

  • 1 January 2010 à 14h22

    D.H. dit

    Maxiton,

    une « disputatio » peut-être pas, mais un échange amical (à un modeste niveau !) instauré entre deux domaines spirituels étroitement apparentés, peut-être oui.

    Bonne année à vous également, tout aussi cordialement.

  • 1 January 2010 à 13h50

    maxiton dit

    DH

    Difficile de répondre en 1500 signets, car cela devient une discusion théologique transformant ce fil en une véritable disputation ce qui n’a plus de sens de nos jours
    Bonne année
    Cordialement

  • 1 January 2010 à 13h10

    D.H. dit

    Grandgil,
    Vous vous doutez bien que je me moque complètement, sur ce sujet, de provoquer ou non les athées et les agnostiques.
    Mais comme je m’adressais à Maxiton, la précision m’a semblé indispensable, vous pouvez comprendre pourquoi.

  • 1 January 2010 à 12h56

    Grandgil dit

    “ceci précisé pour écarter tout soupçon de prosélytisme…”
    Vous avez raison, un catho doit être très prudent quand il parle de sa foi, il ne doit surtout pas l’ouvrir trop grand, sinon après, on sait pas, les athées et agnostiques peuvent se sentir légitimement provoqués…

  • 1 January 2010 à 12h32

    D.H. dit

    Maxiton,
    Je crois que vous m’avez mal compris, et je suis désolé si je vous ai choqué.
    Je ne fais pas d’identification entre les deux événements.

    J’essaie de remettre en cause ce qui me semble sous-entendu dans l’article, qui me semble même en être le véritable sujet: l’antisémitisme est congénital au christianisme (comme explication du silence de Pie XII).
    Une autre façon de tourner ma réponse, extrêmement claire : si la Shoah a eu lieu, c’est, dans la perspective de la Croix, parce que les nazis n’étaient pas chrétiens, et que les chrétiens ne l’étaient pas assez (pour se mettre à la place des juifs, au-delà du sentiment de fraternité universelle ressentie spontanément, dans toutes les cultures, entre des êtres qui se savent mortels).
    D’autre part, il n’y a pas pour un chrétien de nouvelle Passion à attendre. Elle a eu lieu, une fois pour toutes, et elle devrait empêcher toutes les autres, si nous suivions tous l’enseignement du Christ (qui se trouve dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, ceci précisé pour écarter tout soupçon de prosélytisme).

  • 1 January 2010 à 11h22

    maxiton dit

    DH

    mais si on se place dans dans un contexte purement chrétien :

    Après la shoah pas de résurrection,

    La mort des juifs n’a pas sauvé le monde, ni permis la rémission de péchés de quiconque ni rétabli une paix universelle ni réalis les prédictionsde Isaïe 65, 17-25

    Et en ce qui me concerne le parallèle me choque terriblement , ce que vous avez dû comprendre en lisant mon post du 31 décembre 00h09

  • 1 January 2010 à 11h06

    maxiton dit

    bibi

    חים טובים
    בן פורת יוסיף

  • 1 January 2010 à 3h43

    eclair dit

    merci annie de tout ces liens qui éclaire bien sur le contexte de l’époque et du fait que pie n’est pas resté inactif.

    N’ayant pas vu le film amen je comprends mieux les critiques aussi virulente contre pie. Cela m’amene au fait que beaucoup d’aaméricains voit les films parlant d’histoire comme l’histoire véritable . On se rend compte avec toutes ces interventions sur ce post hostile à pie 12 qu’il n’y a pas que les américains atteint par ce mal. Et c’est plutôt inquiétant pour l’avenir cela signifie qu’il sera bientôt possible de faire toute falsification de l’histoire en faisant des filmspseudo historique en détournant la vraie histoire et en la falsifiant par touche. Et si chaque film en modifie une nouvelle touche on peux avoir une vision de l’histoire radicalement différente.

  • 1 January 2010 à 2h05

    Annie dit

    Le débat ne porte pas sur Pie XII. Il s’agit d’anticléricalisme. Pourquoi ne

    Les USA nont rien fait et n’ont rien dit.
    Sauver des juifs ne rentrait pas dans leur priorité :
    http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3620
    Ils savaient bien le destin funeste des juifs allemands pour en avoir refoulé qui fuyaient le régime nazi :
    http://www.ushmm.org/wlc/article.php?lang=fr&ModuleId=98

    Le débat sur Pie est tirée d’un film de Gavras lui même inspiré par une fiction théâtrale (le Vicaire de Ralf Hochhut) financée par les services secrets de par l’URSS.
    http://www.jeansevillia.com/index.php?page=fiche_article&id=105

    il y a mieux comme rigueur historique.
    http://www.aaargh.codoh.info/fran/div/vatican/vatican.html

    Les archives sont déjà publiques depuis des années – pour preuve :
    “Il n’est pas sûr que le dépouillement des archives, dont l’accès aux chercheurs a été libéré par Jean-Paul II, apporte des révélations nouvelles. Beaucoup de documents ont déjà été publiés: une douzaine de volumes des Actes du Saint-Siège, et le plus gros de la correspondance avec l’Allemagne. ” René Rémond
    http://www.denistouret.net/textes/Remond.html

    Le net déborde de documents ;

    http://www.biblisem.net/historia/bletpi12.htm
    ici : http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-23/interview-serge-klarsfeld-il-n-y-a-aucune-raison-pour-que-pie-xii-ne/920/0/407982
    là : http://plunkett.hautetfort.com/archive/2009/12/24/59f9b182b2f6153c0f0e6110d1048f55.html#more
    ou là : http://www.pie12.com

  • 1 January 2010 à 1h10

    Vincent dit

    C’est donc ça être journaliste ?
    Écrire n’importe quoi, sans aucune argumentation profonde si ce n’est une pseudo-analyse qui n’engage que celui qui l’écrit ??
    C’est d’autant plus dommage que le sujet est intéressant, que cette béatification inattendue intervient en même temps que celle de Jean-Paul II, ce qui n’est peut être pas sans signification.
    Bref le sujet est traité sans aucune intelligence et passe à côté de la moindre once de vérité. Dommage, vous ne mettez pas votre profession en valeur par la faiblesse de votre analyse, si seulement on peut parler d’analyse…

  • 1 January 2010 à 0h45

    A.B. dit

    Avez-vous lu “Pie XII et les juifs” de David Dalin?

    C’est un livre écrit par un rabbin américain, qui met bien en perspective le rôle de ce pape à son époque.
    Un rabbin n’étant absolument pas catholique lui-même, on ne peut pas le traiter d’impartial. Au contraire, il s’insurge contre l’instrumentation de la shoah par certains qui en veulent à l’église catholique.
    Il dénonce au passage l’antisémitisme musulman de l’époque: le grand mufti de Jérusalem, et ses “fils spirituels”, auraient pour le coup été très pro nazi, et c’est un euphémisme.

  • 31 December 2009 à 20h33

    D.H. dit

    éclair a dit:
    « maxiton je suis d’accord avec toi faire le parallèle entre cruxification et l’holocauste est malheureux. Cela se refere dans un certain imaginaire chrétien aux persécutions des premiers chrétiens.
    […] Mais c’est un non sens car l’holocauste n’avait pas une explication religieuse mais ethnique. »

    Il n’y a pas d’imaginaire qui entre en jeu, et le détour par les persécutions chrétiennes est inutile. C’est à partir d’une méditation sur le calvaire du Christ, que le chrétien interprète la marche du monde. Ce n’est donc pas non plus exactement un parallèle, c’est prendre la Croix pour le point à partir duquel on regarde les choses.
    De ce point de vue, on voit que s’il y a des distinctions à faire bien entendu entre les persécutions, il n’y en a pas à établir entre les raisons que les persécuteurs se donnent, religieuses, ethniques, que ce soit contre des peuples, ou contre des individus: elles sont toutes fausses, dans tous les cas les persécutions sont injustes.
    Et c’est de ce point de vue que le chrétien peut compatir plus pleinement encore avec les souffrances du peuple juif. Et c’est du point où se rencontrent la Croix et la Shoah, que chrétiens et juifs peuvent compatir encore plus pleinement, ensemble, avec toutes les souffrances du monde.
    J’espère que je n’ai choqué personne.

  • 31 December 2009 à 19h02

    eclair dit

    Action de tirer des conclusions à partir de données partielles.
    Le fait d’extrapoler ne signifie pas que les conclusions sont mauvaises. Simplement qu’a partir de données incomplètes on arrive à sa conclusion. En 39 imaginer la solution finale telle quelle a été faite c’est de l’extrapolation.

    Le terme extrapoler n’est pas négatif ou positif. Il peut avoir une connotation négative mais je ne l’ai pas employé dans ce sens.
    Les conclusions peuvent être juste ou fausse dans votre cas elles ont été justes.
    Mais en 39 peu ont eut la même vision des choses et ont refusé de croire que cela soit possible.

  • 31 December 2009 à 18h56

    Bibi dit

    @Maxiton
    לחיים